D'Ancône à Fôggia, Brîndisi, Lecce, Gallîpoli
Ch. de fer 323 k., eu 7 h. 40 env. par les directs, jusqu'à Fôggia; prix: P* cl. 142 L. 35, IP cl. 95 L. 45, IIP cl. 55 L. 80; 557 k. en 18 h. env. par les directs, jusqu'à Gallîpoli; prLx: I" cl. 214 L. 20, IP cl. 143 L. 65, np cl. 83 L. 70. Dans l'intérieur des terres pendant les 30 premiers k.. d'Ancône à Porto Recanati; puis le long de la mer jusqu'au delà de la station de Serracapriola-Chiéuti (253 k.), parcours intéressant à cause de la mer. Le coup d'oeil est particulièrement beau jusqu'à Francavilla, puis ï)endant un long trajet la vue est gêaée par de nombreux timnels. Ensuite la voie pénètre dans les terres, parcourant la plaine sans fin, ondoyante, toute en blé, sans arbres, de l'Échiquier de la Pouille (Ta volière deÙe Pûglie) et retourne vers la mer, à Barletta (391 k.). À partir de là, elle s'éîoigne un p:-u de la m^r que l'on perd de vue et elle pénètre dans la presqu'île de Salente qu'elle traverse. La Pouille présente une merveilleuse richesse de vignobles et d'olivettes mais en même temps im paysage monotone. En somme cette ligne fort longue n'est pas des plus intéressantes. Mais les régions que l'on traverse sont remarquables par leurs souvenirs historiques, leurs châteaux magnifiques et leurs églises austères du moyen âge, et sont négligées à tort par les toiiristes. Le long des côtes des Marches et des Abruzzes il y a un grand nombre d» stations balnéaires; la plage, sauf en quelques endroits, y est de eable très fin et en pente douce. L'organisation hôtelière est Insuffisante, et dans certaines localités, d'ailleurs favorisées par la nature et par l'art, elle n'existe pa.s.
Ancône, V. I'^- Vol., Des Alpes à Rome. - La voie s'embranche dans la direction de l'E.; par un premier et court tunnel et par un autre plus long, elle passe sous les collines, qui se trouvent derrière Ancône, pour déboucher dans la vallée de l'Aspio. À g., le Mt Cônero ou d'Ancône (572 m.): sur lequel on aperçoit un sémaphore et sur les flancs le gros
Lorette. D'ANCÔNE À FÔGGIA 7?. 7. 393
bourg de Camerano,où naquit le peintre C. Maratti. - 11 k. Aspio, eaux minérales. - 16 k. Station Ôsimo-Castelfîdardo.
Autobus, (8k., 6 dép. par j., 2 L.) pour Ôsimo (hôt.: Cenirale^dilits; Fenice, 9 lits, très modestes, avec rest.; autobus pour Ancône, 19 k., 5 dép. par j., 6 L. 10; pour Maoerata, 34 k., 2 dép. par j., 11 L. 60; pour Jesi, 28 k., 2 dép- par j., 9 L. 15), à 265 m., 6.603 hab. C'est VAuximum des anciens, métropole du Picenum au V« g., ensuite conimune libre, puis soumise à l'Église. Le Dôme est du XIII« s., mais remanié, avec une crypte intéressante; dans le baptistère voisin, magnifiques fonts baptismaux en bronze par les Jacometti (1627). Dans l'église S. Francesco, la Vierge et des Saints, par Antonio Solario, de 1503; dans le Palazzo Comunale, antiquités romaines, un tableau de Lorenzo Lotto, un polyptyque des Vivarini. Au N. de la ville, restes des murs romains.
Autobus (6 k., 4 dép. par j., 2 L.) pour Castelfidardo (hôt. Vittoria), à 199 m., 2.101 hab., localité qui a donné son nom à la victoire remportée le 18 sept. 1860 par le Général Cialdini sur les troupes pontificales.
On passe au pied de la colline des Crocette, où eut lieu la bataille de Castelfidardo, et où s'élève le monument grandiose de la bataille (école de Vito Pardo), puis on traverse le^Musone.
Q 2i k. Loreto (Lorette). à 127 m., 2.897 hab., célèbre "par son Sanctuaire, que l'on aperçoit de loin. On s'y rend en pèlerinage de toutes les contrées du monde.
Autobus, 2 k. 5, 6 dép. par j., 1 L. 50, pour la "ville de Lorette, À pied, prendre le chemin de traverse sur la dr. de la route carrossable, lequel aboutit à Lorette près de l'abside du Sanctuaire (hôt.: Pellegrino, 20 lits; Santuario, 15 lits; Giardinetto, 20 lits; tous médiocres et avec rest.; les hôteliers, à l'occasion des pèlerinages se chargent de procurer des logements daas les maisons particulières). - L'histoire de Lorette est celle de la « maison de Marie », qui, selon la tradition, fut portée en 1291 par les Anges de Nazareth en Palestine sur la colline de Tersatto près de Fiume, et, le 10 décembre 1294, fut transportée encore par les Anges, à travers l'Adriatique, au milieu d'im bois de lauriers, lauretum, d'où le nom de Lorette. - En entrant dans la ville par la route carrossable, on laisse à g. la via di Montereale et l'on trouve la fontaine des Gain, par Pietro Jacometti (1614-1616). On continue en toiu^nant à dr., et l'on arrive à la piazza délia Madonna, place caractéristique, entoiu*ée de palais, av( c une belle fontaine, dont les sculptures sont des Jacometti (1625). Sur le côté K. de la place, est le '*'Santuarlo délia Santa Casa, conimenré par Giuliano da Maiano, renforcé par Baccio Pontelli, achevé par Giuliano da Sangallo le Jeune, Francesco Martini et Bramante, et restauré récemment par Giuseppe Sacconi. Belle façade de 1570-1587. Siu- le haut d*» l'escalier, statue de Sixte-Quint, avec de beaux bas-reliefs par Tibiirzio Vergelli et Antonio Calcagni (vers 1589). À g. de la façade, campanile original, par Vanvitelli (1751-1754); la grosse cloche pèse 22.000 li^Tes romaines et fut fondue par Bemardino da Rlmini en 1516. - Intérieur imposant et mystique. Le teniple, très riche, est construit sur la Santa Casa, comm'' à Jérusalem le temple sur le Snnt Sépulcre. On entre par trois nugnifique? portes de bronze, représentant des *scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, œu\Te de nombreux artistes, exécutée de 1590 h 1610. -lNTÉ;<iî^ru (95 m. de long) à croix latine, à 3 nefs. 1" chap. à g, *fonts baptismaux en bronze, par Tib. Vergelli (1600-1607). Dans les autres chapelles latérales, copies en mosaïque d'œuvres de GuidoReni, du Dominiquin, de Maratti, etc. Au bout de la nef latérale dr., *Sacristie du Trésor,
394 R. 7. D'ANCÔXE À FÔGGIA Lorette.
avec coupole ornée de fresques par Melozzo da Forli et des aides. - Bras dr. du transept, la chap. de St JosepA, avec des fresques modernes, parMod. Faustini et la chap- Polonaise, peinte par A. Gatti, de Lorette. Ensuite vient la *Sacre-stia dellu Cura, avec armoires attribuées à Dom. Indivini de San Severino, beau lavabo, par Bened. da Maiano (1484-1487), pavement en majolique et coupole décorée de fresques par Luca Signorelli et ses aides vers 1479. - Abside: peintures relatives à la Vie et Apothéose de Marie, par Lodovico Seitz, Romain, de 1893. - Bras g. da transept, chap. des Français, avec fresques de Lameire; chap. des Slaves, peinte par Biagetti. - *Coupole admirablement décorée de fresques par Ces. Maccari de 1892 à 1908, fresques représentant les différents symboles des Litanies de Lorette. - Sous la coupole, est la *Santa Casa cachée par un merveilleux revêtement de marbre; la partie architecturale est de Bra.nante, les bas-reliefs et les statues de Sansovino, Rafïaele da Montelupo, Fr. da Sangallo, Girolamo et Aurelio Lombardo, Giovanni Battista et Tora. Délia Porta, Xic. Tribolo, Dom. de Amis et Baccio Bandinelli. L'intérieur de la Santa Casa est ime chambre rectangulaire, aux parois rustiques, et divisée en deux parties par un autel fort riche, sur lequel est la Vierge avec l'Enfant Jésus, en bois de cèdre, toute recouverte de joyaux. L'autel et la statue ont été détruits en 1921 par un incendie et refaits. - Du bras g. du transept, on passe dans la chap. du Trésor (fresques de Pomarancio), reconstitué après les soustractions de 1797.
Sur la place, le Palais Apostolique, commencé d'après un dessin de Bramante en 1510, conlinué jusqu'en 1750 et resté inachevé.
À l'intérieur, collections d'une grande valeur: 12 tableaiix de Lotte; Descente de Croix, par le Guerchin; 7 tapisseries des fabriques de Bruxelles, reproduisant les dessins de Raphaël, exécutés poiir les tapisseries du Vatican; 350 vases des fabriques d'Urbino, XVI« s.
La voie va tout droit à la côte; on voit à g. les rochers escarpés, par lesquels le Mt Cônero vient finir sur la mer. - 28 k, Porto Recanati (hôt.: Velluti, 12 lits; 5. Antonio, 10; lits), petite station balnéaire.
AmoBrs, 12 k., 4 dép. par j., 3 L. 80, pour Recanati (hôt.: Roma,. 10 lits; Pace, 10 lits), à 293 m., 5.309 hab., petite ville d'où l'on jouit d'\m beau panorama, surtout de la promenade autour de la ville. C'est la patrie de Giacomo Leopardi (1798-1837): manuscrits et souvenirs dans le Palais Leopardi, ouv. de 9 à 12 h. et de 15 à 17 h. Dans le Dôme, dans les églises S. Maria, S. Domenico et Annunziata et dans l'imposant Palazzo ComunaUr des tableaux de Lorenzo Lotto. - L'autobus continue pour Macerata.
La voie traverse le Potenza et longe la plage. - 37 k. Potenza Picena; la petite ville, comme la plupart des villes des Marches, est éloignée de la gare de 8 k. (service d'autobus, 3 dép. par j., 1 L. 85). -43k. Porto Civitanova (hot.: Butteri, 15 ch.; Stazione, 10 ch.; Miramare, 5 ch.).
Tram. 6 k., 8 dép. par j., 1 L., aller et ret. 1 L. 50, pour Civitanova, 155 m., patrie d'Annibal Caro (1507-1566). Beau Palais Cesarini.
Ch. de fer Porto CiviTi>îovA-ALBACiNA, 87 k. en 3 h. 30-4 h.; prix: F* cl. 34 L. 50, II» cl. 21 L. 60, IW cl. 15 L. 15. On remonte la large vallée du Chienti.- 22 k. PaûstUa; le bourg, ancien mimicipe romain, est, à 6 k. (service d'autobus) ek à 255 m. d'alt,, au delà du Chienti. La vole
Macerata. D'ANCÙNE 1 FÔGGIA R. 7. 395
monta fortement en faisant deux larges coiirbes. - Après un court tunnel, 28 k. Station de Macerata.
À 1 k.. MACERATA, à 311 m., 12.162 hab., belle petite ville à l'aspect moderne, sur la lifrne dorsale des hauteurs entre le Potenza et le Chienti, offrant de belles vues.
HOtels: Qrand-Hôtel Europa, pi.
Vittorio Eman., 5, 42 lits; FayiiuÙa, via S. Maria délia Porta, 8, 35 lits; Elena, corso Vitt. Eman., 4, 18 lits,
Auto-taxis; pas de tarif; prix habituel de 1 L. 50 à 2 L. par k.
