‹ ItalieChapitre 125 sur 169 · De Oastellammare Adriâtico à Rome · texte numérisé non relu

De Oastellammare Adriâtico à Rome

Ch. de fer, 240 k., en 7 h. par les directs; prix: I" cl. 110 L. 05; II« cl.

74 L. 0.5; IIP cl. 43 L. 35. C'est une des lignes de ch. de fer les plus pittoresques d'Italie. Comme les embranchements partant de Sulmone et d'Avezzano, elle traverse les Abruzzes dans leurs parties les plus caractéristiques. La vallée du Pescara, les gorges de Pôpoli, la plaine de Sulmone, la traversée des Apennins, la combe du Fùcino et le territoire jusqu'à Tagliacozzo, la combe de Cârsoli et la descente de Tivoli vers Rome constituent autant de paysages extrêmement variés et caractéristiques. ^Mais le voyage est fatigant et il est bon de le diviser en deux étapes et de s'arrêter par exemple à Sulmone ou à Avezzano.

L'ABKUZZE-ET-MOLISE, une des régions les plus pittoresques d'Italie, est géographiquement la continuation des Marches, sur le versant Adriatique, et de l'Ombrie, sur le versant Tyrrhénien. Dans cette région s'élèvent les cimes les plus hautes des Apennins; elle est habitée par une population fière, laborieuse et hospitalière. Ses premiers habitants furent les Prétutiens, les Marruciens, les Vestains, les Frentains, les Marses, les Péligniens et les Éques. Soumis par Rome après une longue lutte, ils se révoltèrent contre elle en 91 av. J.-C. (guerre italique ou sociale) et combattirent pendant 7 ans. Après l'Empire romain, la région fut en très grande partie annexé? aitx duchés de Spolète et de Bénévent, et les Nor-

Chieti; Caramimco. À ROME i?. 8. 415

raauds la réunirent au duché d'Apulie. Le fondateur d'Àquila, Frédéric II, en fit une province indépendante, avec Sulmone pour capitale. Puis elle passa sous les mauvais gouvernements des princes d'Anjou, des princes d'Aragon, des Espagnols et des Bourbons. Son nom d'Aprutium remonte à l'époque lombarde et il semble qu'il dérive de Prœtutiura. Les Bourbons divisèrent les Abruzzes en Abruzze Ultérieur I, Abruzze Ultérieur II, Abruzze Citérieur (correspondant respectivement aux provinces actuelles de Téramo, Aquila et Chieti) et Molise ou province de Campobasso. Outre ces villes, celles d'Atri, Lanciano et Sulmone sont importantes. L'architecture du moyen âge y a pris un caractère propre, simple et sévère. L'orfèvrerie et la céramique y ont atteint un grand développement.

Castellammare Adriâtico, p. 399. On traverse le Pescara; (2 k.) Pescara, p. 400; on quitte le littoral, en tournant dans la direction du S.-O., et en remontant la large vallée flanquée de collines. -15 k, S talion de Chieti, à40m. env. d'alt.

Tram électr. (9 k. en 30 min., 11 dép. par j., P* cl. 4 L. 10, IP cU 2 L. 35; le long du parcours, 300 m. avant la station de Tricalle, S. Maria del Tricalle, petite église octogonale de 1317, bâtie sur l'emplacement d'un temple de Diane Trivia) pour CHIETI (hôt.: Sole, 30 lits; Reale, 15 lits), à 300 m., 17.933 hab., jolie ville industrielle. C'est l'ancienne Theate Marrucinormn (d'où Paul IV qui fut archevêque de Chieti, tira le nom de l'ordre xles frères Théatins), détruite par Alaric et par Pépin. Au centre, la piazza Vittorio Enianuele, le Dôme, plusieurs fois reconstruit: beau campanile romano-gothique de 1335 et, à l'intérieur, belles stalles en bois, 2 fresques du XV* s. dans la crypte et statue de St Justin, par Nicola da Guardiagrele, dans le trésor. S. Antonio Ahate et Carminé, églises aux portails moyenâgeux; à S. Maria Mater Domini, une Madone, par Giovanni Prancesco Gagliardelli; à S. Paolo, restes d'un temple romain. Dans la Pinacothèque Communale, quelques tableaux et majoliques des Abruzzes.

Ensuite, à g., en haut, l'abbaye cistercienne de S. Maria d'Arabona, de 1208, à l'intérieur de laquelle se trouvent un magnifique ambon et un beau candélabre pascal. - 24 k. Station de Manoppello, d'où l'on va à l'abbaye. On traverse deux fois le Pescara, dont la vallée se rétrécit toujours davantage. - 32 k. Station de S. Valentino-Caramânico, au point où la vallée se rétrécit sous les côtes de la Plâia qui la dominent sur la dr.

Autobus, 22 k., parcours très pittoresque en 1 h. 20 env., 2-3 dép. par j., en passant par (6 k.) S. Valentino (dans les environs, était Interpromium), et par S. Tomaso, où se trouve une très belle église du XIP s. pour (22 k.) Caramânico (hôt. Maiella, 35 ch.; ouv. juin-oct.; pena. Silvestri, 15 lits), à 600 m., 2.584 hab., agréable séjour d'été avec un important établissement d'eaux sulfureuses. Pièces d'orfèvrerie dans la belle église paroissiale et à .S'. Nicola; beau portail à S. Domenico. ASCKNSION en 7 h. au Mt Amaro, 2.795 m., la plus haute cime de la Maiella.

On repasse le Pescara. - 38 k. Torre de' Pâsseri, (hôt. : Centrale, 10 ch.; Ferrovia, 10 ch.), à 180 m., village très pittoresque avec de grands établissements électrochimiques et une usine hydro-électrique (40.480 HP). Dans les envi-

416 R. S. DE CASTELLAMMARE ADR. Pàpoli.

rons, il existe d'importants gisements de roches d'asphalte, utilisés dans le revêtement des chemins.

