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Corridoio
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Antiqnaaniini Roniaiio
le Musée des Thermes. ROME R. 1; plan, p. 1. 107
On entre dans une grande salle ovale où l'on voit un beau bassin en pavonazzetto: on passe tout droit au II* Salon (Apodyterium ?) où sont provisoirement rangés les fragments (n° 16) de r*Ara Pacis, autel consacré solennellement par le Sénat pom* commémorer la paix donnée par Auguste au monde romain, en 13 av. J.-C. L'autel s'élevait près de la Voie Flaminienne (corso Umberto 1°) à l'angle de la Via in Lucina, sous le Palais Fiano, p. 76. Le monument consistait en un autel entouré d'une enceinte de marbre de 3 m. de haut à peu près. On y voit la procession solennelle de la famille impériale et des magistrats de l'empire. Les fragments furent trouvés à diverses époques. Los plus importants sont à Florence, dans la i'oUection des ^lédicis aux Offices, deux autres sont passés au Vatican et au Louvre. C'est aux Thermes que sont réunis les restes trouvés dans les fouilles faites par le Gouvernement italien avant la guerre et qui vont être reprises. Les fouilles présentent de grands difficultés à cause des bâtiments modernes. On voit les calques en plâtre des autres fragments et, au milieu, un essai de reconstruction. L'Ara Pacis est un des chefs-d'œuvre de l'art romain.
En face: reconstruction du sépulcre des Platorini, du I" s., trouvé au Transtévère.
Du I" Salon on peut passer dans une cour intérieure où sont disposés en ordre les fragments architectoniques de divers monuments, parmi lesquels, à dr., ceux trouvés à Montecitorio, lors de la construction du nouveau Palais de la Chambre des Députés, et la reconstruction de la porte d'une maison de campagne du Card. Du Bellay. À g. on voit une partie de la magnifique façade intérieure des Thermes de Dioclétien, sur le Frigidarium. On y admire de très belles niches qui ont encore une partie de la décoration. Au coin, s'ouvre un ancien passage (fermé) en escargot, donnant accès au toit des Thermes. Les salons, que l'on peut voir, sont disposés autour du Salon central qui fut transformé par Michel- Ange en l'église de Ste-Marie-des-Anges, p. 106.
On entre dans le IIP Salon. À dr., IV« Salon: reconstruction de la porte du temple d'Auguste à Ancyre, en Asie Mineure. - V* Salon: temple funéraire des environs de Chieti, intéressant spécimen de l'art provincial de l'Italie du temps des Claudii; sculptiu^es de S. Vittorino, dans les Abruzzes.
En retournant dans le III* Salon, on passe dans le VI* Salon: à dr. 1) statues colossales de déesses, en marbre, de l'école de Phidias; l'une était jadis dans la Villa Mattei ; l'autre fut trouvée, il y a trois ans, à Ariccia ; c'est une réplique du temps des Antonins et elle représente probablement Diane. Une réplique de la tête, au Musée de iNaples, est connue sous le nom de Héra Farnèse et passa longtemps pour une réplique de la Junon «le Polyclète. 2) Groupe représentant Commode et Lucille sous la figure de Mars et de Vénus. C'est une reproduction, trouvée récemment à Ostie, des • prototypes grecs de l'Arès Borghèse et de l'Aphrodite de Capoue. 3) Reconstruction en plâtre du Tropceum Trajani à Adamclisi (Roumanie). - VU* Salon: fragments architectoniques clu Temple du Soleil, de l'empereur Aiu-élien, qui était sous l'église de S. Siîvestro in Capite. - VHP Salon: reconstruction d'une section du Temple de laPiazza diPietra, p. 75. - IX* Salon: plâtres du Tibre du Louvre et de la Rome du Palais des Conservateiurs.
On retourne dans le II* Salon; de là on passe dans une cour intérieure, puis dans un vestibule, où l'on voit quelques mosaïques, parmi lesquelles un squelette avec l'inscription Gnothi seauton. À g., la première porte donne accès à 2 salles, où sont des monuments romains se rapportant spécialement au culte. I''* Salle: Tables des Actes des frères Arvales, collège sacerdotal très ancien qui avait un culte agricole et chantait un très vieil hymne religieux, conservé dans une inscription au Musée du Vatican; c'est im des monuments primitifs de la langue latine; IP Balle: sur le pavement, ♦mosaïque en forme de bouclier, avec la tête de la Gorgone; 36, 42, Vestales, trouvées au Forum romain, p. 143; 40, *Augicsteen pontife, un des portraits les plus beaux de l'empereiir, trouvé en 1911 sur la via Labicana; 20,
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Junon: c'est probablement une impératrice figmrant une déesse, d'après un original de Phidias.
La 2« porte du passage communique avec la ^Collection Ludovisi, une des plus intéressantes, créée par le cardinal Ludovisi au XVIP s. Sur le pavement du cloître, Combat de bêtes féroces et divinités marines, mosaïque trouvée à Castel Porziano. 44, buste d'ime statue égyptienne en basalte: c'est peut-être un Pharaon en figure du XU; 45, tête colossale de déesse, peut-être d'art sicilien et du commencement du V« s.; série d'hermès qui décoraient peut-être ime palestre, d'après des originaux des V* et IV* s.; 48, Hermès logios, d'après xm original grec du V^ s.; 50, statue colossale d'Atfiéna, réplique de l'Athéna Parthénos, en or et ivoire, de Phidias, qui décorait le Parthénon, exécutée par l'Athénien Antiochos; 54, belle réplique de l'Aphrodite de Cnide, de Praxitèle; 60, un Gaulois et sa femme, un des ex-voto du roi Attale, p. 303, repré^ent mi guerrier vaincu, qui après avoir t\ié sa femme, ant se tue lui-même; 64, Satyre versant à boire, réplique d'une œuvi'e de Praxitèle; 45. Aristote; 67, tête colossale de Junon, œu"VTe romeine dérivée d'im modèle du V« s.; 68, *trône Ludovisi, dossier d'un trône colossal ou autel, œu\Te originale grecque du V s., où est probablement représentée la naissance d'Aphrodite qui sort de la mer soutenue par deux Horai, et, des deux côtés, la figure de deux dévotes de la déesse. Ce bas-reîiefs est un des chefs-d'œu^Te de la sculpture classique; 69, *tête colossale à'Euraénide endormie, œuvre saisissante d'art hellénistique; 72, ^Mars au repos (Ares Ludovisi), réplique romaine de l'original attribué à Lysippe; 73 buste colossal de Cérès, d'après im prototype grec du IV* s.; 76, PanetDaphnis ou Olympe, groupe hellénistique; 77, Enfant luttant avec une oie, d'après Bœthos; 81, groupe colossal: Bacchus et Satyre, d'après un original de l'école de Praxitèle; 87, *OreHe et Electre, œu\Te de Ménélas, élève de Stéplianos, école de Pasitèle (I*'' s.); 90, Vémis au bain, d'après l'œuvre originale de Dœdalses de Bithynie; 94, sarcophage représentant une scène de bataille, IIP s. ap. J.-C; 96, biLSte avec tête eu bronze; c'est peut-être un portrait de Jules César: 98, Scène de triomphe: 113, statue de Bo^main assis, I*'' s.; 124, Triomphe d'un empereur, provenant peut-être d'r.n arc de triomphe, IP s. ap. J.-C.