Omnibus pour la gare, 1 L. le joiu"; 1 L. 50 la nuit.
Voitures: Service à Th.; l"' h. j Autobus; pour Jesi, 47 k., 1 dép; à 1 chev. 8 L., à 2 chev. 10 L., la par j., 12 L. 50; pour Ancône, 56 k., nuit 10 et 12 L.; chaque demi-h. i 2 dép. par j., 17 L.; pour Porto Cisuivante, 2 L. 50 et 4 L., la nuit vitanova, 32 k., 1 dép. par j.
3 et 5 L. - La coiuse de la ville à la gare, à 1 chev. 5 L., à 2 chev. 7 L., la nuit 7 et 9 L. La course en ville 3 et 5 L., la nuit 6 et 8 L. - Bagages placés à l'extériem: de la voit., 60 c. Le service de nuit
10 L. 35; pour Potenza Picena, 31 k., 2 dép. par j.; pour Porto Recanati, 37 k., 2 dép. par j., 10 L. 75; pour Fermo, 46 k., 2 dép. par j., 11 L. 60. Bureaux publics; Poste et Téléphone, corso Vitt. Eman.; Télé{iraphe,
va de 1 h. après le coucher du soleil pi. "Vitt. Eman.; Hôtel de Ville, pi. à 5 ou 6 h. du matin selon la saison. | Vitt. Eman.
Macerata est mentionnée pour la première fois en 1022. Elle subit diverses dominations et en 1445 passa à l'Église. Depuis 1543, elle eut une Université. Elle est la patrie de Matteo Ricci (1542-1610) évangélisateur de la Chine.
De la gare à g. par le Viole Umberto 1°, puis vers la dr. à la Porta del Mercato, près de laquelle est im vaste terrain de foot-ball. Se diriger vers le N. poiu: se rendre à 5. Maria délia Porta, dont le beau portail ogival à été exécuté vers 1340, et au Dôme, de Cosimo Morelli (1771-1790); au maître-autel, la Vierge et St Julien, par Uttenpergen 1786. De là, en passant par la via Carlo Alberto, on arrive à la piazza Vittorio Erruimiele, oîi se trouvent le Palazzo Comunale (dans le vestibule: antiquités provenant de Helvia E.icina, V. ci-dessous) et une élégante Loggia dei Mercanti, par Giuliano da Maiano (1485-1491). Le corso Vittorio Emanuele conduit à l'église 5. Giovanni contenant une Dormition de Marie, par G. Lanfranco. Tout près, la Pinacothèque avec une Madone, par Carlo Crivelli, (1470) des tableaux de l'école des Marches, des monnaies, etc. À 1 k. àl'E. de la gare, S. Maria délie Vergini, par Galasso Alghisi de Carpi (1555-1573), église à croix grecque; à 4 k. au N.-O. ruines importantes de Helvia Ricina, ville fondée en 202 et détruite par les Barbares. - La voie descend (2 tunnels) dans la vallée du Chienti. - 35 k. Station d'Urbisdglia (service d'automobile, 9 k., pour Urbisdglia, 311 m., au S.-O., nombreuses ruines de VUrbs Salvia). On suit la vallée du Chienti fertile et bien cultivée. - 46 k. Tolentino (hôt.: Roma, 25 lits; Corona, 13 lits; Milano), à 224 m. 5.189 hab., le Tolentinum Picenum des anciens; cette ville est connue par le traité qui y fut signé en 1797, entre Pie VII et Napoléon. À. l'entrée du pays, le Dôme: sarcophage antique et fresques de l'école de Pinturicchio; plus loin, le Musée Municipal dans un cloître Renaissance (ustensiles d'une nécropole ombrienne) et, à côté, l'église S. Nicola: à la façade, magnilîque portail roniano-gothique, par Nanni di Bartolo, de 1432-1435, et, à Tint., beau plafond et chapelle peinte par des artistes roniagnols du XIV* s.; cloître du XIIP s.
En passant par cinq tunnels, on arrive vers le N. dans l'agréable vallée du Potenza. - 56 k. San Severino Marche (hôt.: Centrale, 14 lits; Sperama, 15 lits), à 238 m., 3.188 hab-, l'ancienne Septempeda, détruite par Totila. C'est la patrie de l'anatomiste Bartoloraeo Eustacchi, des peintres Salimbeni et du sculpteur Domenico Indivini. Dans la partie basse de la petite ville, le Palazzo Comunale avec la Pinacothèque contenant
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des tableaux de l'école des Marches, et le Dôme, où l'on conserve iih gonfanon du Pinturicchio. Dans la partie haute, le Château et une église, avec des tableaux et des fresques remarquables. - On remonte la vallée, qui, ici, s'est rétrécie. - 68 k. Ca-stelraimond-o, d'où, par xm CH. de feb ÉLECTRIQUE (12 k., 5-6 dép. par j., 3 L. 60) on peut monter à Camerino (hôt.: del Leone, 12 lits; Centrale, 10 lits), à 655 m., 4.32S hab., petite ville d'origine ombrienne. Au moyen âge, elle fut soumise aux Varano. Sur la ■piazza Cavour, statue de Sixte-Quint, par Verzelli (15S7); église 5. Venamio avec im portail roman et use rose; S. Francesco, à l'abside antique; Annunziata, avec beau port;\il et élégant int., église attribuée à B-occo da Vicenza; c'est aujourd'hui im Muée contenant des antiquités, des fresques et des peintures sur bois; VUniiTrnté datant de 1727 avec bibliothèque et jardin botanique. Tout autour, *panorama.
La voie tourne au N. et entre dans la vallée de l'Ésino. - 75 k. Matéiica, à 356 m., 3.575 hab., petite viUe qui eut une histoire agitée et soutint de longues luttes contre Camerino. Dans l'église .§. Francesco, des tableaux de Marco Palmezzano et d'EiLsebio da S. Giorgio; dans le Palazzo Piersanti, une galerie^^^de^tableaux. - 37 k. Station Albacina, V. I" Vol. Des Alpes à Rome.
On passe le Gliieiiti, - 50 k. Station Sant'Elpidio a Mare; le bourg est à 9 k., relié à la gare par un service d'autobus, 4 dép. par j., 2 L, - On franchit le Tenna. - 59 k. Porto San Giorgio (hôt.: San Giorgio, 80 ch.; Moderno, 16 ch.; Gentili^ 12 ch.), petite station balnéaire, avec des restes d'un château du XIII* s.
Ch. de fer Porto San Giorgio-AmAndola, 57 k., à voie étroite, en 2 h. 30; prix: P* cl. 19 L. 95, IIP cl. 10 L. S.>.
Montée intéressante à la Station de S. Lucia, -138 a\., desservant Fermo (hôt.: Vittoria, 20 lit^; Roma, 15 lits; Venétia, 12 lits; autobus de Macerata, 46 k., 2 dép. par j., 11 L. 60; pour jCscoli Piceno, 2 dép. par j., 15 L.), petite ville florissante sur une colline pittoresque (319 m.) aux rues pavées, en pente accentuée. C'est le Firmum de l'ancien Picenura, chef -lieu de la région au X« s., Commune gtielie en lutte avec Ascoli, ensuite sous la seigneurie des Eufreducci, et. à partir de 1549, sous la domination de l'Église. Sur le sommet de la colline, ime beUe esplanade (Girone), d'où l'on a une magninque *\-ue sur les Mts Sibyllins et le Gran Sasso, et où se trouve aussi le i>d»if; magnifique façade des XIIP et XIV* s. et intérieur refait par Cosimo Morelli en 1789. Sur la piazza Vittorio Emannele, Palazzo Comunale et statue de Sixte-Quint; à proximité, le beau Théâtre delVAquHa, l'ancic n palais Eufreducci et l'église S. Domenico ayant de belles stalles gothiques en bois, et, sous le couvent, la Pi^cina Epuratoria, qui date de l'époque romaine. Près de la Barriera Marina, l'église 5. Francesco, de 1240 (monument Eufreducci, attribué à Sansovino, de 1515), et des restes de murs cyclopéens. Près de la Porta S. Lucia, l'église S. Agostitio avec des restes de style roman et l'ancien Palais Foiliani. - On descend en faisant de nombreuses courbes au X. dans la fertile et large vallée du Tenna, que l'on remonte ensuite. - 34 k. Falerone, près du Tenna, beaux vestiges du théâtre de l'ancienne ville de Faléries, à 10 min. delà gare. - 44 k. Station de S. Vittoria in Matenano. - 57 k. Amàndola, fondée en 1248. L'église 5. AgoHino a un beau portail par Marino Cediino de Venise et un élégant campanile; 5. Francesco a un portail de 1243 et de bonnes fresques; murs antiques. - Le bourg est au pied de l'intéressante chaîne des Mts Sibyllins qui, du Mt Rotondo, 2.103 m., au X., descend vers le S., au Mt Vettore, 2.449 m., sur une longueur de 20 k., avec ses nombreuses eiraes qui atteignent plus de 2.000 m., très pittoresques, but de belles ascensions. La chaîne est la ligne de partage des eaux de la mer T3rrrhénienne (le Xera) et de l'Adriatique.
Ripatransom. D'ANCÙNE À FÔGGIA R. T. 397
Le long de la mer poissonneuse, spécialement à partir de Porto S. Giorgio, on aperçoit des groupes de « paranzi », barques de pêche accouplées deux à deux traînant entre elles un filet. On en voit parfois des douzaines de couples, aux hautes voiles bigarrées sur la mer d'azur, motif pittoresque fréquemment reproduit. Il est intéressant de voir, au retour de la pèche, tirer les grosses barques sur la plage, vider les filets et improviser le marché au poisson.
On traverse TAso. - 69 k. Pedaso. - 77 k. Ciipra Marittiina; tout près, dans une petite localité de cette commune, la Cîvila, furent trouvés des restes d'un temple de la Déesse Cupra. - 80 k. Grottammare (hôt. Moderno, 72 lits).
AUTOBUS, 12 k., 3 (lép. par j., pour Ripatransone (iJisf. Savini) à 508 m. d'alt., 2.112 hab., ville très pittoresque placée sur le haut d'une colline pliocène, et d'où l'on jouit d'un *panorama très étendu. Habité peut-être par les mêmes Ombriens qui peuplèrent Cupra, cette localité eut une vie agitée et fut en luttes continuelles contre Fermo. Miu^s de l'ancienne urbs et portes antiques. Dame, par Gasp. Guerra (1597); à l'intérieur, St Charles, par le Guerchin et sculptures sur bois. Dans le Palazzo Comunale, marbres antiques et restes de fresqiies. Dans le Palais est le Musée Municipal: antiquités provenant du territoire de Ripa, parmi lesquelles, il y a 16 ar milles; peintures sur bois de l'école de Crivelli et de Vincenzo Pagani; céramiques, parmi lesquelles sont des fragments d'un autel de Mattia Délia E-obbia. Palazzo del Podestà, de 1304. En prenant à dr., on descend à l'église S. Filippo: élégant intérieur, par Luciano Bonomi, de Ripa. Nombreuses maisons du XV* au XVIIP s. - À 20 k. autobus, 1 dép. par j., 7 L. 45. Montalto Marche, terre d'origine de Sixte-Quint, né à Grottammare et patrie de Gius. Sacconi, arcli. du monument de Victor-Emm. II, à Rome. Beau Dôme.
85 km. S. Benedetto del Tronlo, (hôt.: Eden, 100 lits; Ferrovia; Progressa; il/ort'^/z),"8.766 hab., station balnéaire, centre de pêche important.
