II. - Latiuni Septentrional
A. ~ Mterbe.
Ch. de fer Rome-Viterbe, 94 k., en 3 h. 15, 3 dép. par j.; I" cl., 37 L. 25, IP cl., 26 L. 35, III^ cl., 16 L. 35. - De la gare de Termini la ligne tourne au S. de la ville et après avoir traversé le Tibre, atteint (9 k.) Rome- Transtévère, d'où il est préférable de partir (trams N° 2, N" 3 et N° 20).. Une courbe et un tunnel de 1.217 m. sous le .Tanicvde. - 12 k. Rorne-St-^ Pierre, d'où l'on peut également partir (tram N° 24 de la pi. de Venise par la pi. St-Pierre); vue magniiique de la coupole de St-Pierre, à proximité. Deux viaducs et deux tmmels. - 27 k., La Storfa-Formello, où l'on peut descendre pour visiter Véies, p. 235. - 35 k.. Station de Cesano, où l'on descend pour visiter les ruines de Gaiera (on descend au S.-S.-O., on traverse la via Clodia et, un peu après, on tourne à dr.), l'ancienne \-ille de Carciœ, avec ses miu-s bâtis du XP au XV* s. et un Château des Orsini. Du Cimetière, au S., Santa Maria di Gaiera, du XIV« s. - On traverse l'Arrone, émissaire du lac de Bracciano. - 38 k. Station d'Anguillara. Le bourg, AnguiUara Sabâzia, 173 m., aux rues très étroites, est à 4 k. au N.-O., sur le lac de Bracciano. Il a un château des comtes AnguiUara. À peu de "distance, l'émissaire sort du lac. - 52 k. Bracciano (hôt.: Sahazio; Po^ta, modestes), à 279 m., 4.205 hab., dont l'histoire est celle de la famille Orsini. De la gare (belle vue de Bracciano, du château et du lac, de Trevignano dans le fond, et d'Anguillara à dr.) une large rue va directement au *CHÂTEAr des Orsixi, superbe masse pentagonale, avec 5 tours rondes crénelées, qui semblent soutenir l'édifice, comme de puissantes colonnes. C'est un magnifique spécimen de château et de palais seigneurial du XV^ s. de style Renaissance; il date de 1470-1485, et est par-
Bracciano; Sidri. DR ROMR R. 2. 229
ffiiteiiient conservé. À présent il appartient aux Odescalchi. À l'intérieur (visite 8-12 h. et 15-19 li.; j. de fête, 8-12 h.; permission gratuite de l'Administration Odescalchi, au N° 13, l*' étage; pourboire au gardien qui accompagne), à l'entrée sur la paroi dr., fresques d'Antoniazzo Romano. On entre dans la solennelle cour triangulaire, d'oti l'on passe à g. dans les appartements: intéressantes entre autres, les salles du Pisaneîlo, du triptyque, dell'impresa (décorée par les Zuccari), la salle rouge et la salle du trône. Monter au Cammiiio di ronda (chemin de ronde), qui fait le tour du château, en offrant des vues merveilleuses sur le lac. Le Lac de Bracciano, à 164 m., presque circulaire (superf. 57 k. carrés), 160 m. de profondeur, très riche en poissons, le Sabatinus lacus des llomains, occupe le cratère d'un grand volcan. 11 a, à l'E., le lac de MartUjnano {Alsietinus), qui a la même origine, et les vallées de Baccano et de Stracciacappa; au N.-E. la baie de Trevignano et le petit lac de Monterosi. Une route qui longe la rive N.-O. du lac, passe à côté de V ÊtablUsement hydrothérapique de Vicarello (eaux sulfiu-euscs) et atteint (11 k.) Trevignano, à l'endroit où était peut-être la ville étrusque de Sabate: ruines d'un château Orsini et, dans l'église, fresques de l'école de E,aphaël. - 61 k. Oriolo Romano, 408 m., où est un parc des Altieri. La voie descend à (71 k.) Station Caprânica-Suin. - Caprànica di Sutri (hôt.: Stellad'Itâlia;deirAîi{ielo),kS97 m., 2.939 hab., est à 3 k. au N.