C. — Hors de la Porte Pia
Tram N° 9 Piazza S. Silvestro-Città Giardino Aniene, en passant par la via Vittôrio Véneto, la via Boncompagni et la via XX Settembre. - Tram N° 17 Piazza Venézia-Città Giardino Aniene, en passant par la pi. dell'Esedra et la via XX Settembre. Tous les deux font halte à Ste-Agnès.
Porte Pia, p. 96. Hors de la porte, on continue par la voie Xomentane, ancienne voie consulaire qui conduisait à Xomentum (aujourd'hui Mentana). La route est d'abord bordée de palais (à dr., le nouveau Palais du Ministère des Travaux Publics, 1924), puis de villas, avec de remarquables jardins. Elle croise le Viale dalla Regina, p. 215, puis laisse à dr. la Villa Torlonia. À 2 k. de la porte, à g., *Ste-A[/nèshors-les-murs, église construite sur les catacombes où furent déposés les restes de la martyre (304), par Constantin ou par sa fille Constance en 324; elle fut plusieurs fois restaurée, particulièrement par Giuliano délia Rovere en 1479, par le card. Varallo après le sac de 1527 et par Pie IX en 1856.
On entre par la porte du Couvent; on traverse une cour, à dr. de laquelle est une salle \itrée. Cette salle est un ancien cellier dans lequel Pie IX et sa cour, venus pour visiter la basilique, tombèrent à cause de
Ste-Agnès-hors-les-murs. DE ROME R. 2; carte, p. 210. 217
l'effondrement du plancher du salon où on les recevait, mais sans se faire aucun mal; c'était le 12 avril 1855. Tojetti a représenté l'événement sur le mur principal de la pièce.
Passant ensuite sous une autre voûte, on descend à dr. à la basilique par le grand Escalier de 45 marches en marbre blanc, construit en 1590. Les murs de l'escalier sont recouverts d'inscriptions recueillies dans les catacombes voisines; parmi elles, à dr. dans le bas, celle que St Damase a consacrée à la relation du martyre de Ste Agnès.
Intérieur (lumière la plus favorable, dans l'après-midi) à trois nefs, séparées par 16 colonnes de brèche et de « pavonazzetto », provenant de monuments antiques. Il y a un narthex pour les Catéchumènes. Les nefs latérales ont été surmontées en 620 d'un matronée. - 2« chap. à dr., St Étienne et St Laurent, beau bas-rolief par Andréa Bregno (1490) et buste de Jésuf, autrefois attribué à Michel- Ange; 3« chap. à dr., tableaux modernes d'Eugenio Cisterna. Le maître-autel, contenant les restes de Ste Agnès et de Ste Émérentienne, est surmonté d'un baldaquin (1614) sur 4 colonnes de porphyre et porte une statue antique en albâtre oriental, restaurée en 1600 en Ste Aunes. À g. du maître-autel, candélabre en marbre. Dans l'abside, im ancien siège épiscopal, et, à la voûte, "'mosaïque byzantine du VII^ s., Ste Agnès entre les papes Honorius /" tenant dans la main le modè},e de réylise, et Symmaque, tous les deux restaurateurs de la basilique. 2." chap. à g., la Vierge avec l'Enfant Jésus, fresque ancienne. Dans la nef latérale g., près de la sacristie, entrée des "'Catacombes de Ste-Agnés (indications générales, p. 220), les mieux conservées et parmi les plus caractéristiques de Rome. Un gardien accompagne; pourboire. Il n'y a pas de i)eiùture3, mais on y voit de nombreuses inscriptions et un grand nombre de locidi encore intacts. Ces catacombes sont antérieures à l'an 258 ou au moins à l'an .305; la famille de Ste Agnès y avait son tombeau.
On retourne sur ses pas jusqu'en haut de l'escalier, V. ci-dessus, et se dirigeant en face (le gardien de Ste- Agnès accompagne; pourboire) on va à
S. Costanza, église érigée comme mausolée de Ste Constance, fille de Constantin.
L'Intérieur au plan annulaire a 24 colonnes de granit accouplées supportant la coupole (22 m. 50 de diamètre). À la voûte du péribole, ^mosaïques chrétiennes du IV* s., les plus anciennes que l'on connaisse, azur sur fond blanc, avec les symboles connus, mais conservant un caractère païen: entre autres, scènes de vendange. Dans les niches, mosaïques plus récentes. De cette église provient le sarcophage de Ste Constance, aujourd'hui au Vatican, p. 185.
On revient à la voie Nomentane et l'on continue dans celleci; à dr., sur le mur d'enceinte de la Villa Blanc, un sépulcre circulaire du II* s., semblable au mausolée de Cœcilia Metella, mais plus petit. Dans une propriété à g. de la route, à 5 min. de Ste-Agnès, l'entrée du Ccemeierium Ostrianum, contenant de nombreux sépulcres de famille. On passe sur le ch. de fer Rome-(3rte (le long de la route, nombreuses osterie) et, en prenant à dr., on descend au *pont Xomentano sur l'Aniene, ancien, refait par Narsès, ayant une tour du moyen âge. C'était autrefois un point très caractéristique et pittoresque; la construction du nouveau pont sur l'Aniene à g., pour le passage du tram, les petites villas et les maisons de rapport récemment construites ou en construction, qu'on a appelées la « ville-jardin Aniene », lui enlèvent tout caractère.
218 R. 2; carte, p. 210. ENVIRONâ te vaie Rrêmstine.
Au delà de l'ancien pont, à dr., le Mont Sacré (37 m. d'alt.) célèbre par la sédition des plébéiens qui s'y retirèrent en 494 av. J.-C. C'est alors que Ménénius Agrippa adressa au peuple son fameux apologue des membres du corps humain refusant à ce dernier leur service. On peut gagner le sommet par un petit escalier qui commence près de l'osteria voisine; belle vue.
