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IX. - G.\LERIES DES CERTES GÉOGRAPHIQUES

DES Tapisseries et des Candélabres.

La Galerie géographique doit son nom aux cartes géographiques peintes sur ses parois par Ant. Danti (1589) d'après les indications de .son frère, le dominicain Ignazio Danti. Dans cette galerie sont exposés quelques bustes antiques, dignes de remarque: 10, Hermès: 13, Chrysippe; 17, Aphrodite; 18, Bios et Thaïes; 19, Homère et Hésiode; 21, ArUisthèiie; 23, Athlète; 47, Athéna; 52, Hermès; 59, Socrate; 64, Hercule; 65, Bacchus.

Galerie des Tapisseries ((ialleria degli Arazzi) avec les *10 tapisseries célèbres de E.aph.\ël. Ce dernier en deux ans (1515-1516), dessina presque à lui seul (car l'aide de Jules Romain et de Fr. Penni paraît avoir été limitée) les 10 cartons que l'on expédia aussitôt à Arras, où furent tissées les tapisseries sous la direction de Pierre Van Aelst. Le 26 décembre 1519 eut lieu l'inaugiu-ation à la Chap. Sixtine où elles recouvraient le bas des parois. Elles se trouvent actuellement en fort mauvais état et sont exposées dans cette Galerie. Nous allons indiquer par ordre en fais;*nt précéder d'un * les dix tapisseries de Raphaël qui sont là avec d'autres

200 il. 1; plan, p. 1. KOME lu Galerie de>i Candélabres.

de moindre valeur: *St Pierre recevant les clefs; *La gtiérison du paralp' tique; *La population de Lystra voulant offrir un sacrifice à St Paul et à St Bartmbé; *Prédication de St Paul à Athènes; Apparition de Jésus à Marie- Madeleine; la Cène d'Emmaiis; Présentation de Jésus-Christ au temple; Adoration des Bergers; Ascension; Adoration des Mages; Résurrection de J.-C; Pentecôte; La Religion, la Justice et la Miséricorde; Massacre des Innocents; Jésus montant au Calvaire; *Mort d'Ananie; Couronnement de la Vierge; *Conversion de St Paul; *Lapidation de St Etienne; *La pêche miraculeuse; *St Paul prisonnier à Philippes. Les tapisseries de Raphaël ont de riches frises à grotesques et un haut socle orné de compositions couleur de bronze; ces dernières sont presque toutes de Giov. da tJdine. - On n'a gardé que sept des dix cartons dessinés par le maître: ils sont actuellement au musée de South Kensington, à Londres. À remarquer encore dans la galerie: les bustes de Socrate et de Platon, jadis imis et formant un hermès à double face.

Galerie des Candélabres longue de 80 m., décorée par TortietparSeitz (1885-87), de sujets se rapportant au pontificat de Léon XIII et de scènes allégoriques. Dans le pavé moderne sont incrustés des marbres provenant de YEmporium, près du Testaccio. 19, *Enfant jouant avec des noix; 21, amphore sur laquelle est représenté le mythe de Lycurgue, roi de Thrace, et des Ménadcs; 31, 35, candélabres d'Otricoli ornés de scènes se rapportant au mythe d'Apollon et Marsyas et aux rites bachiques; 74, Pan retirant une épine du pied d'un satyre, groupe pour fontaine; 81, Diane d'Éphèse; 83, sarcophage orné du mythe d'Oreste; 87, Perse; 90, bassin soutenu ^at deux Silèîies; 93, 97, candélabres de l'Empire, tirés de motifs hellénistiques. Siur les parois: 8, Satyres et Nymphes, fresqiie; 134 B., Semo Sancus, divinité agreste italique; 532, mosaïque: nature morte; 137, 219, candélabres semblables aux précédents; 162, Victoire appuyée sur un trophée, imitation d'ime Vénus hellénistique (la tête est celle de Minerve); 165, candélabres ornés des attributs de Diane; 176, Satyre se regardant la queue, d'après im original hellénistique en bronze; 177. Pêcheur, centre de fontaine, sculpture de l'école de Pergame; 179, devant de fontaine orné des figures des Danaides et d'Oknos; 183, Saturne; 184, *La ville d'Antioche personnifiée, d'après l'original d'Eutychide; 187, candélabre au sujet mythologique: l'enlèvement du trépied d'Apollon par Hercule; 222, *Coureuse,{Atalanteî)à.'a,-çièi vm original en bronze du V* s., probablement de l'école du Péloponèse; 234, candélabre orné d'une divinité; 366, Diane, d'après l'original attribué à Praxitèle; 253, *Proserpine (restaurée en Cérès), d'après le type de Praxitèle; 257, groupe recomposé, Ganymèdeet l'aigle; 261, Paris ou Ganymède ou Atys, d'après \m original du IV^ s.; 264, Niobide; 269, sarcophage avec l'enlèvement des filles de Leucippe; 269 G, statue de Combattant perse, d'après les ex-voto d'Attale; 240, Esclave nègre; 376, Satyre buvant; 246, Pan, style de l'école de Polyclète; 196 (?), devant, de fontaine avec Caron et les Parques; 200, Apollon, archaïque, restaïu-é en Diane; 203, Thaimtos, d'après la statue originale du prétendu Éros de Centocelle, p. 186; 204, *sarcophage orné du massacre des Niobides; 148, Satyre et Bacchus; 113, sarcophage orné du mythe de Protésilas et Laodamie; 118 A, Ganymède, réplique d'après Léocharès.