-E. Dans l'église S. Francesco, tombeau de deux comtes d'Anguillara, attribué à Paolo Romano; très beau portail roman de l'Hôpital (XP s.); dans l'église de la Madonna del Piano, fresque de l'école des Zuccari. 4 k. plus loin au S.-E., Sutri, à 291 m., la ville étrusque de Sûtrium, prise par Camille en 389 et appelée la porte de l'Étrurie. Elle fut donnée à Grégoire II en 737 par le roi Liutprand et ainsi commença le pouvoir temporel des pajies. C'est une petite ville typique, construite presque entièrement avec des matériaiix étrusques. Elle a plusiem-s fontaines, un Dôme avec un beau campanile et une crypte romane intéressante. Dans le palais communal, des antiquités étrusques; à remarquer entre autres, un beau sphinx. Des 5 portes de la ville, trois sont antiques; il y a en outre des restes considérables de murs, des ruines du prétendu palais de Charlemagne, des restes importants d'un ani])hithéâtre, des tombeaux étrusques, dont un transformé en église {Madonna del Parto). À la station de Caprânica, embraxch. 8 k. pour Ronciglione (hôt. Aquila d'Oro),h 441 m., 5.726 hab., peut-être une localité étrusque, et jadis duché des Farnèse. Il y a des ruines d'un château, une belle place avec fontaine de Vignole. Les églises S. Andréa et S. Maria délia Provvidenza ont d'élégants campaniles. - De la station de Ronciglione, autobus pour Caprarola (hôt.: Vignola, 24 lits; Nationale), h 480 m., 5.016 hab., bourg caractéristique dominé, du liaut d'un escalier triomphal, par le ♦Palais Farnèse, œuvre admirable de Vignole (1547-59). À l'intérieur (la visite est accordée seulement poiur un nombre réduit de salles; sonner à la porte à g. de la façade; retoxmié h l'entrée du palais, on présente la permission au gardien, pourboire), un magnifique escalier monte aux appartements richement décorés de fresques par les frères Zuccari et de stucs par Antonio Tempesti. Le parc, aux plantes séculaires et aux fontaines monumentales, est merveilleux. -À 2 k. au N.-O. de Ronciglione, le Lac de Vico, à 507 m., le Ciminus lacus des Romains, qui a 18 k. de tour, et occupe le fond d'un cratère. Au-dessus de ses rives, émerge le cône du Mt Vénère. - 76 k. Barba rarto Romano, à 456 m. (avec une ancienne tom- pentagonale), au point culminant de la voie. - 81 k. Station de Vetralla. La petite ville (Trattoria Nazionale), à 311 m., 3.731 hab., est à 3 k. au N.-O. On y voit l'église romane S. Francesco, le Palais Franciosini par Vignole, le Dôme avec une belle façade et le château. À 2 k. de là, S. Maria Furcassi, église qui tire son nom de l'ancien Forum Cassii. À 9 k. au S.-O. est Bieda, la Phleva des Étrusques, de laquelle il reste une nécropole, deux ponts antiques et un sarcopliage dans la sacristie de l'église S. Maria. À l'O. en prenant la route de Tarqulnia et en tournant ensuite à dr. on parvient à la grandiose nécropole de Nôrchia, où l'on voit deux tombeaux de formes voisines
230 R. 2; carte, p. 236. ENVIRONS Civita Cadellam.
des formes grecque.?. - 90 k. Station de S. Martine al Cimino. Le pays, à 2 k. 5 du S.-E., a une maguifiqiie église cistercienne du XIP s. - 96 k. Viterbe (Station Porta Ronmna), p. 231.