On passe dans le Grand Cloître (de 1565) exécuté sur dessin de Michel-Ange. Un cyprès planté, dit-on, par celui-ci, est mort en 1909. Le Jardin contient des sculptures d'ime importance secondaire. Sotis le portique, à noter: 12S, statue acéphale d'athUte, d'après l'original, œuvre d'art du Péloponèse, du V* s.; 134, Muse ou Nymphe, art rhodien; 138, Narcisse, art hellénistique; 147, Génie de l'Automne; 153, Apollon Pythien; 156, Vénus Ano.dyomène; 161 Apollon Lycien, d'après l'original, œuvre de Praxitèle; 169, la Victoire, d'après un original du V* s. Dans les maisonnettes des Chartreux, il y a de petites collections. Maisonnette A: collection des cultes orientaux: 186, Ma, déesse de la Cappadoce; 187, Men, (la Lune adorée comme divinité masculine dans l'Asie Mineure) et antiquités provenant d'un sanctuaire syrien, au pied du Janicule; on voit (188) la reproduction de l'autel triangulaire où est la statuette originale de Chronos, entouré de 7 oeufs et autour duquel est enroiilé un serpent; ISvl, Bacchus; 190, un roi Égyptien, en basalte; 101, Hadad. dieu suprême sjTien; 158 autel dédié à Jupiter fulminant; 195 les Grâces, groupe tout petit, d'un travail très fin. Dans la petite salle au fond: 196, Atargatls (?), déesse sjTienne; dans la petite salle à dr., souvenirs de la religion de Mithra, culte persan du Soleil. - Maisonnette C: collection de tuiles et de briques avec marques de fabrique. - ^Maisonnette F: collection de tuyaux de plomb poiu- aqueduc. - En continuant le tour du Cloître: 206, très fin chapiteau corinthien; :^11, Junon (?) assise, d'après im prototype du V* s.; 22i, fragment de filse provenant du Mt Palatin; 230, petit modèle de scène d'im théâtre antique; 242, fragment de frise provenant du Forum de Trajan; 239, pains de plomb recueillis dans le Tibre, avec indication de \e\\x provenance; 254, 255, *pilastre3 avec inscrip-
le Mufiée (les Thermes. ROME 7?. /; plan, p. 1. tOÔ
tions relatives aux ludi sœeulares célébrés au temps d'Auguste (17 av. J.-C)
et au temps de Septime-Sévère (204 ap. J.-C). Le ])reniier surtout est de la plus t^-ando valeiu; on y lit le récit d'S iètoù ordonnées par Auguste, pendant lesiiuolles fut chanté au Capitole le célèbre Carmen sœmlare d'Horace, couune on peut le lire vers le bas de l'inscription. 258, mosaïque: scène nilotique. Le long du 3« côté du Cloître, intéressants sarcophages^; 307, *autol rond avec ùanscuses, œuvro de style néo-attique; au milieu du 4® côté, où il y a des choses de moindre importance, entrée donnant accès à quelques salles qui renferment des œuvres d'art insignes. P« Salle, au inilieu, la *Nlobicle des Jardins de Salluste, laquelle faisait autrefois partie d'im groupe appartenant peut-être au fronton d'un temple d'Apollon; c'est une sculpture, piobiblemente originale, du milieu du V^ s., attribuée ;\ l'école de f'résilas. Il y a en oiitre une statue de Mercure et une de Vénus. \ dr., on passe dans la salle de la 369, *Vénus de Cyrène, trouvée dans les Thermes de Cyrène. C'est ime statue originale grecque du IV® s., d'une beauté merveilleuse, représentant la déesse surgissant de la mer, au moment où elle est en train de s'essuyer les cheveux. Dans les autres salles, les *objets provenant des tombes barbares des nécropoles de Nocera timbra et de Castel Trosino.
La porte suivante dans l'aile du Cloître donne accès au Musée Chrétien, formé principalement du noyau constitué par les collections du Musée Kircher. 391, célèbre *graffite, détaché d'un mvu- de la domus gelotiana ou Pœdagogium du Mt Palatin, p. 158, et représentant un homme à tête d'âne crucifié et ime personne qui l'adore, avec cette inscription en grec: « Alexametws adore son dùu n. La plupart croient qu'il s'agit d'mie satire d'un païen contre un compagnon chrétien; d'autres, au contraire, pensent que ce grafRte représente im gnostique, c'est-à-dire un adorateur du dieu Seth, que l'on figurait avec ime tête de cheval. 401, grand cratère de marbre bis, décoré d'une scène de V Epiphanie, du IV« s. ap. J.-C; 110, statuette du *Christ, d'ime bonne époque et. pour cela, une juanifestation fort rare de l'art chrétien. Dans la même aile du cloître: ;307, tête d'Hercule, delà manière de l'école de Scopas; 348, :{49, chapiteaux décorés avec des peaux de lions; 365, tête colossale, portrait de quelque prince hellénistique; 366, torse d'une réplique de la Vénus de Cnide. - Dans le Jardin: groupe d'inscriptions provenant du Pont Sixt^e, et relatives à la reconstruction du Pont Valentinien; 427, 429, cippes terminaux de l'aqueduc de 1' « aqua Julia », de 1' « aqua Tepula » et de r « aqua Marcia ». Le long de la 2^ et de la 3« aile, cippes délimitant la zone domaniale sur les rives du Tibre; 430, tombeau de l'ère républicaine; 435, Melpomène; le long de la 4« aile, fi-agment avec la figiure de Kora; 439, bases de statues de Tibur, du II« s.
On retourne au passage près de l'entrée et l'on monte au I" étage: fragments du pavement de la maison de Tibère, sm- le Mt Palatin; 447, table de bronze contenant l'institutio alimentaria, l'inscription relative à l'institution d'une oeuvre chargée de noturir les enfants pauvres, aux frais du trésor public, et fondée par Trajan; 448, *Fasti Prœnestini ou calendrier, ayant pour auteur Verrias FIaccu.s. Dans 6 vitrines, on voit, recomposés (451 à 456) les *plafonds à stucs très fins d'une maison romaine du !«' siècle retrouvée à la Villa Farnesina. Dans les salles suivantes, on voit aussi les parois peintes de cette maison (le plan est près de la fenêtre): dans les deux tableaux principaux est représenté le mythe de Phaéton. 457, urne cinéraire ayant pour décoration l'initiation aux mystères d'Eleusis. - IP Salle: 4f>6, Vénus Oenitrix; 462, *Apollon, statue du milieu du V® s., attribuée à Phidias qui l'aurait exécutée dans sa jeimesse, ou à son maître Hégias; 464, Athé/ia, art péloponésien, du milieu du V® s.; 467, Hygie, commencement du IV* s.; 468, Dionj/.îos, réplique d'après im bronze du commencement du IV® s.; 471, tête archaïque de femme, probablement art sicilien. - III® Salle (bronzes): 473, Narcisse ou Apollon, œuvre romaine, d'après un prototype du IV* s.; 474, *Démétrius de Syrie ou un autre (Ûadoque, œuvre dérivée, peut-être, de la statue d'Alexandre, exécutée par Lysippe;
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475, L. Cornélius Pusio; 477, Bacchus, avec incrustations d'argent et de cuivre, art campanien; 478, Tibère; 479, statue, autrefois sur le Pont Valentinien; 480, * Pugiliste au repos, magnifique statue, d'un réalisme cru, œuvre lielléuistique. Remarquer les oreilles enflées, les cicatrices et les gouttes de sang, et l'expression grossière et féroce. Les statues 476 et 480 furent trouvées lors de la construction du Teatro Xazionale, dans la via IV Novembre.