En sortant de la Galerie des Candélabres, ou trouve à g. la Sajle du Bige, rotonde surmontée d'une coupole, par Camporesi. 623, *bige superbe, en marbre, du temps de l'Empire (I"-IP s. ap. J.-C), dont la caisse au moyen âge servit de chaire dans la basilique de St-Marc. Les bas-reliefs se rapportent au culte de Cérès. Le cheval de g. et quelques parties de l'ensemble sont modernes (restauration par Franzoni, 1788). 608, *Dionysos barbu, prétendu Sardanapale, à l'expression majestueuse et bienveillante à la fois, œuvre du commencement du IV« s. attribuée à Céphisodote; 611, Athlète, d'après un original du V« s., attribué à Crésilas; 612. *Rornain accomplissant un sacrifice, du commencement de l'Einpire. splendide exemplaire de draperie; 613, * Discobole. d'après l'original en bronze de Xaucydes, neveu de Polyclète, belle sculpture, art du Péloponèse, V« s. (la tête a été rapportée); 616, Hermès, pré-

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tendu Phocion, d'après l'original du V« s. (la tête est celle d'un stratège du IV« s.); 618, *Discobole, réplique de la statue de Myron (la tête a été mal restaurée); 619, Aurige vainqueur, intéressant pour le costume (la tête est rapportée d'une autre statue); 620, prétendu Sextus de Chéronée (tête rapportée); 621, sarcophage orné d'un bas-relief représentant la course de Pélops etd'CEnomaûs.Ba,s-Te\ieîs d'autres sarcophages représentant des scènes de courses dans le Cirque.

On monte ensuite la 3^ rampe de l'escalier et sur le palier en face on voit la * Vénus de Cnide, très belle répli(iue de l'Aplirodite célèbre de Praxitèle. La répli(iue vaticane ne permet pas de se former une idée exacte de l'original à cause de la lourde draperie en plomb qui y a été adaptée dans les temps modernes pour en cacher les nudités, et de la tête mal placée sur le corps.

On redescend l'escalier jusqu'au vestibule d'entrée, où par ime port à g. on peut jeter un coup d'œil sur le Jardin de la Pigna, ainsi appelé à cause d'une pomme de pin colossale, en bronze, placée devant l'abside de Bra* mante. Cette pomme de pin, trouvée dans les alentours des thermes d'Agrippa décorait ime fontaine près du temple d'Isis: l'eau jaillissait de ses pointes. Il est faux qu'elle ait décoré le com-onnenient du mausolée d'Adrien ou du Panthéon. Au moyen âge tout un quartier de la ville prit le nom de ce fruit: le quartier de la Pigna, qui existe encore. La Pigna fut placée dans l'atrium de l'ancienne église St-Pierre, sous un édicule: c'est là que Dante la vit (Enfer, ch. XXXI, 53). Des deux côtés de la Pigna, sont deux paons en bronze, provenant d'mie grille d'entrée du mausolée d'Adrien. On remarque encore dans le jardin: la hase de la colonne en l'honneur d'Antonin le Pieux (elle était, à l'origine, dans la via délia Missione), sûr laquelle est représentée l'Ajjothéose d'Anto7iinetde Faustine que Thanatos guide au ciel. De nombreux sarcophages et des fragments de sculptiu-es ornent le jardin (entre autres, ime copie de l'/rène de Céphisodote). Au milieu, sur un i)iédestal, se dresse la statue en bronze de St- Pierre (1886) en souvenir du Concile de 1870.

Le jardins du Vatican couvrent lo N. et l'O. de la colline Vaticane. On y entre par une grille en face de l'entrée des Musées. Pour la visite, il faut obtenir l'autorisation du Prefetto dei Palazzi Apostolici. On y remarque le Casino de Léon XIII, la pittoresque fontaine de l'Aigle et le Casino de Pie IV (Villa Pia), bâti en 1562 i)ar Pirro Ligorio et décoré de peintures par le Baroche, ïiti et Zuccari (on ne les visite pas).

XV'I. — Le Transtévère, la Liingara et le Janîcule.

Sommaire: Ste-Cécile-au-Transtévère, p. 202; *Ste-Marie-au-Transtévère, p. 204; la *Galerie Corsini, p. 205; la *Farnésine, p. 206; St-Onuphre, p. 207; *promcnadc du Mont Janicule, p. 208; la * Villa Doria Paraphily, p. 209; St-Pierro in Montorio, p. 209.

Du corso Vittorio Emanuele, p. 49, en tournant vers le S., par la via di Torre Argentinu, où est le Théâtre du même nom, on atteint la piazza Benedello Cairoli; ensuite, en continuant tout droit par la via Aremila, p. .51, peu en amont de ri le du Tibre, p. 5.5, on arrive au pont Garibaldi (1885- 1888), pont à deux arches, avec de petites colonnes où sont inscrits les noms des plus grands exploits du Héros. Au delà, est le XIIP quartier (rione) de la ville, le Transtkvère.

C'est le quartier, dont les habitants ont plus qu'ailleurs conserve le vrai type romain. Le Transtévère, dans les premiers temps de la République, fut la rive ennemie occupée par les Étrusques de Por-

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senna qui venaient repla<^er sur le txône Tarquin le Superbe. C'est là que se déroulèrent les fait« légendaires que rappellent les noms d'Horatius Coclès. de Mutias Scévola, de Clélie. Sous l'Empire romain, il était encore appelé la rive de» Véiens et II se peupli de villas; plus tard, au moyen âge, il prit définitivement son caractère de quartier populaire, indompté et fier. Les barons, qui eurent là leurs châteaux forts, durent être bien terribles, pour contraindre à la fidélité ces gens du peuple. On a conservé le souvenir de^ altiers et violents Anguillara, dont l'im, Titta, ne voulut pas se découvrir devant Charles-Ouint, et lui dit d'un ton goguenard qu'il avait « lo catario » (le catarrhe). C'est le Transtévère qui se If va toujours poiur la cause de la liberté, et qui défendit la Eépublique de Mazziui, en 1S49; c'est là que Giuditta Tavani Arquati, avec les siens, tenta de soulever la ville pour aider l'expédition garibaldienne, en 1867.