Ch. de fer s. Benedetto-âscoli Piceno, 33 k. en 1 h. 30; prix: V cl. 13 L. 85, IP cl. 10 L. 05, IIP cl. 6 L. 45. La voie se détache de celle du littoral à (5 k.) Porto d'Ascoli, p. 399, et remonte la verte, plate et large vallée du Tronto dans une tranchée entre des collines. - 21 k. Station d'Offida. SERVICE d'auto, 11 k., 2 course par j., 4 L., jusqu'à Offida, 293 11., 2.400 hab., élégant Palazzo Comunale et église remarquable par sa vétusté, S. Maria délia Rocca: intérieur orné de fresques.
<Jn traverse le Tronto; la vallée se rétrécit (on voit à g. le grand dos du .Mt d(d Fiori, 1.815 m.) puis elle s'élargit en vue d'ÂSCOLI PICENO, à 153 in., 16.124 hab., ville bâtie en grande partie en travertin, à l'aspect moyenâgeux, au confluent du Castellano et du Tronto, et dans un nid de verdure entre les monts.
Hôtels: de la Poste, via Benedetto Cairoli, 27 lits; d^lla Pace, via Pictro délia Scala, 16 lits ; de^ZaCawpana, 9 lits; Nuovo Picchio, 10 lits.
Voitures publiques: la course en ville ou à la gare, pour 2 personnes, à 1 chev. 3 L., à 2 chev., 5 L.;
5 L., à 2 chev. 8 L.. la nuit 6 et 8 L.; chaque % h- suivante, 2 L.
le jour, 2 L. 50 et 3 L. la nuit. Bagages: malle, 1 L.; valise, 25 c. - Omnibus poiu- la gare, 50 c.
Autobus: pour Fermo, 66 k., 1 dép. le lundi, le mercredi et le
chaque pers. en plus, 1 et 2 L.; samedi, 15 L.; pour S. Benedetto la nuit, 4 et 7 L., chaque pers. en del Tronto, 55 k., 1 dép. par j., plus de deux, 1 L. 50 et 2 L. ,50. 1 12 L. 85; poiu- Téramo, 36 k., 1 dép* - Service à Th.: 1" h., à 1 chev. | par j., 10 L. 90, et plusieurs autrrs.
398 R. 1. D*ANCÙNE À FÔGGIA AncoU Pieeno.
La ville d' Asculum, fondée par les Sabins, aUiée de Eome contre laquelle elle se révolta ensuite, à la tête de la Lega Italica, résista plusieurs mois à Pompée Strabon, qui en fit le siège et la détruisit. Commune libre, en 1185, prise par Frédéric II, en 1242, elle passa ensuite sous le pouvoir de l'Église et parvint à amasser de grandes richesses, même au milieu de luttes féroces. Carlo Crivelli, vers 1-4C8, y détermina un mouvement artistique qui atteignit son point culminant avec Nie. Filotesio, appelé communément Cola dell'Amatrice. Celui-ci fut ensuite amené à sui\Te l'art de Signorelli et de Michel-Ange. Pietro Vanini porta l'orfè\Terie àime grande perfection; la sculpture sur bois y fut aussi cultivée. Ascoli est la patrie de Nicolas IV et de Fr. Stabili dit Cecco d'Âscoli. Ascoli est un chef-lieu de pro\Tnce et une ville commerçante prospère. - De la gare on se dirige à dr. et l'on traverse le Castellano, sur le ponte Maggiore, haut de 52 m.. qui date Ae 1373, d'où l'on a une vue sur le pont romain di Cecco et sur le Fort Malatesta, par Sangallo. On suit le corso Vittorio Emanuele: à g., derrière le Jardin public, la petite église S. Vittore (X^-XVI« 9.) avec des fresques du XIV« s. et peinture sur bois de Cola; plus loin, le Baptistère, du VI"^ s., avec revêtement du XIP s., et à g. le Dôma {S. Emidio), du VHP s., remis à neuf en 1482 et en 1570 et restauré récemment. Grandiose façade inachevée, de 1532. Intérieiu" à 3 nefs; dans une chapelle à dr., beau polyptyque, par Carlo Crivelli (1473); dans l'arc du chœur, Assomption, par Cesare Mariani; les fresques de la coupole, Vie de S. Emidio, sont du même peintre. Baldaquin du maître-autel, exécuté sur dessin de Sacconi. Dans l'abside, belles stalles gothiques en bois, par Paolino d'Âscoli. Crypte du XP s., en part*e refaite. Dans le Trésor, statue de S. Emidio et reliquaire en argent, par P. Vanini; devant d'autel en argent, du XIV* s., etc. - En face du portail latéral du Dôme, s'ou\Te la eia dei Bonaparte, où l'on voit le Palazzetto Bonaparte, finement décoré. Le corso Vitt. Eman. débouche siu- la piazza delVArringo, oii est le Palazzo Comunale, à la façade de style baroque par Giuseppe Giosafatti (1663). À l'intérieur, au rez-dechaussée. Salle deir Arrimjo, du XIII« s.; au 1*' étage, petite Piruicothèque; tableaux de Cola et de Pietro Alamanni, St François (abîmé), par le Titien, Annonciation, par Guido Reni, Mort de St Joseph, par Luca Giordano, et célèbre pluvial donné par Nicolas IV, en 1288, à son pays natal, et qui était autrefois au Dôme. Derrière le Palazzo Commiale, l'église S. Gregorio, ancien temple prostyle corinthien romain. - En prenant la rue en face du Palais Communal, puis en tournant à g., on va à la pittoresque *Piazza del Popolo, où se trouve le Palais del Popolo, du XIIP s., mais remanié, contenant un Musée; objets préhistoriques, glands, armes de jet, lancés pendant la guerre italique, objets provenant de la nécropole lombarde de Casteltrosino. Sur la même place, *S. Francesco, église romano-gothique, par Antonio Vipera (1262); beaux portails, abside pittoresque avec 7 chapelles, intérieur sévère. Sur le flanc dr., l'élégante Loggia dei Mercanti, par un artiste toscan. Par la via del Trivio au N. et la via Cairoli, on se rend à 5>;. Vincenzo et Anastasio, église du IX® s., agrandie au XIV«, dont la curieuse façade est de 1389, et à S. Pietro Martire, église gothique du XIV* s. À quelques pas, la l'ia de' Soderini mène à la casa longobarda, avec sa belle tour Ercolani et à S. Giacorno, église romane refaite à neuf au XV* s.; en continuant on arrive à la Porta Romana, avec de grandes mxuailles du moyen âge. - En rebroussant chemin, on trouve S. Agostino, église refaite à neuf en 1481 {St François Xavier, par GauUi) et deux tours nobiliaires. Par la via delta Fortezza, on monte à la colline de l'Annunziata, où se trouvent les grottes, grandes substructions probablement de la citadelle romaine. Très belle vue au S. de la colline. Tout près, le Ponte di Porta Cartara, de 1295, ayant servi d'aqueduc au XVIP s. En redescendant de la colline, on trouve l'église S. Angelo, avec des restes d'un temple romain. Dans la partie E. du corso Umberto 1°, le Palais Malaspina, fière et originale construction de Cola. - Très beaxix environs; service d'automobile, 20 k. jusqu'à Acquasanta; sources thermales sulfureuses; route carrossable pour Nôrcia, V. I" Vol. Des Alpes à Rome.
Téramo. D'ANCoNE À FÔGGIA R. 7. 399
90 k. Porto d'Âscoli, p. 397. On traverse le Tronto, le Triicntiis des Romains, et l'on entre dans les Abruzzes. - 109 k. Giulianova (buiïet; hôt.: Belvédère, 25 lits; Adriâtico, 12 lits; plusieurs petits rest.).
Le boiirg (61 m. d'alt., 4.7:31 hab., à 1 k. de la gare) fut fondé eu 1470 par les habitants de S. Flaviano (anciennement Castrum novum) et en l'honneur de Giulio Antonio Acquaviva. Belle Église Collégiale (reliquaire remarquable).
Ch. de fer Giulianova-Téramo (26 k. en 1 h. env.; prix: I" cl. 11 L. 15, IP cl. 8 L. 10, III'' cl. 5 L. 40), remontant la vallée bien cultivée du Tordino. - 26 k. TÉRAMO (hôt.: Giardino, 50 lits; PeUegrino, iO lits; tram de la gare à la ville), !\ 265 m., 9.865 hab., chof-lieu de province, d'un des trois Abruzzes {Teramano, Chietino, J^i^î/iZano). Dans l'antiquité c'était l'Interamna Prœtutianorum, au confluent de la Verzola et du Tordino, cité romaine en 268 av. J.-C, comté sous les Lombards, ville florissante au XIV« s.; mais ensuite, déchirée par des luttes entre les Melatini et les Antonelli, elle suivit le sort du royaume de Naples. - X l'entrée de la ville, la Madotina délie Grazie (fresques de Cesare Mariant), puis S. Antonio (portail de 1309) et le Palais Melatiiio, du XIP s. Sur le corso di Porta Bomana, le Palais Antonelli (devise curieuse) et, siu" la piazza Cavour, le Dôme, des XIP, XIIP et XIV^ s.: très beau portail roman, et, dans la sacristie, célèbre devant d'autel en argent, par Nicola da Guardiagrele (1433-1448). Musée contenant des anti(ïuités, terres cuites, bronzes, et un triptyque de Jacobello del Fiore. Ria,ntjgrdinpublic(vne du (îran Sasso); au N. de la ville, pittoresque Château du peintre Délia Monica, de Téramo. - Autobus, 36 k. pour Âscoli Piceno, p. 397, à travers un pays montagneux l)ittoresque, en passant par (11 k.) Campli, belle cathédrale, et par (20 k.) CiviteUa del Tronto (586 m.), dont la forteres.se, avec Messine, opposa aux armées italiennes la dernière résistance des Bourbons (1860).
Boute Térasio-Aquila, V. p. 419.
On passe le Tordino, puis le Vomano; à dr., au loin, le Gran Sasso d'Itâlia, p. 419. - 127 k. Station d' Atri-Mutiynano.
Autobus, 14 k., 4 dép. par j. 4 L, 70 jusqu'à Atri (hôt. Commercio), à 442 m., 3.786 hab., la légendaire Hatria, cité romaine vers 282 av. J.-C., au moyen âge fief des Acquaviva. Cette ville possède de grossières monnaies très anciennes. Dôme, de 1285: belle et simple façade et, à l'intérieiu", fresques d'Andréa da Lecce, et élégant baldaquin, par P. de Gaviis de Côme, du XVP s. La crypte est ime piscine romaine. Très beau campanile, *vue. Beaux portails à S. Agostino et à l'église de VOrfanotrofio (Orphelinat); piscine romaine dans le Palais Acquaviva, édifice à l'architecture sévère.
On traverse le Saline. - 139 k. Montesilvano.
Autobus (4 dép. par j., 4 L.) poiu: C'ittà S. Angelo, 320 m.: S. Michèle, église remarquable. - Autobus, 24 k., pour Loreto Aprutino, 307 m. (dans le voisinage, S. Maria in Piano: fresques estimables d'artistes abruzzains des XIIP, XIV* et XV« s.) et, 35 k. à Penne, 438 m., 10.489 hab., très antique cité des Vestini: quelques églises intéressantes (à S. Giovanni, une croix, de Nie. da Guardiagrele). Dans le Palais Aliprandi, collection de céramiques des Abruzzes, tableaux, ecc.
146 k. Castellummare Adriâtico (bon buffet; hôt.: Léon d'Oro, 40 lits, bon; Igea; del Globo, 30 lits; autobus pour Chieti, 2 dép., 6 L. 45; pour Penne 2 dép., 10 L. 50) 11.173 bab., station balnéaire fréquentée, bourg se développant rapi*
400 B. 7. D'ANCÔNE À FÔGGIA Pescara.
dément dans une position agréable à l'embouchure du Pescara qui le sépare de la petite ville de Pescara. Embranchement pour Sulmone et Pxome, p. 415. On commence à apercevoir la Maiella, p. 415. On passe le fleuve et l'on est aussitôt à (148 k.) Peseaja (hôt.: Grand-Hôtel, 81 lits; Risorgimento), 5.543 hab., patrie de Gabriel d'x\nnunzio, VAtenium des anciens. C'est une station balnéaire avec une belle pinière.