À 20 min. au S. de la gare, *S. Clémente in Casâuria, église superbe de 871 (de cette époque, il reste la crypte), rebâtie par les Cisterciens en 1176. Les parties les plus admirables sont le portique, les portails, les ♦portes de bronze, de 1190 et, à l'intérieur, le candélabre pascal et 1' *ambon. -À 4 k. au S.-O., Castigliotie a Casâuria, où est un beau Palais du moyen âge.

On passe sous un tunnel, on en sort vis-à-vis de Tocco Casâuria, que l'on voit en haut; on y fait des sondages, pour la recherche du pétrole. On entre dans les Gole di Pàpoli, très beau défilé, où le fleuve coule encaissé entre de hauts rochers. - 50 k., Station de Bussi, où, d'une étroite vallée, le Tirino débouche dans le Pescara. Celui-là naît de forteg veines d'eau carstiques et on l'utilise pour de grandes installations électrochiniiques (aluminium, carbure de calcium, etc.). La voie du ch. de fer pénètre de nouveau entre des parois très escarpées; ensuite, la vallée s'élargit. - 53 k. Pôpoli (aub. Mari), à 250 m., 7.043 hab., à 3 k. en aval du confluent de l'Aterno et du Sagittârio qui forment le Pescara, et dominé par les ruines du château des Cantelmi, ducs de Pôpoli.

L'église S. Francesco, à la belle façade et la Taverne ducale, de style gothique, sont d'un grand intérêt. Un peu au S., on trouve une grande source sulfureuse aiipelée Cano Pescara, une des nombreuses sources qui, dans les Abruzzes, jaillissent au pied des plateaux de nature plus ou moins cirstique à la surface desquels de grandes quantités d'eau disparaissent dans des gouffres ou s'inSltrent dans des terrains calcaires très î)erméables.

On continue dans la Vallée du Sagittârio vers le S.-E. - 58 k. Station de Péntima.

Le boiu-g, à 3i0 in., est à 2 k.au S.-O. Au S. de cette localité, dans le voisinage, la belle basilique romane de S. Peluw des XII* et XIII'' s.: abside pittoresque et chaire magnifique, et la chap. de S. AlesHitidro, aujourd'hui nausée des antiquités de Corftnium. Un peu plus au S., se trouvent les ruines de Corfinicm, centre des Péligniens, capitale des Italici durant la guerre sociale contre Rome et appelée alors It-'dka. C'est de là que vint le nom d'Italie.

On laisse à g. Roccacasaie, couronné d'un château pittoresquement adossé au flanc de la Cunza, crête nue des montagnes del Morrone, dontjla cime^principale^atteint 2.060 m, d'alt. On est dans la plaine ondulée de Sulmone; caractéristique en est le peuplier, dont le développement est favorisé par la fraîcheur et l'abondance des sources. C'est bien là la «fraîche patrie, aux sources abondantes » d'0\ide. Le vaste plateau est entouré de hautes m.ontagnes et on l'admirera dans son ensemble plus loin sur le parcours. - 68 k. SULAÎOXE, à 403 m., 14.446 hab., à 1 k. 5 de la gare, entre le Gizio et le Vella, est une ville intéressante par ses monuments du moyen âge.

Sulmoiie,

À ROME

Dt^ la gare (buffet) (jui est à 2 min. au N.-O. de la ville, TRAM ÉLECTR. 60 c, la nuit 80 c; une place dans une voit., 1 L., la nuit 1 L. 50.

Hôtels: Itâlia, largo S. Croce, 26 ch.; Grand-Hôtel, viale Umberto 1°, 26 ch.; Monzù, viale Umberto 1°, à l'entrée de la ville, avec vue, 7 ch.; Giglio d'Oro, corso Ovidio,

10 ch.; Oiammarco Nunziata, près

de la gare, 11 ch., tous avec rest.

Voitures publiques: de la gare à

la ville à 1 chev. 5 L., à 2 chov.

7 L.; de la ville à la gare et ret.,

8 et 10 L.; la nuit, 8 et 10, 12 et 16 L. - À la Badia di S. Spirito, à 1 chev. 10 L., à 2 chev. 12; aller et ret. 15 et 20 L. - Bagages dépassant 30 kg., 2 L. par colis.

Sulmo, ville des Péligniens, est la patrie du poète latin Ovide (Publiua Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C, mort en 17 ap. J.-C), et du pape Innocent VII. - De la gare, on rencontre, à g. près du Jardin public, le Dôme (S- Panfilo) bâti sur les ruines d'un temple romain: beau portail ogival et crypte romane; puis, à dr. dans la via Ciofani, N° 67, le Palais Talassi, avec un belle fenêtre gothique. Continuer par la rue voisine, la via Corflnio, où est le Musée Peligno contenant des antiquités provenant des environs et St Benoit, table.iu de Mengs. Sur le corso Ovidio, église et palais de l'Annunziata, de 1320: 3 portails et 3 fenêtres aux formes gothiques et Renaissance, campanile de 1565 et, dans le trésor, précieux travaux d'orfèvrerie. Dans la cour du Collège-Pensionnat voisin (Colleyio Convitto), statue d'Ovide, du XY" s. Au commencement de la via Mazara, l'égîise S. Francesco délia Scarpa: portail et abside de style roman; en face, fontaine de 1474. Plus loin, sur le corso Ovidio, S. Maria délia Tomba, église ogivale du XIIP s. Le mercredi et le samedi, sur la piazza Garibaldi, marché intéressant; on y rencontre très souvent des costumes anciens de la montagne. - À 4 k. au N., l'Abbaye de S. Spirito, fondée au XIIP s. par Piotro da Morrone, qui vécut dans l'ermitage situé à 1.371 m. sur la montiigne voisine; 45 min. plus loin, restes de la prétendue villa d'Ovide.

