ROUTE 10. — DE LITODRIŒ A CIVITA VECCHU ET ▲ ROME
de cette localité, a Elles furent surtout exploitées au moyen kse pour l'argent quelles renfermaient. Ce qui les rend oirieuses, outre l'étendue des travaux, c'est qu'il n'en est guère sur lesquelles il peste dIus de documents écrits. Dès l'année 896, le marquis Adalbert de Toscane fait donation des mines d'argent de Montieri à l'évêque de Vol terra. Au xn* siècle, c'est la république de Sienne qui rséde ces ^tes. » — A environ 12 kil. de Massa, « sur la cime d'un piton isolé qu'une éruption de quartz métallifère a soulevée à une hauteur de plus de 100 met., s'élèvent les restes du château de Pietra, » dominant cette partie désolée de la Maremme. C'est là qu'eut lieu la tragique aventure de la Pia de' Tolomei, mariée à Nello-Pannocchieschi (Dante, Purg., V).
Le chemin de fer, après avoir dépassé les stations de : 119 kil. Potassa, — et 134 kil. Monte Pescali, ancien castel situé sur une hauteur, atteint :
146 ka. — Grofseto*, 2,600 hab., sur la rive dr. et à 2 kil. de l'Ombrone. Capitale de la Marenune toscane, située au milieu d'un territoire marécageux ; il y règne des maladies endémiques. Un puits artésien, creusé il Y a quelques années, a fourni aux habitants une eau meilleure que ceUe de leurs puits.
A 8 kil. au N. de Grosseto,, on peut vinter l'emplacement de Russellœ [Rosellœ), antique ville étrusque. Il n'en reste que des fragments de murs d'une OMistruetion massive et à blocs irréguliers couronnant une colline abrupte. On n'y arrive qu'à travers des ronces et des epincs. Au xn« siècle, les habitants, désolés car les déprédations des brigands, emigrerent à Grosseto, ville sans douté moins insalubre qu'elle ne l'a été depuis.
De Grosseto part une ligne de chemin de fer qui va s'enibrancher, à Asciano, avec le cbemin de fer de Sienne à Rome. — 97 kil -"Trajet en 4 h. 15 min. Prix : 10 fr. 45 c- 7 fr. 15 c; 4 fr. 95 .;.
Stations : 13 kil. (de Grosseto) Montepescali; —20 kil. Sticciano; — 29 kil. Rocca-
Strada ; — 37 kil. Paganico ; - 45 kil. Monte Antico; — 51 kil. Sanf Angelo; — e2ka Monte Amiau; - 75 kiLToninieri: - 84 kil. S. Giovanni d'Asso; — 97 kil. Aa-
La partie de la Maremme toscane comprise entrç Grosseto et la limite S. de la Toscane (au delà d'Orbetello) pré^ sente, comme ceUe qui est au N., un rivaçe malsain et presque désert! ~ Sur le littoral qui s étend entre Groaseto et Orbetello on trouve la rade de Talamone. Diodore en attribue la fondation aux Argonautes, c Les sables et les algues marines n'ont laissé qu'un vaste marécage là où Marius aborda avec sa flotte, à son retour d'Afrique. » Talamoneétait probablement le port de Vetulonia, dont on pense arvoir retrouvé l'emplacement dans des ruines découvertes en 1842 à 5 kil. du vUlage de Maghano et à 10 kil. de la côte.
169 kil. Talamone.
177 kil. Albegna.
En approchant d'Orbetello, après avoir franchi l'Albegna et atteint la station de ce nom, on a en vue le promontoire élevé du monte Argentaro.
De la station à Orbetello, 4 kil. Un omnibus y conduit les Toyageurs. — Prix : 1 fr.
184 kil. — Orbetello *. — 5,254 hab., petite ville fortifiée de la partie méridionale de la Maremma toscana; située sur l'extrémité d'une étroite langue de terre, au milieu d'un lac sale (ou lagune) qui entretient la maT aria pendant la saison chaude. — Au S.-O., ce lac est séparé de la mer par le monte Argentaro (çromontorium Telamonium|, promontoire en face de 1 île del Giglio, formé de deux sommités dont la plus haute, cima délie Tre Croci, a environ 525 met. audessus de la mer. Un couvent Passionmste, dit t7 Ritiro, y était établi. Le . mont Argentaro, rattaché à la terre ferme par deux bandes de terre étroites, est couvert d'une
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d'arbres et d'arbustes. On y monte en 2 h. 30 min. depuis Orbetello. — Au
Eied et au S. du monte Argentaro est i^porio d'Ercole, dont parle Strabon ; m N. est le porto San Stefano. — On remarquera les murailles polygones d'Orbetello, du côté de la mer.
