ORIGINES DE L ART EN ITALIE. LUI
delà des Alpes, sous le nom d*ARCuiTECTDRE des Jésuites, une classe h part dans le mauvais.
La sculpture n'avait pas fait moins de progrès. (On trouvera quelques détails sur ses développements, au tome I«% aux articles de Gènes, Padoue, Venise, ToecAMi, Lucques, Pise.) Dans cet art encore Tltalie a une série de noms glorieux à citer : Nicola», de Pise (f 1270); — Jean, de Pise (f 4320); — André, de Pise (4270-4345); —Agostino et Agnolo, de Sienne (•{• au milieu du xrv* siècle); — les deux Masuccio, de Naples (f 1305 et 1388); — délia Qtiercia (-^ UiS); — Lucca délia Rohbia (1400-1481) : la famille des délia Hobbia a fourni plusieurs sculpteurs; — Matteo Civitali, de Lucques (f 1501) ; — Ghiberti (f 1455); — Donalello (1386-1468) ;
— Desiderh da Settignano (f vers 1485) ; — ifino da Fiesole (1400-1486) ; — Giuliatio et son frère, Benedetto da Majano (1442, -J- après 1498); — Verrocchio (f 1488); — PoUajuolo (■{• 1498); — Properzia rfe* Rossi, morte de chagrin d'amcur, en 1530 (F. Bologne, S. Petronio); — les Lombards Agoslino Bucci (Bambaja) (f vers 1540), et Brambilla (xvr siècle — V. la cathédrale de Milan). — Briosco.^iRiccio, de Padoue (1460-1532)...; — le Tribolo (f 1550); — Bandinelli (f 1549); — Michel-Ange (f 1564); — ses élèves MontorsoU (•}- 1563) et Baccio da Monielupo (1533) (?); — Yinc. Danti (f ibQl) ; — Benvenulo Cellini •5- 1570); — Sansovino (f 1570); — les Lombardi; — Ammanati (f 1589); — Guillaume de la Porte [\ 1577) ; — le Flamand Jean Bologne, né à Douai (1524- 1599); — Francavilla (f 1611); — Ti%iano Aspetti (f 1607); — Tacca (-J- 1640);
- le Bernin (•{- 1680); — VAlgarde (-J- 1654).
Quoique ritalie ait possédé des sculpteurs d'un grand mérite, et que dans cette branche de Tart elle ait été, aussi bien que dans les autres, la première à revenir aux belles traditions antiques, cependant, il faut le reconnaître, la sculpture (à )iart quelques figures grandioses de Michel-Ange) n'y prit pas un vol aussi élevé que les deux autres arts; et, malgré les inspirations qu'elle put puiser dans les modèles antiques exhumés, elle ne retrouve point le secret de la vérité sobre et bien choisie, de la placidité, de la pureté idéale qui brille dans la statuaire grecque. La différence des institutions religieuses et des mœurs lui fit sans doute obstacle. Kous pensons aussi qu'une des causes qui contribuèrent à la faire dévier, ce fut le sentiment de rivalité que dut exciter parmi les sculpteurs le développement prodigieux de la peinture et les fantaisies sans limites auxquelles elle s'abandonna. Si les tableaux des peintres de la Grèce antique étaient venus jusqu'à nous, comme nous possédons quelques ouvrages originaux et d'habiles copies de leurs sculpteurs, nous pensons qu'on trouverait une grande conformité de sentiment et d'aspect dans ses œuvres diverses : partout le même cahne, la même simplicité, le même caractère de vérité générale allié à la même tendance vers l'idéal. 11 n'en a pas été de même de l'art moderne. La différence de génie et de goût, le désir de la nouveauté, l'ambition de se singulariser, d'outre-passer leurs rivaux, et, d'un autre côté, les ressources plus étendues dans les procédés d'exécution, ont rapidement entraîné les peintres à chercher le succès ailleurs que dans la grandeur et la simplicité de la conception. La passion, le mouvement des lignes, les raccourcis savants, le terrible, le laid, l'ultra-