Ch. de fer Sulmone-Îquila-Terni, 164 k.; jusqu'à Iquila, 60 k. en 2 h. 20; i.ri.x: P^ cl. 24 L. 10, IP cl. 17 L. 25, IIP cl. 10 L. 80; d'Âquila à Terai, 104 k., en 4 h. 25. 3-5 dép. par j.; prix: I" cl. 41 L. 05, IP cl. 29 L. 05, III* cl. 18 L.; parcom^s magnifique, panoramas grandioses surtout jusqu'à Antrodoco. - 11 k. Raiano; à 2 k. au N.-E., ruines de Corfinium, V. ci-dessus. La voie entre dans la pittoresque gorge de S. Venanzio en montant fortement. Suivent trois tunnels, entre lesquels on domine l'Aterno d'une grande hauteur. Puis, à Molina, la vallée s'élargit pour se resserrer bientôt entre les rochers. En haut, à dr., le pittoresque Château de Beffi. - Après (39 k.) Fugnano-Campana, la très belle vallée de l'Aterno s'élargit. On entre dans la grande combe d'Aquila et l'on jouit d'une vue magnifique à dr. siu* le groupe du Gran Sasso d'Itâlia qui a son point culminant au Mt Corno, 2.914 m., puis on a un beau coup d'œil sur Âquila. - 60 k. Aquila degli AbruzzI, à 721 m., fondée par Frédéric II en 1240, plusieurs fois détruite en partie par des tremblements de terre, est une ville prospère de 17.877 hab. aux rues larges et aux belles constructions, le centre principal des Abruzzes. Les dentelles d' Aquila {punto aquilano), ainsi que celles de maints endroits de la région, sont admirables et renommées. Son altitude et sa belle sitxiixtion font de cette ville xm séjour d'été frais et fréquenté; c'est aussi un centre d'excursions dans le groupe du Gran Sasso d'Itàlia.

De la GARE (buffet), qui est à 2 k. env. au S.-O. de la ville, un TRAM ÉLEOTR. sans rails monte (en 20 min., 8 dép. par j., 1 L.) par la via XX Settembre, le corso Federico II et le corso Vitt. Emanuele.

Hôtels: Itâlia, corso Vittorio Emanuele, 79, 60 lits; Borna, corso

Vitt. Eman., 45, 30 lits; Rosetta,

24 lits; del Sole, via Fabio Cannella,

25 lits; Léon d'Oro, 20 lits; S. Marco, 20 lits, tous avec rest.

Voitures: de la gare à la ville, jusqu'à 2 jMïrs. 6 L.; chaque pers.

en plus 1 L. 50; aller et ret. 10 L. - Bagages encombrants, 1 L. 60.

418 JR. 8. DE CASTELLAMMARE ADR. Aquila .

Agence des chemins de fer: A- poiir S. Demetrio-Ofena, 55 k., 1-2

gence Patitucci, dans le Palais Betti, dép. par j., 16 L. 80; pour Amatrice,

pi. du Dôme (renseignements). 57 k., 1-2 dép. par j., 14 L. 20 et

Autobus: pour Téramo en con- d' Amatrice à Ascoli Piceno, 60 k.,

tournant le Gran Sasso d'Italia, 1-2 dép. par j., 18 L. 35; pour

p. 419; pour Assergi, p. 418; pour Barisciano-Casteldelmonte, 44 k.,

Avezzano, p. 423; pour Pôpoli, 60 1-2 dép. par j., 7 L. 50. k. env., 1 dép. par j., 18 L. 35; |

De la gare on longe les murs à g., on entre en ville par la via Roriuina, d'où, en tournant à g., on se rend à S. Silvestro, église romanogothique, et à la petite église romane de VOspedale ou S. Maria di Faria. Descendre vers le S. jusqu'à la piazza Regina Margherita, puis, à g., monter au Château (demander la permission de Nisiter au Commandement Militaire), puissante construction de Pier Luigi de Scriva, de 1534; à 15 min. hors de la porte voisine, l'église S. Maria del Soccorso; belle façade Renaissance et, à l'intérieur, deux tombeaux, par Silvestro l'Ariscola. De retour siu* la piazza Margherita, prendre le corso Vittorio Emanuele; la 1''^ rue à dr. aboutit à S. Maria di Paganica, qui a un portail roman de 1308; la P* à g. mène à l'église du Carminé, également de style roman.

Sur le corso, X° 124, le Palazzo Comiuiale et le Musée (visite gratuite t. 1. j.): antiquités provenant de Aveia, Peltuinum et Amitemum, sculptures du moyen âge et de la Renaissance, quelques peintures sur bois, St Sébastien, statue en bois de Silvestro l'Ajiscola, céramiques des Abruzzes, dentelles d'Âquila; dans les salles du Palais, tableaux de C. Ruther. À dr., on parvient à la piazza Palazzo; monument érigé à Salluste, historien latin, d'Amiterne, par Cesare Zocchi, en 1903; vers le S.-E., S. Bernardino, magnifique église de 1453 avec une majestueuse façade, par Cola deir Amatrice (1527) et, à l'intérieur, très élégant *monument à St Bernardin (1500-1505), *rnonurnent à Maria Pereira, de 1496 et une terre cuite, œu^Tes qui sont toutes de l'Ariscola; une terre cuite d'Andréa Délia Robbia et trois tableaux de Rinaldo, Flamand. Par l'escalier en face, et en continuant tout droit, on sort de la vUle par la Porta Bazzano et l'on arrive à S. Maria di Colletnaggio, majestueuse église romane élevée de 1270 à 1280 par Pietro da Morrone qui fut le pape Célestin V, couronné dans cette église en 1294. Façade bizarre; à l'intérieur, tombeau Renaissance, d'une grande finesse, de Célestin V et une Madone, par l'Ariscola. Pour le retour, atteindre la Poiia Collemaggio, puis le corso Federico II qui aboutit à la piazza del Duomo où s'élève le Dôme, à l'intérieur duquel est wn autre monument par l'Ariscola avec un tableau de Teofilo Patini, St Charles Borromée et la peste de Milan. X proximité, l'église S. Giuseppe, riwnument Camponeschi, par Walter, Allemand (1432). Près delà Porta Rivera, au S.-O., la fontaine des « 99 cannelle-'^ (1272). Çà et là dans la ville se trouvent de nombreux palais du XVIII^ s.; entre autres, le Palais De Torres-Dragonetti, renfermant une galerie de tableaux et une collection de céramiques; le Palais Persichetti contient aussi une galerie de tableaux et des objets d'art divers; les propriétaires accordent l'autorisation de visiter. Les Palais Ardinghelli, Pica-Alfieri, Cappelli, Benedetti (élégante cour Renaissance), etc. sont égalenaent intéressants.