D. — Hors de la Porte Jlajeure.
TRA3f N» 10 Piazza S. Silvestro-Porta Maggiore. passant par le quartier Ludovisi et la gare, allant jusqu'à l'Établiss. d?s Tramways hors de la Porte Majeure sur la voie Prénestine. Plus loin sur la via Casilina, on peut se servir du CH. DE fer secondaire Eome-FJuggi-Frosinone, haltes à Tor Pignattara, à Centocelle, Torrenova, Borghesiana, Pantano, etc. Entre Rome (gare de Termini) et Centocelle service local avec départs très fréquents, I" cl. 2 L. 80, IIP cl. 1 L. 50, et haltes plus nombreuses.
De la Porte Majeure, p. 133, partent, à g. la voie Prénestine, et à dr. la voie Casiline.
Via Prexestixa (ainsi nommée, parce qu'elle mène à Préneste, p. 265). - On passe au-dessous et au-dessus de diverses lignes de ch. de fer, on traverse la Marranella; on rencontre cà et là des tombeaux. À 4 k., la Torre degli Schia\i (Tour des Esclaves), édifice circulaire qui, avec les restes d'une salle octogonale, faisait partie d'une Villa des Gordiens (III« s. ap. J.-C). Un peu après, à g., bifurcation de la via Collatina, qui en longeant les arcades de VAcqua Vergine, atteint la Station de Lunghezza, sur la ligne Rome-Tivoli.
La siiite de la voie Prénestine offre de beaux points de vue, mais manque d'intérêt par elle-même. 7 k. la Torre Tre Teste (au N., la Torre Sapienza); 12 k., l'ancien Ponte di Nona (à la IX« pierre railliaire) à 7 arches, long de 95 m.; 13 k. 5, on traverse le Fosso deU'Osa (osteria), puis la voie bifirrque. Le chemin de dr. conduit en peu de temps à la VaUe di Castigïione, petit lac desséché, siu: le bord duquel, à l'E., sont les ruines de Gabil avec un temph de Junon, et la Tour de Casti^Uone. Le chemin de g. se bifurque à (22 k.) Osteria Capannelle; la branche de g. atteint la via Tibiu^ina, près du pont Lucano, p. 239; la branche de dr. va à Palestrina, p. 265.
Via Casilina ou Labicana. À 3 k. de la porte, à g., la Torre Pignattara, édifice circulaire à l'extérieur, octogonal à Tint., avec niches; c'est un reste du tombeau de Ste Hélène, mère de Constantin et dont le sarcophage est au Vatican, p. 185. Le nom moderne de cette construction lui vient des amphores ou « pignatte », employées pour former la voûte en la rendant plus légère. Peu après se détache à g. une voie qui atteint la voie Tuscolane, p. 219, ensuite on voit à g. les arcades de VAcqua Alessandrina; 9 k., la Torre Nova; 13 k., arcades de VAcqua Felice. Puis la route s'approche des Monts Albains et de Colonna, p. 246.
la voie Tusculane. DE B.OME R. 2; carte, p. 210. 219
E. — Hors de la Porle St-Jeaii.
Tram N» 8 S. Sllvestro-S. Giovanni, en passant par le quartier Ludo- \isi et la gare; TRAM N" 16 S. Pietro-S. Giovanni, en passant par la via del Babuino, la via Due Macelli, le tunnel et le Colisée. Autobus N*^ 5 Piazza Venézia-Ponte Lungo, eu passant par le Colisée et la pi. de la Porte St-Jean. - TRAM Porta S. Giovanni-Cave, 50 et 70 c. TRA3I Électr. Rome (dép. à côté de la gare de Termini)-Frascati, env. 20 dép. par j., p. 247.
Porte St-Jean, p. 132. À moins de 500 m. de la porte, se détache à g. la via Tiiscolana, V. ci-dessous. La voie principale, sous le nom d'ÀppiA Nuova (parcourue par le tram de Frascati, qui tourne ensuite pour atteindre la voie Tuscolane), passe, par le ponte Lungo, au-dessus du ch. de fer de Civitavécchia et, après VOsteria dei Cessait Spiriti, croise la voie Latine, venant de la Porte Latine, p. 164, et dont le commencement, presque entièrement perdu, est flanqué de tombeaux sans grande importance.
En suivant à g. la voie Latine (poteau indicatciu") on traverse la ligne du ch. dt; fer d'Albano et, en 5 min., on arrive cà un groupe de '^Tombeaux (gardien près de la voie du ch. de fer) des I" et II'' s. de TEaipire, presque tous carrés.et construits en briques, avec lésènes à l'extérieur, et à chambre intérieure revêtue de stucs d'une très grande valeur. Ceux qui sont le mieux conservéis, et que l'on peut visiter, sont au nombre de deux; un troisième, h la paroi duquel est scellée rinscri])tion qui en rappelle la découverte (1857) et la restauration, est réduit à son seul noyau.
1" tombeau (à dr.): tombeau des Valerii, de l'an 160, chambre souterraine décorée d'élégants stucs s'ir fond blanc, représentant des nymphes, des monstres marins et des néréides.
2* tombeau (à g.): tombeau des Pancratii (II* s.), peintxu:es de paysages, stucs coloriés et 4 bas-reliefs: Jwjcimnt de Paris, Admète et Alceste, Priant et Achille, Hercule lyrici)ie avec Bacchus et Minerve.
Près des tombeaux, ruines de la basilique de St-Étienne, du V* s.
