‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 62 sur 422 · ROUTE 10. — DE LIVOURNE A CIVITA YECCHU ET A ROME · texte numérisé non relu

ROUTE 10. — DE LIVOURNE A CIVITA YECCHU ET A ROME

60 kil. Ponte Calera, pont dont le nom Tient du ruisseau sur lequel il est ielé, et qui se trouve sur la route moderne conduisant à Porto ou Fiumicino (V, Environs de Rome).

Des tours de garde, élevées de distance en distance pour la défense des côtes, rappellent seules la présence de rhomme dans ces solitudes insalubres.

En approchant de Rome, on aperçoit à dr., au delà du Tibre, la belle basilique de S*-Paul hors les murs.

— Le chem. de fer franchit le Tibre sur un pont de fer et se rapproche des murs de Rome (derrière lesquels s'élèvent le monte Testaccio et la pyramide de Gestius), il les contourne, traverse successivement les voies Ap-

{ua, Latina, Asinaria, passe un peu plus oin sous Taqueduc deV Acqua Felice et entre dans nome entre la Porta Maggiore et la Porta San Lorenzo,

On trouve à la Rare, outre les omnibus, des cabriolets et des fiacres pour aller aux hôtels.

Rome(F. R. 28).

Ruines des anoîennes cités ètrusqrues : Sovana, Satumia, Toscanella, Yulci, Casteld'Asso, Bieda,Norchia, Corneto, Sutri, Cœre, Paieries et Feïe«.— (F. sur les Etrusques, 1. 1".)

L'Italie, qui semble être une terre épuisée pour la curiosité des voyageurs, renferme encore bien des contrées intéressantes qui leur sont inconnues ; tel est le district sauvage de l'ancienne Etrurie, que nous venons de traverser (R. 7), où sont les sites et les restes des antiques cités étrusques. Dans la foule des voyageurs c|ui, chaque année, font le trajet de Rome a Florence, y en a-t-il un sur cent qui quitte le chemin battu pour aller les visiter, en s'exposant aux inconvénients des mauvais gîtes de ces localités infréquentées ? Combien peu vont voir à Cometo les peintures découvertes dans des tombeaux, et moins encore poursui-

vent leur excursion jusqu'à Vulci ou à Toscanella! Malgré la proximité de Rome et l'intérêt local, quelques-uns seulement se réunissent pour aller visiter Fêtes, Quelque restreint que soit le nombre des voyageurs que ces curiosités attirent, nous nous faisons un devoir de signaler les points les plus importants, en renvoyant aux ouvrages spéciaux sur la mar tière*.

« S'il y a, dit Noël des Vergers, une vérité évidente pour l'observateur <|ui a visité tour à tour les contrées placées à l'orient et à l'occident du Tibre, c'est que ce fleuve a séparé deux peuples dont les traces, empreintes sur le sol en caractères indélébiles, ne sauraient être confondues. Ainsi, dans les montagnes des Volsques et des Herniques, chez les Marses et les Eques, on est frappé de ce caractère des constructions en polygones irréguliers, qu'on a appelées Cyclopéennes on Pélasgiques, et dont Patestrina, Cosa, Norba, Segni, AlcUri, Ferentino, offrent les spécimens les plus complets. — Sur la rive occidentale du Tibre, les villes se trouvent également protégées par une enceinte ; mais les procédés de construction y ont été tout différents : les assises, formées de parallélipiôèdes, se succèdent dans un ordre parfait. La jointure des pierres est telle, qu'il faut une grande attention pour la découvrir. — Sur quelques points seulement les deux styles d'architecture se confondent, et nous trouvons, sur la Eive occidentale du fleuve, la construction polygonale du pays des Marses ou des Herniques dans ce qu'elle a de

S lus parfait. » Ne serait-ce pas l'indice 'établissements fermés par une des deux races en dehors de son territoire ? cr Ainsi s'expliquerait l'apparence pclasgique des murailles de Cosa, de Satumia et peutêtre aussi de Rosellœ. »