*AscEXSiox DU Gran Sasso d'ItAlia. Dans le massif du Gran Sasso, l'ascension la plus fréquentée est celle du Mt Corno, 2.914 m., le plus haut sommet des Apennins; on la fait ordinairement en partant d' Assergi, en 1 jour et demi ou en 2 j. à partir de la mi-juillet à la fin de sept. Emporter d'Âquila des pro\'ision3 de bouche, et d'Assergi le bois pour le chauffage. - Assergi (aub.: Sacco Rosalia, 5 ch.; Massimi E.; petit hôtel en construction en 1924) est im petit village au pied du Gran Sasso, avec une église à la façade Renaissance et une crypte du XIP s. Guide autorisé par le Club Alpin, 30 L. par j. - En 4 h. -4 h. Vz on monte au Passo délia Portello (2.256 m.) entre le Pizzo Cefalone et le MtPortella; belle \'ue. On descend pour remonter en 1 h. au Campo Perïeoli, où est l'ancien refuge

Iquila-Temi. À ROME R. 8. 419

Campo Perlcoli (logement pour 25 pers.; tarif 4 L. la nuit; débit de vin et de vivres en été; clef à la Section de Rome du C.A.I.). De là en 2 h. env. on monte au sommet en passant par la Cotica degli Invalidi. - En prenant le sentier à dr., env. 1 h. au-dossous du Passo délia Portella, on va en 1 h.- 1 h. 80 au refuge Buca degli Abruzzi (ZAIO m.; place pour 30 pers., réservé aux Membres du C.A.I.; clef à la Section de Rome) entre le Mt Corno et le Mt Portella. À 30 min. de là, vers le S.-E., une source. Pour atteindre le sommet du Mt Corno on va à l'ancir-n refuge, et l'on suit le m«me itinéraire (3 h. env.). Le *Gran Sasso d'Itâlia (Mt Corno, 2.914 m.) est la plus haute cime des Apennins; vue magnitiiiue, embrassant toute l'Italie Centrale. On peut descendre de l'ancien refuge par le Val Maone à Pietracamela (3 h. env.), V. ci-dessous, et à Montôrio al Vomano, V. ci-dcssous. La descente peut se faire aussi par la Grotta délie Cornacchie, Fano di Corno à Isola del Gran Sasso (3-4 h.), d'où en 1 h. à Montôrio.

Ch. de fer Aquila-Capitignano, 31 k. en l h. 20, 2 dép. par j., de la gare à proximité de celle des ch. de fer de l'État. - 10 k. Cermone, où sont les ruines d' Amiternum, lieu de naissance de Salluste; on y voit des restes du théâtre et de l'amphithéâtre, ainsi que les catacombes de S. Vittorino.

Route Aqtjila-Téramo, 75 k. Autobus (1-3 dép. par j., en 4 h. 30 23 L. 75) en contournant au N. le massif du Gran Sasso, parcours très pittoresque. Renseignements et location de places à VAgenzia Patitucci à ÂquUa, pi. du Dôme. - On parcourt la fertile vallée de l'Aterno, en passant près de l'emplacement où s'élevait l'ancien Amiternum. -X (13 k.) Arlschia, à 835 m., la, route monte en lacets en gagnant en peu de temps la cote de 1.200 m. d'alt. - 22 k. Taverna alla Croce, 1.270 m.,; la route, taillée en plusieurs endroits dans les rochers, parcourt un long col, à peu près de niveau pendant 4 k.- Peu après (26 k.) le passo délie Capannelle, 1.283 m., on commence à descendre dans la vallée du Vomano en parcourant une gorga étroite, très pittoresque. - Après (48 k.) bifurcation pour Pietracamela, V. ci-dessus, on voit apparaître à dr. et en arrière le Gran Sasso. - 62 k. Montôrio al Vomano, dominé par les ruines d'un château. La route monte ensuite sur les riantes collines où s'élève (75 k.) Téramo, p. 399.

Route âquila-Celano-Avezzano, p. 422.

À partir d'Aquila, on suit le cours du Râjo, affluent de l'Aterno. Jusqu'à Antrodoco se déroule le *panorarna le plus intéressant de tout le trajet. Après la station de Sasso-Tornimparte et avant celle de (75 k.) Vijliano, •vue exceptionnelle sur le majestueux Gran Sasso et sur Âquila; on monte au col de Sella di Corno, 973 m., ligne de partage des eaux de l'Adriatique et de la mer Tyrrhénienne, puis on descend par plusieurs tunnels. Près de la station de Rocca di Fondi, *coup d'œil sur le Mt Terminillo. Là, les tunnels, avec les parties de la ligne à ciel ouvert, forment une grande spirale en descente rapide d'où l'on a des vues merveilleuses sur les Gorges d' Antrodoco et siu- Antrodoco. - 99 k. Antrodoco (hôt. Moderno), à 490 m., 5.112 hab., l'ancien Interocrium, dans une position pittoresque, dominé par un château des Vitelli; dans l'église paroissiale, superbe croix, par Nicola da Guardiagrele. - 105 k. Castel S. Angelo: à 2 k. à l'O., eaux sulfureuses; ruines de la cité sabine de Cutilia. - 114 k. Cittaducale (hôt.: Scanzano, 10 ch.; Moderno), à 465 m., construite par Rob'jrto, duc de Calabre, en 1309. C'est un point de dép. pour l'ascension du Bit Terminillo, p. 420. La voie continue à descendre la vallée du Veliuo; trois k. aprèa la station de Castel SaaV Anqelo, on voit d'en haut et l'on côtoie une série de veines d'eau qui forment la source appelée Peschiera, la deuxième d'Italie pour son importance, du débit de 15 me. Yz par seconde; elle forme ime rivière rapide qui va se jeter aussitôt dans le Velino. Sur le plateau, il y a beaucoup d'autres sources; du côté opposé est l'église S. Vittorino, en ruine, à demi ensevelie par les atterrissements de ces eaxix qui laissent de fortes incrustations. Elles ont leur origine dans le groupe du Mt Niiria, 1.892 m.; celui-ci s'élève au S.-E. et est entouré de plusieurs grands bassins carstiques (vallées fermées). Les eaux s'engloutissent dans des gouf-