La Voie Tusculane passe au-dessous de la ligne du ch. de fer de Givitavécchia; après la via délie Cave, qui débouche de dr., elle est parcourue par le tram de Frascati; elle croise la ligne du ch. de fer d'Albano et la route militaire et, à 3 k. 5 de la Porte, rencontre la Porte Furba, arcade de l'aqueduc grandiose de VAcqua Claudia et de VAcfjua Marcia (90 k. de longueur, construit par Quintus Marcius, en 146 av. J.-C). Très belle vue sur la campagne et les Mts Albains. En continuant, on croise la ligne du ch. de fer de Terracina, puis, sur la g., on voit le Monte del Grano, sépulcre d'où provient le prétendu sarcophage d'Alexandre-Sévère, p. 42. Pour la suite, p. 247.
F. — Hors de la Porte St-Sébastlen.
La visite de la voie Appienne demande une demi-journée. On peut prendre I'autobus (dép. de la pi. du Forum de Trajan) qui va jusqu'au Tombeau de Cœcilia Metella, 4 L., aller et ret., 7 L.; jusqu'à la Porto St-
220 R. 2; carte, p. 210. ENVIRONS la voie Appienne.
Sébastien, 2 L. 50. H est conseillé de se servii- de l'autobus jusqu'aux Catacombes de St-Calixte, puis à pied au tombeau de Cœcilia Metella et à Torre Selce. Se rendre ensuite, par im chemin de traverse, sur la via Appia Nuova, où passe le tram Albauo-Rome, par lequel on peut rentrer en ville.
La *Voie Appienne, la plus importante des voies consulaires (regina viarum) et celle qui a le mieux conservé ses monuments, fut construite par Appius Claudius en 312 av. J.-C. jusqu'à Capoue; plus tard elle fut prolongée jusqu'à Bénévent et à Brindisi.
La visite de la voie Appienne est mie des plus intéressantes, soit pour l'importance archéologique des restes de monuments qu'on y rencontre, soit pour le pittoresque du paysage caractéristique. La partie du parcours jusqu'à Casai Eotondo est la plus attrayante. À pied ou à bicyclette, on peut pousser jusqu'à Albano (14 milles = 21 k.). On peut aussi diviser la visite en étapes, en se servant des moyens de communications qui empruntent les voies voisines (Appia Xuova; ch. de fer des Capannelle), V. ci-dessus. Sur bien des points du cliemin, l'ancien pavage à gros polygones de lave basaltique des Mts Albains est bien conservé. Sur les côtés, sont les crépidines, ou trottoirs. Par endroits, la route est élevée au-dessus du niveau de la campagne, grâce à des ouvrages en maçonnerie, ce qui permet de jouir de belles vues; en d'autres endroits, elle est en tranchée. Peu de ruines ont été identifiées avec certitude; du plus grand nombre il ne reste que le noyau en béton. Les tombeaux ont les formes et les dimensions les plus diverses; mais les types qui y prédominent sont ceux en tour et en tumulus. Sur les robustes noyaux de sépulcres, le moyen âge a souvent élevé des tours servant de vedette ou de défense.
Le long de cette voie, se trouvent aussi les Catacombes de St-Calixte et celles de St-Sébastien, et ce sont les plus fréquentées. La visite est du plus haut intérêt. Les Catacombes (appelées ainsi depuis le XV^ s.; auparavant, Cœmeteria) sont des carrières souterraines de tuf, qui devinrent des lieux de refuge pour les premiers Clurétiens persécutés; ils pouvaient y célébrer leurs rites et y ensevelir leurs morts. Lorsque les persécutions eurent cessé, les catacombes continuèrent quelque temps à servir de cimetières. Les plus anciens d'entre ceux-ci sont du I" s.; les derniers sont de la fin du TV^ s.; dans la suite on commença à inhumer 1er morts près des églises et les catacombes, contenant les restes des martyrs, devinrent un objet de dévotion et des lieux de pèlerinage, et c'est pour cela qu'elles furent décorées de peintures. Elles furent dévastées spécialement par les Goths (537) et par les Lombards (755), puis on les explora pour en emporter les objets précieux et les reliques des saints. Vue grande quantité de ces reliques furent transférées au Panthéon, p. 61. Avec le temps, les catacombes furent oubliées, sauf celles de St-Sébastien et ce n'est qu'au XV« s. que l'on recommença à les visiter, puis à les explorer scientifiquement. Ceux qui ont le plus contribué à les faire connaître sont Jean- Baptiste De Rossi et Joseph Wilpert.
Les Catacombes se présentent comme des galeries plus ou moins vastes et souvent à plusiemrs rangs de galerie? (jusqu'à 5), dans les murs desquelles étaient pratiquées des niclKi {loculi) pour renfermer les cadavres, inhumés avec tous leurs ornements; l'ouvertiure était ensuite close avec des tables de marbre ou de terre cuite, sur lesquelles on inscrivait l3 nom du défunt (sm- les plus anciennes, en grec, puis en latin), parfois avec les mots: « in pace ». Il y a aussi des espaces plus grands (cubiciUa) pour plusieurs personnes d'une même famille et des salles où convergent les galeries et qui servaient pour les fêtes en l'honneur des morts. Les tombes ont presque toutes été vidées par les chercheurs d'objets précieiLX et d'ossements des mart>TS. Les galeries qui se trouvent à la moindre profondeur sont à 7-S m. au-dessous de la surface du sol; celles qui se trouvent à la plus
les Catacombes. DE ROME R. 2; c, p. 210 et 250. 221
grande profondeur sont à 22 m. Toutes ensemble, elles ont une longueur que l'on estime à environ 876 k. Les inscriptions et les peintures sont d'mi grand intérêt pour l'archéologie; ces dernières, dont les plus anciennes sont de la fin du I" s., montrent l'adaptation des formes payennes aux idées chrétiennes, au commencement, puis elles marquent la décadence qui s'accentue toujours plus. Elles sont presque toujours historiques ou symboIi(iues: Légende de Jouas, Sacrifice d'Abraham, Moïse faisant jaillir l'eau du rocher, Noé dans l'arche, les trois Hébreux dans la fournaise ardente, Daniel dans la foHse aux lion:<, Résurrection de Lazare, le bon Pasteur, le baptême, l'eucharistie et le poisson, en grec 'Ix^ûç composé avec les initiales des mots: 'Irjooijç Xoioxôg Qeov Y16; Scottiq = Jésus-Christ Fils de Dieu, Sauveur, et par conséquent symbole du Christianisme (cette interprétation a été récemment mise en doute).