A 9liil. S.-E. d'Orbetello, on devra visitera Ansedonia les ruines des murs cyclopéens de l'antique Cosa ou CosŒj dont parle Viijile (i€n„ X, 168), et que le Gaulois Kutilius signale dans son itinéraire de l'an 417.
Gernimus antiquas nuUo custode ruinas Et desolatai mœnia fœda Gos».
c Au sommet d'une colline d'environ 200 met. de hauteur s'élèvent les toui*s et les remparts qui faisaient de Cosa une des cités'Ies plus fortes de l'Etrurie. » La construction de ces murs, en blocs polygones, polis avec soin, les a fait attribuer par auelques archéologues aux Pelasses.
— D Orbetello on peut aussi aller visiter Its ruines de Saturnia et de Sovana {V. 2* Appendice, p. 39).
En sortant d'Orbetello, le chem. de fer passe près des ruines d'Ansedonia et le long du lac de BuranOy flaque d'eau salée de 13 kil. de long, séparée de la mer par une digue naturelle.
« A l'extrémité de l'étang de Burano, qui baigne le pied de la colline d'Ansedonia, se terminent les Maremmes toscanes, et l'on entre dans les Maremmes de l 'ex-Etat pontifical. » L'aspect du pays reste le même : « Des grèves solitaires, d'immenses champs d'asphodèles, les montagnes sévères du Cimino, qui servent de fond au paysage ; puis, entre les montagnes et la mer, sur une colline au S.-E . , les campaniles de Corneto et les tumulus de la nécropole de Tarquinies. » (Noël des Vergers.)
A 24 kil. environ d'Orbetello, on quitte l'sncienne frontière toscane. — Le chemin de fer, franchissant la rivière de la Fiora, atteint la station de :
219 kil. — Montalto (Forum Avr relit) — petite ville (à 4 kil. de la mer; 16 kil. N.-O. de Corneto) d'aspect misérable, 727 hab.
De Montalto, remontant le long de la Fiora, on peut aller visker les ruines de rantique Vulci et celles près de Canino. ( F. 2' Appendice, p. 39.)
La voie ferrée traverse un pays exposé, pendant l'été, aux influences délétères de la mal'aria.
<r Au delà de la triste bourgade de Montalto, la route de voitures, dont les sinuosités ne s'éloignent jamais à plus de 5 ou 6 kil, de la mer, monte et descend de solitaires collines. Des lentisques, des caroubiers, quelques chênes-liéges étiolés, y semblent les sentinelles perdues d une végétation qui s'élève plus vigoureuse à mesure qu'elle s'avance vers la montagne. » — Le chem. de fer franchit la Maria. On
Sent apercevoir des monceaux blancs e sel, produits, des salines établies près du yeiiipori Clementino. — C'est sur la rive g. de la Marta qu^est situé Corneto, qu'on aperçoit sur une mour tagne à g.; et sur la rive dr. du même cours d'eau qu'aurait été située Graviscœ, ce port de Tarquinies dont le Gaulois Rutilius constatait la désolation dès le commencement du y* siècle : « Nous aperçûmes le faite de (juelques rares édifices ; c'est Graviscse, dont les marais pestilentiels infectent l'air pendant les ardeurs de l'été. Toutefois ces marais sont entourés de vertes campagnes, et le rivage est ombragé par des forets de pins. » Les marais pestilentiels sont seuls restés.
245 kil. — Corneto — { F. 2' Appendice, p. 40).