420 R. 8. DE CASTELLAMMARE ADR. le Mt Terminillo.

fres et réapparaissent plus bas en sources abondantes comme celle de la Peschiera. On débouche dans la plaine vaste et fertile de Rieti, jadis couverte par les eaux d'un lac, desséché, grâc-e au percement des Mârmore, par Manus Curius Dentatus. Elle produit aujourd'hui du blé de semence renommé. - 123 k. Rieti (hôt. Croce Bianca, 15 lits. - AnOBUS: pour Rome, 93 k., 2 courses par j., 27 L. 90; pour Avezzano, 87 k., 1 course par j., 30 L.), à 402 m., 10.052 hab., l'ancienne Béate, capitale des Sabins, patrie de Varron et berceau de la famille des Fla^■lens, est une petite ville sur un plateau fertile. Sur la pi. Vittorio Emanuele se trouvent ime fontaine et le Palais Communal, contenant une petite collection de tableaux (\'isite t. 1. j. de 9 h. à midi): étendard représentant l'Ascension et l'Assomption par Pirro Ligorio (1546); pentaptyque par Luca di Tome de Sienne (1370); triptyque par Zannino di Pietro de Venise (commenc. du XV^ s.); la Vierge avec l'Enfant, St François et St Antoine de Padoue, triptyque par Antoniazzo Romano (1461). À côté, sur la pi. C. Battisti (belle vue), la Cathédrale romane du XII^ s., mais en grande partie refaite. Plusieurs palais conservent des restes du moyen âge; murs d'enceinte de l'ancienne cité, bien conservés. Environs agréables. Promenades: 1° à la fonte Cottorella, soiu'ce d'eaux minérales avec im établiss. ouv. de juillet à sept.; 2° au Couvent de Fonte Colombo (1 h. env. à pied) dans un bois de chênes-verts; c'est là ciu'en 1221 St François dicta sa règle. - Ascension au Mont Terminillo. On va à (6 k. env. au X.-E. de Rieti) Villa Troiana (AUTOBUS 1-2 dép. par j., en 15 min., ligne de Cantalice, 2 L. 50), à 511 m., puis à Lisciano, 607 m., où l'on trouve le guide qui est à même de procurer un gîte passable. On monte en passant par Lisciano, au Rifugio Umberto 1°, 2.108 m., de la Section de Rome du C.A.I.; 10 places; clef à Rome à la Section (3 h. env.). Le sommet du Terminillo, 2.213 m., est à 45-50 min. de montée du refuge. On peut descendre en 4 h. à Cittaducale, p. 419. - On traverse la plaine de Rieti, puis la voie retourne dans l'étroite vallée du Velino.

- 137 k. Gréccio, d'où en 40 min. env. on peut monter au Sanctuaire de Gréccio, à 638 m., au milieu d'mie épaisse forêt de chênes verts; en 1223 St François d'Assise, la nuit de Xoël, y fit célébrer la messe siu- une crèche entre un bœuf et un âne. C'est de là qu'eut origine l'usage, auj. universel, de la Crèche. - 146 k. Piediluco, petite ville à 4 k., sur les bords du lac romantique qui porte le même nom. - 148 k. Mârmore, d'où l'on peut aller visiter les cascades célèbres (P'' Vol.: Des Alpes à Borne). La voie descend par des courbes et des tunnels nombreux offrant de très belles \nies sur les gorges et la plaine de Terni. - 164 k. Terni (1" Vol.: Des Alpes à Borne).

Ch. de fer Sulmone-Isérnia-Caianello, 174 k. en 6 h. env., 2 trains par j.; prix: I" cl. 67 L. 95, IP cl. 47 L. 95, IIP cl. 29 L. 25. Cette ligne, peu parcourue par les touristes, est cependant intéressante. Elle s'élève à une grande ait. et traverse des régions pittoresques. On monte (très belle vue) à (14 k.) Pettorano sul Gizio, où l'on retourne vers le X. pour gagner la hauteur, puis vers l'E. et après bien des détours et une douzaine de petits tunnels, on arrive à (31 k.) Campo di Giove. De là on parcourt un plateau sans écoulement des eaux (vallée fermée carstique) puis, après une dizaine de i)etits tunnels, dont mi de 2.500 m., on débouche siu: vm autre plateau herbeux (Quarto di S. Chiara). - 44 k. Station de Palena, 1.250 m.; vers le X. se détache la route pour Latna dei Peligni, à 669 m. (AUTOBUS, 27 k., en 1 h. 25, 1-3 dép. par j., 8 L. 35) qui continue pom" Casoli et S. Vite ^Marina, p. 400. Cette route, appelée en partie «la ringhiera dell'Abruzzo », le balcon des Abruzzes, offre des \Ties d'un pittoresque incomparable. La ligne du ch. de fer est quelquefois interrompue par la neige en hiver.

- 50 k. Station de Bivl^ôndoli-Pescocostanzo, desservant (1 k. 5) Rivisôndoli (hôt. Apennino), à 1.239 m., au S.-O. et (2 k.) Pescocostanzo (aub.: Bapone Savino; Di Vito), à 1.395 m., deux charmants séjours d'été et localités de sports d'hiver. Pescocostanzo, connu pour ses belles dentelles, conserve des restes d'édifices du moyen âge.