Au delà du pont, sur la longue piazza Sidneu Sonnino que croise une rue populaire, la via délia Lungaretta, la principale artère du vieux Transtévère, s'élèvent le gracieux monument au poète dialectal Giuscppe Gioacchino Belli (1913), peintre incomparable de la vie de Rome au XIX^ s., et le Pelit Palais des Anguillara (PI. Il 13), fidèlement restauré récemment.

La pittoresque cour intérieure est en grande partie le résultat d'une reconstruction moderne avec les anciens matériaux. Le palais est maintenant la « casa di Dante » (la maison de Dante); des lectures des chants de la Divine Comédie y sont faites par les plus grands hommes de lettres italiens. Il y a aussi un riche bibliothèque d'ouvrages se rapportant à Dante. La TouR, qui se dresse à l'angle, est la seule qui soit restée de toutes celles qui se voyaient en très grand nombre au Transtévère.

C'est là qu'est St-Clirysogone (S. Crisogono; PI. II 10), église antérieure à 499, refaite par G. B. Soria en 1623 et restaurée en 1866.

Intékieue à trois nefs, séparées par 22 colonnes antiques, ioniques. Beau pavement des Cosroas, du XIIP s. Sur les côtés de l'arc triomphal, deux colonnes de porphjTe, les plus grandes de Home. Dans l'abside, la Vierge, St Séba-!<tieii ^t 5i C7jrji/?o^oHe, mosaïque de Pietro Cavallini. StaiZes en bois sculpté, de 1866. - Des fouilles faites dans les souterrains de l'église ont ainené à la découvert d'intéressantes fresques du moyen âge.

Près de l'église, dans la via Monte dei Fiori, on peut visiter VExcubitorium de la VIP Cohorte des vigiles, c'e^t-à-dire d'un des postes des pompiers. Il y a im édicuie oii se trouvent des peintures et diverses pièces renfermant de curieux graffiti.

Au bout de la place Sonnino est une avenue large, droite et plantée d'arbres, qui en est comme la continuation. C'est le Viale del Re, qui conduit à la gare du. Trastévère, gare secondaire pour les lignes de Pise et de Yiterbe.

À Tangle de g., prendre la via de' Genovesi, où se trouve, à g., S. Giovanni dei Genovesi, église avec un beau cloître du XV^ s. ayant deux rangs de galeries: la galerie inférieure à arcades, la galerie supérieure à architrave (la porte passe sous une belle fenêtre à croisée); ensuite, tourner à dr. parla via Santa Cecilia pour aller à Ste-Céeile-au-Transtcvère (S. Cecilia in Trastévère; PI. III 13), église qui existait déjà au V« s., fondée sur l'emplacement de la maison qui fut vraisemblablement celle

Ste-CécUe-au-Transtéoère. ROME R. 1; plan, p. 1. 203

de St Valérien, époux de la Sainte à laquelle est dédiée l'église, et converti par elle, en même temps que son beau-frère, St Tiburce. Refaite par Pascal I" (817-824), elle fut, plus tard, aux XVI% XVIII» et XIX* s., tellement altérée que des travaux récents de restauration (1899-1901) ne purent que lui rendre un peu de son ancienne forme. Campanile roman.

Ste Cécile, noble patricienne de la gens Ciecilia et suave figure féminine du martyrologe chrétien, fut mise à mort pendant la persécution de l'an 224. Le front ceint de la double auréole du martyre et de la poésie, elle est la patronne des musiciens. Assister, si on le peut, aux vêpres en masi lu?, le 22 novembre. Dans l'atrium, à dr., grand vase de marbre, employé autrefois pour le» ablutions. La Façade de style baroque est précédée d'un portique à 4 colonnes ioniques antiques, avec petits médaillons en mosaïque sur la frise.

L'Intériectr, à trois nefs, séparées par des piliers qui renferment les colonnes primitives (1823), est une salle du XVIIP s., manquant d'inspiration mystique, mais dans laquelle il y a, çà et là, quelques belles œuvres du passé. A g. de l'entrée, est le splendide "monument du cardinal Nicola Forteguerri (m. en 1473), par Mino da Fiésole, refait en 1891; à dr., tombeau du cardinal de Hertford (m. en 1398), par Paolo Romano. 1" chap. à dr., Crucifix, peinture sur bois, du XIIP ou du XIV* s. - Ensuite, vient un corridor, avec paysages de Paul Bril, conduisant à un ancien calidarium, où Ste Cécile aurait subi le supplice de la suffocation (on voit encore les conduites de vapeur). Du corridor, on entre aussi dans la Sacristie, ornée de fresques de l'école du Pinturicchio; Décapitation de Ste Cécile, attribuée au Guide; St Sébastien, par Benedetto da Maiano; la Vierge avec l'Enfant Jésus, par Mino da Fiésole; la Vierge, attribuée au Pérugin. - Dernière chap. à dr. Invention du corps de Ste Cécile et Apparition de la Sainte à Pascal I", fresques du XII* ou du XIII* s. Dans le chœur, beau tabernacle, par Amolfo (de 1283), marbrier florentin, qu'il ne faut pas confondre avec l'architecte de Santa IMaria del Flore, à Florence. Au-dessous de l'autel, *statue de Ste Cécile, œuvre gracieuse et poétique de Stefano Maderna; la sainte est représentée couchée, telle qu'elle appirut dans son cercueil lors de la reconnaissance de ses reliques en 1509; l'artiste avait assisté à la cérémonie. Dans l'abside, mosaïque du IX* s.: le Christ bénissant à la grecque, avec, à dr., St Pierre, St Valérien et Ste Cécile, et à g., St Paul, Ste Agathe et St Pascal (au nimbe carré, parce que encore vivant); au-dessous, le troupeau symbolique, etc. Crypte (s'adresser au sacristain), beau travail moderne byzantinant de l'architecte Giovenale, avec mosaïques lumineuses de Bravi. D'une grille, on voit les sarcophages de Ste Cécile, de St Valérien, de St Tiburce, de St Maxime et des papes Lucius et Urbain. Statue de Ste Cécile, par Aureli. - De là, on va dans les ruines souterraines de l'antique maison, qui est de diverses époques: restes de pavement romain d'un local servant de thermes, du grenier, du laraû-e (colonnes de l'époque de la République, statue de Minerve, épigraphes, fragments). - Dans le Chœur réservé aux religieases (il faut la permission de la Direction des Beaux-Aits ou des autorités ecclésiastiques) * Jugement dernier, par Pietro Cavallini, le chef-d'œuvre de la peinture romaine du moyen âge (V. p. XLV).