* Canina: Antica Etruria marittima, 3 vol. in-f*. — G. Denniê .* Gities and cemeterîes of Etruria. London, Murray, 18i8, 2 vol. in-8. Cet ouvrage, enrichi de plans et de gravures, est le manuel indispensable des voyageurs qui voudront étudier ce sujet. — !/■• Uamilion Gray : Tour to the sepulchres of Etruria. — Inghvrami : Honumenti etruschi. — Micali ; Monumenti inediti ad illustrazione délia storfa degll antichi popoli italiani, 1845, in-8*.' — (Annales de l^nslitut de correspondance archéologique de Rome.) — Noël des Verqers : L'Etrurie et les Etrusques (Didot, 1862-1864). — Aug. J.-C. Hare : Days near Rome (London, 1875).

2 vol. in-8«.

ROUTE 10. — RUIHES DES CITÉS iTKDSQUES.

Nous Tenons de signaler dans la route précédente les ruines de Populonia, de Ca«a; nous parlerons bientôt de celles de Chiuêi (R. 11), et nous renvoyons à TItalie du Nord pour la description de celles de Volterre et de Cortona. Nous allons réunir ici d'autres localités d'ori- ^e étrusque qui ont acquis de nos jours de la célébrité par Pimportance archéologique des monuments qu'on y a découverts.

Soaaa ou Sovana — (environ 44 kil.

E.d'Orbetelloet de Toscanella (p. 55); 20 kil. 0. du lac de Bolsena; eï 4 kil. de la petite ville pittoresque de Piligliano, où Von peut trouver un gîte à la casa Bertocci). — On pourrait y aller depuis Acquapendente, la ville la plus rapprochée, ou ae Yiterbe, en passant par Toscanella, Ischia, Famèse et Pitigliano, autour duquel le paysage a un caractère très-pittoresque. Hais, à cause de la mal' aria, qui désole cette contrée, on ne doit visiter Sovana qu'en hiver ou au commencement du printemps. Sovana est un village toscan, situé dans la vallée arrosée par la Fiora, qui descend du mont Amiata. En 1833, la population, sous l'influence delà mal' aria, avait été réduite à 64 hab. seulement. En 1845, unAnglais, II. Ainslej, attira l'attention du monde savant sur ce village inconnu, par la découverte ou'il fît, dans la colline au N.-O. de Soana, de tombeaux étrusques taillés dans le roc. avec des figures sculptées en relief de divinités marines. D'autres tombeaux y présentent le caractère purement Egyptien dans leurs dessins d'ensemble et dans celui de leurs moulures (Bulletino delV istituto di corrispondenza archeologica di Borna, sept. 1843). Une suite de tombeaux du même style est cachée par des broussailles.

Satomla — sur la rive g. de VAlbe^ gna (14 kil. à l'O. de Sovana : on peut y venir de Pitigliano (environ 25 kil., ou d'Orbetello, environ 48 kil.). Hameau d'une cinquantaine d'habitants, situé, au milieu d'un magnifique paysage, sur une hauteur que couronnent d'une manière pittoresque des murailles du moyen âge, élevées sur les restes des murs cyclopéens. A une certaine distance, sur la rive dr. de TAlbegna, à un endroit dit Pian di Palma, sont des tombeaux que la rudesse particuliere.de leur construction fait supposer être antérieurs même