Iséniia; Scanno. X HOME R. 5. 421

53 k. Roccaraso (hôt.: Palace, 34 ch., ouv. 1" juill.-30 sept.; Monte Majella, 16 ch., ouv. en été; Duca degli Abruzzi, 8 ch., ouv. toute l'année; appartements et ch. meublés), à 1.236 m., lieu de villégiature et centre récent de sports d' hiver. - Plus loin, on descend par de nombreux tunnels, dont plusiem's sont assez longs, vers (69 k.) Alfedena, 893 m., l'ancienne Aufulena, aux murs cyclopéens; musée d' Aufidena et belle église paroissiale du XV* s. On retourne vers le N. en suivant le Sangro. - 77 k. Castel di Sangro (hôt. Roma, 20 lits), à 800 m., 3.991 hab., petite ville pittoresque sur la rive dr. du Sangro; murs cyclopéens, musée d' Aufidena et restes d'édiflces moyenâgeux. Ch. de fer, 104 k., pour Lanciano et Marina S. Vito, p. 400. On recommence à monter vers l'E. et l'on traverse, B0U3 le tunnel du Mt Pagano (3 k.), le contrefort qui sépare la vallée du Sangro (Adriatique) de la vallée de la Vaudra, affluent du Vulturne (mer Tyrrhénienne). Six tunnels. - 100 k. Station de Carovilli. - 106 k. Pescolanciano-Chiâuci. Ch. de fer, 38 k., jusqu'à Afjnone, passant par (11 k.) Pietrahbondante; dans le voisinage murs cyclopéens et restes d'un théâtre de Bovianum vêtus. - 119 k, Carpinone. Ch, de fer, 35 k., jusqu'à Viu' chiaturo, p. 401.

Après de nombreux tunnels (129 k.) Isérnia, (aub. Stazione; petit hôtel en construction) à 457 m., 7.469 hab., V/Esernia des Sanmites, qui prit part à la guerre sociale; elle possède des murs cyclopéens et des restes d'édifices romains et moyenâgeux. Ch. de fer pour Campobasso, 59 k. - On descend la vallée du Vultiune. - 154 k, Venafro, l'ancien Venafrum, mentionné dans la guerre sociale; ruines de murs et d'un amphithéâtre. - 174 k. Caianello, p. 269.

De là, jusqu'à Celano, la voie qui franchit la partie centrale de la chaîne des Apennins, dans les Abruzzes, a un parcours de 55 k. (à vol d'oiseau 30 k.); elle décrit de grandes courbes surtout en montant, passe sous une quinzaine de tunnels, dont plusieurs importants, et sur de nombreux viaducs élevés. En montant, vues merveilleuses sur la combe de Sulmone, et, en descendant, sur la combe du Fucin. C'est un parcours du plus haut intérêt.

On passe le Sagittârio sur un viaduc à deux rangées de 16 arcades, et, aussitôt après on atteint (79 k.) la Station d'Anversa Scanno.

Route carrossable (autobus en 1 h. 15, 2-3 dép. par j., 5 L. 50), dans la sauvage vallée du Sagittârio, d'une grande beaiité alpestre, touchant (5 k.) Anversa (deux églises remarquables), et après avoir côtoyé le petit lac pittoresque de Scanno, (22 k.) Scanno (hôt.: Pace, 40 ch.,bon; International, 12 ch.; Mancinelli), à 1.030 m., agréable séjour d'été. Les costumes pittoresques des femmes y sont toujours en usage.

Montée rapide; plusieurs tunnels; *vue merveilleuse sur la combe de Sulmone, jusqu'au tunnel de Goriano Sicoli, d'où on la domine de 300 m.; le regard embrasse Rajano, Péntima, le San Pelino, isolé dans la campagne, et la Majella.

On passe sous le tunnel de Pietrafitta, 1.700 m., à la sortie duquel est (98 k.) la station de Cocullo, 885 m. Le pays est dans un cercle de hautes montagnes. Bientôt on entre dans le tunnel de Carrito, 3,547 m. de long, et l'on commence à descendre. On atteint la Station de Carrito-Ortona, dans un

422 R. 8. DE CASTELLAMMARE ADR. Célano.

très beau paysage. - 109 k. Pescina, patrie du cardinal Mazarin (1602-1661); vestiges du moyen âge. À 5 k. au S. -O., l'église S. Benedetto, avec les ruines de Marruvium, ville des Marses, et l'église S. Sabino avec un portail élégant. A partir de là, vue à g. sur le bassin desséché du Lago Fùeino (lac Fucin) à 655 m.

Ce lac avait iine circonférence de 53 k. et était le plus grand de l'Italie centrale; il était sans émissaire %'i.-ible; aussi était-il sujet à de fortes variations de niveau et inondait les pays environnants. L'empereiu* Claude en tenta le dessèchement en se basant sur le fait qu'entre le lac et la vallée voisine du Liri il y avait ime grande différence de niveau. C'est pourquoi il fit creuser un émissaire de 5.649 m. de long, qui, du lac, descendait au Liri et il l'inaugura en 52 apr. J.-C. par de grandes fêtes, mais sans grand résultat. Une deuxième inaugiu-ation ne donna pas non plus de résultats satisfaisants; dans la suite l'émissaire s'obstrua. C'était l'œuATC souterraine la plus importante qui eût été accomplie avant le percement du tunnel du mont Cenià. Le banquier romain Alessandro ïorlonia,en 1854, reprit rœu\Te, en sui-. vant le même tracé, avec des ingénieurs français et, malgré de très graves difficultés, la conduisit graduellement à bon terme. C'est en 1862 que les eaux furent introduites dans le nouvel émissaire qui mesurait 6.301 m. de long, mais ce n'est qu'en 1875 que l'œuvre fut achevée. Le lac avait environ 170 kmq. de superficie. C'est aujourd'hui une œuvre parfaite d'assainissement au triple point de ^*ue hydra\ilique, agricole et social, EUe a coûté environ 45 millions.