Hors de la Porte St-Sébastien, p. 165, on passe au-dessous de la ligne du ch. de fer de Givitavécchia, puis on traverse un fossé, l'Almo, où les prêtres de la Magna Mater lavaient chaque année le simulacre de la déesse. On commence à voir des tombeaux. À moins de 1 k. de la Porte, à g., la petite église Domine Qiio Vadis?
Elle est à l'endroit oi], selon la tradition, St Pierre fuyant de Rome pour éviter le martyre, vit Jésus qui lui apparut se dirigeant vers la ville et qui à sa demande: « Domine quo vadis? " (Seigneur, où vas-tu?) répondit: « Venio itefum crucifigi > (Je viens me faire crucifier de nouveau), après quoi le Saint retourna à Rome. Le fan.ieux roman de Sieukiewicz en a popularisé le souvenir. On montre une reproduction de l'empreinte laissée par les pieds du Christ, p. 222.
Devant l'église, une bifurcation; le chemin de dr. est la voie Ardéatine; on continue en allant à g.; après une petite distance, la via de la Caffarella se détache à g.
À 1 k. env., un petit chemin descend près de l'Almo, oii est le Temple du Dieu Rèdicule; en réalité, c'est un riche tombeau du II* s.
La voie Appienne commence à monter; belle vue rétrospective des murs de Pvome. À g., restes importants d'un grand columbaire, puis, à dr., au N° 33, entrée des *Catacoiubes de St-Calixte, les plus intéressantes, étudiées par De Rossi.
Visite tous les jours, de 8 à 17 h. en hiver, de 8 à 19 en été; fermé de 11 h. 30 à l;i h. 30; 2 L. Sonner à la maison du gardien; on est accompagné par un religieux. D'un côté, on voit une construction en briques, à 3 absides, l'Oratoire de St-Calixte in Arenariis, ainsi nommé parce qu'il y avait là des caves d3 grès, d'où l'origine des Catacombes au IIP s. À l'intérieur, inscriptions et sculptures des catacombes. Les endroits les plus intéressants des Catacombes sont: la *chambre des papes, avec les tombeaux de St Sixte II, St Antère, St Fabien, St Luce et St Eutychien (aux deux côtés de l'entrée, inscriptions de personnes dévotes des IV* et V« s.); le tombeau de Ste Cécile (le corps est à Ste-C;écile-au-Transtévère, p. 202) avec des fresques byzantines: Ste Cécile et St Urbain et tête du Christ, le tovibe<m du pape St Eusèbe et un tombeau avec deux sarcophages, dans l'un desquels est le corps momifié. - Au N° 28, Cloître des Trappistes, avec le sépulcre de St Marc et St Marcelin et la crypte du pape Damase /*'.
222 R. 2; c, p. 210 et. 250. ENVIRONS St-Sébastieiu
Aussitôt après, au 2- k., se détache la via Appia Pignaielliy ouverte par Innocent XII, à la fin du XVI I« s., pour relier l'ancienne voie Appienne à la Nouvelle, où elle débouche après 4 k. à TÔsteria délie Capannelle.
À env. 300 m. de la bifurcation du chemin, à g., dans la cigna R&ndanini, au X° 37 (2 L.) les Catacombes juives du IIP s. ap. J.-C. Les
tombeaux ont la forme de « loculi " (loges, niches) creusés pour la plupart en profondeur; parmi les symboles, se trouve très fréquemment le candélabre. Les épigraphes sont généralement en grec, mais il y en a avissi en latin; quelciues peintures représentent des animaux, contrairement à la loi mosaïque.
À 200 m. plus loin, en tournant à g., on arrive à Sant'Urbano, ancien tombeau érigé par Herodes Atticus, mécène et homme de lettres du temps de Marc-Aurèle, transformé en église, au moins depuis le VHP s., et restauré en 163-i. À l'extérieur, i colonnes corinthiennes cannelées du pronaos, incorporées dans le mur. A. l'intérieur, restes de stucs et *fresques intéressantes d'un certain Bonizzo (1011). Au-dessus de la porte. Crucifiement; sur le miar du fond, le Christ, St Pierre et St Paul et deux anges: siu" les autres murs. Vie de Jésus et vies de Ste Cécile, de St Urbain, St Tiburce, de St Valérien et de St Laurent. - Non loin de là, est le Bois Sacré, auquel se rattache la légende d'après laquelle Numa Pompilius y écoutait les conseils de la Xymphe Égérie. En descendant^ le coteau, de l'autre côté, par un sentier, on trouve, en bas, la grotte d'Égérie, jolie fontaine qui est probablement un nymphée de la Villa d'Hérode. La xTàie grotte d'Égérie devait être au pied du Mt Coelius.