Tram électr. Rome-CIvita Castellana, 54 k. en 2 h. 30 env.; pe cl., 5 L., IIP cl., 2 L. 75; dép. de la place délia Libertà, au delà du ponte Margherita. - On parcourt le lungotevere Mîlvio, le Viale délie Milizie, le Viale Angelico, on touche le ponte Molle et l'on continue sur le Viale del Lâzio, p. 212. Jasqu'à (13 k.) Prima Porta, V. p. 212.-29 ^.Cas^tehvaovo di Porto, à 250 m., petite ville avec im château des Colonna. Après (31 k.) Morlupo, apparaît à dr. le Mt Soracte. - 43 k. Station S. Oreste, point de départ pour l'ascension du Soracte, en passant par la localité. - 54 k. Civita Castellana (hôt. Excelsior, mod.), à 154 m., 5.054 hab., siu: une colline de tuf, au milieu de pittoresques ravins aux parois à pic et traversés par des ponts élevés, occupe la place de Faléries (dans une époque plus reculée, Halesus), une des lucumonies étrusques et métropole des Falisques. Ceux-ci, quoique faisant partie de la confédération étrusque, constituaient une population à part et parlaient, semble-t-il, une langue spéciale. Paieries fut prise par Camille en 396 av. J.-C. et détruite, en 241, par Ror.ie, qui bâtit dans les environs Falériuni novum (V. ci-dessous), qui prospéra; mais au VHP et au IX« s., la population retourna sur la position mieux défendue de la primitive Faléries, qui se releva sous le nom de Cî\*ita Castellana. - Par la >jia Umberto 1°, oiia.\\'S° Ib estle sévère Palais Trocchi, on va à la piazza Vitt. Eman. III, qui a une belle fontaine, et, par la via Garibaldi, au *I)ôme, magnifique œmTe des Cosmas (1210). À l'intérievu-, remarquables stalles du. chœur ornées de mosaïques des Cosmas et crypte aux colonnes antiques. À dr. du Dôme, la via Romana mène à la Roem, forteresse pentagonale par Ant. Sangallo le Vieux, avec un donjon ajouté par Jules II en 1512; à l'intérieur, fresques des Zuccari; belle vue. - Les restes les pliis intéressants de Faléries étrusque sont à 1 k. à l'O., sur la route de Fâbrica et se composent d'im aqueduc, du noyau principal de la Nécropole (tombeaux creiLsés dans le tuf et formés d'un vestibule avec une cheminée verticale, destinée, paraît-il, à permettre aux gaz de la putréfaction de s'échapper, et d'une chambre funéraire) et des restes d'un temple de Mercure. - À 5 k. par la route de Fâbrica (on peut aussi descendre à la station Faleri sur la ligne Civita C. -Viterbe, V. ci-dessous), les *mur3 de Paierie? romaine, au plan triangulaire de 2.10S m. de périmètre, aux 50 tours et aux 9 portes; aucune autre ruine ne donne vme idée aussi complète d'une ville romaine fortifiée. À Tint., restes du Théâtre, du Forum, d'une piscine et ruines de l'église romane S. Maria, du XIP <=,
C'H. DE FER SECONDAIRE ClVITA CaSTELLANA-VITERBE, 45 k. en 2 h. 10,
5 dép. par j., P« cl. 4 L. 10, IIP cl. 2 L. 30. -6 k. Faleri, non loin des ruines de Faléries romaine, V. ci-dessus; 11 k. Carhogna no- Fâbrica di Roma; à 4 k. 5, Carbognano avec le château Sciarra; 3 k. pliLS loin (autobus), Caprarola, p. 229. - 23 k. Vignandlo, avec le puissant château Ruspoli; 24 k. Vallera.no, bom-g ayant au S. une belle église, Madonnu delRuscello. La ligne tourne au pied du Mt Cimino, volcan éteint. - 31 k. Soriano ml Cimino, dominé par un château des Orsini (du XIIP s., maintenant pénitencier; du haut de la tour, panorama très vaste), témoin d'événements tragiques. Il y a en outre le beau Palais Chigi, par Vignole et, à 15 min. du boiirg, dans la campagne, l'église S. Giorgio, à la belle abside romane. Ascension en 1 h. 30 du Mt Cimino, 1.053 m., intéressante aussi à cause du Sasso Menicante, qu'on trouve près de la cime à env. 1.000 m. d'alt.; c'est un bloc de tracliyte, long de 8 m. 50, vomi par le volcan, et maintenu par une saillie du roc de la montagne; avec un levier on peut de quelque manière le faire osciller. - 38 k. Vitorchiano (Vêtus Orchianus), localité étrusque, maintenant bourg à l'aspect antique et pittoresque, à 3 k. 5 au N. - 41 k. Bagndia, où la magnifique * Villa Lante, par Vignole, au joli jardin (XVITI* s.) et au vaste parc, mérite ime visite; poiurboire au gardien qui délivre la permission. - 45 k. Viterbe, Porta Fiorentina, p. 231.