- 156 k. Francavilla al Mare (hot.: des Bains; Impérial Palace; Morfeo), lieu d'élection du peintre Francesco Michetti. Dans l'église S. Francesco, un ostensoir de Nicola da Guardiagrele. La côte a une saillie montagneuse que l'on traverse par 4 petits tunnels et l'on arrive à (168 k.) Ortona a Mare (funiculaire pour Ortona città, Y. ci-dessous).
Ch. de fer Makina di Ortona-Lanciano, à voie étroite, parcours très pittoresque; vue sur la Alaiella; 50 k., 2 train.? par j., P« cl. 17 L. 50, IIP cl. 9 L. 50, aller et retour, I" cl. 28 L., IIP cl. 15 L. 20. - 3 k. OHona Città (hôt.: Stella Polare; Savôia; Vittoria), à 63 m-, 8.124 hab., plusieurs fois dévastée par des treinblements de terre. Cathédrale: portail, par Nie. Mancino, d'Ortona (1312). Falais de Pirris, dont ime partie est ancienne. Belle vue, sui'tout de l'ancien château en ruines. - 29 k. 6uardiarjrele, bll m. (panorama), patrie de Mcola et d'autres orfèvres habiles, auteiu*3 d'une croix qui est dans l'église gotliique de S. Maria Maggiare.
- 40 k. Crocetta. - 50 k. Lanciano (hôt.: Vittoria, 26 lits; Corona di ferro, 25 lits; Corona d'oro, 28 lits; Palomba, 20 lits), à 283 m., 10.076 hab., l'Anxanum des Romains, jadis cité des Frentani. La Cathédrale, d'une magnifique architecture, avec beau campanUe, a été bâtie sur un pont du temps de Dioclétien, restauré en 1138. À S. Maria Maggiore, beau portail gothique, de 1317, une croix, par Nicola da Guardiagrele (1422) un triptyque par Polidoro di Mastro Renzo (1549), et autres œuvres d'orfè^Terie à S. Francesco, a S. Nicola, à 5. Agostino et à la Cathédrale. Tours et fortifications du moyen âge et restes d'un aqueduc romain.
175 k. Station de S. Y ito- Lanciano. Lanciano, V. ci-dessus, est à 14 k.
Ch. de fer Marina di S. Vito-Casiel di Sakgro (dit ferrovia Sangretâ.na), à voie étroite, 104 k., parcours très pittoresque, 1-2 trains par j., I" cl. 86 L. 40, IIP cl. 19 L. 80, aUer et retoiu: I" cl. 58 L. 25, IIP cl. 31 L. 65.
- À 17 k., Lanciano (V. ci-dessus). - 27 k. Crocetta (V. ci-dessus). - 48 k. Archi (embranchement: 8 k. pour l'antique Atessa: dans l'église S. Leucio ostensoir de Nicola da Guardiagrele). On remonte la vaUée du Sangro.
- 57 k. Bomba, restes de m\irs cyclopéens. - 104 k. Castel di Samjro, p. 421.
183 k. Fossacésia, connue par sa magnifique basilique à 3 absides de S. Giovanni in Venere (VIIP-XIIP s.; colonnes d'un temple de Vénus). On franchit le Sangro: vue sur la Punta délia Penna qui vers le S.-E. s'avance dans la mer et au S.-O. vers la INIaiella. - 195 k. Casalbordino, (Autobus, 6 k., jusqu'à cette petite ville, près de laquelle est la Madonna dei Miracoli, un Sanctuaire fréquenté (fête le 11 juin). On traverse le Sinello et l'on tourne la Pointe de la Penna après 3 tunnels, - 210 k, Yasto^
Cantpobasso. D'ANCÔNE À FÔGGIA R. 7. 401
Autobus (3 k., 4 dép. par j., 1 L.), jtisqu'à Vasto Città (liôt.: délia Pare; Garibaldi), b. 144 m., 8.622 hab. C'est VHistonium de l'antiquité, aux origines mytiiiques, et pendant des siècles sous la dépendance des D'Avalos; c'est la patrie du i)oète Gabriele Rossetti et du peintre Palizzi, né en 1818. À S. Pietro, beau portail ogival et tableau que Filippo Palizzi, peifcnit à 80 ans; à la Cathédrale, portail ogival, d'une architecture sévère, de 1293. Château du XIII* s.; dans le Palazzo Comunale, quelques antiquités (inscriptions osques, etc.) et des œuvres de Filippo Palizzi. Charmantes villas dans les environs; belles vues; par les temps clairs on peut apercevoir les îles Trémiti. C'est probablement la Buca des anciens. Elle fut plusieiu-s fois dévastée par les hommes et les tremblements de terre. Belle église romane; Château élevé dans le voisinage par Frédéric II eu 1247. Miu*s du moyen âge. Très belle vue sur la Maiella et le Gargano. Au loin, on peut voir les îles Trémiti, les anciennes îles de Diomède de la mythologie.
On franchit le Trigno, aux confins du Molise (province de Cainpobasso). - 236 k. Térmoli (hôt.: Moderno, 10 ch.; Corona, 1.5 lits), 5.321 hab.
Ch. de fer Térmoli-Benevento, 172 k., en 5 h. 40; prix: I" cl. 67 L. 16, IP cl. 47 L. 30, IIP cl. 28 L. 95, parcours monotone. - 37 k. Larino, 300 m., anciennement Frenter, puis Larinum. Restes d'uji amphithéâtre et d' autres antiquités romaines. Belle Cathédrale romanogothique de 1319; environs charmants. - 88 k. Campobasso (hôt.: Grand- Hôtel, 60 lits; National; Patria; Molise), à 690 m., 12.118 hab. Cette ville fut formée de deux bourgs du moyen âge: Campus di Prata et Campus bassus. Grands édifices modernes. Il y avait ime industrie locale de coutellerie très intéressante, maintenant réduite à ime poignée d'artisans fabriquant et gravant des ciseaux et couteaux, que des marchands ambulants vendent comme curiosités. À la Préfecture, petit Musé* d'antiquités locales. Ruines d'un Château fod, érigé par Nie. Monforte au XV= s. siu: la cime de la colline voisine, à 794 m. Tout près, belle église romane, S. Maria délia Strada. Embranchement, 59 k., pour Isérnia, p. 421. - 96 k. Baranello; petit Musée d'antiquités. - 100 k. Vinchiuturo, où s'embranche à dr. la ligne d'Isémia. - 115 k. Sepino, près des ruines de l'antique Attilia (4 k. de la gare). - 172 k. Bénévent, p. 426.
On traverse le Biferno; par le beau temps, on aperçoit les îles Trémiti. Les figuiers d'Inde font leur apparition et le paysage devient moins intéressant. On passe par les stations de Campomarino et Chiéuti, anciennes colonies albanaises. À 253 k. Station Chiéuti- S erracapriola, desservant (15 k., autobus 2 dép. par j., en 50 min., 5 L.) Serracapriola; à 6 k. de cette dernière, les ruines de Teaniim Apulum. On entre dans la Fouille.
La Pouille (ital. le Pûglie) forme l'extrémité S.-E. de la Péninsule italienne, de l'éperon (le Gargano) au talon (la presqu'île de Salente) de la « botte ». La région est située en grande partie dans la plaine ou n'offre que de modestes élévations de terrain, sauf le promontoire du Gargano, p. 404, qui, géologiquement, a la même constitution que la Dalmatie. C'est l'ancienne Àpulie, pays aux confins incertains, d'abord habité par les Pélasges et les Osques. Elle compta parmi ses villes des colonies grecques au nombre desquelles était Tarente et fut occupée par les Romains après la guerre contre Pyrrhus. Très florissante sous l'Empire Romain, elle vit ensuite se succéder de nombreux maîtres: les Ostrogoths, les Byzantins, les Lombards, les Sarrasins, les Normands, les Souabes (elle connut une nouvelle splen-
402 E. 7. D'ANCÔNE À FÔGGIA la Fouille.
deur avec Frédéric II), les princes d'Anjou, ceux d'Aragon, les Espagnols et les Boiu"bons de Xaples. Dans certaines parties, comme dans les Abruzzes et le Latium, il y a encore des pâtres nomad&s. Dans les trois régions mentionnées il y a une étendue de plus de 3000 k. de chemins herbeux appelés tratturi (et leurs embranchements tratturelli et bracci), propriété de l'administration des domaines. Le long de ces grands chemins, les troupeaux de brebis montent au printemps jusque sur les hauts pâturages des Abruzzes et en descendent en automne. La PouiUe en général est formée de grandes étendues de terrains calcaires, plats et à peine ondulés par les Murge. de nature plus ou moins carstique et par conséquent presque sans eaux, celles-ci étant en partie absorbées par des gouffres. Les pluies y sont rares. A\issi la région est-elle appelée s seticulosa », assoiffée. Géné« ralement, les terres y sont bien cultivées et constituent une grande richesse. Dans le Tnvoliere (écliiquier) de Fôggia, appelé aussi Capitanata, c'est le blé qui prévaut, dans d'immenses étendues de terrain, presque sans arbres. Plus au S., ce sont les vignobles qui prédominent, avec les olivettes où se mêlent les amandiers et les figuiers. L'Aqueduc Apulien distribue l'eau potable à presque toutes (268) les commîmes de la région. Des sources du Sele, p. 385, sur le versant TjTrhénien il porte dans les Fouilles 19.800 m. cubes d'eau par heure. C'est le plus grand aqueduc du monde avec ses 2.700 k. de canalisation.
Beaucoup de viUes ont des monuments remarquables bien que souvent cachés par d'autres constructions qui y sont adossées. On dut murer les ouvertirres de beaucoup d'arcs de loggias, colonnades, et<:., après des tremblements de terre qui les avaient endommagés.
En général, sauf quelques-unes des principales \'illes, au nombre des habitants des centres ne correspond pas un intérêt également notable des lieux. La population \'it tout agglomérée mais l'élément campagnard est celui qui domine. Les constructions sont modestes, petites, blanches, d'aspect souvent oriental, mais sans grande valeur architectonique.
La voie franchit le Fôrtore et s'éloigne de la côte, - 264 k. Ripalta.
Près de là, les Xormands battirent et firent prisonnier le pape Léon IX (1053) puis ils en implorèrent le pardon qui fut accordé en même temps que l'investiture à Humfroy et à Robert Guiscard de la suzeraineté de la PouUle, de la Calabre et de la Sicile.
On passe à côté du grand Lac de Lésina derrière lequel s'élève le massif du Mt Gargano. En avant, apparaissent les tours de (294 k.) San Severo, à 87 m., 33.237 hab. On passe dans la grande plaine (ancien fond de la mer qui s'est soulevé), appelée Tavoliere délia Pùglia (Échiquier de la Fouille), au milieu de laquelle s'étend (323 k.)
FÔGGIA à 74 m; d'alt., 81.280 hab., centre important d'un réseau de chemins de fer, ville commerçante et agricole, peu intéressante pour le touriste.
Hôtels: Roma, pi. Lanza, 19, Cafés: Farina; Strasburgo.