Trois cent m. plus loin, à dr., se trouve St-Sébastieu, une
des 7 basiliques visitées par les pèlerins, mentionnée déjà au commencement du V« s. et dédiée aux Apôtres; restaurée au VIII« s. et en 1218, elle fut refaite en 1614 par le cardinal Scipion Borghèse, sur dessin de Flaminio Ponzio, avec façade de Jean Van Santen, ornée de 6 colonnes antiques de granit.
IXTÉSIEUR à une nef. Plafond de Van Santen. Dans la 1" chapelle à dr., pierre avec l'empreinte des pieds de Jésus. 4* chapeile à dr. (remaniée par Fontana), tombeau du cardinal Albani. Au maître-autel, tableau de Innoceuzo Tacconi; 2^ chapelle à g., belle statue de St Sébastien, par Giorgetti, exécutée sur le modèle du Bemin.
De l'intérieur, on descend dans les Catacombes (petite offrande à celui qui accompagne), les seules de Eome qui aient toujours été connues et fréquentées et, à cause de cela, presque complètement dépouillées. H y a un tombeau du IIP s. avec image d'un gladiateur chrétien.
Des fouilles encore en cours ont découvert sous l'église les restes d'ime maison romaine du I" s., renfermant de remarquables et curieuses peintures. - Derrière l'abside, la Platonia de St Damase, avec quelques stucs romains, et qui, au contraire, est le tombeau de St Quirinus,
Immédiatement avant St-Sébastien, se détache à dr. la via délie Sette Chiese, qui rejoint au bout de 10 min. la voie Ardéatine et, 4 min, plus loin, au X° 22, les ♦Catacombes de Domitiîla ou de St-Xérée-et-St-Achillée.
Visite tous les joiu-s, de 9 h. au coucher du soleil, 2 L. H y a plus de 900 inscriptions, dont les plus anciennes sont celles de Ste Lucine et de Ste Priscilla. On y voit des fresques de style pompéien de la fin du I«^ s. et les premières œu\TeB représentant le Bon Pasteur, Daniel, etc. C'est
U tatnbeuu de C. MeMla. DE ROME R. 2; c, p. 210 et 250. 223
l.\ que fut trouvée la Basilique de Ste-Pétronille (Ste Pétronille selon la légende serait la fille de St Pierre), à trois nefs, qui fut affectée au culte du V« au VIII« s.
On reprend la voie Appienne; c'est d'ici que commence la plus belle partie de son parcours. Sur la g., dans une dépression, les restes considérables du Cirque de Maxenoe, érigé en 309 et dédié à Romulus, fils de l'empereur, mort cette année-là.
C'était un stade destiné aux courses de chars, de 482 m. de long = 2.500 pieds romains, de 79 m. de large = 275 pieds, pouvant contenir 18.000 spectateurs. L'arène était divisée par un mur bas, la spina, que décorait l'obélisque de Domitien, maintenant sur la fontaine du milieu de la place Xavone, p. 66. Les chars sortaient des carceres, près de l'entrée et faisaient sept toms du stade. Pour rendre égales, autant que possible, les conditions du parcours des concurrents, eu égard à leur position, les carceres et la spina étaient disposés obliquement. - Sur la voie Appienne, restes considérables de l'entrée, formée d'un portique et d'un templesépulcre circulaire.
Au 3« k., le *iombeau de Crecilia Metella.
C'est une grosse to\ir cylindrique, du temps d'Auguste, de 20 m. de diamètre, sur une base carrée; elle est encore revêtue de marbre et, en haut, décorée d'une élégante frise représentant des fleurs, des boucliers gaulois et des bucrânes, d'où le nom de Capo di Bove (tête de bœuf) donné au domaine riural qui l'entoure. Vers la voie, se voit une grande inscription qui rapiielle la défunte, Cœcilia, fille de Quintus iletellus Creticus et femme de Crassus le Jeune, fils du triumvir et général de César en Gaule. En haut le tombeau finissait en tumulas; au XIII^ s., les Caetani le transformèrent en une tour, y ajoutèrent des créneaux et l'entourèrent d'une enceinte rectangulaire qui renfermait en outre un château et une église ogivale, dont on voit les restes à côté du tombeau. À Tint, de l'église (entrée libre), collection d'inscriptions et de fragments de tombeaux.
Env. 400 m. plus loin, on croise à g. la strada milifare, route qui rejoint la via Appia Pignatelli et la via Appia Nuova; une coulée de lave des Mts Albains arriva jusqu'ici. La voie se fait toujours plus intéressante, à cause des nombreux tombeaux et de la vue de plus en plus étendue sur la Campagne. À g., les arcades imposantes des aqueducs de l'Acqiia Marcia et de V Acqua Claudia; puis (à 4 k. de la porte) on atteint la seetion antique de la voie Appienne (du III'' au XI" mille), déblayée de 1850 à 1853 sous la direction de l'archéologue Canina (inscription sur la maison à dr.). C'est la partie la plus pittoresque et la moins endommagée de la voie. Tout le long, sur un parcours de plus de 10 milles encore, s'élevait autrefois une double file de tombeaux. On a retrouvé les débris d'un certain nombre d'entre eux et plusieurs ont été reconstruits à leur place, le mieux possible. - Un peu plus loin, sur une construction moderne, une inscription rappelle le don que fit Canova en 1808 de fragments con-