aux Etrusques et appartenir aux Pélasges. A l'appui de cette opinion, Denyt d'Ualicamasse décrit Satumia comme une des quatre cités bâties par les Aborigènes. (On peut passer la nuit dans une maison du marquis Panciati^hi Ximénès.) Toscanella — petite ville de 1,70U hab , à quelque dbtance de la rive dr. de la Marta, qui sort du lac de Boisent (18 kil. 0. de Yiterbe, roule de voitures; 25 kil. de Gorneto, d'où une diligence part trois fois par semaine. H y & une pauvre auberge). — L'église de otn Pietro, VI» et xi* siècles, est curieuse pour son architecture et surtout pour la nche ornementation sculptée de sa façade, pleine de créations fantastiques et grotesques. Les colonnes sont antiques. — L'église de Santa Maria> du vi* s., a un portail remarquable du x*. — Le Jardin de la famille Campanari contient une partie des sarcophages trouvés par ces ex- Slorateurs dans les tombeaux étrusques e Toscanella. Des figures couchées recouvrent ces tombeaux, tenant à la main une coupe ou quelque autre obiet. M. Dennis signale le type de beauté des femmies étrusques et leur goût oriental pour les bijoux. La nécropole est située dans les ravins profonds autour de Toscanella. Un des tombeaux présente un de ces passages étroits et contournés, taillés dans le roc, et où l'on ne peut aller qu'en rampant (F. Chiusi, p. 46). I.a majeure partie des objets trouvés a été transportée, a Rome, au musée Grégorien ; une autre vendue à Londres. — D'un endroit de la route, entre Toscanella et Viteibe, on aperçoit en même temps les quatre cités étrusques de Corneto, Toscanella, Viterbc et Montefiascone.

Valoi. -— Près du ponte délia Badia, peut étroit et pittoresque, jeté sur la Fiora \k environ 26 kil. 0. de Toscanella et à 12 kil. N. de la station de Montalto). (F. p. 36.) Le nom de cette ville, presque oublié [certains ouvrages la désignent aussi sous celui de Yitulonium), a acquis Hine grande célébrité depuis 1828. (Un bœuf, en labourant, entbnça la voûte d'une chambre sépulcrale, dont les vases attirèrent l'attention des antiquaires.) Gette cité tint tête à Rome, même après la défaite des Etrusques; mais elle fut vaincue par le consul Goruncanius, l'an 280 avant J.-C. ; elle subsista jusqu'au iv* siècle de notre ère. Outre que Yulci, au milieu de sa solitude

ROUTE 10. — DE LIVOURIŒ A CITITA YECCHU ET A ROME.

déaucô d'arbres (ainsi que Canino, N.-E. de Vulci], est en proie à la mal' aria, k partir de l'été; remplacement où elle était située présente peu d'intérêt. Les richesses archéologiques de ses tombeaux sont dispersées dans les musées de l'Europe, et on a comblé les tombes après qu'on les eut vidées. La nécropole antique, qui s'étendait sur les deux rives de la Fiora, contenait plusieurs milliers de tombeaux. Des fouilles, commencées en 1828 par le prince de Canino, ont, dans l'espace de aueloues mois, amené la découverte de 2,000 vases ou autres spécimens de l'art étrusque. Dennis rârle de la barbarie avec laauellc les fouilles furent, après la mort au prince, conduites par des Italiens pour le compte de la princesse de Canino : une foule d'objets étaient détruits comme étant de peu de valeur. — « M. Campanari, possesseur d'une ferme limitrophe, forma du résultat de ses fouilles la collection qui est maintenant celle du musée Grégorien au Vatican. » Dans un des tombeaux, on a trouvé les restes d'un guerrier ayant son casque sur la tête et son boucher de bronze près de lui; et le squelette d'un jeune enfant entouré de joujoux. — iV. B, Murray recommande, comme une précaution utile, de tâcher d'obtenir du prince Torlonia un ordre à son agent, à Husignano ou à Canino, d'envoyer une personne avec les clefs des tombeaux au-devant du voyageur à Ponte délia Badia.

Gastel d'Asso — à environ 8 kil. à l'O. de Viterbe, sur l'emplacement de l'ancienne ville étrusque Voltumna? Un guide est nécessaire pour trouver le chemin.