123 k. Celano (aub. Centrale, 6 ch.), à 810 m., très pittoresque, dominée par un château des Piccolomini; c'est la patrie de Thomas de Celano, premier biographe de St François et auteur du Dies Irœ; belles églises romanes et château du moyen âge, dévastés par le tremblement de terre de 1915.

À H h- à l'E., les Gole di Celano, défilé creusé par le torrent dans les rochers à pic, de plusieurs centaines de m. de haut et de quelques k. de long; la largeur n'est par endroits que de quelques mètres; exclusion intéressante mais peu commode et possible seulement quand le torrent est à sec.

RoriE Celaxo-Âquila, 4S k. (AUTOBrs, en 3 h. 20, 2-3 dép. par j., 15 L. 25; l'autobus part d'Avezzano, Y. ci-dessous). La route monte en lacets sur le penchant du Mt La Serra et s'engage dans une étroite vallée. - 10 k. Ovlndoli (aub.; Cardarelli Rosa; Di Michèle E.), à 1.3S2 m., séjour d'été et station de sports d'hiver fréquentée par les Romains. Ici commence une vallée fermée, herbeuse, entourée de belles montagnes, au sol carstique, avec de nombreux gouffres, où l'eau s'engloutit. La section de Rome du C.A.I. a construit près d'Ovindoli \xa. refuge avec service d'hôt. (logement pour 150 pers.). ASCEKSIOX au Mt Velino, 2.487 m., en passant par le Refuge Vincenzo Sebastiani (logement pour 10 pers., clef à la Section de Rome du C.A.I.) au Col di Pezza, 2.070 m. - On continue dans l'intéressante vallée entre deux chaînes de montagnes, le Mt Sirente à dr. et le Velino à g. - 19 k. Rocca di Mezzo (hôt. Sirente), à 1.329 m. d'alt., dans nne magnifique situation, dominant ime verte étendue de pâturages. On laisse à g. Rocca di Cdmbio (hôt. Monte Cagno, ouv. seulement en été), à 1.434 m., et l'on débouche en ■vue de l'imposante chaîne du Gran Sasso d'Itâlia, couverte de neige même en été, et que l'on ne perd pas de vue pendant la magnifique *descente dans la large combe d'^^îquila. - 48 k. Âquila, p. 417.

Avezzano. À ROME R. 8. 423

On continue à contourner l'ancien lit du Fùcino, dans un paysage toujours très beau. - 133 k. Avezzano (hôt.: Minerva, 45 lits. Itâlia, 40 lits; Vittoria, 21 lits. -Autobus pour Àquila, pag. 422; pour Rieti, p. 420) à 698 m., 9.646 hab., jadis petite ville, la plus importante du bassin du lac, complètement détruite par le tremblement de terre du 13 janvier 1915, à présent reconstruite en partie. Ruines du Château Orsini, de 1490. Actuellement, les pays de la Marsia, endommagés par le tremblement de terre, ont l' aspect le plus gai, car ils ont tous été reconstruits aux frais de l'État.

ExcuKSiON aux ruines d'ALBA Fucensis (jusqu'à Aiitrosano en voit., 6 k., puis euv. 45 min. à pied), offrant de belles vues. - Albe, à 1.016 m. d'alt., reçut en 304 av. J.-C. 6000 colons romains, qui fortifièrent les trois collines comme des châteaux forts, reliés entre eux par un puissant mur de défense polygonal. Le village d'Albe se trouve maintenant sur la colline du N.-E., où est xm château Orsini, près duquel on voit des restes de fortilîcations. On rencontre les murs de défense, en montant à Albe. Sur l'éminence du S., l'église S. Pietro renfermant 8 colonnes corinthiennes et des ouvrages des Cosmas. Sur la colline de Pettorino on peut aussi observer d'importants restes de murs.

Ascension au Mt Velino (2.487 m.). Par l'autobus Avezzano-Rieti, on va à (9 k.) Magliano dei Marsi, à 728 m., puis à pied à Rosciolo (trattoria), à 909 m., p. 424. L'ascension se fait de Rosciolo en 5-6 h. avec un guide. On peut descendre à Ovîndoli, p. 422.

Ch. de fer Avezzano-Roccasecca (80 k., en 2 h. 30, 3-4 dép. par j.; prix: I" cl. 31 L. 80, IP cl. 22 L. 65, IIP cl. 14 L. 10) qui de Capistrello suit toujours la vallée du Liri; c'est une des lignes les plus pittoresques d'Italie. La voie tourne dans la direction du S. et traverse le Mt Salviano par im tunnel. Elle passe, au delà d'une usine électrochiinique, sous un autre tunnel courbe, et à la sortie de celui-ci, suit le bord élevé de la vallée du Liri, qu'elle domine un instant, offrant une vue splendide sm* le ravin et sur Capistrello; elle tourne autour de cette localité, en passant par un long tunnel en spirale, d'où elle sort plus bas (usine hydro-électrique au débouché de l'Émissaire du Fùcino, p. 422). Autres centrales le long du fleuve. À l'O., la belle pyramide du Mt Viglio, 2.156 m. - 37 k. Station de Balsorano; à dr. un mont escarpé, le Pizzodeta, 2.037 m. La vallée, sur le thalweg qui est plan, est devenue riche en peupliers, cultivés pour les grandes papeteries d'fsola (V. ci-dîssous). Elle est toute verdoyante à cause de l'abondance des eaux, dont elle jouit même en été. Cinq tunnels; après le dernier, on voit le Château de Sora, puis la petite ville de (50 k.) - Sora, à 281 m., 7.267 hab., ancienne cité volsque, plusieurs fois disputée entre Saranites et Romains, qui s'en emparèrent en 345 av. J.-C. et, au moyen âge entre les papes et les princes Souabes. C'est la patrie du card. Baronius, historien ecclésiastique; Attilius Régulus y naquit ou y habita. La petite ville, dévastée par le tremblement de terre du 13 janvier 1915, conserve encore des restes de murs cyclopéens. - 56 k. îsoladei Liri, à 217 m., entre deux branches du Liri, qu'une île sépare et qui forment de belles cascades actionnant des papeteries. La plus ancienne y fut fondée par le Français Lefèbre, qui, pour ses mérites, fut ensuite créé comte de Balsorano. I^s eaux sont utilisées pour la production de l'énergie électrique fournie à divers établissements. À plus de 1 k. au N., au confluent de ce cours d'eau et du Fibreno, l'église, du XIP s. et le couvent de S. Domenico Abate sur l'emplacement probable de Vinsula Arpinas où était la villa de Cicéron, qui appartint ensuite à Silius Italiens. Dans ce couvent vécut le moine Hildebrand, qui fut ensuite le pape Grégoire VII. - À 9 k. à ro. (AUTOBUS ligne Sora-Frosinone), est 1' * Abbaye de Casamari, très