224 R. e: c, p. 210 et 250 ENVIRONS la Villa des Quintilu.
sidérés, par erreur, comme provenant du tombeau des Servilii. À dr., un monument de forme conico-pyramidale, puis à g. le prétendu tombeau de Sénèque et aussitôt après, le sepolcro rotondo (tombeau rond), une cella à 4 loculi, et le tombeau des enfants (?) de Sextus Pompeus Justus. À dr., dans la vigna Lugari. superbe monument en forme d'édicule, qui passe pour celui de St-Urbain, et qui est entouré de ruines d'un édifice, probablement une villa. Viennent ensuite plusieurs tombeaux (des Licinii, de Hilarus Fuscus, d'affranchis de la gens Claudia, de Quintus Appuleius Pamphilus, des Rabirii, avec 3 bustes, etc.). On arrive à un groupe de pins gigantesques où la voie fait un détour, peut-être pour respecter les tumulus préexistants, dont l'un, surmonté d'une tour cylindrique, serait le tombeau d'un des Curiaces. Une grille en bois à g. s'ouvre sur un chemin qui conduit au hameau de S. Maria Xuova, situé sur une ruine; à dr., dans le champ, restes d'un ustrinum (lieu alïecté à la crémation). Env. 400 m. plus loin, à dr., deux tertres entourés de pins, qui seraient les tombeaux des Horaces, et qui sont des tumulus archaïques; de l'autre côté de la voie, grande tombe pyramidale, puis les restes magnifiques et pittoresques de la Villa des Quintilii, appelés Roma Vecchia, peut-être parce que ces ruines semblent vraiment celles d'une ville.
Le noyau principal date du temps d'Adrien; sous Commode, la villa appartenait aux frères Quintilii, guerriers et écrivains, auteurs d'œu^ies relatives à l'agriculture, persécutés et mis à mort par l'empereur, qui confisqua la villa, restaurée ensuite jusqu'au IV* s. - Sur la voie, on voit les restes d'un nymphée, transformé au XV* s. en château, d'un hippodrome et d'un aqueduc; plus en avant un cryptoportique. Les restes les plus considérables sont toutefois vers l'Appia Nuova: de hautes mnrailles avec des fenêtres et des arcades d'ime exécution des plus hardies, le plan d'un petit amphithéâtre de date postérieure et des restes de thermes. Au delà de l'Appia Nuova, beau monument transformé en tour, œu^Te sarrasine,
La voie se fait presque déserte. Pierre tombale de la famille Supsifana, peut-être une famille africaine. On arrive à (8 k.) Casai Rotondo. noyau cylindrique sur une base carrée, le plus grand tombeau de la Voie Appienne, sur lequel a trouvé place un pré avec quelques oliviers et un petit hameau.
Ce monument est de l'époque républicaine et il fut agrandi au commencement de l'Empire. Le stylobate a 120 pieds de large. Du sommet, belle vue. - Tout près de là, on voit, scellés dans le mur, des fragments appartenant au tombeau. En face, petit monument attribué à la gens Aurélia,
Suivent d'autres ruines et l'on parvient à Torre Selce, tumulus de forme pyramidale, sur lequel s'élève une tour du moyen âge, à 102 m.; belle vue.
De Torre Selce à Albano. DR ROME 7?. ^; carte, p. ,?,50. 225
D'ici on peut passer sur l'Appia Nuova, à Fiorano (École Aéronautique), halte du tram Albano- Rouie, II* cl. 1 L. 75. La suite de la voie est moins intéressante et, dans la dernière partie, cesse d'être carrossable. Insorii)tious de Marcus Julius Pietas Épélide et d'Attilius Evod, joaillier; puis un noyau de forme étrange et portraits funéraires; la pierre tombale de P. Decimus Philomuse, avec deux souris. Le chemin fait une courbe puis on commence à descendre; on voit les arcades de l'aqueduc qui conduisait l'eau d'une source sulfureuse, près de Cianipino, à la Villa des Quintilii (l'aqueduc s'étend de l'osteria di Tor di Mezza Via, sur la Nouvelle Voie Appienne, aux carrières de Torre Selce). Dans un tombeau en chambre, à \\i\ étage, fut trouvé le précieux vase cinéraire égyptien, qui est maintenant au Musée du Vatican. Le chemin rei>rend sa première direction; au bout de 250 m. env., à g., on remarque le noyau d'un monu;n. à abside; à dr., à env. ;iOO m., la Torre rossa (tour rouge), des XIP et XIIP s., sur base romaine. - Ensuite, un tombeau restauré et, à 200 m., un autre noyau de béton, puis, à dr., un haut et grand monument carré, et, vers la fin du VIII* mille, une chambre funéraire (ou un sanctuaire des mystères), appelée les Colonnes d'Hercule. Plus loin, la Berretta di Prête (Barrette de Prêtre), monument assez bien conservé, parce que transformé en église au X* s. Plus loin, un chemin, à dr., conduit à la petite colline la Giostra, où sont les ruines de la ville latine très ancienne de Tellene. Autres restes de tombeaux plus ou moins gâtés (entre autres, ce qu'on appelle la iÎM2zica d'Orlnndo), puis un groupe de ruines au IX« mille et, à dj., les restes de la Villa de Gallien, avec une belle ruine ronde, qui serait le mausolée de l'empereur. D'autres vestiges suivent, puis on croise la ligne du ch. de fer Kome-Terracina (à g., sur la Nouvelle Voie Appienne, à proximité, il y a une source d'eau sulfureuse, avec des ruines de thermes). Un peu après le XI« mille, près de l'osteria délie Frattocchie, l'Ancienne Voie Appienne et la Nouvelle se rejoignent. Là commence la montée des Frattocchie; à dr., la route d'Antium. Le long de la montée, outre des restes de séijulcres, il y a 4 noyau.x de constructions, hauts comme des tours, le premier cylindrique, appelé le Torrâccio, les autres à plan carré. Un petit chemin, à dr., conduit aux ruines de la ville latine de Bovillœ (restes de murs, d'un ciniue, etc.). I^e long de la route, s'étendaient des villas romaines, et, là où est maintenant la Villa Santa Caterina, près du cimetière de Castel Gandolfo, se trouvait la Villa de Clodius et, en face, celle de Sergius Gallu^; au XIV* mille, était la Villa de Domitien et, vis-à-vis, celle de Porapée. Avant d'entrer à .\lbano, à g., il y a un haut et pittoresque monument en forme de tour, à 4 étages, vulgairement appelé le sépulcre de Pompi'e.