En passant par la via Anicia, derrière l'abside de Ste Cécile, on trouve, à dr., S. Maria delVOrto, dont l'intérieur est assez plaisant à l'œil, malgré une ornementation excessive, et, au fond, S. Franceseoa Ripa (PI. III 10), église de 1231, située sur l'emplacement de l'ancien hospice de St-Blaise, où demeura St François d'Assise.

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4« chap. à g., statue de la Bienheureuse Louise Albertoni, œuvre remarquable du Bemin. Un frère convers accompagne les -sisiteurs pour leur faire voir la cellule de St François.

Suivre la via di S. Francesco, qui croise le Viale del Re; au X° 44, est l'entrée du Couvent de S. Cosimato.

11 a deux Cloîtres: le 1^, à colonnettes géminées du XIII^ s.; l'autre, à colonnes octogonales du XV^ s. Du premier, on passe dans im petit jardin, où est l'église S. Cosimato, du X« s., refaite en 1475, en en changeant l'orientation. Très élégant portail; à l'intéiieur, belle Madone, de l'école siennoise. En tournant par derrière, par la via Morosini, puis à dr., dans la via Roma libéra, on voit le prothjTon primitif.

Après avoir repris la via di S. Francesco, on va à *Ste-Marie-au-Traiistévère (S. Maria in Trastevere; PI. III 10) église érigée près d'un hospice de vétérans (Taberna meritoria) soit par St Calixte (217-222) soit par St Jules (340) et qui fut probablement le premier édifice chrétien ouvert ofïïciellement au culte, certainement la première église de Rome dédiée à Marie. Elle fut refaite par Innocent II, en 1140, et subit des modifications qui toutefois n'en ont pas altéré le caractère. Campanile roman.

À la façade, mosaïques du XIP s.: la Vierge arec l'Enfant Jésus, entourée de 10 figures féminine.^, dont 8 avec leurs lampes allumées et 2 avec leurs lampes éteintes. Sous le Portique, ajouté par Carlo Fontana, en 1702, petit Musée d'épigraphes et de fragments et deux fresques (Annonciation), attribuées à Pietro Cavallini.

Intérieur (lumière la plus favorable, dans l'après-midi) à trois nefs, séparées par 22 colonnes provenant d'édifices païens (des figures de divinités égyptiennes ornaient les chapiteaux; Pie IX les fit enlever). Pavement moderne, de style cosmatesque. Beau plafond exécuté d'après les dessins du Dominiquin en 1617; celui-ci y peignit VAssotnption. À dr., près de la porte du milieu, charmant ciborium, de Mino da Fiésole. Aux murs de la nef du milieu, Saints, par des peintres de l'école romaine du XIX* s. Dans la nef latérale g., tombeau d'Innocent II, érigé en 1869.

- Le chœvur (tabernacle de Vespignani) est fermé par une clôtm-e en marbre, où, à dr., est indiqué le lieu d'où, selon une légende, une source d'huile jaiUit jusqu'au Tibre, pendant toute vme joiumée, l'année même de la naissance du Clirist. - À l'arc triomphal, mosaïque: la Croix avec les lettres symboliques (A, 2) entre les 7 candélabres et les symboles évangéliques; sur les côtés, Isaïe et Jérémie, avec le rare et gracieux symbole du petit oiseau en cage, figurant le mystère de l'Incarnation (Christus Dominus captus est in peccatis nostris). À la voûte de l'abside, le Christ et Marie sur un trône, avec, à dr., St Pierre, St Corneille, St Jules et St Calepode; à g., St Calixte, St Laurent et le pape Innocent II, avec le modèle de l'église. Au-dessus, la main de l'Éternel tenant une couronne et le monogramme de Constantin, * mosaïques grandioses, de 1140. Plus bas, la vie de Marie, 6 mosaïques de Pietro Cavallini, du XIIP s., à savoir: de g. à dr.. dans l'arc, Naissance de Marie, Annonciation, Naissance de Jésus, Epiphanie, Présentation au temple, Dormition de Marie. En outre, dans le tambour de l'abside: les 13 agneaux symboliques et la Vierge avec l'Enjant Jésus, St Pierre et St Paul et le donateur Bertoldo Stefane.schi (de 1290).