On retourne sur ses pas jusqu'à la Galerie et l'on continue en passant par la porte à dr., au fond. - V* Salle: 482, *Éphèbe de Subiaco, trouvé dans la villa de Néron, à Subiaco, œu\Te raffinée du commencement de l'hellénisme. Selon diverses interprétations, il représente un Xiobide poursuivi, im joueur de balles, un archer, un discobole, Hylas poursuivi par les Nymphes ou Ganymède menacé par l'aigle. 483, *tête d'un Perse mourant, art de Pergame, ex-voto d'Attale, probablement; 484, tête de jewie fille donnant, d'après l'original du IV« s. Aux murs, *fresques de la maison de la villa Famesina, représentant des scènes thées de la légende du roi égyptien, Bochoris, juge sage et subtil; ce sont des œu\Tes du temps d'Auguste. 485, Hermaphrodite, belle réplique de l'original hellénistique. - VI^ Salle: 487, * Discobole de Castel Porziano, excellente réplique en marbre du célèbre Discobole de Myron. Il en existe diverses répliques qui ont permis aiiProf. Rizzo de recoiLStituer l'original, dont on voit le calque en plâtre bronzé-
VII« Salle: 488, la * Jeune fille d'Antium, chef-d'œuvre, art grec de la fin du IV« s. ou du commencement du IIP, d'un artiste de l'école de Lysippe, ayant subi l'influence de Praxitèle. Découverte dans la ^illa impériale d'iCnzio en 1878, elle représente une jeune fille qui s'approche d'im autel, portant les objets nécessaires à un acte du culte.
IX* Salle: 492, Tête colossale à'Athéna, d'après un original de Phidias; 496, torse de statuette d'athlète, manière de Polyclète; 498, 499, statuette et tête, d'après l'original du V« s.; 'Ml, Pan, statuette de Polyclète; 504, DiomMe, d'après l'original attribué à Crésilas.
X« Salle: 509, Hercule, d'après l'original du IV* s.; 510, réplique de V Athlète se couronnant, le Kyniskos de Polyclète; 511, Hermès, d'après l'original du IV* s.; 012, torse de Minotanre, œiUTC attique du V* s. - XI* Salle: 520, fragments d'un groupe représentant un rapt, sculpture hellénistique; 527 bis, torse du Satyre versant à boire, par Praxitèle. - XIP Salle: 531, fragments d'un groupe: Hermès et Dionysos, différent du groupe célèbre de Praxitèle; 536, statue acéphale et buste de statue, réplique du Satyre jouant de la flûte, de l'école de Praxitèle; 532, grand bas-relief de la via Salaria. - XIIP Salle: 540, Penthée poursuivi par les Ménades; 544, Proméihée; 546, Jupiter hospitalier; 547, deux têtes, répliques du portrait hellénistique bien connu d'un poète et qui passa longtemps pour celui de Séné que; 554, Socrate; 556, relief peut-être relatif à la victoire d'un chœiu" dans un drame et représentant peut-être la JMine de Latone pour Niobé, temporairement apaisée par Artémis; 559, fragments d'un relief relatif à im concours choral, représentant Orphée, Eurydice et Hermès psychopompos; le sujet complet est au Mvisée de Naples et à la Villa Albani; 560, Ulysse et Diomède aux aguets; 561, Andromède; 564, Ptolémée III; 579, Anazimandre; 583, Portrait du genre satirique; c'est peut-être celui û'Antiochiis VI. - XIV* Salle: 598, Ji.cles César; 599, cortège de personnages romains devant un temple; portraits remarquables pour la beauté et la vérité de l'exécution: 6)3, Sabim, Qd6,Gullien, 614, Lucilla, 615, Claude jeune, 481 *Vespasien, 630, Néron; 476, fragments, d'un relief représentant le temple de Quirinus, sur le Quirinal, commencement du III* 3. ap. J.-C. - XV* Salle: 643, Hermès de cochers de cirque, I*' s. de l'Empire romain; 644, mosaïque représentant les cochers des 4 factions du cirque; 645, 646, inscriptions fiméraires de deux cochers.
XVI* Salle (portraits romains), les N"^ 674,680, 683, sont remarquables pour leur réalisme; il y a en outre: 654, im prétendu Scipion ou im prêtre d'Isis; 658, im prétendu Brutu^; 661, Antinous; 687, jeune fille TomaLine, trou-
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vée dana le tombeau des Platoriui dans le jardin de la Farncsine (p. 206). - XVIP Salle: petites urnes cinéraires; 693, sarcophage orné d'une scèrt« bachique; 694, frise peinte à fresque, représentant des scènes de la première période historique de Rome; 700, sarcophage ayant pour décoration des prisotmiers barbares prosternés devant un général romain; 717, urne cinéraire représentant Ulysse et Ajax se disputant les arm^s d'Achille. - XVIIP Salle: 724, autel d'Ostie, richement orné, représentant Romulus et Rémus, Mars et Vénus; il y a en outre des peintures de la maison de la Villa Farnèsina. - XIX« Salle: 727, aiitel, travail très fin du I" s. de l'Empire romain; 730, très fine statuette en basalte; c'est peut-être la Pythie; 726, basrelief avec une danse de nègres; de plus, il y a des peintures à fond blanc, qui sont également de la maison de la Villa Farnesina. - XX* Salle: peintures à fond rouge avec ornements de type alexandrin, également de la maison de la Villa Farnesina. Le tableau principal est signé du nom d'un peintre qui était peut-être Alexandrin: Séleucus fit. - XXP Salle: peintures, du même type que les précédentes; 595, fragment du pied d'un candélabre, richement décoré et ciselé, I" s. de l'Empire romain. - XXIP Salle: peintures provenant de la même maison: *Leucothée et Bacchus; toilette d'Aphrodite, qui i;erpctue le souvenir d'une œuvre atti(iue du milieu du V« siècle.
On retourne en arrière, à la Galerie I, on continue et l'on entre à dr., dans l'Antiquarium: fragments de décorations en terre cuite; 747, édicule funéraire, décoré d'une représentation scénique: la mort d' Astyanax. Dans les vitrines, joyaux, statuettes, ex-voto, coupes en verre ornées de figures en or, casque provenant peut-être de la Victoire du Pont Valentinien. - Figurines en terre cuite, portraits romains, fragments de diplômes militaires. - tables de frise en terre cuite représentant une Scène d'initiation aux mystères; fragments de décoration d'édicules en bronze doré; vitrine renfermant des objets en ivoire et en os (poupées articulées); dans d'autres vitrines objets votifs provenant des temples de Jupiter Anxur, à Terracina; vase en bronze avec inscription archaïque. - Magnifiques Hêtes en bronze d'animaux, longs cloxis en fer, etc., arrachés à deux navires romains submergés dans le lac de Nemi, p. 255.