60 lits; Dauno, avec restaur., pi. Ga- Fiacres: Pas de tarif: prix ha«
ribaldi, 48 lits; RUorgimento,i>\. Ca- bituels, 2 L. Th.; 1 L. 50 la course vour, 50 lits; Milatio, via Saverio le jour, 4 L. la nuit. Altamura, 25 lits. Auto-taxis: Pas de tarif: prix
Restaurants: Vittoria, via Vitt. habituel, 3-4 L. par k. Emm.; Rinascenza, pi. Lanza, tous Bureaux publics: HdieZdg rîZ/e, pi.
les deux bons; Speranza, via Vitt. i S. Chiara; Poste et Télégraphe, r, Emm.; Résina, pi. Lanza. j Garibaldi; fé/ép^n^, via Vitt. Eman,
Fô'jgia. D'ANCÔNE À FÔGGIA /?. 7. 403
Fondée par les habitants de la ville détruite d'Arpi (dont les ruines insignifiantes sont à 8 k. au N.), die fnt appelée Fdgfiia, .sans doute du nom des foveœ (fosses) destinées à conserver le blé. Frédéric II y fixa fréquemment sa demeure. Charles I*^ d'Anjou y mourut en 1285. En 1528, Lautrec prit la ville et en massacra la population. En 1731, im tremblement de terre la détruisit presque tout entière. - De la gare on parvient à la piazza Cavour: à g., le Jardin public, qui est charmant: un portique en forme l'entrée; derrière, un jardin botanique. À dr., par la piazza Laiiza (monument de Vincenzo Lanza, médecin patriote de Fôggia, 1784-1860), on arrive au corso Vittorio Ematiuele, qui croise plus loin la via Garibaldi. On continue en traversant une partie de la vieille ville, pour arriver à la piazza Federico II, d'où en prenant à dr. par la via Pescheria, on parvient à une porte (à dr.) et à un puits avec une inscription de 1223, restes du Palais de Frédéric. À g. de la place, la cathédrale normande qui, de la construction en style pisan des XII^-XIII« s., après le tremblement de terre de 1731, n'a conservé que la partie inférieure et la crypte.
Ch. de fer Fôqgia-Naples, p. 425; Ch. de fer Fôggia-Potenza et embranchements, p. 425.
Ch. de fer (20 k. en 45 min., 4 dép. par j.; prix: P« cl. 8 L. 75, II« cl. 6 L. 50, IIP cl. 4 L. 35) pour Lucera (hôt.: Garibaldi; Ferrovie; Firenze), à 235 m., 15.936 hab., dominant un beau panorama sur le Ta volière et le Gargano. Cité romaine en 314 av. J.-C; détruite par Constant II en 663, réédifiée par Frédéric II, qui en 1233 y relégua plus de 20.000 Sarrasins venus de la Sicile, en leur accordant la liberté religieiise; elle prit alors l'aspect d'une ville arabe. Elle fut la place forte du gibelinisme dans le S. de l'Italie et fut en 1254 tm lieu de refuge pour Manfred, puis pour sa veuve. Elle fut prise en 1269, par Charles I" d'Anjou et après la révolte de 1300, Charles II fit tuer presque tous les Sarrasins qui ne s'étaient pas convertis par force et repeupla la ville avec des familles provençales. - Dôme gothique, commencé par Charles III d'Anjou; à l'intérieur, statut de Charles II, sur son sarcophage; remarquer le baptistère, la chaire, le ciborium et la crypte. S. Antonio Abate, église bizarre, qui de loin semble une mosquée. Dans le Palazzo Comunale, collection d'antiquités, parmi lesquelles est ime Vénus. - À 500 m. à l'O. de la ville, le *Château, 251 m., de Frédéric II (1233) le plus grandiose de la Fouille, situé sur l'acropole de l'ancienne Lucera. Il a encore toute l'enceinte très étendue de ses murs avec de nombreuses tours; à l'intérieur (se faire ouvrir par le gardien), les additions dues à Charles I" d'Anjou sont assez bien conservées. À l'É. de la ville, quelques restes d'un amphithéâtre; au N., beau pont romain. À 14 k. au N.-N.-O., restes d'ime tour de Castel Ferentitio, où mourut Frédéric II, le 13 décembre 1250.
Ch. de fer pour Manfredônia, 36 k. en 1 h. env., 3-4 dép. par j.; prix: I" cl. 15 L.; II« cl. 10 L. 85, IIP cl. 6 L. 90. Pour les touristes non exigeants pour le confort, la visite du Sanctuaire de Monte Sant'Angelo, ainsi que celle de tout le Gargano, est très intéressante. L'excursion est relativement commode grâce aux services publics d'autos. Comme les services varient avec les saisons, il faut bien étudier d'avance les parcours dans l'indicateur officiel des Ch. de fer.
On parcourt la plaine de l'Échiquier en vue du Gargano; à la station d'Améndola, on monte siu' une petite éminence, pour descendre ensuite dans une dépression du sol où sont les marécages du Candelaro. De là à Manfredonia, on rase le pied du Gargano, en laissant à sa dr., entre celui-ci et la mer, des terrains marécageux en voie d'assainissement et en particulier le lac Salso.
Manfredônia (hôt.: Daniele; Venézia), 13.275 hab., dans le golfe du même nom, fondée en 1256 par le roi Manfred et peuplée par les habitants de la ville voisine de Siponto (V. ci-dessous). Elle fut détruite par les Turcs en 1620; aussi a-t-elle un aspect moderne. On y voit les restes d'un Château des princes d'Anjou, - À 3 k. au S.-O-, et visible du ch. 4e
404 R. 7. D'ANCÔIs'E À BEÎNDISI le Mt Gargano.
fer, la belle église romane de S. Maria Maggiore, du XII' s., avec une intéressante église souterraine qui est peut-être du V^ s., reste moyenâgeux de Sipontum, ville fort ancienne, aux origines m5i:liiques, abandonnée peut-être à cause de la malaria. - AUTOBrs, 29 k., jusqu'à Monte SanfAngefo (bôt. Milano, 3 5 lits), à 843 m., 18.203 hab., sur xm contrefort méridional du ilt Gargano auquel on monte par un chemin en lacet (21 toimaants), *panoramas. La localité est célèbre par son Sanctuaire de St Michel, le plu? ancien de 1' Europe, but de pèlerinages caractéristiques. Le sanctuaire est dans une grotte au centre de la petite ville. On y entre par un portique grandiose à deux arcs en ogive, par maître Simone da Monte Sant'Angelo (1305), flanqué d'un campanile octogonal de 1273. Par 86 marches, on descend jusqu'au vestibule intérieur, construit par Charles I" d'Anjou et dont le portail roman est fermé par une porte en bronze fondue à Constantinople en 1076. Vient ensuite l'église en maçonnerie, puis la grotte, que, d'après la légende, l'Archange St Michel se serait consacrée lui-même, comme il le révéla à l'évêque de Siponto, St Laurent, le 8 mai 490. Statue de St Michel, du XVP s.; siège épiscopal en pierre du XP s. On pourra ensuite \isiter les églises, iS'. Maria Maggiore, (à côté du Sanctuaire) de 1198, de style roman, avec un beau portail, S. Francaco, oîi est le tombeau de Jeanne P^, S. Beyiedetto, avec un portail ogival de 1348, 5. Pietro, où est le monument appelé tombeau de Rotari, construction bizarre à coupole, aux décorations curieuses, du XII« s., et les grandioses ruines du Château normand, qui est de plnsieurs époques (vue). De Monte Sant'Angelo, on peut faire l'ascension du ZIt Calvo, 1.056 m., la cime la pliLS élevée du Gargano, d'où l'ou jouit d'un beau *panorama.
Malgré le déboisement opéré, il existe encore sur le Gargano de v-astes forêts, de chênes surtout. Les bois d'Umbria, de Quarto et de Spigno sont parmi les principaux. Tout le ])roinontoire du Gargano est un terrain de nature carstique à combes: les eaux n'ont pour issue que de^ gouffres, où elles s'engloutissent. Les grottes à stalactites et les abîmes y sont innombrables et en général tout à fait inexplorés. Le Gargano a la mêiae constitution géologique que la Dalmatie et, à l'époque tertiaire, il était encore séparé de l'Italie par un détroit. Une route carrossable extrêmement intéressante de Monte Sant'Angelo, en passant par Vico rejoint la côte N. où elle rencontre la route qui fait le tour du promontoire: à l'E., elle va à Vieste et à l'O., à E.odi, Cagnano, San Xicandro, Apricena et à la gare d'Apricena. Le paysage est des plus variés. La vue s'étend sur le lac de Varano. Un autre chemin beaucoup plus court, mais moins intéressant, de Monte San Michèle va directement à San Marco in La mis et à San Severo, p. 402.
La voie continue dans la plaine monotone du Tavoliere.
- 358 k. Cerignola.
Embranchement, 6 k. jusqu'à Cerigiwla città, à 124 m., 36.017 hab., sans intérêt, la Cereaunilia des anciens, rebâtie après le tremblement de terre de 1731; très vastes %àgnobles.
Sur la dr., apparaissent les Murge. - 375 k. Trinitâpoli, au S. du Lac de Salpi, que l'on est en train de dessécher. - 379 k. Ofantino. Embranchement, 5 k. jusqu'à Margherita di Savôia, jadis Saline di Barletta, vastes salines. On franchit rÔfanto, VAufidus de l'antiquité. -391 k. Barletta (hôt.: Milano, 42 lits; Fanfulla, 50 lits), 49.942 hab., avec un petit port, fait un grand commerce de vins de la Pouille.
Peut-être est-ce la Baretion des Grecs. Elle s'éleva après la destruction de Canusium, à l'E. de Baruli et fut appelée Baruletta. En 1503, pendant
BarlcUa. D'ANCÔNE 1 BUiNDlSI 7?. 7. 405
qu'elle était assi'^gée par Içs Français, y eut lieu la célèbre « disflda (défl) di Barletta » (c'est le sujet d'un roman de Massdmo d'Azcglio), suivi d'un combat, le 13 février, entre 13 Itali'^ns et 13 Français, où les premiers f lurent vainqueurs; Prospero Colonna et Bayard avaient été pris pour juges. - De la gare aller à la piazza d'Azeglio (monument) et au corso Vittorio Emanuele: à dr., le S. Sepolcro, église gothique cistercienne du XIP s., gâtée au XVIII* s., dont l'abside est ornée de fresques byzantines. Devant l'église, statue en bronze, de 4 m. 50 de haut, d'Héradius ou de TJiéodo-e, du IV* s. Par la via Garibaldi et la via del Duomo, se rendre au Dôme, église romane, refaite en style gothique: intérieur k colonnes antiques, belle chaire, i)ar Barisano da Trani, tabernacle du XIV c, et peinture sur bois par Paolo de' Serafini da Môdeua, du commencement du XV* s., seiUe œuvie do cet artiste, qui ait été signée. Par derrière, puissant Château, rebâti par Charles-Quint en 1537; vers le S.. S. Andréa avec un beau portail byzantin; Madone, par Â\vise Vivariui (1483) Dans la via Cialdini, un bel édifice de style baroque, le Palais La Marra.
CH. DE FEB, Barleita-Spixazzola, 66 k. en 1 h. 45; prix: I^^ cl. 26 L. 50, IP cl. 18 L. 85, IIP cl. 11 L. 85. - 15 k. Cannes, ville près de laquelle siu" les rives de l'Aufidus, les consuls romains Paul-Énule et Varron fiu-ent défaits par Annibal, dans un affreux carnage, en 216 av. J.-C. - 25 k. Canosa di Pùglia (hôt.: Centrale, 25 lits; Nuovo Mondo, 25 lits), à 154 m., 26.172 hab., conauierce actif d'huile et de vins du pays. C'est l'ancienne ville de Canusium, une des plus importantes de l'Apulie, détruite plusieurs fois par les hommes et par les tremblements de terre. Le Dôme est une église rappelant le style byzantin, du XI* s.: colonnes antiques remarquables, chaise épiscopale sculptée par Romualdo (1078-1 089) et chaire probablement d'Acceptus. Au S. de l'église (pour la visite s'adresser au sacristain), le singulier *sépulcre de Bohémond (fils de Robert Guiscard; mort en 1111), dont la porte en bronze est de Ruggero di Amalfi. Ruines d'un Château. Dans les environs, arc et pont romains, quelques restes d'un amphithéâtre et la Porta Varrense. - 44 k. Minervino Murge, à 445 m., appelé, à cause de son panorama, le balcon de la Pouille: murs et tours d'im Château. - 6ô k. Spinazzola. p. 272.
