I. Environs immédiats de la Ville
La Campagne romaine, qui entoure la capitale, est une plaine ondulée, aux limites un peu incertaines, ayant une altitude qui varie entre 40 et 70 m. et finissant à la mer en une dépression de terrains alluviaux. Pendant Tépoque tertiaire, elle fut un golfe plus vaste qu'elle ne l'est aujourd'hui, parsemé d'îles, théâtre de conflagrations volcaniques, qui y créèrent, au S., les Mts Albains, au X., les cratères à présent occupés par les lacs de Bracciano, Vico et Bolsena, et qui poussèrent leurs laves jusqu'aux collines sur lesquelles, plus tard, fut bâtie Rome. La Campagne romaine fut le centre d'attraction où se rencontrèrent presque tous les peuples qui formèrent ensuite la gent itahque; c'est là que fleurirent, pendant la préhistoire, des légendes qui couvrent de leur ombre les premières luttes; c'est là que s'exerça la jeune force de la ville qui devint la maîtresse du monde. Le nom de Campagna, employé par extension de celui de Campânia Félix, Campanie Heureuse, p. 267, commença, sous le règne de Costantin, à remplacer celui, plus ancien, de Latium. Cette terre était fertile du temps des Romains, mais même alors la malaria sévissait en quelques endroits; dans la suite, à cause de la stagnation des eaux, due à l'abandon des travaux de drainage, la malaria domina en souveraine, appauvrit et stérilisa la région. Mais aujourd'hui, celle-ci, grâce à une lutte tenace, a déjà en partie commencé à retourner à son état florissant d'autrefois. Des peintres du XVIII» s. et des modernes en ont reproduit l'aspect suggestif; elle a inspiré poètes et romanciers. Par
la voie Flaminienne. DE ROME R. 2; carte, ci-contre. 211
les souvenirs d'une histoire plus de deux fois millénaire et
par les restes majestueux de ses aqueducs et de ses tombeaux
qui ont pour cadre les grandes lignes d'un paysage solennel
et solitaire, elle complète la physionomie et la vision du
passé de Rome.
Les trams électriques ou à vapeur suburbains, les autobus et les ch. de fer en facilitent la \'isite; dans bien des cas le moyen de transport préférable est la voit, ou l'auto. Inutile d'ajouter que le beau temps est ime condition essentielle pour une promenade dans les environs de la capitale. En traversant les champs, prendre garde aux buffles et aux chiens de berger. L'abaissement de la température est souvent considérable au coucher du soleil. D'octobre à avril, la malaria n'est pas à craindre; dans les autres mois, éviter l'heure du coucher du soleil et l'approche de la nuit.
A. — Hors de la Porte du Peuple.
Tram N" 15, de la pi. de Venise au piazzale di Ponte Molle. De là on peut profiter du tram pour Clvita Castellana, p. 230, longeant la route, et descendre à Prima Porta pour visiter la Villa di Livia. Restaurants de banlieue au ponte Molle, puis quelques osterie. Retour par le même tram de Cfvita Castellana; de Prima Porta à la gare du tram (pi. deUa Libertà) I" cl., 1 L. 25, IP cl., 70 c.
Hors de la Porte du Peuple, p. 80, commence la voie Flaminienne, due à C. Flaminius (env. 220 av. J.-C), censeur, puis consul (mort au Trasimène en 217); elle traverse l'Ombrie, atteint l'Adriatique à Fano et finit à Rimini.
Jusqu'au pont Molle, elle est toute droite et en bonne partie flanquée de bâtiments industriels ou populaires. Sur la pi. du Peuple, à dr., les grilles de la Villa Umberto, p. 81; plus loin, à dr., le vicolo dell'Arco oscuro (au coin, le Casino de Jules III) mène à la Villa du pape Jules, p. 88; à g., on va au pont Flaminio. Ensuite, à dr., est St-André-de-lavoie-Flaminienne, joli petit temple circulaire, par Vignole (1550-1555); Jules III le fit ériger en signe d'action de grâce, pour avoir été délivré des mains des soldats de Charles-Quint, lorsqu'il était cardinal. Ensuite, la riante avenue des Parioli, qui passe à côté de ]' Établissement de l'Acqua Acetosa, bâti par le Bernin (1661), monte sur la colline et, près de la Porta Salaria, atteint la via Salaria, p. 215; à côté, en faisant un détour, on arrive à St-Valentin, basifique du IV» s., où sont les catacombes du môme nom. Plus loin, est St-André-au- Pont-Milvius, oratoire élevé par Pie II, en 1462, à l'endroit où il rencontra le cardinal Bessarion, qui apportait du Péloponèse la tête de St André Apôtre. Dans l'édicule du cimetière contigu, statue du Saint, par Paolo Romano (1463).
