I. De Qolfo Aranci à Cagliari
307 kil. Chemin de fek ; express en 8 h. '/a "u ^ h- '/i. P'i" S4 fr. 70, 24 fr. 30 et 1.*! fr. 90, en correspondance avec le paquebot de Civitavecohia, et dont le départ est retardé de 3 h. -'/^ les jours impairs (v. p. 443). Si le bateau manque la correspondance, mais n'arrive pas après 11 h., on peut aller le même jour jusqu'il Macomer (ou Sassari); si le retard est plus grand, il faut rester à Golfo Aranci.
Le Golfo degli Aranci, près du cap Figan, vers rextrémité
en Sordaigne. CHILIVANI. IV.B.41. 447
N.-E. de l'île, est le point de départ de la principale ligne de chemin de fer de laSardaigne. Le train attend au quai des bateaux à vapeur (Golfo Arand Marina). — 1 kil. Golfo Arand Stazione (buffet avec ch. à 2 fr.). — • 10 kil. Marinella. Contrée rocheuse inhabitée.
23 kil. Terranova Fausania (hôt. : Alb. Pausania, ch. 1 fr. 50, avec un bon restaurant; Vittoria, ch. 1 à 2 fr., simple, mais assez bon; serv. autoia. pour Nuoro, v. p. 449; un bateau va tous les matins en 1 h. de Golfo Aranci à Terranova et revient dans la matinée), ville de 4348 hab., sur la côte, occupe l'emplacement de VOlhia de l'antiquité. Dans le jardin de la famille Tamponi, maigres restes de la vieille enceinte, quantité d'inscriptions romaines et de bornes milliaires. Le port, sans importance, offre une belle vue sur le golfe de Terranova et son grand îlot rocheux de Tavolara {Budna chez les Romains), de 612 hectares d'étendue et de 555 m. de hauteur. Au delà de la station, à dr., l'église S. Simplicio, construction remarquable du temps des Pisans, a aussi quelques inscriptions antiques.
33 kil. Elias. — 45 kil. Munti.
De Monti, embbanch. de 40 kil. (env. 2 h.) sur Tempio Pausania (566 m.; hôt.: Coroua di Ferro, Lamarmora; cafés: Gallura, Roma), ville de 6511 hab., anc. capitale du judicat 'de Gallura et auj. siège d'une souspréfecture et d'un évêché, au pied des monts de Limbara (13G2 m.). Fabriques de bouclions. Beau panorama des promenades près de la gare et de la Nuova Fonte. Dans le voisinage, le nuraghe de llaiore. Au N.-O. (1 h. en dilig.), le village AWggius, où il y a des costumes de femmes intéressants. Serv. autom. pour Sassari, v. p. 461.
De Tempio, serv. automob. (1 fois par jour, 48 kil. 5 en 2 h. 3/4; l"'» cl. 4 fr. 80, 2e cl. 4 fr.) pour Palau, groupe de quelques maisons sur la côte N. de l'île, d'où l'on peut aller en bateau à voiles à l'Ile de Maddalena (5 kil. 5; bat. à vap. tous les matins de Golfo Aranci en 2 h. 1/2 ! 3 fr- 15 et 2 fr. 05, retour l'après-midi; autres bateaux, v. p. 443). La Maddalena, à 157 m. d'alt., a une superficie de 20 kil. curr. ; son petit port (1881 hab.; hôt. Scala di Ferro), qui porte le même nom, est au centre des fortifications italiennes qui commandent le passage entre la Sardaigne et la Corse. Au port de pêche, colonne commémorative érigée en 1907 à l'occasion du 100" anniversaire de la naissance do Garil)aldi. Maddalena est reliée à Caprera (212 m. ; 1534 hect. de superf.), l'île voisine, par une jetée et un pont tournant. A 20 min. de là se trouve l'anc. maison de Garibaldi (1 h. à pied de Maddalena; voit., 3 fr. aller et ret.); c'est là qu'il mourut le 2 juin 1882, et que se trouvent divers souvenirs personnels; devant la maison, son buste colossal en marbre; derrière, dans un vallon ombragé d'oliviers, son tombeau, où les visiteurs affluent de toutes les parties de l'Italie à l'anniversaire de sa mort.
()1 kil. Berchidda. — 71 kil. Oschiri (202 m.). — 88 kil. Fraù/as.
93 kil. Chilivani (buffet). Point de jonction de la ligne de Sassari et Porto Torres (v. p. 460) et d'un embranchement sur Tirso.