- Sur le côté dr. du chœur, monument des deux Armellini et, au fond, la chap. du choeiu- d'hiver, décorée d'après les dessins du Dominiquin (le petit entant qui répand des fleurs, dans le triangle au-dessus de l'aiitel, à g., est de lui); sur le côté g., bel aiitel du XIV* s., avec un tableau de

la (liUerip Corsini. ÎIOMÊ i?. 1; plan, p. 1. 205

Palma le Jeune et les monum. du card. Philippe d'Jlenç(m.(1397)etducard. Pietro Stefaneschi (1417), tous deux de Paolo Romano. 'Dans le vestibule de la Sacristie, mosaïques antiques (oiseaux aquatiques et scène de pêche); dans la Sacristie, la Vierge a vec St Sébastien et St Roch, d' école ombrienne .

Le beau palais coiiUgu, le Palais de S. Calisto, fut construit par Orazio Torriaiii, au XVII* s. Longer l'église, dans la via délia Paglia (on a une belle vue sur S. Pietro in Montorio); tourner ensuite à dr., pour s'engager sur la piazza S. Egidio et poursuivre son chemin par la via délia Scala (à g., .S. Maria délia Seala, église de 1592, dans l'intérieur de laquelle, au l*' autel à dr., on voit Si Jean-Baptiste, par Gherardo Délie Notti). En tournant d'abord à dr., dans la via Santa Dorotea, au N» 20, on trouve la casa délia Fornarina, la maison de la Fornarina, l'amie de Raphaël. La via délia Scala aboutit à la Porte Settiiniana, ainsi appelée du nom de Septime-Sévère, incorporée dans les murs d'Aurélien et reconstruite par Alexandre VI.

Au delà commence la via délia Lungara, qui est restée hors de la ville jusqu'à Urbain VIII. C'est le plus long des premiers rettifili (rues toutes droites) que les papes de la Renaissance tracèrent à Rome. À g., le Palais Corsini (PI. II 7), bâti par le cardinal Domenico Riario, au XV« s. C'est là qu'habita plus tard et que mourut en 1G89 Christine de Suède. Ce palais appartint ensuite au cardinal Neri-Corsini, neveu de Clément XII et fut refait par Ferdinando Fuga (de 1729 à 1732). Depuis 1884, il est la propriété de l'État et il est maintenant le siège de V Académie des Lincei (fondée, en 1603, par le prince Federico Cesi), de la Bibliothèque Corsiniana et de la *Galerie Nationale ou Corsini. Visite, p. 12.

Grand escalier: sarcopha!?o; bustes antiques (Hercule, école de Scopas). - Vestibule: mosaïques, marbres antiq. et moder.; 85, Psyché et Zéphires, par John Gibson; 63, Danseuse, copie, d'après Canova; marbres de Tenerani.

V^ Salle: tableaux de Lissandrino; vues romaines de divers auteurs; 215, célèbre *vase Corsini, coupe en argent (provenant d'Antium), copie romaine d'ime œuvre de Zopyros, représentant Oreste devant l'Aréopage, Athéna lui donnant son suffrage. Les Furies se reposant après avoir poursuivi Oreste. - II* Salle: Paysages et tableaux de genre, de l'école flamande, de Nicolas Poussin et de Bernardo Bellotto. - III* Salle: 225, St Sébastien, et d'autres tableaux de Rubens; 221, 226, 228, Portraits, par Sustermans; 220, 223, la * Vierge, le Couronnement d'épines, par Van Dyck; 292, 767, Portraits, par Paul Moreelse; 401, * Sentinelle, par Paul De Hoogh; 353, 357, Gibier, par David De Koning; 478, La Charité romaine ou Cimon et Péro, par Ferdinand Bol; 769, Cavalier, par Jean Van Ruvensteyn; 764, Portrait de vieille, par Thomas De Keljser; 762, 766, Portraits, par Verspronck; 396, Amour et argent, par Judith Leyster; 527, Silvia délivrée par Aminta, par Guillaume Van Mieris; 445, Caserne, par David Teniers \o Jftime. - IV* Salle: 10045, la Madeleine, par Piero di Cosimo; 752, *Bernardo Clesio, par le Maître de la Mort de Marie; 712, St Georges, par Francesco Francia; 610, Portrait de cavalier, par Bartolomeo Veneto; 727, St Jérôme, par le Pinturicchio; ♦750, Portrait de Henri VII, par Holbein; 618, La Ste Famille, par Cariani; 723, * Triptyque, de Fra' Angelico.

20(5 R. 1; plan, ?). /. ROME la Galerie Carsîm.