On arrive au pont Molle, le pons Milvius ou Mulvius des anciens, sur le Tibre, reconstruit par le censeur Marcus Émilius Scaurus en 109 av. J.-C, restauré en 1815 par Pie VII;
212 R. 2; carte, p. 236. ENVIRONS Villa de Livie.
c'est celui-ci qui fit construire par Valadier l'arc de triomphe que l'on voit à l'entrée.
Après le pont, une place où débouchent, de g. à dr., la via di Porta Angelica. la via Clodia. et, vis-à-vis du pont, la via Cassia, et le Viale del Lâzio. La voie Clodienne et la voie Cassienne s'unissent au 3* mille.
La nouvelle voie Flaminienne et la voie Cassienne coïncident sur une distance d'env. 500 m., puis la voie Flaminienne, plantée d'ornes, descend pour rencontrer l'ancien tracé de la Flaminienne à Due Ponti, Y. ci-dessous. On prend à dr. le Viale del Lâzio, que parcourt le tram de Civita Castellana et qui mène à l'Hippodrome de Tor di Qiiinto, à peu près sur l'ancien tracé de la Flaminienne. On traverse sur deux ponts (Due Ponti) le Fosso Acquatraversa et le Fosso Crescenza. Au 4- mille, la route passe près du tombeau des Xasoni (à dr.); plus loin, d'autres tombeaux et des carrières de pouzzolane, à l'osteria di Grotta Rossa; celle-ci rappelle les Saxa rubra des anciens, localité célèbre par la bataille entre Constantin et Maxence (312). qui se noya dans le fleuve. Plus avant, Valchetta (halte du tram), dans la localité de Due Case, où à dr. se détache le chemin qui, par le pont en fer de Castel Giubileo sur le Tibre, rejoint la via Salaria, p. 216, par laquelle on peut rentrer à Rome. On traverse la Valchetta, l'ancienne Cremera, fameuse par le massacre des Fabius, dans la guerre contre Véies. Le paysage devient de plus en plus solennel. On arrive à Prima Porta (halte du tram; poste) groupe de maisons, avec une villa. Ici s'écarte à dr. la via Tiberina qui côtoie le Tibre et mène à Castelnuovo di Porto. À la bifurcation, inscription commémorative (1912) de la victoire de Constantin aux Saxa Rubra. Sur la colline plantée d'oliviers entre les deux routes, les restes de la Villa de Livie ad Gallinas Albas.
On y parvient en prenant un sentier à dr., après le groupe de maisons (écrit-eau). C'est une villa impériale où fut trouvée la statue d'Auguste, dite de Prima Porta, p. 191, et où l'on conserve une salle (clef chez l'aubergiste de Prima Porta, pourboire) à voûte ornée de stucs peints à fresque d'une façon admirable (plantes et oiseaux: peut-être d'un Ludius, célèbre paysagiste du temps d'Auguste). - Dans la campagne en^•ironnante, la culture des terrains a fait dans ces dernières années de remarquables progrès.
Au retour, arrivé au pont Molle, tourner à dr,, en s'engageant dans la via di Porta Angelica, que parcourt le tram Rome -Civita Castellana. Au bout de 15 min., on est à l'octroi; on prend le chemin qui monte à dr. la pente du Mt Mario; et 10 min. après on arrive à la *Villa Madame (visite avec permission du propriétaire; entrée du côté X.-O.). remarquable par sa beauté architectonique, commencée sur les dessins de Ra-
le Monte Mario. DE ROME R. 2; carte, p. 210. 213
phaël pour le card, Jules de Médicis (Clément VII), continuée avec quelques modifications par Jules Romain et achevée par Ant. da Sangallo le Jeune. Elle fut dévastée en 1527 par les lansquenets, appartint à Madame Marguerite de Parme, fille naturelle de Charles-Quint et femme d'Octave Farnèse, d'où son nom actuel, et passa ensuite aux rois de Naples; elle est aujourd'hui propriété de M. Maurice Berges.