Viterbe.
DE ROME
Viterbe, 293-354 m., 18.315 hab., dans une plaine ondulée au N.-O. et au pied des INIts Cimini, traversée par le torrent Urciônio, enfermée dans ses murs crénelés, est une ville intéressante par ses monuments du moyen âge.
HAtels: délie Terme, piazza délia Rocca, à côté de la Rocca, 100 lits, bon; delVAngelo, corso Vitt. Einau., 60 lits; Viterbo; Schenardi; délia Scaletta, modestes.
Cafés: dei Cacciatori; Schenardi, tous deux corso Vitt. Einan.
Postes, Télégraphe, Téléphone :
piazza del Plébiscite.
Voitures publiques: course à Tint, de la ville, jusqu'à 2 pers., 1 L. 25; la nuit, 1 L. 75; chaque pers. en plus, 50 et 75 c; d'im point quelconque de la ville aux gares, jusqu'à 2 pers., 2 L. 50; la nuit,
3 L. 50; chaque pers. en plus, 75 c.
et 1 L. De la gare Porta Roinana et d'uH point quelconque de la ville, à la Quércia, 1-2 pers., 3 L. 50 et
4 L. 75; 3 pers., 4 L. et 5 L. 50;
4 pers., 6 L. et 8 L. 80. Service à Th.: à Tint, de la ville, 5 L. jusqu'à 2 pers.; chaque pers. en plus, 2 L.
à Th.; à l'ext. jusqu'à 2 k. avec retour en ville, 6 L.; chaque pers.
en plus, 2 L. 50.
Autobus: pour Capodimonte- Farnese, 49 k., 2 dép. par j., 17 L. 40; pour Bolsena-S. Lorenzo Nuovo, 42 k., 1 dép. par j., 15 L.; pour Bagnorégio-Orvieto, 50 k., 1 dép.
par j., 17 L. 80; pour les Terme Comimali, seulement en été, 6 k.,
5 dép. par j., 1 L. 75; pour Tuscânia et ïarquinia, 49 k., 1 dép. par j., 17 L. 40, et d'autres lignes d'importance locale.
Bains: Établis^. Terme Cornunali, à 6 k. (autobus) et sur la piazza Vitt. Eman.
Modeste château au VIII^ s., la possession eu f ut di.'^))utée pendant des siècles entre la Papauté et l'Empire; commune libre pendant quelque temps (1095), elle fut l'asile d'Eugène III en 11 45; élevée à la dignité de ville PU 1157, assiégée en vain par Frédéric lien 1243, elle recommença en 1257 à être le siège des papes et grandit en puissance au détriment de Rome, contre laquelle elle lutta pendant trois siècles. Quand les papes s'installèrent à Avignon, Viterbe tomba au pouvoir des factions et de la tyrannie des Da Vico; ensuite, elle déclina. - Elle fut appelée la ville « aux belles femmes et aux belles fontaines ». Il faut un jour pour la visiter. Si l'on ne dispose que de quelques heures, se borner à voir San Sisto, le Palais des Papes, la Cathédrale, Santa Maria délia Verità, San Giovanni in Zoccoli, San Francesco, Santa Maria délia Quercia.
De la gare, aller à dr., à la Porta Romana (1G53); en en" trant dans la via Gavibaldi à dr., se trouve San Sisto, église lombarde du IX« s., bâtie sur un temple païen, appropriée au culte chrétien, au V« s., agrandie au XJI« s. (à l'intérieur, jonls baptismaux, autrefois autel païen). Aller tout droit à la piazza delta Fontana Grande, qui tire son nom de la grande fontaine, la plus l.uMle et la plus ancienne de celles de Viterbe, commencée en 1206 par Bertoldo et Pietro di Giovanni, achevée en 1279, restaurée en 1424 par Bcnedetto da Perûgia. Par la via Cavour on va à la piazza del Plebiscito, centre de la ville. Sur le côté O. de celle-ci, le Palazzo Comunale, commencé en 1247, agrandi et transformé en 1448; entrer dans la pittoresque cour pour admirer une jolie fontaine du XV1I« s. et jouir de la charmante vue sur la partie O. de la ville. Au N., le Palazzo del Podestà avec une tour