Les tombeaux creusés dans l'escarpement des rochers n*ont pas , selon M. Hare, la grandeur que leur attribue le Guide Murray, d'après sir Will, Gell. Les façades ont extérieurement l'apparence d'une entrée de maison, avec des décorations en relief d'un caractère égyptien, et des fausses portes encadrées ae moulures, et plus étroites en haut qu'en bas (disposition particulière aux monuments d'une haute antiquité) . Rien n'est plus propre à prouver l'état d'abandon et de solitude de certaines contrées de ritalie que le fait de ces ruines restées inconnues au monde jusqu'à Fannée 1808, où elles furent signalées au professeur Orioli. Les ruines pittoresques d'un château du xt* siècle annoncent au

loin ce site antique, et ce sont elles qui le font désigner par les paysans tous le nom de Castellacio.

On devra se munir à Viterbe de provisions ainsi que de torches pour visiter l'intérieur des tombeaux. Le meilleur temps pour visiter ces ruines est l'hiver. En été elles sont cachées par des broussailles. — On pourrait, de Castel d'Asso, se diriger, par Velralla, sur Sutri (F.

Bieda, — Brera de Cicéron, entre Viterbe, Gometo et le lac Bracciano, et à peu près à la même distance de ces localités ; 18 kil. environ au S. de Viterbe, 7 kil. S. de la ville de Yetralla (d'où U faut partir pour aller à Bieda). Cette misérable localité (sans auberge) est entourée de ravins sauvages d'un intârêt plus pittoresque que les sites de CasteF d'Asso et de Norchia ; les rochers sont percés d'une multitude de chambres sépulcrales, s'élevant en terrasses les mses au-dessus des autres, et formant une véritable nécropole.

Norchia — également dans le voisinage et à env. 12 kil. N.-O. de ¥&iralla, dont elle est séparée par des landes désertes, a aussi sa vallée des tombes ut, qui a excité vivement l'attention des antiquaires. Ces tombeaux, séparés les uns des autres, sont difficiles à trouver. Il faut aller dans une vallée éloignée pour voir sur une face de rochers une suite de tombeaux, — temples, ayant, comme à Castel d'Asso, des frises et des frontons doriques. Les tympans sont ornés de fibres en haut-relief. Le savant Orioli, qui le premier a décrit ces tombeaux, considérant le style grec qui y domine, pense que ce sont des monuments du V* ou VI* siècle de Rome.

CUimeto, — ancienne cité de Targmnii, — Station du chemin de fer des Maremmes ; on peut facilement visiter Corneto dans une journée, en partant de Rome par le premier train du chemin de fer de Livoume et revenant par le dernier (11 kil. au N. de Cività Veccbia. — Sale et misérable auberee ; — demander en arrivant le Custode des tombeaux sur le Monterozzi. Corneto, sur la rive g.

de la Marta, s'élève sur les premiers gradins des mont Ciminiens. La ville est couronnée de fortifications et de tours pittoresques. Tarquinies, métropole religieuse de l'Fitrune et une des 12 villes de la confédération étrusque, après avoir

ROUTE iO. — RUINES DES CITES ÉTRUSQUES.

lutté contre Rome, passa sous sa domi- Dation an ui* siècle avant notre ère ; elle . fut ensuite colonie et municipe. On croit qu'elle fut saccagée aux viii* et ix" siècles par les Sarrasins ; les habitants l'abandonnèrenl alors et bâtirent Corneto sur la colline voisine : ses derniers restes furent détruits en 1307. L'endroit qu'elle occupait s'appelle encore Tarchina (nom MOTenant de Tarchon compagnon légendaire d'Enée. Virgile Eneid. VIII, 505), à 4 kil. à l'E. de Cometo ; c'est un plateau escarpé où quelques fragments de murailles indiquent seuls son existence.