De Chilivani a Tirso: 79 kil. en 6 h.; l^" cl. 5 fr. 40, S^ cl. 3 fr. 15. — 9 kil. Ozieri (390 m.; hôt. Chiama, médiocre), ville importante de 9250 hab. et chef-lieu de sous-préfecture. Riche contrée, élevant beaucoup de bétail. — 12 kil. Ti.'/Me. -. 24 kil. Pattada (674 m.), point culminant do la ligne, jusqu'où la voie monte par de grands circuits, pour redescendre rapidement dans la vallée du Tirso, le Thyrsus des anciens, principal
U8 TV. fî. 4t. MAOOMER. Exet,r»ion
coins il'eaii (le la Sardaigne. liii contrée ressemble k un parc; beaucoup (le chênes. — 30 kil. Buddimô. - 37 kil. Osidda. — 47 kil. Tiettetutti. — 54 kil. Bidtei. — 57 kil. Anela. — 62 kil. liono (gîte chez Martini), bien situi'- dans la vallée du Tirso, au pied du mont. Rasn (1258 m.) et célèbre par ses costumes do femmes. — 67 kil. llottida. A dr., sur une hauteur escarpée (belle vue), les ruines pittores(iues du château de liurgoa , du xii» s., à 2 h. 1/4 ^ piod de Bono. — 69 kil. Burt/og - Esporlatu. — 74 kil. niorai. La voie descend dans le fond de la vallée. — 79 kil. Tirso, dans une contrée déserte et malsaine, où l'on rejoint la ligne de Macomer k Nuoro (v. p. 449).
101 kil. Mores. — 114 kil. Torralba. Le village, à 5 kil. de la gare (dilig. ; au besoin, gîte chez le maître de poste, 2 fr.), a une église S. Pietro, remarquable par son ornementation; elle date de l'époque pisane. Nombreux nuraghe, entre autres celui à'Oes, à g. (E.) à côté du chem. de fer, et celui àe Santu Antine, qui était à trois étages. — 120 kil. Giave; dans le voisinage, leCampu Giavesu avec plusieurs nuraghe. — 127 kil. Bonorva (476 m.), ville de 6538 hab. adonnés à l'agriculture et à l'élève du bétail, dans une contrée autrefois fameuse par ses bandits, a un dépôt de remonte et une source d'eaux minérales. La voie fait de grands circuits et passe sous trois tunnels pour monter au plateau de la Campeda (680 m.), qui forme la limite des deux provinces de Sassari et de Cagliari. — 144 kil. Campeda. La voie redescend.
153 kil. Macomer. — Buffet simple et pas cher. — Hôteus: AU). <£• Rist. délia Stazione, à la gare, bon (eh. 2fr. 50); si l'on doit y coucher, il est bon de retenir sa cli. à l'avance, parce que des trains arrivent ici le soir de quatre directions ; dans la localité, Alb. & Tratt. Toscana, modeste.
Macomer (576 m.), bourg de 3488 hab., point de jonction des lignes de Bosa et de Nuoro (v. ci-dessous et p. 449), dont la gare est à une cinquantaine de pas au N. de celle de la grande ligne, est situé sur un plateau désert de basalte et de trachyte et sur le versant de la chaîne de montagnes dite Catena del MargJiine. Belle vue dans le lointain sur les hauteurs du Gennargentu et autres sommets. Devant' l'église, trois bornes milliaires trouvées dans les environs; la voie romaine de Carales (Cagliari) à Turris (Porto Torres) passait déjà à cet endroit.
Les NURAGHE les mieux conservés sont aux environs de Macomer. Pour les visiter, il est bon de prendre un guide, car bien que ces monuments soient de proportions à frapper suffisamment les regards, ils n'en sont pas moins d'un accès difficile, à cause des hautes herbes et des broussailles. Le *nuraghe de Siiccoronis, à 4 kil. au N.-O. de la gare, sur la route de Sassari, est encore presque intact et l'on peut monter .'i l'intérieur. Le *Huraghe de S. Barbara, construction carrée surmontée d'un cône, à 40 min. au N. de Macomer, est également très bien conservé. A 2 h. au S.-O., est le nuraghe de Pattada, au N. duquel s'élève, il 1 kil. 25, le nuraghe de Tamuli (1 h. V» ^ l'O. de Macomer), en grande partie détruit. A env. 50 pas il l'E. de ce dernier se trouvent, eu partie cachés sous des chardons, six cônes de pierre de 1 m. 50 de haut (sag pedias luarnmradas de Tamuli), dont trois ornés de seins de femme.
Dk M.vfOMEK A Bosa: 48 kil., 2 trains par jour, en 2 h. '/j • Stat.: Sindia , Tinnura , Tresnuraghes , Niqoloau et Modolo. — £oBa (Alb. Muroni, médiocre; agence consulaire do France), dominée par les ruines
en Sardaigne. ORISTANO. tV. B. 4i. 449
du château de Serravalle bâti vers 1100, est une ville épiscopale de 6809 hab., d'origine antique, avec un port sur le Temo, le Temus de» anciens, à 2 kil. de son embouchure. Bateau côtier, v. p. 443.
De Macomer a Nuobo: 62 kil., 2 trains par jour, eu 3 h. 1/2 env. — On voit de nombreux nuraghe, à commencer par celui de S. Barbara (p. 448), à g. un peu après le départ. — 6 kil. Blrori (v. ci-dessous). — 8 kil. BortU/ali, avec un beau nuraglie. — 13 kil. Silanus. A g., le beau nuraghe de 3Iadrone qu'on peut gravir à l'intérieur. — 17 kil. Lei. — 21 kil. Bolotajia. Contrée stérile et malsaine. — 26 kil. Tirso, point de jonction de la ligne de C'hilivani (p. 447). — 41 kil. