Partie orientale
Cette partie de la ville antique embrasse principalement VAchradine dont les fortifications ont laissé presque partout des restes encore notables. Elle est séparée de l'île d'Ortygie par le Petit-Port, que Denys avait isolé de la pleine mer par une digue, et qui n'avait qu'une étroite entrée susceptible d'être fermée.
Pour s'y rendre, on prend au N. de la place d'armes l'allée qui se détache à dr. de la route de Catane (v. p. 436); à pied, et si l'on part de la ville, on abrégera en traversant le Petit-Port en barque
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(|j. 427; 10 c). L'allée passe, an bout de 6 min., devant l'endroit où abordent les barques, continue au-dessus de la traneliée du chemin (le fer et conduit en 25 min. au couvent des capucins (v. ci-dessous). Prenant d'abord le cliemin latéral tpii francliit la voie ferrée à g., immédiatement après le débarcadère, et tournant ensuite à dr., on arrive en 5 min. à S. Lucia, église située dans le faubourg du même nom et qu'on aperçoit déjà de loin avec son clocher. Construite au xi« s., à l'endroit où la patronne de la ville subit le martyre (v. p. 431-432), elle a été réédiliée depuis; il ne reste de la vieille église que le portail de l'ouest.
Derrière le maître-autel, la Mise au tumbeau de la sainte, attribuée au Uaravage, mais entièrement détériorée. Du bras dr. du transept, une galerie souterraine passe devant une sortie des catacombes et conduit à la C'appella del Stpolcro di S. Lucia, construction octogone à demi souterraine sur la place devant l'église; c'est l'ancien baptistère, que décore une statue de Ste Lucie de l'école du Bernin. — En prenant à g. de cette église, on arrive en 12 min. à celle de S. Giovanni (v. ci-dessous).
En passant à dr. de S. Lucia et en tournant à dr. 10 min. plus loin, au-dessus de l'anc. cimetière, on atteint (3 min.) l'hôtel Villa Politi et (encore 3 min.) un ancien couvent de capucins, transformé en hospice. La *latoinie des Capucins {Latomia dei Cappuccini; entrée, à dr. à côté du couvent, 30 c.) présente un aspect des plus sauvages et des plus grandioses. C'est probablement dans cette carrière qu'ont langui les 7000 Athéniens. Dans les beaux jardins créés dans le bas par les moines, on a érigé en 1872 un monument à Mazzini.
Revenu sur ses pas, on longe droit devant soi, après G min., le petit mur au-dessus du cimetière, et on rencontre encore au bout de 4 min. un chemin carrossable qui descend de l'Achradine; en suivant pendant 5 min. ce chemin à g. entre des murs de jardins, on se trouve à l'entrée (dernière porte à dr., frapper) de la Villa Landolina^ créée dans nue latomie de peu d'importance. — Quelques pas plus loin, on rejoint un chemin carrossable qui vient de S. Lucia (v. ci-dessus) et de S. Maria di Gesù (p. 441) et qu'on suit d'abord à dr. ; 3 min. plus loin, on prend encore à dr. pour arriver devant la façade de S. Giovanni.
Si, au contraire, on se dispense de visiter la Villa Landolina, on croisera la route de l'Achradine pour suivre en droite ligne le chemin charretier et arriver en 5 min. à la latomie Casale (à dr. ; porte n° 63, pourb.), remarquable par ses beaux cyprès. ^ On aperçoit déjà de cet endroit la route de Catane et plus bas à g. l'église S. Giovauni.
S. Giovanni {St-Jean; entrée par le côté du S.; sonner à la porte à l'E. du vestibule; le moine conduit aussi aux catacombes; GO c. à 1 fr.) occupe la j)artie oceid. de la cathédrale médiévale dont il ne reste plus que la façade 0. avec sa rose qu'on ren)arque de loin, le porche (tous deux du x\« s.) et quelques bases de colonnes; l'abside en pierres de taille, qu'on voit à Î'E. dans le jardin, a appar
les catacombes. SYRACUSE. III- «• ■*"• 441
tenu à un édifice encore plus ancien (vii« s.). Un escalier descend de l'église dans la crypte de St-Marcien, qui remonte au iv'= s. et était autrefois en communication avec les catacombes. Elle a la l'orme d'une croix et une abside de chaque côté, sauf à l'O., où est l'escalier. On y voit le tombeau de St Marcien (p. 430) qui passe pour avoir souffert le martyre contre une des colonnes de granit de l'édifice. Restes de vieilles fresques sur les murs.
Tout près de S. Giovanni est l'entrée actuelle des catacombes de S. Giovanni (gardien, v. p. 440). — Les *catacoiiibes de Syracuse, des plus grandioses, sont beaucoup plus vastes que celles de Rome. La principale galerie des catacombes de S. Giovanni, creusée dans le calcaire, large de 3 m. et haute de 2 m. 50, s'étend de l'O. à l'E. sur une longueur de 106 m. Une particularité caractéristique, ce sont, à l'extrémité des petites galeries latérales, de grandes salles rondes parmi lesquelles on remarque surtout la rotonde d'Antioche. 11 reste peu de chose de la décoration des murs. Ces catacombes datent des iv*-vii<^ s. de notre ère, cependant il existait déjà sans doute des cavernes antérieures au christianisme. — C'est également du iv^ s. que datent les parties occidentales des catacombes de la Vigna Cassia, dans le voisinage, entre la Villa Landolina etS. Maria di Gesù. Les parties orientales sont un peu moins anciennes que les catacombes de S. Maria di Gesù, créées vers 260 apr. J.-C. et qui sont les plus vieilles de Syracuse (entrée, 40 pas au N.-N.-E. de la grande cheminée).
Il y a d'autres lieux de sépultures chrétiennes primitives près de S. Lucia (p. 440) et d'autres encore un peu plus au N., qui portent le nom de l'archéologue J. FUhrer; de plus, trois autres du coté E. de l'Achradine, découvertes en 1910 et qui datent des iv« et v« s. ou encore plus tôt, et près de 70 dans les environs de Syracuse. On a constaté la présence de vieilles églises et de chapelles chrétiennes ou byzantines à Rosolini, Pantalica (p. 426), Priolo, Maccari et S. Croce Camerina.
Le chemin qui vient des Capucins croise au-dessous de S. Giovanni, à quelques min. à l'O., la route de Catane et se prolonge de l'autre côté jusqu'au théâtre grec, comme il a été indiqué p. 436.
Lorsque la mer est calme, on peut faire une belle promenade ek BARQUE (1 fr. 50 à 2 fr.) aux grottes du rivage à l'E. de l'Achradine (Grotta di Nettuno, etc.), au delà des deux écueils Due Fratelli, jusqu'au caii S. Panagia (v. p. 439, 426).