U grand intérêt archéologique se rattache à sa nécropole, s'étendant au loin sur les flancs de la hauteur voisine, le Monterozziy séparé par une gorge de la wHioe Tarchina, et aont Cometo occupe rextrémité. Les 2,000 tombeaux qui ont été ouverts ont été une mine féconde et oot le plus contribué à répandre des notions positives sur Tarchéologie étrusque. Les premières fouilles furent faites au dernier siècle par un Anglais. De nos jours, le prince de Canino a donné à ces recherches une grande impulsion ; M. Av- ▼olla V a fait, en 1823, les plus précieuses découvertes. Dans quelques-unes des chambres sépulcrales, les murs étaient çouTerIs de peintures : banquels, danses jeux, cérémonies profanes et religieuses, démonologie, scènes de la vie future, tout yest retracé dans des tableaux dont le style et l'exécution accusent une haute sntiquité. [V. au musée étrusque du Va- Jjnn les co{)ies de ces peintures). Les «{jets trouvés dans ces tombeaux ont slnnenlé les musées de l'Europe et les collections particulières. Les plus re- Jî*rquablcs de ces chambres sont celles ^\igrotta délia Querciola, decou- ▼wte en 1831 ; la grotta del Triclinip; «Ï€s del liorto, découverte en 1832 ; jj«/ Tifone ou di Pompei ; délie Bighe; JfWf Iscrizioni, etc.. Les principales de ces chambres sont tenues fermées. Le costode les ouvre aux voyageurs.

••«ri- (Sutrium), 1,6()0 hab., à JWjhé chemin entre le lac Vico au N. et « «c Bracciano au S. , situé sur un rocher ▼okanique, visible de loin. On peut, de la Jtjtion de Borghctto, gagner Cività Cas- Wlina, et là, prendre une voiture (20 fr. Pwir la journée) et faire l'intéressante «wrsion de Nepi (environ 1 h. 30 min.

Pjr une route charmante à travers fowt»]; de Sutri (2 h.); de Ronciglione

{i h.), situé sur un rocher, près ùi lac de Vico. Ruines pittoresques d'un château gothique, et de Carnavoia [2 b. i travers de belles lorêts). Entre Cività Gastellana et Nepi on passe près de l'église de Sanf Elia, couverte de fresques curieuses, que MM. Crowe et Cavalcaselle signalent comme plus intéressantes que les mosaïques du xi* s. à Rome. — Nepi l'antique jSepete a quelques restes de murs étrusques, et un château pittoresque du moyen âge. — Si l'on vient de Rome, « on entre dans Sutri en traversant sur un pont la rivière Rio Torto. » Des bois de chênes, de sapins et de cyprès qu'on aperçoit de l autre côté du pont, forment les ombrages de la villa Muti Pajyazzurri Savorelli, une des choses intéressantes à visiter, avec l'amphithéâtre, aux environs de Sutri. La cité antique était bâtie sur deux collines de tuf, taillées à pic de tons les côtés, et reliées par un pont. Dans leurs parois ont été creusés un grand nombre de tombeaux. La ville moderne n'occupe plus que la colline orientale. Des traces des murailles antiques à blocs irréguliers se voient encore dans la partie sud. — Si l'on se dirige, hors de Sutri, vers la villa Savorelli f « on voit, sur la dr. de la colline où elle est située, une petite et étroite église (Madonna del Parto) taillée dans le roc, » pour laquelle probablement on a mis à profit plusieurs sépultures étrusques, c En sortant de la ville on traverse une forêt et on arrive à l'amvhithéàtre, la grande curiosité archéologique de cette petite ville étrusque prise par Camille, reprise par les Etrusques et enlevée de nouveau. Il a 1,000 {)as de circonférence, et est creusé dans e roc sans aucune construction ; les gradins en sont détruits en partie, mais tous les corridors et les vomitoires subsistent. Les antiquaires ne sont pas d'accord sur l'origine de ce travail si singulier. Les uns l'attribuent aux Etrusques ; d'autres en font un ouvrage du temps d'Auguste. — Les traditions les plus disparates de l'histoire et de la fable se rencontrent à Sutri : un des premiers héros de Rome, Camille, accourut à son secours ; le souvenir du paladin Roland est attaché à une caverne [grotta Orlando), située au milieu d'un bois qui aurait abrité un rendez-vous amoureux du preux de Charlemanie et d'une dame de fa ville ; enfin, les nabitants préten-

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