Tram Baeletta-Bari, 65 k., 4 courses par j., P^ cj. 11 L. 75, IP cl. 8 L. 35, IIP cl. 5 L. 45. - 10 k. Àndria (hôt.: Vittoria; Stella), à 151 m., 55.786 hab., fondée par les Normands, vers 1046, objet d'une véritable prédilection de la part de Frédéric II, devint ensuite un fief des Del Balzo et des Carafa. EUe fut détruite par les Français en 1527 et en 1799. Dôme ogival, plusieius fois restaiu:é; dans la crypte, restes de sculptures et de fresqiies. L'église 5. Agostino de 1230 a un magnifique portail ogival. Dans l'église iS. Domenico, beau buste de France^co da Banco, attribué à Francesco Laurana. £n deçà de Ja Porta S. Amlrea (dont l'inscription est attribuée à Frédéric II), l'église Santa Croce, avec fresques des XIV* et XV* 3., creusée dans le roc; plus loin hors de la porte, la Madonna dei Miracoli, église également creusée dans le roc et ornée de fresques byzantines. - À 17 k. au S., déj.à visible après .^ndria, sur une éminence isolée des Murge, ^Castel del Monte à 540 m., le belvédère ou espion de la Pouille, (spia délie Pûglie), puissant octogone avec tours d'angle gothiques, construit par Frédéric II, vers 1240. Il appartient à l'Rtat depuis 1876 (gardien). On y va en voit, en 2 h. 30. Mais une route plus courte y mène de Corato, en 2 h. H servit, pendant 30 ans, de prison aux fils de Manfred. Magnifique portail, au-dessus duquel sont des traces d'une statue équestre; admirables fenêtres à l'italienne. Intérieur à deux étages, avec de grandes salles; les chapiteaux des colonnes sont remarquables par leur beauté et leur variété. D'en haut, on jouit d'un *panorama grandiose. - Entre Àndria et Corato, à dr., monument (épitaphe) qui rapi)elle le lieu de la « disfida di Barletta », V. ci-dessus. - 24 k. Corato, où l'affaissement du sol a causé récemment la chute de jilusieurs maisons. - 32 k. Ruvo di Pùglia (hôt. Roma, 12 lits), à 260 m., 26.628 hab., l'ancienne ville de Rubiy connue par ses
406 R. 7. D'AXCONE À BELN'DISI Trani.
vases antiques de terre cuite, dont une collection fort remarquable est dans le Palais latta (on peut la visiter). Très beau Dôme roman, du XIIP s. Dans le Palais Spada. belle comr intérieure Renaissance. - 50 k. Bitonto (hôt.: Centrale; Poma; Itâlia), à 118 m., 26.841 hab. C'est la Butuntum des Romains. Grande production d'huile d'olive. Château; Dôme roman du XIII^ s., richement et finement décoré: à l'intérieiir, deux chaires intéressantes et une crypte magnifique. Dans le Palais Sylos-Labini, de 1502, riche coiu: intérieure Renaissance. - 65 k. Bari, p. 407.
La voie court parallèlement à la côte mais à une petite distance de la mer, entre des oliviers et des vignes. C'est de Canosa et de Barletta jusqu'à Tarente que s'étend la zone la plus réputée pour la production de l'huile d'olive. Dans la seule province de Bari, il y a environ 100.000 hectares d'olivettes. - 404 k. Trani (hôt.: Itcilia; Milano; Vittoria), 33.223 hab., jolie petite ville blanche, avec un petit port, centre vinicole de tout premier ordre: vins rouges très colorés et très alcooliques qu'on exporte surtout pour couper d'autres vins. Production locale, le muscat de Trani.
C'est le Turenum. de? anciens; ses ordinamenta maris de 1063 sont le code maritime le plus ancien du moyen âge. C'est la patrie du sculpteur Barisano et de Giovanni Bovio. Le *Dôw.e, église romane du XIP s. est un moniiPient remarquable; il a une porte en bronze par Barisano, (.1175) et vm élégant Campanile du XIP s., par maestro Xicola, prêtre. Dans l'intériem qui a perdu tout caractère, fragment d'une mosaïque. Il y a une église inférieure, avec des colonnes romaines, la plus grande du monde, dit-on. et ime crypte, de 670. Vers le port, im édifice gothique, le Palais Caccetta, du XV^ s., et l'église Ognissanti: portail du XIIP s. Sm- la mer, joli jardin public (trois bornes nailliaires de la voie Trajane). Les églises romanes de S. Giacomo et de S. Framesco et le Château de Frédéric II (1233-1249) sont aussi remarquables. Du Fortin de S. Antonio, *vue sur le port et la cathédrale.
412 k. Biscéglie. 33.905 hab.; Cathédrale, du XIP s., et S. Margherita contenant un diptyque du XII« s. et le tombeau Falcone; restes d'un Château. Les cerises de l'endroit sont très estimées et exportées en grand. À 6 k. au S. de la ville, un grand dolmen de la fin de la période néolithique.
Dans la région que l'on traverse, il n'y a pas de cours d'eau. Le terrain étant carstique, toutes les eaux s'abîment dans des gouffres au milieu de grandes vallées fermées ou doline, qui attirent peu l'attention, n'étant pas profondes comme celles du Carso. On rencontre souvent des lame, précipices taillés par l'érosion dans ce terrain plat et calcaire et où également s'engloutissent les eaux. On remarquera aussi dans la région la disposition en étoiles des routes qui, tracées plus ou moins en ligne droite, convergent vers les grands centres, dont un gTand nombre, même avec une population de plusieurs dizaines de milliers d'habitants, ne sont que des agglomérations rur&l.es.
Barî.
D'ANCÙNE X BRtNDISI
lï. 7. 40?
421 k. Molfetta, 45.202 hab., avec une Cathédrale romane Imitant le style byzantin, - 428 k. Giovinazzo, dans l'antiquité Natiolum, avec une intéressante Cathédrale du XII® s,
446 k. BARI, 109.990 hab.; c'est la 2« ville de l'Italie méridionale par son étendue, son importance et sa population; elle est divisée en deux parties: l'une, ancienne avec des monuments du moyen âge des plus intéressants et l'autre, moderne, avec des rues rectilignes se coupant à angle droit et qui va toujours s'agrandissant. La partie ancienne est construite sur une langue de terre s'avançant dans la mer, entre le petit Port Vieux et le grand Port Neuf; la partie moderne, beaucoup plus vaste, s'étend entre la vieille ville et la gare.
Hôtels: Cavour, corso Vitt. Eman., 86, 130 lits, autobus à la gare; Risorgimento, via, Spa.Ta.no, 17, 50 lits; Léon d'Oro, avec rest., pi. Umberto, 62, 130 lits, près de la gare;Aforo, avec rest., via Piccinni, 51, 70 lits; Adria, via Luigi Zuppetta, 10, 60 lits; Cornrnercio, 30 lits; Vittoria, 22 lits.
Restaurants: Po^iiUpo, corso Vitt. Email., 54; Fioreiithio, corso Cavour, 38; Farfalle dorate, au Théâtre Margherita.
Cafés: Stoppani, corso Vitt. Em., 60; Adriâtico, corso Cavour, 30, très fréquenté surtout le soir.
Fiacres: 1" li. dans l'enceinte de la ville, 6 L.; course dans la ville jusqu'au coucher du soleil, 2 L. 20; du coucher du soleil à minuit, 3 L.; après minuit, 5 L.
Auto-taxis: 50 L. Th.; avec taximètre, les 1"^ 600 mètres, 2 L., tous les 200 m. suivants, 50 c.
Tramways: à vapeur: pour Bar-
letta, 65 k., 3-4 départs par 1., prix: I" cl. 11 L. 75, IP cl. 8 L. 85, IIP cl. 5 L. 45; électrique f;: pour Céglie, dép. toutes les 25 min., 7 k., I" cl. 2 L., IP cl. 1 L. 40.
Autobus: pour Santeramo, 40 k., 2 dép. par j., I" cl. 10 L. IP cl. 8L.
Bureaux publics: Hôtel de Ville, corso Vitt. Em., 84; Posters, Télégraphe et Téléphone, corso Cavour.
Bureaux de renseignements et Agences de voyages: Societâ <i Pro Bari », via Principe Amedeo, 16; Nunzi-Daneae, r. Sparano, 43, vente de billets des chemins de fer de l'État; Società Pûglia, via Roberto da Bari, 30; Navigazione Générale Italiajm, corso Vitt. Ero., 37; Navigazione Triestinu, pJ. Massari, 9.
Consulats: France, via Principe Amedeo, 18; Belgique, via Piccinni, 40; Gratide- Bretagne, via Sparano, 109; Allemagne, pi. Massari, 15.
Barium, ville fondée, selon la tradition, par les Ulyriens, civilisée par les Grecs, centre commercial important sous l'Empire romain, subit la domination de tous les maîtres de la région et en 999, fut le siège du Catapan ou gouverneur byzantin. Fiorissante avec Frédéric II, elle déchut sous les princes d'Aragon. À la fin du XV« s., elle passa aux Sforza et Isabelle d'Aragon, veuve de Jean-Galéas, y tint sa cour. À partir de 1588. elle appartint au royaume de Nanles. C'est la patrie du compositeur de musique Nicolas Piccinni, émule et adversaire de Gluck.
Ue la gare, après avoir traversé la piazza Roma, par la via Sparano, on va à la piazza Umberto I", où il y a le beau monument Umberto 7°, par Fillppo Gifariello (1905), le vaste Athénée, avec les Écoles et le Musée Provincial.
Visite: le mardi et le jeudi, de 10 à 12 h. et le dimanche de 11 à 13 h. IL.- Sarcophages, pierres commémoratives, fragments architectoniques provenant spécialement de la Cathérlrale. Triptyque de Bartolomeo Viva-
408 R. 7. D'ANCÔNE À BRÎNDISI Barî.
rini de 1483; monnaies; céranuques préhelléniques et helléniques de la Pouille ; terres cuites de Tarent-e, de Ruvo et de Canosa, verres, objets en or, etc.
La via Sparano finit à angle droit au corso Vittorio Emanuele, large rue qui sépare la nouvelle ville de l'ancienne. Le point où la via Sparano débouche sur le corso prend le nom de piazza délia Prefettura avec le monument Piccinni (1720-1800). Sur la place, se trouvent le Théâtre Piccinni et le Palazzo di Città. En suivant dans la direction du X. la ligne du tram, on trouve le Château de Frédéric II, élevé de 1233 à 1239, agrandi par des princes d'Anjou et d'Aragon et auj. délabré. La Porte souabe, avec différentes fenêtres murées et les beaux chapiteaux de Tint, sont intéressants. Au N.-O., s'ouvre le Porto Nuovo, le nouveau port; au S.-E. s'étend l'ancienne Bari. Au bout de quelques pas, on est à la Cathédrale, église romane du XI« s., très remaniée. De l'ancienne construction, il reste une partie de la façade, des fragments de portails au flanc dr., une rose dans le transept, une jolie fenêtre dans l'abside, au flanc g., la Trulla, jadis baptistère, à présent sacristie, et le Campanile tronqué, avec des chapiteaux provenant d'un édifice arabe.