Au S.-E. des Thermes, de très belles avenues bordées de palmiers et de chênes verts, formant un jardin pittoresque, vont de la fontaine à la pi. des Cinq-cents (piazza dei Cinquecento) et à la Stazione Centrale (gare centrale; PI. II 24) de 1872 (à dr., arrivée; à g., départ). Devant la gare, il y a un monument dû à l'architecte Azzurri élevé à la mémoire des 500 soldats héroïques tués à Dogali par les Abyssins, en 1886, avec un obélisque égyptien authentique, dont les hiéroglyphes célèbrent la gloire de Ramsès le Grand ou Sésostris, le Pharaon de l'époque de Moïse, il y a 33 siècles. À dr. de la gare est le Palais Massimo, collège des Jésuites.
De la pi. des Cinq-cents, en se dirigeant vers le N.-E,, on passe davant le petit Palais de la Douane, palazzetto délia Dogana (restes considérables des murs de Servius Tullius, formant une grande muraille faite de cubes qui s'elïritent, à l'angle de Ja via Volturno et près de la voie du chemin de fer) et, par la via Solferino, on entre dans le Quartier de l'Indépendance (Quartiere dell'Indipendenza), ainsi appelé à cause des rues dont le nom rappelle les batailles livrées pendant la
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guerre de T Indépendance italienne. Ce quartier, aussi appelé Quartiere del Macao, est l'ancien Champ Scélérat de Rome républicaine, où l'on ensevelissait vivantes les vestales qui violaient leur vœu ou laissaient s'éteindre le feu sacré; il est aujourd'hui, presque en entier, un quartier de villas. On parvient sur la pi. de V Indépendance et l'on continue par la via San Martino qui aboutit à l'ancien Camp Militaire (Castra Praetoria; PI. I 27) jadis résidence des Prétoriens, dont le nombre s'éleva jusqu'à 14.000 hommes. On y voit encore certaines parties qui furent construites par Tibère. Ce camp, ayant passé entre les mains des Jésuites, fut appelé par eux Macao, en mémoire de leur plus florissante mission en Chine; il y a là miaintenant une caserne. En tournant à g., on sort des murs Auréliens, puis, tournant sur la dr., le long de la ligne du tram, on arrive au Foiiclmloo (Polyclinique; PI. i 30) très vaste et magnifique ensemble d'édifices, construits sur les plans de Giulio Podesti, en 1896, par initiative du ministre Guido Baccelli; c'est un des hôpitaux les plus perfectionnés de l'Europe. Le terrain, qui s'étend à l'E. et au S. du Castro Pretorio, a été réquisitionné par l'État, pour y élever la Ville Universitaire, c'est-à-dire les bâtiments de l'Université proprement dite, des laboratoires et de toutes les hîstitutions, dont l'enseignement a besoin. Les diverses Facultés, qui aujourd'hui sont dispersées dans différents édifices de la ville seront ainsi réunies. Le Poîiclinico est une partie du programme déjà réalisée.
VIIL — De lîi Place de Venise à Ste-Aîarie-!\îaJeure et à St Laurenl-hors-les-Murs.
Sommaire: *St-Pierre-èo-Lieiis, p. 113; St-Martin-des-Àtonts, p. 114; *Ste-Pi-axède, p. 114; *Ste-Marie-Majeure, p. 115; Ste-Pudentienne, p. 119; le Campo Verano, p. 12*J; *St-Laiireut-hors-les-IvIurs, p. 121.
De la pi. de Venise, en se dirigeant vers le S.-E., par le Forum de Trajan (Foro Traiano) et par la via Alessandrina, on atteint la via Cavoiir, rue à peu près parallèle à la via Nazionale et qui conduit comm.e elle, en montant, à la gare de Termini. C'est une artère de la Rome moderne, large et importante, mais qui manque d'élégance. Elle traverse l'ancien quartier de la Subura. Au commencement, à g., est la base majestueuse de la Tour des Conti (Torre dei Conti), autrefois très haute, érigée par les parents d'Innocent III, de la famille Conti et abattue, en 1348, par un tremblement de terre, puis réduite à son état actuel par L'rbain VIII. Plus loin, à dr. de la via degli Annibaldiy le Colisée, p. 150, forme
Sl-Fkrrc-èi-LieiC'i. R03IE U. 1; plan, i>. 1. li:j
tin fond magniliqiie. Ensuite, sur le haut de l'escalier de St-Pierre-ès-Liens (S. Pietro in Vincoli), est une jolie loggia dori(iuc, avec balcon, appartenant à la maison habitée par Vannozza Catanci, mère de Lucrèce Borgia. À dr,, on voit également une tour du moyen âge, faisant aussi partie de l'église St-François-de-Paule (S. Francesco di Pâola).
Sous l'arc de la maison passe l'ancienne voie Scclérale (le Vico scellerato), ainsi nommée à cause de l'action atroce conunise par Tullie qui passa avec son char sur le cadavre du roi Servius, son père. Gravissant l'escalier fatigant, de 75 marelles, de la via S. Francesco di Pâola, qui passe sous la voûte pittoresque et sombre, on débouche sur une place rectangulaire et herbue, que caractérisent encore une tour du moyen Age et un haut palmier. À g., *St-Fierrc-ès-=Licus IPI. II 20), la basilique d'Eudoxie, fondée selon la tradition en 442 par l'impératrice Eudoxie, femme de Valentinien III, pour y garder les chaînes (vincoli) de St Pierre, données par elle au pape Eéon I". Les papes Délia Rovcre, Sixte lY et Jules II, la iirent restaurer par Meo del Caprina.
iNTÉRreuR (si l'église est fermée, sonner à la i)orte à g., au N" 4) majestueux et sévère, à trois nefs séparées par 20 colonnes antiques, doriques, cannelées. Les parties refaites ne lui font pas perdre son aspect primitif de basilique, malgré la voûte et quelques décorations. La nef du milieu est presque 4 fois plus grande que les nefs latérales.