À riNTÉRiEUR, loggia ornée de stucs de Giovanni da Ûdine et peintures de Jules Romain (1520-25) sur dessins de Raphaël, d'un goût admirable et regardée comme supérieure aux Loges du Vatican, p. 197. Il y a aussi une chambre ornée d'une frise, petits amours, par Jules Romain. Du balcon de la façade principale, la vue de Rome est fort belle. Beau jardin, mais négligé, qui a servi de modèle à beaucoup de jardins italiens.
On reprend le Viale Angelico; à dr. les pentes du Monte Mario; à g., l'ancienne piazza d'Armi, où l'on construit tout un nouveau quartier, et la gare Rome- Nord des ch. de fer. On gagne le Viale délie Milizie, que l'on suit à dr.; presque à l'extrémité de celui-ci, on tourne à dr. dans la via Trionfale (la rue principale du nouveau Qiiartiere Trionfale) qui gravit les pentes du Monte Mario, 139 m., l'ancien clivas Cinnœ, le Monte Malo du moyen âge. C'est au XV* s. qu'il prit son nom actuel, qui lui vient de la villa de Mario Mellini, construite sur le sommet. La route décrit des courbes assez prononcées; on peut raccourcir en prenant deux escaliers qui les coupent en ligne droite et l'on arrive à un rond-point terminus du tram N<» 23 et centre du futur quartiere Monte Mario, qui compte déjà une trentaine de bâtiments. En continuant, on arrive à l'église ronde du Rosaire, 109 m., d'où l'on a une vue de Rome fort étendue; on traverse sur un pont les fossés du fort de Monte Mario, on passe devant la Villa Mellini où est installée une station de T. S. F. et enfin on croise à dr. la via délia Camilluccia. Cette avenue marque de ce côté la limite prévue de la Rome future, traverse les collines de la Farnesina et aboutit après 1 h. env. à la via Cassia et au pont Milvius; on y jouit de belles échappées sur la ville.
La colline est le point géodésique du méridien de Rome, qui se trouve à 30° 6' 59" de l'île de Fer, à 12° 27' 13" de Greenwich et à 10° 6' 59" de Paris. - On peut revenir par le tram N° 23 M. Mârio-Piazza Barberini, en traversant les nouveaux quartiers de la rive dr. du Tibre.
B. — Hors de la Porta Salaria.
Autobas N° 4, Piazza Venézia-Piazza Trasimeno; s'arrêter au croisement de la via Salaria. Plus avant, il faudra se servir d'une voit., ou faire la promenade à pied.
La via Salaria se détache de la via XX Settembre peu avant la Porte Pia. On peut juger de la largeur de l'ancienne
214 R. 2; carte, p. 210. ENVLROÎsS la VUla Albani.
porte, d'après les bases de deux tombeaux qu'on observe sur les côtés. La Salaria, ainsi nommée à cause du commerce du sel que les Romains y faisaient avec les Sabins, est une des plus anciennes voies romaines; elle fut prolongée jusqu'à atteindre, par Antrodoco, .4scoli Piceno et l'Adriatique.
À 5 min. de la porte, à g., le mausolée de Lucilius Peto, et à dr., la *A'ilIa Albani (Plan de Rome, I 22), construite vers 1760 par l'arch. C. Marchionni pour le card. Alex. Albani qui y recueillit un précieux musée de sculptures antiques, organisé par AVinckelmann (1765): 294 pièces furent transportées à Paris par ordre de Napoléon et en 1815, au lieu d'être renvoyées à Rome, elles furent vendues à Munich. La collection originale toutefois s'accrut encore et en 1852 passa aux Chigi; en 1866, Alessandro Torlonia l'acheta en même temps que la villa. En 1009, la ville a exproprié une bonne partie du jardin, pour y élever des maisons de rapport.
Pour ^^sit^r, adre:>ser demande écrite au Prince don Giovanni Torlonia, palazzo Torlonia, Borgo Nuovo. On entre par une grille, à l'angle de la \ia Salaria et de la tia di Villa Albani: devant la grille, s'étend une allée magnifique, conduisant à un rond-point, entouré de pins solennels; on prend à g. et l'on va au Casino, qui se compose d'un corps de bâtim.ent central, au large vestibule (belle vue sur le jardin) et de deux ailes. - Aile G.: 44, AthJète, œnwe du V« s. av. J.-C; à côté, beau bois de chênes verts avec un buste de Winckelmann (se. Wolff, 1868). - Vestibule du Casixo: statues impériales, statues de femmes assises; 2 belles margelles de puits; Hermès, de style de Scopas; 58, Ptolémée, dernier roi de Xumidie. - De chaque côté du vestibiile, un édicule; dans celui de g., deux statues de Cariatides (le X° 19 est une Bacchante, manière du V« s., avec une têt« de cariatide rapportée, et qui est rœu\Te de Kriton et Nikolaos, Athéniens; au-dessous de la statue, un relief, le prétendu Capanée ou Salmoné^ foudroyé par Jupiter, œuvre du V s.); dans celui de dr., trois Cariatides.