G. — Hors de la Porte St-Paul.
TR.A.M N° 5, de la pi. de Venise à la Basilique de St-Paul. Autobus pour Ostie, p. 256, dép. de la via délia Vite.
Porte St-Paul, p. 1G5. On passe au-dessous de la ligne du cil. de fer de Civitavécchia; puis, à g., on voit un oratoire, bâti à l'endroit où, suivant la tradition, St Pierre et St Paul se saluèrent avant de marcher au martyre; aussitôt avant l'église St-Paul, à g., se détache la via délie S ette Chiese, qui rejoint la Voie Appienne, p. 222.
*St-Paiil-hors-le.s-Miirs ou Basilique Ostiense est l'église la plus vaste de Rome, après St-Pierre. Sur le tombeau de l'Apôtre, Constantin fonda une petite basilique; Valentinien II, en .386, et Théodose la remplacèrent par une basilique
226 IL 2; carte, p. 210. ENVIR0X3 St-Paul-hors-les-Munt.
plus vaste, qu'Honorius et Galla Placidia achevèrent et ornèrent de mosaïques et que Léon III embellit. Au IX'' s., elle fut saccagée par les Sarrasins. Le pape Jean YIII l'entoura d'un village fortifié {Giovanni poli). C'était la plus belle église de Rome, à 5 nefs, avec 24 colonnes de pavonazzetto ou de marbre de Paros, ornée de fresques et de mosaïques antiques. La façade, vers le Tibre, était précédée d'un quadriportique et un portique très long l'unissait à la ville. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1823, un incendie fortuit détruisit presque toute l'église. Léon XII en ordonna la reconstruction, qui fut dirigée par les architectes Pasquale Belli, Bosio et Camporesi, puis par Lviigi Poîetti. La nef transversale fut consacrée par Grégoire XVI, en 1840, et la basilique entière le fut par Pie IX, en 1854. Les dimensions et le plan sont à peu près les mêmes qu'autrefois. On entre généralement par le portail N., précédé du portique Grégorien (sur la 1" colonne de la 2« file à dr., sous le colarin, il y a une inscription du pape Siricius, lY^ s.). Avant d'entrer, tourner le long du flanc, vers la dr., pour voir la Façade qui regarde le Tibre et qui est décorée de très riches mosaïques (le Christ bénissant, entre St Pierre et St Paul; VAgnus Dei et les fleuves des évangiles, les villes saintes et 4 prophètes), exécutées d'après les dessins des peintres académiques Filippo Agricola et Xicola Consoni (1885); devant la façade, il y a un quadriportique grandiose, bien que froid, construit d'après le dessin de Guglielmo Calderini, soutenu par d'énormes colonnes monolithes en granit de Baveno. Campanile d'un effet peu heureux, par Poletti.
♦IXTÉKIEUH à croix égyptienne, de 120 m. de long, 60 de large, et 23 de haut. Dès qu'on est entré, se rendre à dr., près de la porte principale pour observer l'ensemble. L'effet est singulier et surprenant, surtout à cause des colonnades.
La Branche lOXOrE, à cinq nefs, séparées par 80 colonnes de granit, est la partie nouvelle de la basilique. La forêt des colonnes, éclairées par le soleil, se mire dans le pavement de marbre luisant; la décoration polie, colorée et magnifique parle peut-être plus aux yeux qu'au sentiment. Dans la nef du milieu, très riche plafond à stucs, blanc et or, au milieu duquel sont les armes de Pie IX. Aux nvirs, entre les fenêtres, tableaux représentant des faits de la vie de St Paul, par Gagliardi, Podesti, De Sanctis, Consoni, Carlo Gavardini, Francesco et Luigi Coghetti, Filippo Balbi, Cesare Mariani, Marianicci, Vincenzo ]\Iorani, Vincenzo Sereni, etc. Audessous, frise comprenant les portraits en mosaïque de tous les papes, de St Pierre à Benoît XV. Dans les nefs extrêmes, dans des niches, statues des Apôtres. Aux côtés des trois portes de la façade, 6 gi-andes colonnes d'albâtre, don du Khédive d'Ég>TJte. Les grands %itraux de couleiix furent en grande partie détruits par l'explosion d'une poudrière.
De la branche longue, on passe dans le transept qui, au contraire de celle-là, donne une juste impression de religiosité.
St-Puul-ltorK'les-Mtir>i. DE ROME R. 2; carte, p. 210. 227
L' *Arc de triomphe, soutenu par deux colonnes colossales en granit, est un reste de la première basilique; il est décoré de mosaïques que fit exécuter Galla Placidia: le Christ bénissant a la grecque, entre deux Anges en adoration; symboles des Évangélistes, les 24 vieillards de l'Apocalypse présentant des couronnes et St Pierre et St Paul. Devant l'arc, les statues de St Pierre (Jacometti) et de St Paul (Revelli). Au revers de l'arc, restes de mosaïques de Pietro Cavallini.