Intérieitr à trois nefs, en restauration. Chapelle à dr. de la principale, St Roch, attribué au Tintoret, Madone et Saints, tableau attribué à Paul Véronèse. Dans la Crj*pte, la Vierge de Constantinople, peintvu-e siu* boi?, attribuée par la légende à St Luc et apportée en 733. Dans les archives, précieux Éxultet du commencement du XI* s.
Partant du flanc g. de la Cathédrale, suivre la via la Trulla, puis la via del Carminé, tourner à dr., pour arriver à S. Marco, église du XII« s.; puis prendre la. via Beccheria S. Xicola, d'où l'on va à dr. à *S. Xicola, célèbre basilique romane, but de pèlerinages continuels, surtout de l'Orient, commencée en 1087, achevée au XII^ s. Elle est ceinte de 4 places, les corti del Catapano, les cours du Catapan, ainsi appelées parce que c'est là qu'était le tribunal (Prétoire) où siégeait le gouverneur byzantin.
Façade majestueuse, enfermée entre deux toius tronquées. Faire le tour de l'églLse, pour observer les extrémit'3s du transept, l'abside, et, au flanc dr., la magnifique porta dsi leoni, par maître Basilio. - Intérieur à croix latine. Dans la nef du milieu, 3 grands arcs transversaux ajoutés en 1451; au-dessus, les matronées, et un magnifique plafond, de style baroque, du XVIP s.; dans la nef latérale g., sarcophage de Roberto Chyurlia; au maître-autel, tabernacle byzantin; dans l'abside, monument de Bona Sforza. m. en 1558, de 1593, et siège épiscopal, par Romualdo (1098). Chapelle à dr. de la chapelle principale, Madone et Saints, par Bartolomeo Vivarini (1476).- Crypte, avec 28 colonnes aiix chapiteaux variés et une voiîte aux stucs de style baroque. L'autel principal fut revêtu d'argent en 1684, ainsi que le plafond; i! contient les ossements de St Nicolas, enlevés à Myra, en Lycie, par 47 marins de Bari et apportés le 9 mai 1087. De ces
Bari. D'ANCoNE À BRfNDISI H. 7. 409
reliques suinte la « manne de St Nicolas », à laquelle on attribue des vertu» nuraculeuscs. Dans le Trésor, objets intéressants; dans les Archives, des manuscrits précieux.
En passant sous l'arc en face de l'église S. Nicola et en tournant à dr., on arrive tout de suite à S. Gregorio, église du XI« s.: belles fenêtres à la façade.
Le corso Vittorio Emanuele, aboutit d'une part, à l'O., au Jardin Garibaldi et d'autre part à l'E. au Jardin Margherita (Théâtre Margherita et Musée historique de la Fouille), près du Porto Vecchio, qui ne sert que pour les voiliers, surtout ceux de pêche.
A l'E. de la ville moderne, le large corso Cavour, le long duquel s'élèvent des édifices imposants, tels que la Chambre de Commerce, le Théâtre Petruzzelli, et le Palais des Postes.
Ch. de fer Bari-Taeente (115 k. en 3 h. 30, 4 dép. par j.; prix: I" cl. 45 L. 25, IP cl. 32 L. 10, IIP cl. 19 L. 80) à travers la région des Murge, entre les oliviers, les amandiers, les caroubiers, etc. - 10 k. Moducjno: belle Cathédrale, du XIP s. À 3 k. au S.-E., 5. Pietro et S. Maria, églises fort vieilles: seuls restes de Balsignano. - 15 k. Bitetto, avec une Cathédrale de 1325 au portail ogival de 1435. - 22. k. Grumo Appula. Embranchement, 55 k., passant par (27 k.) Altamura, p. 272, pour Matera, à 401 m., 17.006 hab., ville dans la province de Basilicate, dont elle fut quelque temps le chef -lieu, située dans la vallée de la Gravina di Matera; ce qui la rend singulière, ce sont de nombreuses cavernes habitées par le peuple et deux églises également dans des cavernes. Elle possède une Cathédrale remarquable.
- 41 k. Aequaviva dette Fonti, avec une belle église Renaissance; à 4 k. de Cas.iano dette Murge, ime commune voisine, 5 k., grotte riche en stalactites (clef chez le maire). - 54 k. Gioia del Cotte, p. 272 (Ch. de fer pour Rocchetta Sant' Antonio). La région se fait plus accidentée et devient stérile; le calcaire nu est à fleiu* de terre en bien des endroits; sur de hauts viaducs, on traverse de profonds ravins, appelés, d'un terme local, gravine. Belle vue sur la mer. - 115 k. Tarente, p. 429.
Ch. de fer Bari-Locorotondo (ligne secondaire, 72 k., 2 dép. par j., prix I" cl. 25 L. 95, IP cl. 17 L. 40, III* cl. 10 L. 20). - À 5 k. Mungivacca. Embranchement, 43 k., pour Putignano (V. ci-dessous), par Cnmmisiùma et Turi; tout près de là, belle grotte, avec stalactites, sous l'église de S. Oronzio. - 16 k. Noicdttaro, qui. aurait été fondée par des fugitifs de Câttaro. - 29 k. Convermno, à 219 m., 13.530 hab., ville dont la belle Cathédrale, romano-gothique, du XIII« s., fut détériorée intérieurement par un incendie, en 1911. Restes d'un Château; couvent de bénédictines. - 44 k. Putigimrw, à 374 m.: église romane de S. Pietro et l)etit musée dans la tour Karasio. - 64 k. ÀIbsrobello, très curieux village, composé de iMjtites maisons rondes à toiture conique, appelées trutli.
- 72 k. Locorotondo.
Dans la campagne où le calcaire affleure les pierres sont abondantes: on remarquera les curieuses habitations, appelées trulli, dispersées çà et là. Elles sont formées de murs bâtis à sec, auxquels est superposé une coupole conique construite également à sec, faite d'anneaux qui vont se resserrant jusqu'à clore la voûte à son sommet. On y allume le feu au milieu, et la fumée sort par le haut. Des constructions
410 7?. 7. D'AXCÔXE À FÔGGIA Brindi^i.
semblables, bien que plus petites et servant seulement de refuges champêtres, se rencontrent dans l'Istrie et correspondent à la même constitution géologique du sol.
458 k. Station de Xoicâttaro; le pays est à 6 k. près d'une autre station de la ligne Bari-Locorotondo (V. ci-dessus). - 465 k. Mola di Bari avec une Cathédrale romane, remise à neuf au XVI^ s. - 479 k. Polignano a mare. - 487 k. Monôpoli (hôt. Centrale), 14.884 hab.
Château, de 1552; Cathédrale où sont incorporés de très beaux restes d'une église du XIT« s. À 10 k. vers Fasano, sur la mer, ruines de la ville d'Egnâtia.
On traverse de très belles olivettes. - 500 k. Fasano, beau
Palazzo Comunale, de 1509. - 520 k. Station d'Ostimi.
Autobus, 3k., 8 dep. par j., jusqu'à O.siwm, à 229 m., 19.298 hab.: ime église romano-gothique, un petit Musée dans la Bibliothèque, et trois Châteaux.
529 k. Carovigno: merveilleux Château, du XV« s. - 545 k. Station de S. Vito dei Xormanni.
Voiture postale, 9 k. jusqu'au pays: Château normand; à 3 k., une nécropole. - À 3 k. de la gare, grotte de S. Biagiokla. masseria (métairie) Fannuzzi: peintures très intéressantes de maestro Daniele, de 11^1 et grotte de S. Giovanni à la métairie Caffaro avec des fresques; l'une et l'autre de moines basiliens.
557 k. BRIxdISI, 29.903 hab., petite ville tranquille, sur une petite presqu'île, qui s'avance entre les deux branches d'une baie, est un port important, comme lieu d'embarquement pour les lignes rapides de l'Extrême Orient et de la Méditerranée Orientale.
Hôtels: Internazionale, via Ma- Bureaux publics: Hôtel de Ville,
rina, 80 lits, bon; Europa Xuova, via del Mimicipio; Poste, Télégraphe
corso Garibaldi, 40 lits; Oriental et Téléphone, pi. Fontana. Hôtel, corso Garibaldi, 52 lits; Bri- Agences de voyages: Colueci,
stol, ^'ia Cavoiir, 40 lits; Ferrovia, corso Umberto; Ghivlman, via Ma-
corso Garibaldi, 25 lits. rina.
Fiacres: Service à l'h.: dans la Agences maritimes: Pûglia, corville, 5 L.; hors de la ville, faire prix so Garibaldi; Navigazione Générale à l'avance. Course dans la ville, /^aZifa/ja, via Marina, 25; Lloyd Trie- 2 L. 50 le j., 3 L. 50 la nuit. stino, via Marina.
Barques: Pas de tarif: faire prix Consulats: Belgique, France,
à l'avance. Grande-Bretagne, via Marina;
C'est le Brentésion des Grecs, le Brundûsium des Latins, ancienne cité messapienne, ville ronoaine au III* s. av. J.-C. et grande station navale en rapports avec l'Orient. En 49 av. J.-C., César y assiégea Pompée; le 21 septembre de l'an 19 av. J.-C, Virgile y mourut, lors de son retour de Grèce. Très prospère sous l'Empire romain, elle fut prise par les Sarrasins en 836. Elle se releva pendant les Croisades, mais saccagée ensuite par Louis de Hongrie en 1352 et par Louis d'Anjou en 1383, détruite par le tremblement de terre de 1456, elle entra dans ime complète décadence. Ce n'est qu'après l'ouvertiu'e du canal de Suez, en 1869, qu'elle redevint un port marchand florissant.
La position de Brindisi est intéressante. La ville occupe une petit* presqu'île entourée de deux petits bras de mer: au N. le Seno di Ponte
Brlndm. ET À GALLÎPOLI R. 7. 411
Grande, 600 m. de long, et à l'E., le Seno di Ponte Piccolo, 450 m. de long. Ces deux baies se réunissent et débouchent vers la mer par une ouverture (appelée Canale Pigonati) de 500 m. de long, sur 50 de large, dans le Port Extérieur. Celui-ci est une vaste étendue d'eau défendue par un groupe d'îlots, le Petagne, et par ime île plus grande, Sant' Andréa, où est construit un fort servant maintenant de bâtiment sanitaire. Entre l'île Sant' Andréa et la terre ferme, il y a une digue de pierre qui empêche le courant venant du N. d'ensabler le port. Les transatlantiques abordent dans le Seno di Ponte Piccolo. De nombreux phares, le soir, animent l'air de leurs jeux de lumière.
De la gare, par le corso Umberto 1° et le corso Garibaldi (au commencement de celui-ci, en toiu-nant à dr., on arrive a S. Lucia, avec une crypte byzantine, et à S. Nicola avec des fresques anciennes), on va au Port, formé d'un port intérieur, dont les deux bras entourent la ville, et d'un port extérieur, borné au large par 5 îlots réunis les ims aux autres par des jetées bâties pendant la guerre. Ces deux ports communiquent entre eux par un canal de 50 m. de large. Eu prenant à g., le long du Viale Regina Margherita, ou arrive à un endroit où se trouvent une Colonne de cipolin avec un magnifique chapiteau et la base d'une autre colonne qui est maintenant à Lecce. Ces 2 colonnes étaient paraît-il à l'extrémité de la voie Appienne et soutenaient, au moyen d'un support en bronze, un fanal servant de phare. Près de là, la maison où serait mort Virgile. À 100 m. au S.-O.. le Dôme, du XP s., refait au XVIIP, et qui a conservé une partie de son ancien pavement en mosaïque. Par la via Tarantini et la rîffl Lauro, on parvient au Baptistère, appelé S. Giovanni al Sepolcro, qui est du XI« s., bâti sur un ancien temple et servant aujourd'hui de Musée: inscriptions romaines, grecques et byzantines, mosaïques, vases. etc. Au S.-O., S. Betiedetto, église byzantine du XIIP s. avec un portail et un joli cloître de style roman; au N.-O-, le Château de Frédéric II, de 1233, restauré par Charles-Quint, auj. siège du Commandement de la Défense Maritime. -À 3 k. au N., S. Maria del Casalc, jolie église romane.