Du vestibule on passe dans une antichambre; à g., im Escalier: 9, relief de l'époque de Trajan, représentant Rome: 11, pierre tombale de Tiberius Julius Vitalis, charcutier. - I" Palier: 885, Niobides, peut-être une reproduction de la composition de Phidias, représentant le trône de Jupiter Olympien; 891, élégante figiu-e en relief, Thanatos. - IP PALIER: 902, relief du sépulcre d'un jeune homme. On entre au I** ÉTAGE, dans la Salle ovale: 906, Athlète, statue de Stephanos, élève de Pasitèle; 905, Apollon, assis sur le trépied, avec Tomphalos et un lion accroupi. On passe à dr. dans la Graxde Saile (à la voûte, Parnasse, fresque par R. Mengs): 1018, Antonin le Pifux, FauMine et Rome: 1013, Jeune homme avec un cheval, inspiré du Dorvphore de Polvclète; 1008, Hercule dans le jardin des Hespérides: 1009, Dédale et Icare: 1012, *Pallas Albani, statue avec la diplax ou manteau doublé et agrafé; la tête n'appartient pas à la statue: elle porte im bonnet formé de la dépouille d'une tête de loup. - On entre à dr. dans I'Aile dr., I" Cabi>t:t: 1034, Théophraste: 1033, la prétendue Sapho, tête de la Vénus de Phidias; 1031, Orphée et Eurydice, relief représentant le moment où Orphée se tourne pour regarder son épouse; c'est une réplique d'un original de style de Phidias du V^ s.; 1040, Socrate; 1036, Hippocrate. - II* Cabixet: 35, Luca Signorelli, la Vierge entre des Saints; 36, Xiccolô da Foligno (l'Alunno), la Vierge et des Saints; 37, le Pérugin, polyptyque, l'Adoration de l'Enfant Jésu^, Annonciation, Crucifiement, et des Saints. - III* Cabinet: 55, le Christ en croix, par Van Dyck,
la Villa Albani. DE ROME R. 2; carte, p. 210. 216
«t d'autres bonnes peintures. - On retourne sur ses pas jusqu'à la Grande Salle, d'où l'on passe dans les cabinets de l'aile g. - I" Cabinet: 994, le célèbre relief, demi-flgure 6.' Antinous, provenant de la Villa Adriana, p. 242, la seule sculptiu*e retournée de Paris en 1815. - II« Cabinet (œuvres archaïsantes): 980, scène de bataille, relief original grec, ayant les caractères de l'art de Phidias; 984, relief, Quintus Lollius Alcamenes, c'était i)eut-être un sculpteur; 9G7, danseuses, relief, peut-être une copie d'après un original de (Jallimaque; 980, Leucothéa, relief du commencement du V« s.; urnes étrusques. - IIP Cabinet (d'angle): 21, Portrait, par Holbein; 17, 18, dessins de Jules Eomain. - IV* Cabinet: 960, tête très fine de jeune homme barbu, relief du temps d'Adrien; 957, ^apothéose d'Hercule, relief du genre des tahulœ iliacœ; 953, petit buste portant le nom de Quintus HortensiuH; 952, Apollon murochtotios, copie d'après Praxitèle; 951, I sacrale; 949, Minerve, bronze reproduisant un type du IV» s.; la tête est une copie de la statue de Phidias; 942, Diogène, art, hellénistique; 936, Pallas voilée, peut-être une idole, objet d'un culte spécial qu'on n'a pu identifier; 933, Hercule au repos, d'après un motif ayant de l'affinité avec celui attribué à Lysippo, mais plus vivant; 964, prétendu Ésope, un bossu nu, d'un natm-alisme admirable. C'est probablement le portrait d'im nain de cour, du temps d'Adrien. En traversant le V« Cabinet (peintiures de peu de valeur) et le VI« Cabinet (tapisseries) on se trouve à nouveau dans la Salle Ovale.