Nef du milieu: plafond, par Giovanni Bottista Parodi, une Possédée, délivrée du démon par le contact des Saintes Chaînes. - Nef latérale DR., 2* autel, St Augustin, par le Guerchin; 3* autel, L'Ange délivre St Pierre, copie de l'original du Dominiquin qui est à la sacristie; les tombeaux latéraux ont été exécutés sur les dessins du Dominiquin, qui peignit les deux portraits. - Au fond de la nef: *Mausolée de Jules II, chef d'oeuvre de Michel-Ange, qui à son sujet éprouva tant d'ennuis qu'il l'appela luimême la tragédie d^ la sépulture. En butte aux contrariétés et h l'envie, dégoûté, l'artiste ne put mener l'œuvre à terme et le Pontife, qui voulait pour lui le sépulcre le plus superbe du n)onde, re]io.se à St-Pierre-au- Vatican, sans i;n souvenir. Ce qu'on voit ici repr<^sente seulement une pf'tite partie du monument, qui devait avoir plus de 40 statues, dont quelques-unes sont maintenant à Floieace et à Paris. La figure principale est *Moïse (la figure la plur; personnelle, peut-être, qu'ait créée Michel-Ange), vigoureux et puissant, dans le regard duquel est la majesté de l'homme qui a parlé avec Dieu. Les critiques relatives aux détails (tête petite, grands bras, barbe non natiurelle, cornes de Saty-re représentant les rayons traditionnels de lumière) n'enlèvent rien à la sublimité de l'ensemble. Les deux belles statues latérales de Lia, à g., et de Rachel, symboles dantesques (Purg., XXVII, 108) de la vie active et de la vie contemplative, sont également du Maître; le reste est de ses élèves: la statue médiocre du Pape, de Maso del Bosco; la Vierge avec l'Enfant Jéi>iis, de Scherano da Settignano; le Prophète et la Sibylle, de Ilaffaele da Monteliipo. - Chap. à dr. de l'abside, Ste Marguerite, par le «iuerchin. Dans 1' Abside (fresques de Giacomo Coppi) trône épiscopal en marbre, siège pris daiLS une salle de bain romain. Au MaîTRE-autel, baldaquin, par Virginie Vespignani (XIX« s.); au-dessous, dans le beau tabernacle en bronze, orné de bas-reliefs attribués à Caradosso, de 1477, on conserve les chaînej de St Pierre, que l'on expose le 1*' août.
114 R. 1; plan, p. 1. ROME St-Mortin-des-Monts.
- Nef latérale g., 2^ autel, St Sébastien (barbu), mosaïque byzantine du VII^ s.; 1" autel, Descente de croix, par Pomarancio; beau tombeau du cardinal De Cusa, avec bas-relief polychrome, par Andréa Bregno (1465); tombeau des frères PoUaiuolo. par Luigi Capponi, et. au-dessus, la Peste de 1476, fresque d'Antonio PoUaiuolo ou d'un élève d'Antoniazzo Ptomano. Le Cloître (entrée à dr. de l'église, au X° 5), à l'intérieur de l'ancien monastère des Chanoines, maintenant École d'Application pour Ingénieurs, est de Giuliano da Sangallo, avec putéal (margelle de puits) de Simone Mosca.
Prenant vers l'E. l'étroite via délie Sette Sale, on va à St-?.ïartin-des-Monts (S. Martino ai INIonti; PI. II 23), église érigée par le pape Sylvestre I", descendu du Mt Soracte pour guérir miraculeusement de la lèpre l'empereur Constantin, au IV« s. C'est là que furent proclamées, en présence de Constantin, les décisions du Concile de Xicée et que furent brûlés les livres hérétiques d'Arius, de Sabellius et de Victorinus. L'ancienne église est maintenant un amas de ruines souterraines. Refaite au XVP s., elle fut restaurée plusieurs fois; le XVII* s. a donné l'église actuelle.
lyrÉRiEUR: vaste salle à large nef au milieu, terminée par une abside écrasée qui s'élève sur la crypte et flanquée de deux petites nefs, avec 24 colonnes corinthiennes antiques. Dans la nef latérale dr., Vie d'Élie, fresques de Gaspard Poussin, du XVIP s. Dans la nef latérale g.. Baptême de Constantin, par Michèle Fiaramingo; Intérieur de l'ancienne basilique de St-Jean, Concile du pape Sylvestre, Intérieur de l'ancienne basilique de St-Pierre, par un artiste inconnu du XVP s. L'élégante tribune avec son escalier double de 11 marches, qui surélève l'autel, et le joli tabernacle sont de Pictro da Cortona. De là, on descend à la cr>-pte que l'on traverse pour entrer à g. dans de grands souterrains, ayant probablement appartenu à des thermes, jadis transformés en la première église, où il y a des traces de fresques et de mosaïques.
La partie postérieure de l'église St-Martin est située vers la via Giovanni Lanza, d'où l'on voit l'abside de cette église; au X. de celle-ci est *Sîe-Praxède (S. Prassede; PI. II 23) église ayant deux entrées: l'une, via S. Martino ai Monti, l'autre, dans une petite rue, via S. Prassede. Elle est dédiée à une des deux filles (l'autre est Ste Pudentienne, p. 119) de Pudens, qui, selon la tradition, accorda l'hospitalité à St Pierre. C'est une église très ancienne, déjà mentionnée au V^ s., restaurée en 822, en 1450, en 1832 et en 1869. C'est dans cette église qu'en 1118 les Frangipani assaillirent avec des flèches et des pierres le pape Gélase II, qui s'enfuit en France, où il mourut. C'est une église intéressante, où sont réunies des antiquités magnifiques qui ont gardé l'austérité des formes archaïques, telles que les grandes mosaïques, et des ornements modernes d'un effet disgracieux.
INTÉRIEUR à trois nefs séparées par 16 colonnes de granit et 6 piliers, Pavement de 1917. Dans la nef du milieu, à 9 m. de la porte, indiqué par un disque de porphjTe et par une inscription, le puits où Ste Praxède ca-
Stc-Praxède. ROME li. 1; plan, i>. 1. 115
chait les restes des martyrs. — Nef latérale dr., '"Chapelle de St Zenon (la 3«, se faire ouvrir par le sacristain); c'est le mausolée de Théodora épiscopa, mère du pape Pascal I" (817-824), qui l'érigea. C'est un des monuments byzantins du IX« s. les plus importants. A la façade, portail formé de deux colonnes inégales de granit noir, provenant d'édifices païens, à chapiteaux ioniques du VI« s., et d'ime riche corniche provenant de quelque édifice romain, et sur laquelle est une urne romaine en marbre. La façade a de plus im double rang circulaire de mosaïques du IX« s.; dans le rang interne: la Vierge et l'Enfant Jésus, Ste Praxède et Ste Pudentienm, et d'autres Saintes; dans le rang externe: le Christ et les Apôtres et 4 Saints (2 en bas, peut-être ajoutés au XIIP s.). - L'Intérieur est une chap. à voûte, la seule à Rome toute revêtue de mosaïques et appelée autrefois jardiyi du raradis. Le pavement est peut-être le plus ancien spécimen d'opus sectile que l'on connaisse. Au mur de dr., St Pierre et St Paul gui soutiennent le trône de Dieu; au mur de g., St Jean V ÉvanyéUste, St André et St Jacques et le Christ entre St Pie I^' et St Pasteur; à l'autel, la Vierge et l'Enfant Jésus entre Ste Praxède et Ste Pudentienne et au mur, Marie et St Jean; au miur de g., Ste Praocède, Ste Pudentienne et Ste Agnès et 4 figiures féminines, parmi lesquelles Théodora épiscopa; à la voûte, le Christ et 4 Anges. Les 4 colonnes, sur les côtés, sont intéressantes à cause de leurs bases; dans une niche, à dr., il y a des fragments d'une colonne apportée de Jérusalem, après la 6^ croisade, en 1223, et qui est, à ce que l'on prétend, celle à laquelle fut lié le Christ pour être flagellé. - 4« chap., élégant sépulcre du cardinal Alano (de 1474), par Andréa Bregno. Dans la chap. du fond, sépulcre de l'évêque Ancherm (m. en 1286), par un des Cosmas.