2370, Le Chriiit (ui Jardin des oliviers, par Francesco Bianchi Ferrari; 10353, la Vierge et l'Enfant Jésus, par le Corrège- V« Salle: 17594, 261, Narcisse; la Vierge etl'Enfant Jésus, parle Caravage; 10371, 10372, la NaiS' sauce et le Baptême de Jésm, par le Greco; 5144:, la femme adultère, par le Titien et ses élèves; 11610, Portrait de femme, par Varotari. - VP Salle: 632, 21296, Portrait; St Luc et St Mathieu, par Dosso Dossi; 581, Portrait, par le Garofalo; 583, Portrait, par le Parmigianino; 10067, Auguste et la Sibylle, par Ippolito Scarsella; 952, St Jérôme, par Doinenieo Robusti; 3724, St Georges, de l'école de Ferrâre, XVI« s.; 524, Portrait de Baldassare Castiglione, école romaine, XVP s. - VIP Salle: 591, 592, 10049, l'An- '/wnciation; la Sainte Famille; Jésus au Jardin des OliHers, par ilarcello Venusti; 574, Portrait de femme, par Agnolo Bronzino; 2171, Portrait d'Etienne IV Colonna, par Agnolo Bronzino; 570, la Vierge, par Andréa del Sarto; 11478, Mariage de Ste Catherine, par le Sodoma; 585, Portrait d'homme, par Federico Zuccari; 5S9, la Ste Famille, par le Bagnacavallo; 579, la Ste Famille, par fra' Bartolomeo. - VIII^ Salle: 1083, Place de Pasquin, par Scorza Sinibaldo; 997, 549, Rébeeca et l!^aae: la Nymphe aux prises avec des embûche.^, par Benedetto Castiglione; 21180, la Fuite en Egypte, par Giov. Antonio Ansaldo; 21006, Agar dans le désert, par Giov, Battista Fiasella; 13660, St Laurent distribue aux pauvres les trésors de l'église, par Bernardo Strozzi; 520, 523, Portraits de deux gentilshommes génois, par Giovanni Bernardo Carbone; 18131, Enlèvement de Proserpirie, par Valerio Castello. - IX« Salle: 14627, Portrait du Bienheureux Labre, par Antonio Cavalhicci; 1345, Prométhée, par Salvator Rosa; 3569, 730, 188, La Mort en Arcadie; St Jérôme; la Crèche, par le Guerchin; 237, Mercure et Apollon, par Albani; 190, Hérodiade, par Simon Vonet; 242, Martyre de St Barthélémy, par Louis Carra che; 15089, la Vierge et St Hyacinthe, par Giasepix; Maria Crespi; 10889, St Onuphre, par Giovanni Battista Caracciolo; 262, Portrait du Cardinal Agucchi, par le Dominiqiiin; 238, Adoration des Rois Mages, par Alessandro Tiarini. - X* Salle: 244, Jéms au milieu des docteurs, par Luca Giordano; 182, 248, 186, St Jérôme, Vénm et Adonis: un Philosophe, par José Ribéra; 1841, 896, la Résurrection de Lazare: Lazare et le riche Épulon, par Mattia Preti; 13796, 1134, Portrait d'enfant; St Pierre délivré de la prison, par Francesco Solimena; 127, Mangeur de macaroni, par Micco Spadaro; 15770, St Sébastien, par Francesco Gargiulo; 1169, la Vierge et l'Enfant Jéi<us, par Massimo Stanzioni; 191, la Vierge et l'Enfant, par MmlUo. - XP Salle: 13826, Scène de carnaval, par Giuseppe Bonito; 20357, 129, 10031, 395, 128, 10030, St Jérôme, Paysages divers, par Salvator Rosa; 253, Nature morte, par Giuseppe Recco; 13825, St Sébastien et Ste Irène, par Bernardo Cavallino. - XII« Salle: 11474, St Jacques, par Pietro Xovelli; 22072, Portrait de Luca Giordano, par lui-même; 877, Martyre de Ste Lucie, par Luca Giordano; 11902, Anges autour de la Croix, par Francesco de Mura; 11711, 15718, la Vierge et l'Enfant Jésus; Héliodore chassé du temple, de Francesco Solimena; 11477, 11475, St Pierre et St Corneille, le Jeune Tobie prenant congé de son père, par Bernardo Cavallino; 11403, la Ste Famille, par Corrado Giacquinto; 1768, Portrait de la femme de Salvator Rosa, par ce dernier. - XIIP Salle: 731, La Crèche, par Batoni; 291, 729, Portraits, par Carlo Maratta; 1324, 197, La Vierge; la Ste Famille, par Carlo Maratta; 893, l'Annonciation, par Pierre SublejTas; 1187, 3725, 10051, St François, Portrait, par le Bemin; Esquisses pour la chapelle de St Ignace, dans l'église du (îesù, par Baciccia; 11811, Portrait, par Sas- Boferrato; 397, 400, les Pleurs et le Rire, par Pietro Rotari.

En face, est la *Farnésme (PI. II 10), construction Renaissance fort gi-acieuse, bâtie de 1508 à 1511 par Baldassarre Peruzzi, villa suburbaine du « Magnifique » Augustin Chigi, le banquier qui régnait sur les marchés d'Orient. C'est lui qui la fit décorer par Raphaël, par Pierin del Vaga, par Jules Romain, par

la Farnésine. ROME R. 1; plan, p. 1. 207

Peruzzi et par le Sodoma. II y recevait en qualité de convives, avec un faste fabuleux de grand seigneur, Léon X, cardinaux, princes, diplomates, hommes de lettres et artistes. Il y mourut le 10 avril 1520, quatre jours après Raphaël. En 1580, la villa passa au cardinal Alexandre Farnèse et en 1731 aux Bourbons de Naples; à présent, elle appartient aux ducs de Ripalda. - Visite p. 12. Frapper à la grande porte, au N° 230.

Du Jardin, on entre dans une Galerie de 19 m. 50 de long, sur 7.50 de large, autrefois ouverte et maintenant fermée par des vitrages. À la voûte, la ^Fable de Psyché, peinte par Raphaël, avec l'aide de Jules Romain, de Francesco Penni et de Giovanni da Ûdine. C'est du récit d'Apulée que s'est inspiré Raphaël. Cette œuvre est une énorme fresque, inégale en ce qui concerne la factme, mais merveilleuse comme création. À g., une chambre où se trouve une fresque de Raphaël, représentant *Galatée entourée et suivie de génies marins: composition parfaite, enchanteresse. Dans la même chambre, Baldassare Peruzzi peignit le plafond qu'il orna des Constellations; Sebastiano del Piombo peignit Polyphème et, dans les lunettes, des Scènes de métamorpJioses, d'après Ovide (dans une lunette, une esquisse au charbon, que la tradition attribue à Michel- Ange). À l'étage (rarement visible): au Salon, vties de Rome et scènes mytholoffiques, magnifiquement peintes par Peruzzi; dans la chambre à coucher, les *Noces d'Alexandre et de Roxam, par le Sodoma, de 1511-15121