232 R. 2. ENVIRONS Viterbe.
légère de 44 m. (1487), d'où l'on domine un vaste panorama. Sur le côté E. de la place, l'église S. Angelo: à dr. du portail, un sarcophage romain, appelé le mausolée de la Bella Galiana, et décoré de reliefs: chasse au sanglier de Calydon; chasse au lion de Xémée; chasse d'Alexandre.
En passant sous l'arc qui s'ou\Te à dr. du Palais Communal, on descend dans le vicolo délia Pescheria, où est, à dr., Santa Maria délia Sainte, église avec un portail romano-gotliique très orné (1320). On tourne à dr. dans la via Valle Piatta, puis à g. par le ponte Trémolo et l'on est à Santa Maria delta Peste, jolie petite église octogonale dans le style de Bramante (1494); avec l'autorisation de l'Ispettore dei Monunieuti, on peut entrer pour admirer le pavement en céramique de Paolo di Xiccolô de Viterbe.
Par la via S. Lorenzo, à dr. on trouve le Gesù ou S. Silvestro, église romane du XP s., récemment restaurée, où le 13 mars 1271 Simon et Guy de Montfort poignardèrent le prince Henri de Cornouailles. On arrive ensuite sur la piazza délia Morte, où l'on voit une belle fontaine et à dr. trois arcades d'un portique du XIP s. Vers l'O., l'ancien ponte del Duomo unit la ville à lancien château, en passant au-dessus de la via di S. Clémente ou Carbonara. En descendant Tescalier à dr. on voit des restes des fondations étrusques du pont. Au delà du pont, à dr., le Palais Farnèse, pittoresque construction du XV« s., où naquit peut-être Paul III, et l'on débouche sur la piazza San Lorenzo, charmante évocation du moyen âge.
À dr. le *Palais des Papes, de 1266, depuis le XV^ s. palais épiscopal, et son élégante Loggia gothique, de 1267.
Intérieur. On entre dans une grande Salle sombre, où se tinrent les conclaves l'our l'élection des papes Grégoire X (1271), Jean XXI (1276), Martin IV (1281). Ce fut lors de l'élection du premier que le capitaine du peuple de Viterbe, P^aniero Gatti, voyant que les cardinaux n'en venaient pas à un accord, les enferma dans le palais, puis lit enlever le toit de la saUe (dans le pavement, on voit les trous des piquets des tentes dressées par les cardinaux) et enfin diminua les vi-^Tes. Grégoire X est le pape qui établit les règles selon lesquelles on tient encore aujourd'hui les conclaves.
À g., une jolie maison du XIII« s.; en face, la Calliédrale {San Lorenzo), église romane de 1192, bâtie peut-être sur l'emplacement d'un temple d'Hercule, et remaniée ensuite. La façade est de 1570 env.; beau campanile romano-gothique, du XIV= s.
INTÉRIEUR à trois nefs, séparées par des colonnes aux chapiteaux intéressants. Au-dessus du portail du milieu, St Laurent faisantV aumône, tableau de Giuseppe Passeri (XVIP s.); 2« chap. à dr., tombeau de Lœtitia Bonaparte princesse de Canino (1804-71) avec buste par Giovanni Dupré. Au fond de la nef, tombeau moderne de Jean XXI; l'ancien, en porphjTe, est dans l'escalier qui conduit aux chambres des Chanoines. Au maître-autel, St Laurent, par Giovanni Francesco Uomanelli. Sur la paroi g. de la 4« chap. à g., le Christ bénissant entre à Saints, peinture sur bois de Girolamo Scacco (1472). À la voûte de la sacristie, St Charles, tableau de Maratta. La Bibliothèque Capitidaire renferme de précieux manuscrit-s anciens.