Chœur. On monte par des degrés de dimensions exceptionnelles, eu rouge antique. Il y a là des *mosaïque8 remarquables du IX® s.: à l'arc triomphal, La nouvelle Jérusalem; à l'intérieur Jésus et des Saints; des Anges à la porte; au grand arc de l'abside, vision apocalyptique de VAgnus Dei avec 7 candélabres, des Anges, des symboles des Évangélistes et des 24 vieillards; à la voûte de l'abside, le Christ et, à g., St Pierre, Ste Pudentienne et St Zenon; à dr., St Paul, Ste Praxède et St Pascal I"; au-dessous, les disciples sous la figure d'agneaux et l'inscription servant de dédicace; au sommet, le monogramme du pape Pascal I".
Nef latérale g.: Dans la Sacristie, la Flagellation, beau tableau de Jules Romain; 3« chap., bonnes fresques du chevalier d'Arpin et, à l'autel, Jésus portant sa croix, par Federico Zuccari; 2® chap., chaise et table de St Charles Borromée; au commencement de la nef, table de marbre sur laquelle dormait, dit-on, Ste Praxède. - Dans la confession (sorte de crypte, dont les clefs sont chez le sacristain), sarcophages: dans celui de dr., sont les ossements de Ste Praxède et de Ste Pudentienne. À l'autel, il y a de belles mosaïques du XIIP s. - Dans le Campanile, qui est du XIP s., il y a des fresques de la même époque.
De l'église Ste-Praxède, en quelques pas vers le N., on est sur la pL Ste-Marie-Majeare. Au milieu, vis-à-vis de la façade grandiose et ornée de portiques de la basilique, s'élève une colonne colossale en cipolin, haute de 14 m. 30, cannelée, à chapiteau corinthien, la seule qui reste de la Basilique de Constantin, p. 144; Paul V la fit placer là; elle est surmontée d'une statue de Marie.
*Ste-Marie-MaJeure (Santa Maria Maggiore; PI. II 23) ou Basilique Libérienne. Selon une tradition qui remonte seulement au XI II* s., la nuit du 4 au 5 août 352, Marie apparut au patricien Giovanni et au pape Libère; elle leur ordonna d'éi riger une église sur le Mt Esquilin, à l'endroit où l'on trou-
116 R. 1; plan, p. 1. HOME Ute-Jlarie-Majeure.
verait un peu de neige recouvrant l'aire exacte à occuper par l'édifice. Le pape dessina aussitôt les plans et le patricien la bâtit à ses frais. De là l'autre nom: Santa Maria délia Xcve (X.-D. des Neiges) donné à cette église, que l'on appelle aussi del Presepe (de la Crèche), parce qu'on y garde les restes du berceau de Jésus. La première église fut refaite par^Sixte III (432-40), agrandie par Eugène III, au XIIP s., et restaurée par Nicolas IV. Plus tard, on ajouta les chapelles; Clément X, au XVII« s., fit faire le côté de l'abside, Benoît XIV restaura tout l'édifice et ajouta la façade principale. Le beau Campanile roman, le plus haut de Rome, est du XIII s., mais il a été restauré,
f:j. C'est une des cinq grandes basiliques patriarcales (cardinal-archiprètre et porte sainte jubilaire; et celle qui, entre toutes, a conservé à l'intérieur le plus de l'antique splendeur. Les souvenirs historiques y sont nombreux: c'est sur les marches de cette éghse que l'on avait coutume, dans les premiers siècles du moyen âge, de brûler les livres hérétiques; c'est à l'intérieur de l'église que se barricada, contre îe pape St Damase, la faction d'Ursinus; celle-ci y résista jusqu'au moment où les adversaires défirent le toit et lapidèrent les rebelles avec les tuiles; enfin, c'est là qu'en 1347 fut couronné le tribun Cola di Rienzo.
La Fa'Tade (1743), précédée d'escaliers et placée entre deux ailes formées par des palais, est de Fuga; elle consiste en un portique et en une loggia à trois arcades, placée audessus et surmontée de statues. Cinq ouvertures donnent accès dans le porche, où se trouve à dr., une statue de Philippe I Y d'Espagne, d'après un modèle du Bernin. Dans la loggia (s'adresser au sacristain) on voit l'ancienne façade avec des mosaïques, la légende de la neige et des Sainds, exécutées par Filippo Rusutti ou par Gaddo Gaddi, vers 1300. -Cinq portes (celle qui est au bout, à g., est la por^e sarnf?) servent d'entrées. V. le plan, ci-contre.
•INIÉRIEUE (85 m. de long) grandiose et élégant, qui garde encore l'aspect d'une basilique. I! est à trois nefs, séparées par 36 colonnes antiques, brillantes, en marbre de l'Hvmette et 4 en granit, à chapiteaux ioniques, sans arcs; l'architrave est ornée de mosaïques. Dans la nef du milieu, au-dessus de l'entablement et sur l'arc triomphal il y a des *mo5aïques représentant des scènes de l'Ancien Te-itament et la vie de Marie (c'est le matin que la lumière est le plus favorable); ces mosaïques sont du V« s. et furent commandées par Sixte III. Entre les fenêtres, fresques: Histoire de Marie, par divers peintres. Le magnifique ^plafond à caissons, attribué à Giuliano da Sangallo, fut doré avec le premier or apporté d'Amérique par Christophe Colomb et donné à Alexandre "ST^. Le pavement est des Cosmas et du milieu du XII* s. - À l'entrée de la nef, à dr., (A), est le mon. de Clément IX, œuvre de plusieuK; à g., (B), est le mon. de Sicolas IV, par Domenlco Fontana, de 15S0. Au fond de la nef, se trouve la Confession{C)
ate-Maiie-Majeure. ROME /{. 1; plan, p. l. 117
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PiAZZA 5, nf'Rm riAQQIORE
118 R. 1: plan, p. 1. ROME Ste-Marie-Majeure,
entièrement refaite par Vespignani. au XIX® s., avec la grande statrie de Pie IX agenouillé, par Jacometti. Le riche maître-autel, qui est audessus, avec ses 4 grandes colonnes de porphjre, est de Fuga, XVIIPs.; l'urne, également en porphjTe, renferme les reliques de St IMathias et d'autres mart>T:s; au dessous de l'autel se conserve la relique de la crèche. - Dans I'Abside (D), * Couronnement de Marie, Anges, Saints, le pape yicoîas IV elle cardinalJacopo Colonna et symboles, grande mosaïque de Jacopo Torriti, de 1295, exemple d'imitation byzantine; elle résume toutes celles de la Basilique, par le Triomphe de Marie; ainsi l'ensemble de toutes les mosaïques est une commémoration du Concile d'Éphèse (V* s.), qui proclama Marie mère de Dieu. Au-dessoiis, mosaïques moins importantes et 4 bas-reliefs, par Mino del Eegno.