En continuant la via délia Lungara, on trouve, à dr., les vestiges considérables des Écuries de Chigi; après, il y a le pont du Janicule (le ponte Gianicolense), vis-à-vis duquel est la prison, le Carcere di « Regina Cœli ». Ensuite, à dr., on voit St-Jean-des-Florentins (S. Giovanni dei Fiorentini), qui, avec la courbe du fleuve, le pont Victor-Emmanuel, le château St Ange (Castel Sant'Angelo), la petite coupole de l'Hôpital du St-Esprit, forme un joli décor, À g., le Palais Salviati, par Nanni di Baccio Bigio, du XV I« s., où séjourna Henri III de France. Aujourd'hui c'est le siège du Collège militaire.

La rue finit à la Porta Santo Spirito, robuste construction d'Antonio da Sangallo le Jeune, mais inachevée. Au delà, par la via dei Penitenzieri, on est bientôt au Borgo Santo Spirito^ p. 180. Retournant sur ses pas, prendre la rampe, la Salita di S. Onojrio, qui mène à St-Onuphre (PI. II 8), église fondée par le Bienheureux Nicolas da Forcapalena en 1419, restaurée en 1857 par le pape Pie IX.

Elle est précédée d'un portique, sous lequel, dans 3 lunettes, sont représentés des laits de la vie de St Jérôme (Baptême, Vision servant d'avertissement. Tentations) et, sur la porte, une Madone; ce sont des fresques du Dominiquin.

INTÉRIEUE (si l'église est fermée, sonner à la porte du Couvent) obscuri Dans le pavement, une infinité de pierres tombales. 1" chap. à g., monument de Torqmto Tasso, par Giuseppe de Fabris, de 1857; 2» cliap. à g., tombeau du cardinal Mezzofanti, le fameux polyglotte, du poète de l'Arcadia Alessandro Guidi et du peintre Bernardo Celentano. Dans la tribime, gous la coniiclie, fresques repeintes de Peruzzi; au-dessus, faits de la vie

208 R. 1; plan, p. 1. ROME le Janicvie.

de la Vierge, par le Pintiiriccliio. À dr., mon. du cardinal Giovanni Sacco, de 1505, où l'on voit Ste Antie enseignant à lire à Marie, fresque attribuée au Pinturicchio; 2« chap. à dr., la Vierge, par Annibal Carrache et fresqiies de la voûte, par Giovanni Battista Kicci.

C'est au Couvent (entrée par le portique, porte à dr. de celle de l'église; visite: de 9 à 15 h., en semaine 25 c; le dimanche de 9 h. à 12, gratuit) que Torquato Tasso. le poète de la Jérusalem déli\Tée, vécut ses derniers jours et mom'ut, le 25 a^Til 1595. Dans le corridor supérieur, sur ime frise de Délia Robbia, la Vierge et le Donateur, fresque très restaurée, attribuée à Boltraffio. Quelques chambres ont été consacrées au Museo tassiano (Musée du Tasse): dans la 1'"*: masque du poète, fauteuil, Crucifix, encrier, miroir, etc.; dans la 2« et la 3«, manuscrits du Tasse et recueil des éditions et des traductions de ses œu\Tes.

Ici commence la belle promenade qui gravit le Alt Janieule (Monte Gianicolo), la *Passegyiata Margherita (PI. II 7-8), ouverte en 1884, à travers la Villa Corsini. On laisse sur sa g. le gros tronc foudroyé du chêne du Tasse (la quercia del Tasso), sous lequel le poète avait coutume de s'asseoir et sous lequel St Philippe de Xéri " si faceva co' fanciulli fanciullo sapienLemente » - savamment, avec les enfants se faisait enfant - (belle vue sur le Tibre et sur la coupole de St- Pierre), puis on arrive au Phare donné à Rome par les Italiens de la République Argentine.

Tout autour, se déploie en pleine lumière le *panorama de Rome. À l'extrémité, à g., domine la coupole de Michel-Ange, puis le Château St-Ange, St- Jean-des-Florentins, le Palais de Jmtice et le moderne quartier des Prati; à l'arrière-plan, la verdure de la Villa Borghèse, du Pincio et de la Villa Médicis (on voit l'Acadéaie de France et l'église de la Trinité-des-Monts). Vers la dr., est la façade de Montecitorio, avec l'horloge, derrière lequel se profilent le quartier Pinciano et le quartier Salario. Au-dessous, en deçà du fleuve, la prison de Regina Cœli; au delà, le campanile en spirale de la « Sapienza » (Université), la coupole du Panthéon et le Quirinal; puis, vers la dr., St- André et, plus loin, les deux coupoles et le campanile de Ste-Marie-Majeure, la Tour des ^Milices (Torre délie Milizie) et le Palais Farnèse avec sa belle loggia à 3 arcades, le mon. de Victor-Emmanuel, la Tour Capitoline et la coupole de la S>Tiagogue; au fond, un palais blanc: le Viminal et, derrière, les statues de St-Jean-de-Latran. À l'extrémité, à dr., parmi les arbres du Janieule, la Fontaine Paola. Le panorama de la ville est entouré comme d'une ceinture par les Mts Lucretili, Tibiutini et Prenestini qui descendent peu à peu vers la dr. où sont les riantes collines du Latium.