VUerbe. DE HOME R. 2. 233
De retour sur la piazza délia Morte, prendre vers l'E. la via San Pellegrino, rare spécimen de rue du XIII« s., pour aller à la *piazza San Pellegrino, la vision la plus complète d'une place du XIII" s. en Italie. Aller jusqu'au fond de la place où est l'église San Pelleç/rino, et se retourner pour jouir de l'admirable vue: à dr. le *Palazzo deyli Alessandri, sévère construction du XI 11"^ s.
De là, vers le S., par le vicolo San Gemini on va à la piazza di Fontana di Piano où est une jolie fontaine et, tournant à g., on arrive à S. Andréa, église romane avec crypte du XII« s.
En se dirigeant vers le N. on trouve la via Principe Umberto, avec des restes de l'ancien Palais Gatti. Continuer à g. dans cette même rue (observer à g., une magnifique fenêtre en terre cuite) et tourner à dr. dans la via Annio où est la pittoresque Maison Poscia du XIV'= s.; delà par les vie Principe Amedeo et délia Verità on parvient à la porte du même nom. Aussitôt hors de la porte, on voit S. Maria délia Verità. église du XII« s., remaniée au XV^ et siège du Musée Municipal (visite de 0 à 13 h., 50 c; j. de fête, de 10 à 12 h., entrée gratuite).
\ l'entrée, N° 1, Annonciation (reproduction de celle de Melozzo au Panthéon de Konie) et trois Saint'^, fresques de Lorenzo da Viterbo. Dans la chap. Mazzatosta, d'autres magnifiques fresques par le même (1469). Beau pavement en céramique. Le Musée contient des sarcophages étrusques, des inscriptions romaines et moyenâgeuses, une urne de Ferentum, des objets provenant d'un hypogée falisque, un petit caisson votif provenant d'un temple étrusque; un *bmte (X» 61) d'Andréa Della Robbia; une lunette (X° 44) par le même; un tabernacle (X° 56) en marbre, par Isaia da Pisa (vers 1470). Parmi les peintures, vme *PieW, magnifique peinture sur bois de Sebastiano del Piorabo, exécutée d'après un dessin de Michel- Ange, et une Flagellation, du même. - À g. de l'église est le Couvent, où l'on peut entrer librement pour observer le splendide *Cloître ogival, dont trois côtés sont du XIIP s. et le côté S. du XIV*. - Plus loin au X., le long des murs du moyen âge, les ruines du Palaia de Frédéric //(1242).
Rentré en ville, prendre à dr. le vicolo della Porta pour aller à .S. Giovanni in Zoccoli, petite église mystique du XI* s., qui renferme un polyptyque de Francesco Antonio da Viterbo (1441). Au S.-O., se rendre dans la via della Marocca, jusqu'à la via dell'Orologio vecchio, où, à dr., est le Palais Mazzafosta, avec un escalier extérieur élégant et typique du XIV* s. Descendre jusqu'à la piazza Vittorio Emanuele {fontaine de 1621) et s'engager, à dr., sur le corso du même nom; au bout de 30 m., à dr., suivre la via di Santa Rosa, qui conduit à Santa Rosa (1850), où l'on conserve le corps momifié de la Sainte (m. en 1252); grande procession le 3 septembre; au maître-autel, un tableau de Podesti; dans le Couvent, ébauches originales de fresques détruites de Goz-
234 E. 2. EîfVIRONS VUerbe.
zoli. De retour sur le corso, prendre la via Principessa Margherita, qui mène à la piazza délia Rocca (fontaine de Vignole), où est la Rocca (château fort) du Gard. Albornoz (1354), refaite par Boniface IX en 1457. À dr., San Francesco, église ogivale de 1237: dans la façade, est une chaire du XIV^ s., en souvenir de la prédication (1426) de St Bernardin de Sienne.
iNTÉaiEUE à croix latine. Dans le bras dr. du transept, élégant tombeau gothique d'Adrien V (m. en 1276), attribué à Amolfo di Cambio; dans le chœur, tombeau de fra' Marco Parentezza (m. en 1369), école toscane; dans le braà g. du transept, magniûque tombeau gothique de Clément IV (m. en 1268), par le Romain Pietro di Oderisio, et, à côté, tombeau, également gothique, du cardinal Latidriani (m. en 1445).