On retoiu"ne sur ses pas, au commencement de l'église, dans la Xep LATÉRALE DR. P® chap. {Baptistère', E) beau bassin en porphyre. Passer à dr. dans la Sacristie (E), où II y a des travaux de l'école d'Andiea Bregno et de Mino del Regno, et dans la Cour intériem-e voisine, où se trouve une colonne commémorative de la conversion de Henri IV de France. On peut demander à voir la voûte de la chap. de St-Michel, où il y a des traces de fresques de Gozzoli. - 2« chap. (Chap. du Crucifix: G) avec 10 colonnes eu porphjTe. - La merveilleuse ^Chapelle Sixtine ou chap. du St-Sacrement(H), par Domenico Fontaua, de 1586, est d'ime magnificencei, d'une richesse extraordinaires; elle est vaste comme une église, entièrement décorée de statues et de fresques; elle renferme deux tombeaux grandioses: le monum£nt de Sixte-Quint, par Valsoldo et celui de St Pie V, par Leonardo da Sarzana et, au milieu, un grand ciborium, en forme de temple, lequel couvre l'ancienne petite chap. des Cosmas. À l'autel, la Ste Famille, par Cecchino da Pietrasanta, de 1-180; dans la confession, St Léonard, statue de l'école du Bernin. Dans la petite chap. à g., St Jérôme, par Ribera; près de la porte postérieure de sortie, très élégant ^tombeau du cardinal Consalvo, m. en 1299, par Giovanni, l'un des Cosmas; ce monument est considéré comme le chef-d'œuwe de la célèbre famille.
On traverse la nef du milieu pour descendre la Nef latérale g.: on entre, vis-à-vis de la Chap. Sixtine, dans la *Chapelle Pauline ou Chapelle Borghèse (un ser-viteur de la Maison Borghèse ouvre la grille), érigée par Paul V (Borghèse). Elle est encore plus riche que la Chap. Sixtine. EUe a été construite sur les plans de Flaminio Ponzio, en 1611, et elle est décorée de fresques de Baglioni, du chevalier d'Arpin, du Guide et de Lanfranco. Sur le précieux autel décoré de lapis-lazuli et d'agates. Vierge byzantine, attribuée à St Luc. Sur les côtés, sépulcres de Clément VIII et de Paul V, de l'école du Bernin. - 2^ chap. (L), attribuée à Michel- Ange, Assomption, par Girolamo da Sermoneta. - P* chap., (M) deux sépulcres, par Guglielmo Délia Porta, et Martyre de Ste Catherine, par Girolamo da Sermoneta. - Au-dessus de la porte s9.\nte,('S) sépulcre des cardinaux Filippo et Eu-stachio, de 1489, dans le style de Giovanni Dalmata.
De la pi. Ste-Marie-Majeure, on tourne autour de la basilique (d'où l'on peut toutefois sortir par l'abside et descendre l'escalier du côté de la pi. de l'Esquilin) en prenant à dr. ou à g., par un chemin en pente qui mène à la pi. de l'Esquilin. Sur cette dernière donne la partie postérieure de la basilique avec l'abside, au sommet d'un escalier imposant qui en relie les portes au niveau de la place. Le côté de l'abside forme lui aussi une espèce de façade grandiose de l'église. La partie dr., avec la coupole, est de Flaminio Ponzio; la partie du milieu et celle de g. sont de Carlo Rainaldij la coupole g. est de Domenico Fontana. Sur la place
Ste-Pwlentienne. ROME E. 1; plan, p. 1. 119
s'élève un obélisque de 14 m. 80 de haut, érigé là par Sixte- Quint, en 1587; comme celui de la pi. du Quirinal, il était près du mausolée d'Auguste. La place est traversée par la ligne droite de la via Cavour, qui d'une part va en montant à la gare centrale et de l'autre descend vers le Forum Romain. Sur cette même place, en face de la basilique, débouche la via Depretis, qui, à son autre extrémité, aboutit à la via Nazionale. - À l'O. de la place, à une courte distance, est Ste- Pudentieime (S. Pudenziana; PL II 23), une des églises les plus anciennes de Rome, la sœur jumelle de Ste-Praxède, p. 114. Elle fut refaite par le pape Sirice (384-399); elle le fut encore plusieurs fois, spécialement en 1598. L'âge de l'élégant petit campanile est incertain. La façade, reconstruite au XIX*^ s., est ornée de mosaïques modernes. L'église présente un aspect très pittoresque avec sa façade toute en couleurs, à côté de la tour du clocher qui est fort belle avec ses logettes aux colonnettes caractéristiques, particulières à tant de campaniles romains. Elle est à quelques mètres plus bas que le chemin et l'on y descend par deux rampes d'escalier. La petite façade resplendit des couleurs de ses mosaïques et des ornements de marbre du portail et du fronton. (Si l'église est fermée, s'adresser au sacristain, via Urbana, 161).
Intérieur sévère et s\igge.stif à trois nefs, séparées par des colonnes encastrées dans des piliers. La nef du milieu est plus longue que les deux autres et forme une espèce de vestibule. La coupole fut peinte par Pomarancio. Dans 1 'Abside, il y a une * mosaïque précieuse de 390, gâtée par une restauration du XVI* s., qui fit disparaître les deux derniers apôtres sur les côtés et coupa en deux les autres. On y voit le Christ sur un trône somptueux, un livre ouvert à la main, et Ste Pudentienne et Ste Praxède lui offrant des couronnes. Derrière, un monticule avec une croix, et des édifices (habitations, thermes, basilique) qui appartenaient peut-être à Pudens; dans le ciel, les symboles évangéliques. Remarquer le caractère romain des figures, l'air de grandeur du Christ qui rappelle Jupiter, ainsi que des Apôtres, en toge comme des sénateurs. - Nef latérale g. Dans la chap. du fond, un auteL don du cardinal "Wiseman, garde la table qui, selon la tradition, servait à St Pierre pour célébrer. Le groupe en marbre, le Christ dormant les clefs à St Pierre, est de Giovanni Battista Délia Porta. Chap. Caetani, somptueuse, avec mosaïques exécutées sur cartons de Federico Zuccari, et, en face, le puits qui, à ce que l'on prétend, contient les restes de 3.000 martyrs.
Retourner sur la pi. Ste-Marie-Majeure et, longeant à g. l'église St-Antoine-le-Grand, au beau portail des Cosmas, de 1269, prendre la via Carlo Alberto (on voit à dr. l'arc de Gallien, V, p. 120) qui aboutit à la pi. Victor-Emmanuel II (PI. II 26), place très vaste, entourée de portiques, avec un jardin où sont les ruines pittoresques d'une fontaine monumentale du temps d'Alexandre-Sévère, appelée aussi trophées de Marius, parce que c'est là que restèrent, jusqu'au XVP s., les
120 R. 1; pUi/i, p. 1. ROME la Porte St-Laurtnt.
panoplies en marbre qui sont à présent sur la pi. du Capitule, p. 41.