On descend au Rez-de-chaussée, où l'on passe dans I'Aile g. On traverse le portique et l'on entre dans la P« Salle au fond du portique: sarcophages, parmi lesquels, 131, Noces de Pelée et Thétis. - II« Salle: Dionysos, statue archaïsante. - III« Salle, 164, Dédale et Icare: 161, Alexandre visitant Diogène. - IV^ Salle: 183, Léda avec le cygne. - V* Salle: 204, Thésée et le Minotaure.
Par une avenue bordée de chênes verts, on va au Billard: 317, réplique de la statue de Stephanos et d'autres sculptures de peu d'importance. Dans la 1''* des petites salles de jeu, Hermaphrodite, peut-être une copie d'apràs Polyclète.
En traversant une partie du jardin (à g., dans une espèce d'édicule, une Cariatide) on va à l'hémicycle, qui donne accès au pavillon, dit Caffè.
- Hémicycle (galerie demi-circulaire): 610, Aratus; 628, 725, Cariatides: 633, Portrait d'un Ronmin (peut-être Caïus César, neveu d'Auguste); 733, Vénus, reproduisant le type de la Vénus de Capouo, p. 303; 741 Hercule, copie d'après un bronze qui est peut-être de Praxitèle; 744, le prétendu Piaistrate, style de Myron; 749, Proserpine, copie fort belle d'im bronze de Phidias. - On entre dans le Vestibule: 711, figure de femme volante, peut-être Séléné, œuvre hellénistique; 706, Thésée et Ethra: 641, Marsyas.
- Galerie du Canopo (Caffè): 698, buste d'un barbare, du temps des Flaviens; 668, torse d'éphèbe, d'après un original en bronze du V« s.; 662, Artémis.
Par une des nombreuses avenues du jardin on retourne à l'entrée de la Villa.
Plus loin, dans la via Salaria, après une courbe, à g. le Viale dei Parioli, venant de la voie Flaminienne, p. 211; à dr., le Viale délia Regina, qui mène à la voie Nomentane. Au bout de 10 min., à g., la Villa Savôia ou Ada, séjour habituel du Roi; ensuite, sous le parc de la villa Ada, les catacombes de Ste Priscilla (indications générales, p. 220), où est une chap. carrée avec une peinture, la Vierge avec l'Enfant Jésus et Isaïe, l'œuvre la plus ancienne représentant Marie (2» moitié du II» s.). À la bifurcation, garder la g.; à dr., ruines de sépulcres; ensuite, on traverse l'Aniene, à 3 k. 5 de
216 R. 2; c, p. 210 et 236. ENVIRONS la ina Salaria.
la porte, sur le Pont Salaria, antique, mais restauré, près duquel eut lieu le duel de.Manlius contre le Gaulois, en 360 av. J.-G.
Avant le pont, un petit chemin, à g., mène à une colline (62 m.) que l'on voit bien de la route, et d'où l'on jouit d'une belle vue sur le confluent de l' Aniene et du Tibre. C'est sur cette colline qu'était la ville sabine d'Antemn^e, que l'on disait fondée par les Sicules, mais qui avait peut-être déjà disparu à l'époque des rois, et dont le souvenir se rattache à celui de l'enlèvement des Sabines. Au pied de la colline vers TAnlene, est la nouvelle gare Ponte Salaria.
Après le pont à g., tombeau, sur lequel est une construction du moyen âge. - La route carross. atteint et suit le ch. de fer Rome-Orte et s'approche du Tibre à (6 k. 5 de la porte) Torre Serperitâra, localité autrefois occupée par Phaon, le célèbre affranchi de Claiide. À 7 k. 5 env. de la porte, sur une colline à dr., les ruines de FidensB romaine {Villa Spada). Plus loin à g., C'astel Giubileo, fortin datant de 1300, au-dessus des ruines de Fidens étrusque, colonie de Véies, r^ui fut occupée en 440 av. J.-C. par Mamercus Émilius, repeuplée par Tibère, détruite par les Lombards. On y voit encore des restes de murs, des tombeaux et un tunnel dans le tuf. De Castel Giubileo, par le pont en fer sur le Tibre, on peut passer siur la rive dr., où passe la ^ia Flaminia, halte du tram Rome-Ci^ita Castellana. - En continuant sur la rive g., on arrive à la station Sette Bagni, du ch. de fer Rome- Orte, par lequel on peut retourner à Rome (trains très fréquents, mais les directs ne s'arrêtent pas). À g., la Tenuta Sette Bagni, avec des ruines; on passe le Fosso del Mal Passo, puis celui de la Marciyliana, l'ancienne Allia, connue pour la défaite que les Gaulois infligèrent aux Romains en 389 av. J.-C.