Ch. de fer Brîndisi-Tarente, p. 428.
On passe par des stations sans importance; 581 k. Squinzano, connu par ses vins fortement alcooliques.
595 k, LECCE, à 51 m. d'alt., ville élégante et propre de 34.138 hab. Par sa physionomie particulière, remarquablement différente de celle des autres villes de la Fouille, qui lui vient de l'arcliitecture du XVII^ et du XVIII* s. de ses édifices, elle a été appelée l'AZ/îè/îes de la Poiiille, et la Florence du baroque. Vn grès local, appelé pierre de Lecce, que l'on extrait dans des latomies, très facile à scier ou à couper à la hache et qui durcit à l'air, a permis de répandre à profusion les décorations, même celles en haut-relief. Malheureusement leur durée est limitée et quantité de belles œuvres se sont perdues ou dispersées en se brisant. Le peuple a une tendance marquée à Fart plastique. Une spécialité de l'endroit est la fabrication de statues sacrées, baroques, d'un naturalisme frappant; la tête est modelée en terre cuite si les statues sont petites ou en papier mâché si elles sont grandes; le corps est fait de feuilles de papier d'emballage plongées dans la colle puis drapées avec beaucoup d'art par les mains de simples ouvriers sur des mannequins et peintes avec un grand sens de la vérité.
412 R. r. D'ANCÔXE 1 FÔGGIA Lecce.
Hôtels: Patrm, pi. Castrome- Fiacres: 5 L. Th.; après 8 h. du
diano, 100 lits; RUorgimenlo, via Tm- soir, surtaxe de 50 "ô; 2 L. la course, peratore, 90 lits; Savôia, ■«^ia Acâia, Auto-taxis: Pas de tarif: faire.
20 lits; Moderno. corso Vitt. Em., prix à l'avance. 23 Uts; Fer rovia, -près de la gare. 50 Agence de voyages: pi. S. O-
lits; Sirena, près de la gare, 40 lits, ronzo, 18.
Pensions: PesUlipo e Rebecchim, Bureaux publics: Hôtel de Ville, via d'Araeglio; Oambririus, via. Tem- 1 \ia Rubichi; Posie et Télégraphe, hnplari. 1 reau central, pi. Castromediano;
Restaurants et cafés: Alvino, Téléphone, via Acâia. Cappella, Nazionnle, Astore, tous pi. Théâtres: Comuîiaîe Paisiello,
S. OtoviZo; Margherita, Candldo, cor- ^ia Pahuieri; 5. Carlino et Politearaa so Vitt. Era.; Giancane, pi. dei Tri- Greco, via Udienza ; J.poZio, via Trinbunali; Itâlia, via Paladini; Ameri- chese. can, via Lo Re. j
Ancien centre messapien, cité grecque, puis romaine sous le nom de Lupiœ, c'est la Licea du X^ s., le Litium du temps de la doiuination souabe. Elle fut un comté à partir de l'époque où les Normands s'en rendirent maîtres (parmi ses comtes, il y eut le fameux duc d'Athènes); en 1463, elle fut unie au royaume de Xaples.
De la gare, on va tout droit à la piazza délia Prcfetiura, où est S. Croce (1584-1695): originale et magnifique façade, de style baroque, et, à côté, le superbe Palais de la Préfecture, de 164 G.
Au rez-de-chaussée, le Musée provincial (visite: lundi, vendredi et samedi de 9 h. à 13 h.): inscriptions; statues; amphores; poteries et céramiques; peintiu^es byzantines sur bois; bronzes; verres; ivoires; monnaies grecques et italo-grecaues; remarquable collection de vases.
Sur la piazza Vittorio Emanuele, la statue de Victor-Enunanuel, par Maccagnani (1889) et l'église S. Chiara, de style baroque. Tout près, la piazza del Duomo avec le Dôme, de 1114, aux décorations de style baroque par Zimbalo, et le Palais du Séminaire, noble édifice de style baroque, par Giuseppe Cino. De là, on se rend à la piazza S. Oronzo, décorée de la colonne de cipolin qui jadis était à Brindisi (une des deux qui auraient marqué le terme de la voie Appienne), et de la statue de St Oronze, protecteur de la ville. Sous la place, restes d'un Amphithéâtre romain; au X.-O., la construction appelée Sedile, renfermant un musée d'art contemporain, et la petite église S. Marco, de style baroque.
Autres édifices de style baroque: les églises S. Irène et del Carminé et diverses maisons. Hors de la Porta di Rugge, qui tire son nom des ruines voisines de Rudia, patrie du poète tragique latin Ennius, S. Domenico, église de style baroque, et en face, V Hôpital, bel édifice du XVI» s. Au X. de la ville, un arc de triomphe, élevé en l'honneur de Charles-Quint en 154S; non loin de là, à dr.. le Cimetière, avec l'église *Santi Nicola e Cataido, de 1180: façade de style baroque, de 1716; une rose et deux portails sont anciens; int'ôrieur très original à 3 nefs. C'est un des premiers exemples d'architecture ogivale.
Tram électk.. 12 k. jusqu'à S. Cataido siu- mer, ancien port de Lecce. Le tram est municipal et ne fait le service que pendant la sai-
Otra)ite. ET À GALLfPOLI R. 7. 413
son des bains. Le long des côtes, très étendues, travaux d'assainissement en cours.
Ch. de fer Lecce-Fraîîcavilla, 62 k., 2 dép. par j., prix: I" cl. 14 L. 10; 11^ cl. 7 L. 80. - À 11 k. Novoli. P:mbranchement, 26 k., pour Nardd Centrale, V. ci-dessous; passant par (13 k.) Copertino: grandiose Château de la famille d'Anjou; 23 k. Nardd città, V. ci-dessous; 47 k. Mandûria: pans de mui-s messapiens et le fameux pozzo pliniano, puits de Pline. - 62 k. Francavilla, p. 42i).
600 k. S. Cesârio di Lecce.A 3 k. 5, Cavallino, avec un riche Château de style baroque. Viennent ensuite des stations sans importance. - 614 k. Zollino. À noter une haute pietrafitta (pierre levée), monument mégalithique. Dans beaucoup de communes des environs on parle un dialecte qui a gardé beaucoup d'éléments du grec.
Ch. de fer Zollino-Otrante, 29 k. - 10 k. Mdglie: beau campanile. Ligne pour Tricase-Nardô, V. ci dessoiis. - 23 k. Giurdignano. Le village est à 2 k. À 1 k. de celui-ci, mines d'une basilique. Sur le territoire, 5 petits dohnem et plusieurs menhirs (pietrefitte). D'ailleurs, dans toute cette région extrême, abondent les monuments mégalithiques comme en Sardaigne. - 29 k. Otrante (hôt. De Vitis, 8 lits), 2.729 hab., siir la mer, belle position. C'est VHijdruntum des anciens, ville jadis florissante par son commerce avec la côte de l'Épire. Elle fut détruite par les Tiu:cs en 1480, mais conserve un aspect moyenâgeux. Cathédrale remarquable; une rose de 1481 et portail de Mcola Ferrando da Galatina, du XVI^ s. À l'intérieiir, colonnes provenant peut-être d'un temple de Minerve, pavement en mosaï(iue, par maître Pantaleone, de 1165, chapelle des Martyrs (800 habitants d'Otrante fiuent condamnés à la décollation par les Turcs) et crypte tràs vaste du XI* s. Château de la famille d'Aragon; monument aux victimes de 1480; S. Pietro, petite église byzantine. - Dans les environs, grotte avec de belles stalactites et ruines de la basilique de Centoporte et de l'église ogivale de S. Nicola di Casale.
618 k. Soleto: beau campanile gothique, par Francesco Colaci, de 1397; petite église S. Stefano, ornée de fresques byzantines. - 622 k. Galatina. S. Caterina, église remarquable de 1391 contenant des fresques de Francesco d'Arezzo, de 1432. - 632 k. Nardd Centrale.
Du ch. de fer, on voit fréquemment des trulH, p. 409.
La ville est à 2 k. (autobus). On peut aussi y albr par la ligne de Nôvoli, V. ci-dessus. - C'est l'ancienne Neritum; elle conserve des restes d'un Châte-au des Acquaviva; vieille Cathédrale, ornée de fresques de Cesare Maccari.
Ch. de fer Nardô (Centrale)-Tricase-MAQlie, 86 k., 2 dén. par J., prix.: I" cl. 19 L. 65, IIP cl. 10 L. 85. Sert au touriste qui veut visiter le Cap de Léuca, pointe extrême de la presqu'île de Salente. C'est ime zone calcaire formée de grandes étendues de terrain plat; le point extrême vers Santa Maria di Léuca est pittoresque. -3 k. Galatone Città: belle église de style baroque. Ensuite, viennent des stations offrant peu d'intérêt. - 47 k. Marciano. À 1 k. 5 au S., Patû; à l'O. de cette dernière localité, le monument mégalithique appelé Centopietre et l'intéressante église S. Giomnni. - 49 k. Gagliano Léuca. Agréable promenade de 8 k., au Capo S. Maria di Léuca, le Japygium ou Salentinum promontorium, à l'extrémité du talon de la botte italierme (le point le plus méridional est à ro., à la pointe nonmiée Punta Rùtola) et station balnéaire fréquenté?. S. Maria in Fiiiibm Terrm, anti(iuc église bâtie sur l'emplacement d'un
414 B. S. DE CASTELLAMilARE ADE. Renseignements.
temple de Minerve. Du phare, 59 m , sur le promontoire, *-vnie jusqu'à l'Albanie- À 2 k. à l'E.. station radiotélégraphique; grottes le long de la côte. De Léuca, on peut faire une magniflq.ue excursion de 3-4 h. en barque, vers le X. jusqu'à Porto di Trieuse, dépôt de tabacs, nombreuses petites villas (de là à la gare de Tricase, 3 k. par la route carrossable), en longeant les imposants rochers à pic de la côt€, couronnés de quelques villages et de nombreuses tours de guet, dont quelques-unes sont en ruines et les autres servent de postes de douaniers. - 60 k. Tricase: beau Château du XVP s. et port à 3 k. - 71 k. Spongano, 100 m.; de là, par route carrossable, vers l'E. à 8 k. Castro, petite localité fortifiée qui domine le petit port de Castro, au milieu des rochers pittoresques qui semblent tomber d'une grande hauteur dans la mer. - 86 k. Mâglie, p. 413.
649 k. Galiîpoli (hôt.: Cavom; Dandolo), 8.036 hab., petite ville blanche et pittoresque, sur un îlot de la mer Ionienne, reliée au continent par un pont datant de 1603 qui la fait communiquer avec le bourg moderne très étendu, situé sur la terre ferme; lieu de grande production de tonneaux et de cuves à vin pour la Fouille et centre de commerce delvins et^d'huiles.
CaUipolis («■ belle ville »), d'origine grecque, VAnxa du temps de Pline, fut détruite en 1284 par Charles d'Anjou, et saccagée en 1484 par les Vénitiens. En 1809, elle repoussa une escadre anglaise. - Après avoir traversé le bourg moderne et le pont, on trouve un Château, puis une fontaine gréco-romaine avec des bas-reliefs. Belle Cathédrale de style baroque avec une superbe façade d'^ 1696 et, à l'intérieur, des peintures d'artistes de la localité. Petit Mu^ée.