424 R. S. DE CASTELLAMMARE ADR. Tagliacozzo.

intéressante construction cistercienne du XIII« s.: l'église, le cloître qui est fort beau, la salle capitulaire à trois nefs et le corps de logis pour les visiteurs, sont bien conservés. - 60 k. Arpino, à 4 k. de la gare, 460 m., cité voisque très ancienne, puis romaine à partir de 305 av. J.-C., patrie de Caïus Marins (157-86), de Cicéron (106-43) et du peintre Giuseppe Cesari, dit le « Chevalier d'Arpin '> (1560-1640). Belles murailles cyclopéennes, porte romaine, et tours du moyen âge. - 71 k. Arce, dans une pittoresque situation, à l'endroit où était l'ancienne Arx Fregellanu, murs cyclopéens et château fort du moyen âge. - 80 k. Roccase^ca, p. 267.

À dr., dans le fond de la vallée du Salto, le Mt Yelino, souvent neigeux, 2.487 m. On traverse le Salto qui est un bel exemple d'hydrographie carstique. Il naît sous le nom d'Iraele de fortes veines d' eau au S. de Cappadôcia et, après un cours très bref, disparaît sous terre; il renaît à Tagliacozzo (V. ci-dessous); plus loin, il est appelé Salto et après Magliano, il se perd encore pendant plusieurs k. pour réapparaître et rester visible jusqu'au point où il se jette dans le Yelino, près de Rieti. - 139 k. Station de Cappelle-Magliano.

Route 5 k., en passant par Cappelle et pràs des ruines dites moyiument de Pensée, à Magliano de' Mard, à 728 m., où sont quatre belles églises: S. Lucia, de style ogival, S. Maria di Loreto et 5. Maria ad Sives avec d'intéressantes peintures, et S. Giovanni Baitista, contenant de remarquables ouvrages en bois sculpté. À. 5 k. au X., Rosciolo, belle église paroissiale du XV« s. et, à 2 k. plus au X., S. Maria in Valle Porclamta, église très intéressante, dans laquelle l'abside, l'ambon et l'iconostase sont particulièrement remarquables. - De là, on peut aller (plus vite qu'en partant d'Avezzano) à Antrosano et à Albe, p. 423, ou faire l'ascension du Velino.

141 k. Scûrcola Marsicana; le village, à plus d'un k. au

N., est dominé par un château des Orsini.

Au X.-E. de Scûrcola, ruines de S. Maria délia Vittoria, église de 1278, élevée par Charles I^'' d'Anjou, pour commémorer la victoire remportée en cet endroit sur Conradin de Souabe, le 26 août 1268, mais appelée « bataille de Tagliacozzo ».

La voie monte à (149 k.) Tagliacozzo (hôt.: Touring Club Italiano, 36 lits, mod.), à 750 m., 3.353 hab., étage d'une façon pittoresque sur la pente où renaît l'Imele (V. ci-dessus). Plusieurs belles églises et de beaux palais, parmi lesquels le remarquable Palais Ducal (XIIP-XV«s.). La voie pénètre dans la montagne, pour traverser la hgne de partage des eaux vers l'Anio qui descend vers Tivoli et vers le Tibre. Plusieurs tunnels; le point culminant est dans le tunnel de ]Monte Bove (4.900 m. de long), d'où la voie commence à descendre dans l'étroite vallée. - 166 k. Carsoli, 603 m., dominée par les pittoresques ruines d'un château, le beau Palais Orsini gothique et l'éghse St Maria in Cellis, du XII« s., à 500 m. au S.-O. de la gare. - 170 k. Orîcola Pereto, dans la plaine du Cavalière où se trouvait l'antique Carséoli. À 6 k. au S., Hocca di Botte, petit village avec deux vieilles églises, dont

Ârsoli. À ROME R. 8. 425

l'une renferme des sculptures des Cosmas (XIII« s.). On

entre dans le Latium, p. 210, avant - (175 k.) Ârsoli {hàt.

Belvédère) à 473 m., sur la rive dr. du Riofreddo, bâtie au

moyen âge en même temps que Carsoli avec les matériaux

des ruines de Carséoli.

La petite ville est dominée par un château du XI« s., depuis 1574 propriété des Massimi. À l'int., deux salles ornées de fresques des Zuccari, et une chapelle par les Cosmas. - La vallée, aux eaux abondantes, alimente l'Acqua Marcia et l'Acqua Claudia de Rome. Ârsoli est aussi un point de départ pour de nombreuses excursions dans les montagnes environnantes, qui offrent de très beaux paysages.

Vient ensuite une longue descente rapide dans la vallée de l'Aniene (très belle vue), puis on suit cette rivière, en passant près d'une conduite d'eau d'une grande installation électrique, avec ponts et canaux qui gâtent le paysage. - 187 k. Mandela, embranchement pour Subiaco, p. 245.

Excursions dans la vallée de la Licenza (Digentia), à Rocca Giovane et à Licenza, où l'on voit un pavement en mosaïque, qui serait ce qui reste de la villa d'Horace.

Pour la continuation jusqu'à (240 k.) Rome, p. 245.

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