On reprend la promenade, qui est flanquée de bustes de

Garibaldiens, on laisse à g. le casino, autrefois casino Lante,

du XVP s., et l'on est à l'endroit où, à 81 m. d'alt, fut élevé

par Emilio Gallori. en 1895, le beau *Moii. de Garibaldi

(PI. II 7), sur le théâtre de ses exploits.

Autour de la base de granit, 4 groupes en bronze: devant, un assaui désespéré des bersagliers de Luciano Manara, en 1849; derrière, la bataille de Calatafimi; sur les côtés, l'Europe et l'Amérique. Au-dessus, la statue équestre de Garibaldi de 7 m. de haut. - De là, même panorama décrit auparavant, mais restreint vers le îs"".

En continuant son chemin le long des murs, on arrive bien- ,

tôt à la Porte St-Pancrace (PI. II-III 7\ au sommet du Janieule J

la Villa Doria PamphilL ROME R. 1; plan, p. 1. 209

(84 m.), jadis porte Aiircliciuie et du Jaiiicule, centre des combats de 1849, par lesquels elle fut très endommagée, et plus tard refaite par Vespignani, en 1857.

En prenant tout droit, vers l'O., on laisse à dr. les ruines du Vascello, la célèbre \illa où se déroulèrent les derniers combats, dans lesquels furent tués GofTredo Mameli et Luciano Manara, puis on atteint l'entrée de la *\'illa Doria Paniphili ou Beirespiro {PI. III 1-4) la plus vaste de Rome, d'environ 9 k. de périmètre, fondée par le prince Camille Pamphili, neveu d'Innocent X, sur dessins de l'Algarde, au XV II* s.

Le parc est ouvert le lundi et le vend, de 7 h. du matin au coucher du soleil; fermé en jviill. août et sept. Le terrain ondulé a permis d'y distribuer fontaines et d^s cascades. Près de l'entrée, sur l'emplacement du Casino des Quatre Vents (Casino dei Quattro Venti), réduit à l'état de ruine et fameux lui aussi dans la défense des Garibaldiens, on voit lui grand arc de triomphe. De la terrasse du pittoresque Casino (également de l'Algarde), que l'on ne peut toutefois visiter, vue enchanteresse sur Rome et la campagne jusqu'à la mer. À l'intérieur, statues et bas-reliefs anti- (iues. À dr., restes de colombaires. Au bout d'une des grandes allées de chênes, petit temple octogonal, érigé par le prince Filippo Andréa Doria, à la mémoire des Français morts en combattant en 1849.

De retour à la Porte St-Pancrace, continuer par la via Garibaldi et descendre à l'Acqua Paola ou Fontaine Pauline.

Elle fut construite par Giovanni Fontana et Carlo Maderna, en 1612, par ordre de Paul V, avec les matériaux du Temple de Minerve, situé sur le Forum de Nerva. Au-dessous de 5 arcs soutenus par 6 colonnes de granit, provenant du portique de l'ancienne église St-Pierre, et spécialement des trois arcs du milieu, jaillissent des torrents d'eau que reçoit un grand bassin. Cette eau est une dérivation de l'aqueduc restaïu-é de Trajan, lequel est alimenté par des sources des environs du lac de Bracciano.

En continuant à descendre, on arrive à St-Pierre in Mon- 1orio(à 57 m.; PI. II 7) petite église dont il est déjà fait mention au IX« s., érigée à l'endroit où, selon une légende erronée, aurait été crucifié St Pierre. Elle fut refaite à la fin du XV* s., aux frais de Ferdinand et d'Isabelle d'Espagne. L'abside et le campanile, endommagés par le siège de 1849, furent reconstruits en 1851.

Intérieur (si l'église est fermée, frapper à la porte à dr.) à une nef. Àdr. 1" chap. la * Flagellation, par Sebastiano del Piombo, scène vigoureuse et dramatique, exécutée sur les dessins de Michel-Ange, en 1518; du même Sebastiano sont toutes les autres fresques; 2* chap., fresque de l'école du Pérugin; 5^ chap., Ananie rendant visite à St Paul, par Giorgio Vasari et 2 sépulcres, par Amniannati, exécutés sur dessin de Vasari. - Au maîtreautel, est restée pendant 300 ans la Transfiguration de Raphaël, p. 184. C'est sous les marches du maître-autel qu'a été ensevelie, sans que rien rappelle son souvenir, Béatrix Cenci, condamnée comme parricide et décapitée devant le château St-Ange, en 1599. - À g, 5« chap., Baptême de Jésus, par Daniele da Volterra; 4* chap. (dessin du Bernin), Descente de croix et fresques de Théodore Babm-en (de 1617), élève du Caravage; 3e chap., Ste Anne et Marie, par Antoniazzo Romano; 2® chap., dessin du Bemin, avec sculptures d'Andréa Bolgi, son élève; l'« chap., St Fran'

210 il. 2: carte, ci-contre. EXVIKOXS la Campagne romaine.

çoi^ recevant les stigmates, fresque de Giovanui de Vecchi. Près de la porte, beau mon. du cardinal Giidiano Municipi de Volt^rra (1510), par Giovanni Battista Dosio.

Le itère convers accompagne pour faire voir dans la cour le *Tempietto, petit édifice circulaire de style dorique, entouré de 16 colonnes de granit. Ce bijou de la Renaissance. œu%Te de Bramante (1490-1502), semble résumer toutes les élégance* du XV« s. et les magnificences du XVP. E s'élève là où St Pierre axirait été crucifié.

De l'esplanade, devant l'église (au fond, tombeaux de ceux qui sont morts pour la défense de Rome en 1849 et pour sa délivrance en 1870), autre superbe *panorama de Rome. On descend jusqu'à la via délia Lungaretta, d"où l'on retourne au centre, par le pont Garibaldi.

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