Hors de la Porta Fiorentina, joh jardin public et, à 400 m. à dr., gare de la Porta Fiorentina.
Promenades: 1° hors de la Porta Romana, par la via Romana, à 500 m. env., Santa Maria in Gradi, église de 1244, refaite riche et majestueuse par Xiccolo Salvi (1738;, précédée d'un élégant portique de 1466, avec un magnifique cloître ogival du XIIP s., œu\Te de marbriers romains, et une belle fontaine de 1480, dans le 2^ cloître.
2° hoi^ de la Porta Fiorentina, on tourne à dr. sur la piazza Umberto 1°, on croise le cli. d^ fer et l'on continue sur le Viale Trieste, planté d'arbres et flanqué de petites villas modernes et de parcs. Déviant à dr. on va à Santa Maria del Paradiso, couvent au beau cloître romano-gothique. En continuant, au bout de 2 k. env. sur le Viale Trieste, on voit bientôt la façade de *Santa Maria délia Quercia, une des plus harmonieuses et des plus élégantes créations de la Renaissance (1470-1525 env.). La sévère et simple façade est de Carlo di Mariotto et de Domenico di Jacopo da Firenzuola (1509), le portail principal trfe élégant, de Giovanni di Bemardino da Yiterbo; les trois portails ont des lunettes en terre cuite, par Andréa Délia Robbia. - *IyTÉRiEUR à trois uefs, avec très beau plafond sur dessin d'Antonio Sangallo le Jeune (1518). Au maître-autel, tabernacle en marbre par Andréa Bregno (1490). À dr. du chœur, au-dessus d'im portail, Couronnement de la Vierge, et des Saints, peinture sur bois par fra' Bartolomeo Délia Porta, achevée et restaurée par fra' Paolino da Pist<3ia. Dans l'abside, belles stalles marquetées (1514); lutrin en bois sculpté; li^Tes de chœur enluminés. Dans la sacristie, un joli lavabo. Par un portai] à dr. du maître-autel, on passe dans le beau cloître à deux étages; au milieu, une grandiose citerne (1508). Le Réfectoire est de G. B. di Giuliano da Cortona, sur dessin d'Antonio Sangallo le Jeune. Devant la façade à dr., imposant et riche campanile (1481).
3° hors de la Porta Fiorentina (service d'autobus en été, dép. piazza Vitt. Eman.), tout droit sur la route plantée d'ornes, puis à une bifurcation (env. 1 k. de la porte) prendre à g. la route pour Tuscânia; à 4 k. de la porte on arrive à un carrefour: la route à dr., vers le X. conduit aux ruines du Bagno délie Bussete, anciens thermes. Prendre la route qui se dirige au S. et, après 1 k., descend dans la valle Ospedale aï Établissement de Bains (hôtel). Retourner vers le carrefour, et, à 500 m. de celui-ci, tourner à dr. dans un chemin charretier, qui côtoie un fossé d'eau chaude fumante descendant d'un tertre à g. On laisse la route et on le rejoint. C'est ici le Bulicame de Dante (Enfer, XIV, 79-81), petit lac fumant avec de l'eau à 63° C, riche en hydrogène sulfuré.
ExcrRSioxs. - 1° À Feeextum. De la Porta Fiorentina, on tourne à dr., on traverse la voie ferrée et l'on prend la route à g., sur laquelle on continus jusqu'à 8 k. de la porte (autobus ou voit, jusqu'ici). Puis on entre à dr. dans une petite voie, que l'on suit à pied durant 20 min. env.
Montefiascone. DE ROME R. 2; carte, p. 236. 235
et l'on est aux ruines de Ferentum, ville étrusque, florissante sous les Romains, détruite par les Vitorbicns en 1172. Lls restes les plus importants sont ceux d'un Théâtre, d'un hippodrome, d'un pont-aquoduc et de l'église San Bonifacio (IX<"-X« s.). Aux alentours, hypogées étrus«iues et romains.
2° À Castel d'Asso (cette visite peut être reliée à celle du Bulicame et de l'Établiss. de Bains, p. 234). On sort de la Porta di FaiU par la route qui va à l'Établiss., on laisse celui-ci à g., et, peu après on tourne à g. en traversant le Torrent Faul; on traverse deux fossés, puis on prend à dr. et l'on arrive (8 k. de la porte) aux ruines de Castel d'Asso, ville étrusque dont il reste des parties des murs, d'une porte et une nécropole.