À côté des ruineg, est la porte mayique de l'ancienne Villa Palombara, avec des signes cabalistiques. - À l'angle N. de la place, est St-Eusèbe, église du rv« s., refaite en 1711 et en 1750. À la voûte, Gloire de St Emèbe, par Mengs; dans l'abside, belles stalles en bois sculpté, du XIII^ s. - Au N.-O. de la place, est une église avec entrées via Carlo Alberto et via S. Vito, l'église St-Ouy-et-St-Mode^ste, du IV« s., remise à neuf en 1900. À l'intérieur, à g., St Sébastien, par Antoniazzo Romano, de 1483. Tout près, est I'Afc de Gallien, de 262, arc de triomphe très simple, érigé en l'honneur de Gallien et de sa femme Salonina, par un simple citoyen, Marcus Aurelius Victorius. - De l'angle O. de la place, la Ha Le^pardi mène à l'Auditorium de Mécène (PI. II 23) qui donne dans la ina Merulana; c'est un petit édifice elliptique qui certainement n'était pas im théâtre, mais une serre; on prétend, mais la chose n'est pas certaine, que Mécène avait là un parc. On y voit aussi des restes des murs de Servius. Dans la via Merulana, est le Palais Field-Brancaecio, par Luca Carimini (1892-1896), dont le jardin occupe en partie l'emplacement des Thermes de Trajan (PI. II 22), et où se trouve \me grande construction aux salles voûtées, appelée Sette Sale (Sept Salles); c'est ce qui reste d'un réservoir destiné à alimenter probablement la très vaste domus aure^ de Néron.
De l'angle E. de la place, suivre la via Lamarmora: au N" 28 e.st Ste-Bibiaue, (PI. II 29) église du V« s., refaite par le Bernin en 1625.
À l'intérieiir, il y a 8 colonnes provenant de temples païens. À g. de l'entrée, est la colonne où aurait été attachée Ste Bibiane lors de son martjrre. Aux murs, fresques d'Agostino Ciampelli (à dr.) et de Pietro da Cortona. Au maître -autel, jolie statue de *Ste Bibiane, par le Bernin.
En suivant encore la ligne du tram, on passe au-dessous de la voie du chemin de fer et l'on atteint la Porte St-Laurenl (PI. II 29), pittoresque et grandiose dans son ensemble; c'est celle qui a remplacé la Porte de Tibvir(la Porta Tiburtina). Reconstruite en 403 par ordre d'Iïonorius, elle est adossée, vers l'intérieur, à un arc érigé par Auguste, en l'an 5 av. J.-C, restauré par Titus et par Caracalia. Sur cet arc passent les aqueducs de Vaqua Marcia, de Vaqua Tepula et de Vaqua Julia, dont les restes ont été remis complètement à jour par des fouilles récentes.
De la porte, on rejoint à dr. la via Tiburtina et en la suivant en ligne droite pendant 750 m., on est au Campo Verano, le cimetière de Rome, et à la pi. St-Laurent. Le Campo Verano (PI. II 33) est très ^ aste. À l'entrée, il y a quatre statues colossales assises: le Silence, la Charité, l'Espérance et kl Méditation. Il y a un certain nombre de beaux tombeaux. À g., dans la première ailée, le monument à Goffredo Mameli, poète et soldat (auteur de l'hymne qui porte son nom) tombé en 1849 pendant le siège de Rome. Le ^NIonument commémoratif de la bataille de INIentana, sur la hauteur, à côté de la via Tiburtina, est aussi remarquable.
St-Laurent-hon-les-Murs. EOMK R. 1; i)ki». p. 1. 121
De la partie supérieure, où l'on monte par un escalier, on jouit duu très beau '-'paiiorania.
*St-LaHrent-îiors-ies-]\îurs (S. Lorenzo tuori le mura; PI. II 33), se compose de deux églises unies ensemble. La première, St-Laurent, érigée par Constantin en 330, et dont l'abside est tournée vers le S., fut reconstruite par |Pélage II, en 578; la seconde, l'église de la Madone, fut élevée par Sixte III (432-440); elle a l'abside du côté N. et elle est contiguë à l'autre. En 1216, Honorius III démolit les deux absides, unit les églises et réduisit la plus ancienne en chœur de l'église unique qui, transformée au XV*" et au XVII*" s., fut savamment restaurée de 1864 à 1870. C'est une des 7 basiliques visitées par les pèlerins. Sur la place solitaire, les taches foncées des chênes verts et des cyprès du cimetière voisin et deux pins parasols forment un fond pittoresque au Campanile roman du temps d'Honorius III et à l'église, dont le front est orné de peintures-mosaïque, de 1864, représentant les fondateurs et les restaurateurs de l'église. Celle-ci est précédée d'un portique à 6 antiques colonnes ioniques (architrave avec mosaïques et frises) sous lequel il y a des sarcophages, des tombeaux et des peintures anciennes (XIIP s.) très détériorées.
L' *Intérieijr est celui d'une basilique; il est à 3 nefs séparées par 22 colonnes ioniques de granit; il resplendit dans ses décorations et dans ses mosaïques; il est profondément suggestif. Le pavement est des Cosmas, du XIP s. Aux murs, grandes fresques: à dr., Vie de St Laurent, par Guglielrao De Sanctis; à g., Vie de St Etienne et, au-dessus, divers personnages, de Fracassini et de Cesare Mariani. À peine est-on entré, à dr., on voit im très grand sarcophage romain, transformé en tombeau du cardinal Fieschi, du XIII* s.; à g., fresque du temps d'Honorius III, Vie de St Laurent. Au fond de la nef du milieu, deux grands ambons des Cosmas et colonne torse du cierge pascal. On monte au CHŒUR; le baldaquin est d'Augusto et de Sassone, fils de Paolo, marbrier (1147), mais la partie supérieure est moderne. Sur le côté intérieur de l'Arc triomphal, Jésu^ et des Saints, mosaïque du VP s., refaite soas l'influence byzantine. On est dans la Basilique constantinienne, refaite par Pelage, et dont le pavement est plus bas. Elle est à trois nefs, séparées par 12 magnifiques colonnes corinthiennes, cannelées, supportant l'entablement et le caractéristique inutronée, à la forme élancée. Autom* du chœur, sièges de marbre, que domine le superbe trône pontifical en marbre, du XIII^ s. - On descend ensuite (s'adresser au sacristain) dans les petites nefs de la Basilique constantinienne, oii l'on conserve les restes de St Laurent, St Etienne et St Justin. - Le narthex de cette basilique est à présent la *CJiapelle funéraire de Pie IX (1846-1878), par l'architecte Cattaneo, de 1881; magnifiques décorations en mosaïques, exécutées sur dessins de Lodovico Seitz. Les trois mosaï(iues des lunettes sont particulièrement remarquables. La décoration présente les armoiries des personnes qui fournirent les moyens nécessaires pour l'accomplissement de l'œuvre. Le sarcophage de Pie IX, dans la disposition de ses parties, est simple. L'ensemble est toutefois en contradiction avec le testament du Pape, qui ne voulait pas plus de deux mille lires de frais et pour seules armoiries \me tête de mort. - De la Sacristie, au fond de la nef latérale dr., on accède (l'entrée est interdito aux femmes) au magnifique *Clo!teb roman, à colonnettes géminées, de 1241, tout garni de plantes vertes dans son enceinte de murs rouges.
122 R. 1; jAan, p. 1. ROME St-C'lémetU,