Maître-autel. Au-dessus, baldaquin, par Luigi Poletti, soutenu par 4 colonnes d'albâtre oriental, don du Khédive d'Egypte. Sur l'autel, un célèbre *taber)iacle en malachite, d'ArnoIfo di Cambio et de son compagnon Pietro (Cavallini ?; 1285) don du czar Nicolas !•''■ de Russie.
Abside: grande *mosaïque, par d s artistes vénitiens (vers 1220), envoyés par le doge Pietro Ziani, sur la demande du pape Honorius III: le Christ bénissant à la grecuae (à ses pieds, Honorius III): à rtr., St Pierre et St André; à g., St Paul et St Lxic; au-dessous, croix gemmée sur l'autel, 2 Anges et Apôtres, la Vierge et V Entant Jésus et St Jean V Évangéliste bénissant le pape Jean XXII. Trône épiscopal moderne avec bas-relief de ïenerani et peintures de Camuccini.
Nef transversale: magnifique plafond et murs incrustés de marbres rares; les piliers corinthiens sont des restes de l'ancienne basilique. Aux extrémités des deux bras, deiLX autels de malachite et de lapis-lazuli, donnés par le fzar Nicolas I". Dans le bras g., 1'" chapelle (de St Étienae): statue du Saint, par Rinaldi; St Etienne chassé du synédrin, par Coghetti; Lapidation du Saint, par Podesti; 2« chapelle (du Crucifix), par Maderna: c'est là que 8t Ignace de Loyola et ses compagnons, le 22 avril ir)41, prononcèrent les vœux prescrits par leur règle. - Dans le bras dr., *candélabre pascal du XII« s., par Nicola di Angelo et Pietro Vassalletto. !'« chajielle (du Chœur ou de St Laurent) par Gugliolmo Calderini: triptyque de marbre du XV* s. et fresques de Viligiardi. 2«' chapelle (de St Benoît) riche mais très sévère, par Poletti, qui exécuta là une reproduction de la cella d'un temple payen: les colonnes sont de Véies. Joli bénitier. - À l'autel de l'extrémité dr., mosaïriue, co])ie du Couronnement de Marie, de Jules Romain, et statues de St Benoît et de Ste Scolastique, par Gnaccarini et Baini.
Par la porte à dr. de l'autel, on va à la Sacristie; dans la dernière pièce de dr. de celle-ci, des fresques du XII« s. et un tombeau, par Poletti. En retournant sur ses pas, on traverse un vestibule oii il y a 4 colonnes antiques et l'on entre dans une pièce oii l'on voit une statue de Grégoire XVI, par Rinaldi, dos fresques du XV« s. et des mosaïques du XIIP s. De là, on passe dans le -^Cloître de l'ancien Couvent des Bénédictins, plus petit mais plus riche et micMix conservé que celui de St-Jean-de-Latran, à colonnettes géminées de formes variées et aussi décorées de mosaïques. Il fut commencé sous l'Abbé Pietro da Câpua (1193-1208) et terminé avant 1241; au moins en partie, il est l'œuvre d'un certain Pietro, qui serait, croit-on, Vassalletto. Aux murs, inscriptions et fragments, parmi lesquels une statue de Bonilaee IX, un sarcophage sur lequel sont représentés Apollon et Morsyas et, sous le portique de dr., un petit souvenir épigraphique du suicide de Néron. - Daas une Salle, derrière la sacristie, ordinairement fermée, il y a une porte en bronze ciselé de l'ancienne basilique, faite à Constantinople, par Staurakios (1070), ornée de damasquinages en argent.
En continuant tout droit, à 7 min., une bifurcation; à dr., on continue pour Ostie, p. 256; à g., on va en 25 min. à l'Abbaye des Trois Fontaines {ad Aquas Salvias), bâtie à l'en-
228 7?. 2; carte, p. 210. ENVIRONS l'Abbaye de^ Trois Fontaineff.
droit où St Paul aurait été décapité. Selou la tradition, trois fontaines jaillirent là où la tète rebondit trois fois. Trois églises y furent élevées, mais le lieu fut abandonné parce qu'on y contractait la malaria. Depuis 1868, le terrain appartient aux Trappistes qui l'ont assaini et y ont fait de grandes plantati'jns d'eucalyptus. Les visiteurs s^nt invités à déguster un petit verre de liqueur d'eucalyptus (offrande).
On entre par un portail précédé d'un pronaos, dernier reste de l'oratoire de St-Jean-Baptifte, de 780 (sculptures byzantines; fresques duIX« s.); sonner à la porte.
St-PauI-aux-Trois- Fontaines (San Paolo aile Tre Fontane), église du V^ s., bâtie sur le lieu du martjTe, refaite par Giacomo Délia Porta (1590). À l'intérieiu-, les trois fontaines de la légende. Dans le pavement, mosaïque romaine provenant d'Ostie; entre le 1" et le 2* autel, colonne à laquelle fut attaché St Paul.
St-Vincent-et-St-Anastase, la plus grande des trois églises, fondée par Honorius I" (625), rufaite par Houorius III (1221), restaurée par les Trappistes. Sous le petit portique, restes de fresques du XIII» s. Intérieur à trois nefs. Fenêtres de marbre du XIIP s. Aux piliers, restes de fresques du XVI« s.
Ste-Marie Scala Cœli, église ancienne, refaite par Giacomo Délia Porta (1582) et ainsi noinmée parce qu'un jour, St Bernard, en y célébrant la messe, vit mie éclielle le long de laquelle montait du purgatoire l'âme pour laquelle il priait. Intérieur octogonal; dans l'abside, des Saints arec Clément VIII et son neveu Aldobraniini, mosaïques de Francesco Zucca, sur dessins de Giovanni De' Vecchi. Souterrain avec pavement des Cosma.s, du XIP s.