Ijg Ch. de fer de la Porta Eiorentina continue pour (13 k.) Montefiascone (puis arrive jusqu'à, 40 k., Attigliano, sur la ligne Florence- Rome). Montefiascone (hôt.: Itâlia, piazza Vitt. Eman.; C'asti; Cavour), à 633 m., 2.728 hab., est à 3 k. 5 de la gare (autobus, 1 L. 50), sur le bord du grand cratère occupé par le lac de Bolsena, dont le merveilleux panorama s'étend en face. Ce fut peut-être un centre étrusque, puis un municipe romain, et, au moyen âge, une commune travaillée par les luttes entre la Papauté et l'Empire. - En arrivant de la gare, on rencontre l'église San Flaviano, de 1032, aux curieux chapiteaux et fresques du XIV« s., à laquelle fut superposée une autre église romano-gothique de 1262. Près du maîtreautel, le fameux tombeau de l'évêque Jean Fufwer, d'Augsbourg, avec une étrange épitaphe: « Est est est pr[optcr] nim[ium] est hic Jo[annes] de Foucris do[ minus] meus mortuus est». On dit que l'inscription a été placée par le serviteur qui avait coutume de précéder l'évêque et qui aurait indifiué par le mot est (il y a) le meilleur vin. Le serviteur en trouva à Montefiascone de si exquis qu'il écrivit est, est, est et l'évêque en but tant qu'il en mourut. Au centre de la ville, le Dôme par Sanmicheli (1519), à la belle coupole, visible à une grande distance. Dans le haut de la ville, ruines grandioses d'un château et superbe *vue du Lac de Bolsena, .305 m., d'origine volcanique. Sur la rive N.-E. du lac (à 13 k. 5 de Montejiascone), Bolseiia, la Velsina des Étrusques, bien connue à cause du miracle (1263) en souvenir duquel fut établie la fête du Corpus Domini (la fête-Dieu). On y trouve l'élégante église Renaissance de Ste-Christine et un pittoresque château.
B. — Véics.
Ch. de fer Rome-Storta Formello (ligne pour Viterbe, dép. de la «are de Transtévère), 18 k. en 50 min., F« cl. 9 L. 55, IP cl. 6 L. 65, IIP cl. 4 L. 35. On peut aussi profiter de l'AUTOBUS Rome-Formello-Campagnano, ou de celui qui fait le service de Rome à Nepi; jusqu'à la Storta, 2 dép. par j. (via délia Vite), 26 k. en 1 h. 25, 6 L. 75. On peut s'arrêter à la bifurcation de la route poiir fsola Farnese, en réduisant ainsi le parcours à pied.
De la station La Storta-Formello on est tout de suite à la Posta délia Storta (trattoria, où l'on peut trouver aussi une charrette); de là par un sentier à travers champs vers le N.-E. on va en 30 min. env. au village de îsola Farnese, avec un château du moyen âge; on y prend un guide pour Véies, ou bien on suit vers le N. la via Cassia; à la Madonna diBracciano on laisse à g. la via Clodia et à dr. la route qui monte à Isola Farnese, on passe le Fosso dell'Olgiata et l'on parvient à une fontaine; ici l'on prend à dr. un chemin, qui conduit au champ des ruines. Celles-ci sont peu apparentes; aussi est-il utile de se faire accompagner par quelqu'un de l'endroit, connais.sant bien les lieux.
À pied, en voiture ou en auto, on sort par la Porta Trionfale et l'on atteint la voie Cassienne; ou bien, par la voie Flaminienne, on va au Pont Milvius et puis, par la voie Cassienne, on continue comme ci-dessus; ou bien, arrivé par la voie Cassienne à la fontaine près de VAcquatraversa, on tourne à dr. et l'on suit l'ancienne voie Véienne, flanquée de ruines de tombeaux romains et qui, après 1 mille vers le N.-E., tourne au N.-O. et passe au pied de la Citadelle de Véies; cette dernière est une route fatigante, préférable au retour.