255 kil. — Givîtà ▼eochia *, — environ 7,600 hab. — Pour un rapide passage on peut se contenter des ressources offertes par le buffet de la gare). Cette ville a pris une grande importance comme point de relâche de la navigation à vapeur entre Marseille, Naçles et le Levant. La majeure partie des voyageurs se rendant
IIOLTC iO. — hZ T.r.GUftNE A CIVITA VECC3IA ET A ROME.
par mer dnns k midi de Tltalie y pass-;. lïirefois. Mais, à l'avenir, ils , : rideront les faciles conununications offertes par les nouvelles lignes de chemins de fer. Les trains du chemin de fer venant de Livoume ne s*arrêtant oue 10 minutes à Gività Yecchia avant ae repartir pour Rome, nul ne sera tenté de s'arrêter dans cette ville, dénuée d'ailleurs d'intérêt. — L'empereur Trajan y fit creuser un port. Clément Xli en fit un port franc. La forteresse fut commencée sous Jules II, d'après les dessins de Michel-Ange, et terminée sous Paul iU. Cette ville occuj>e l'emplacement de la colonie romaine de Centum cellœ. Les Sarrasins Tapnt détruite en 828, les habitants se réfugièrent dans les terres ; mais ils revmrent en 854 s'établir dans leur première position, qui prit de là, dit-on, le nom de Civiià Vecchia, et ils l'entourèrent de remparts. Les papes continuèrent à fortifier la ville d'après le plan de San Gallo. — Des antiquités ont été trouvées dans les environs.
He Gîvîtà ▼eoohia à Rome,
81 kil. — Chem. de fer. 4 convois par jour —Trajet en 2 h. 05; 3 h. 10. — Prix : 9fr. 20 c.; 6 fr. 40 c; 4 fr. 60 c.
N. B. Qaand on vient de Rome et qu'on n'a pas fait retenir d'avance sa place au bateau à vapeur, on fera bien ne descendre de l'omnibus du chem. de fer immédiatement après avoir franchi la porte d'entrée de Ta ville, et d'aller retenir sa place pour Li* vonrne. Gênes, Nice ou Marseille, an bureau des grandes messageries, situé à gauche.
Le chemin de fer reste jusqu'à la station de Palo dans le voisinage de la mer; la campagne qu'il traverse est monotone et déserte ; de distance en distance on aperçoit des traces de moissons, quelques rares habitations et quelques troupeaux poudreux que des pâtres à cheval, armés d'un long aiguillon, chassent devant eux et réunissent Ters le soir.
19 kil. (de Gività Yecchia) — Sania Severa. — Château du moyen âge, si-
tué à dr. de la via Âurelia, sur le bord de la mer. Elle est sur l'emplacement de Pyrgos (Pyrgi Veieres, de Virgile), ville pélas^que, que Diodore et Strabon considèrent comme le port et l'arsenal de Cœre (Y. p. 42). Denys le Tyran vint la surprendre une nuit avec ses vaisseaux, en pilla le temple et emporta des sommes énormes, tes habitants de Cœre accoururent en toute hâte, mais furent défaits.
Avant d'arriver à Palo, à 5 kil. environ, à^ dr. de la route, on trouve Cervetri (V. p. 42, situé au pied d'une colline boisée. — Les personnes désirant visiter les ruines de Ccere peuvent séjourner à :
33 kil. Palo*, — petit port de pêcheurs; c'était un point d'arrêt de plusieurs heures pour les voitures, avant l'établissement du chem. de fer.
— Palo est sur l'emplacement de l'ancienne ville étrusque Alsium, dont il n'y a plus de traces, et où Pompée et Antonm le Pieux avaient des villas.
Cette ville a existé jusqu'au x* siècle. Elle fut détruite par les Lombards et les Sarrasins. — On trouve des substructions romaines le long de la pla^e.
Au delà de la station de Palidoro, le chemin de fer, séparé de l'ancienne route, suit la base des collines et atteint la station de ;
48 kil. Maccarese, — Tancienne Fregenœ, propriété insalubre des princes Rospigliosi, renfermant de grandes forêts et des marécages habités par des buffles. Maccarese est situé sur le bord de l'Arrone, venant des collines autour du lac de Bra&ciano et qui se jette près d'ici à la mer.
Un peu avant la station de Maccarese, le chemin de fer, tracé d^uis Cività Yecchia parallèlement au littoral de la mer, s'en éloigne, laisse à dr.
des marais, longe le pied de petites collines et, se dirigeant à l'O, remonte la vallée du Tibre; il s'approche de ce fleuve un peu au delà de la station de