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XI.Vlll INTRODUCTION. L'art antique

(|Uoi être stupéfait quaiul on pense au travail excessivement minutieux qu'a nécessité la reproduction du sujet i^n mosaïque. Cette mosaïque se compose en ell'et d'innombrables petits morceaux de pierre. Des calculs ont fait conclure qu'il devait y avoir 137451G pierres. Les jolis sujets accessoires autour de la J5ataille sont relatifs à la ville d'Alexandrie en Egypte, où l'original a peut-être été fait. Cette mosaïque nous donne une idée de ce ([ue les grands peintres ont dû faire de splendide dans l'antiiiuité. Mlle nous révèle un art bien dillerent de celui des peintures murales et bien supérieur. Les autres mosaïques de la même maison sont également d'une grande valeur, grâce à la beauté, à la précision et à la netteté des contours, et lorsqu'on pense aux difficultés que présente la reproduction d'im sujet par la mosaïque, on est doublement porté à se demander si, parmi toutes les peintures de l'ompéi, il y en a une ((ui surpasse, en connaissance réelle et parfaite du dessin, la bordure de masques, de guirlandes, de feuilles et de fruits de la maison du Faune, ou les mosaïques signées du nom de Dioscuridès.

En somme, nous pouvons toujours nous réjouir à la vue des peintures de Pompéi et nous estimer très heureux de posséder ces nombreuses et charmantes images de la vie et de la beauté chez les Grecs de l'antiquité, que leurs joyeux arrière-descendants nous ont tracées, d'une main insouciante, sur les murs de cette ville.

Les ordres grecs en architecture sont faciles à (lisceruer même pour celui à qui ils ne sont pas familiers. L'ordre dorique est caractérisé par des Cûloiuiss dont le fut repose immédiatement sur le pavé de l'édifice, tandis que dans I'ordre ionique les colonnes possèdent une base. De plus, la colonne dorique a des cannelures séparées les unes des autres par des arêtes vives et la colonne ionique, des cannelures séparées par des baguettes plates. Le chapiteau dorique se comjiose d'une échine ou moulure arrondie surmontée d'un abaque ou pierre plate, et le chapiteau ionique se distingue par SCS volutes ou enroulements. L'ordre corinthien a au chapiteau des feuilles d'acanthe. L'architrave de l'entablement qui réunit les colonnes est simple dans l'ordre dorique et triple dans l'ionique et le corinthien. Au-dessus de l'architrave, l'entablement dorique a des renfoncements dits métopes, altern<aut avec des rectangles saillants ornés de cannelures, dits trighjphes, et l'ionique une frise droite, souvent ornée de bas-reliefs. L'ordre toscan, proprement l'ordre italique, a un chapiteau dans le genre du dorique, mais à échine plus petite, des fûts de colonnes sans cannelures et une base à chaque colonne.

(^uand un temple a les murs de la cella ou salle intérieure prolongés eu avant et terminés par des pilastres (antet), c'est uu temple à antes : quand il n'a que des colonnes devant la cella, il est prostyle; s'il a des colonnes aux deux extrémités, il est amphiproslyle: s'il a sis colomics à la façade, il est hexasti/le et s'il eu a tout autour, il est pêriptère. Les colonnes cornières sont comptées aussi bien à la façade que sur les côtés, de sorte qu'un temple de 6 colonnes sur 14 en a eu somme 36 sur tout son pourtour.

Histoire. INTRODUCTION. XLIX

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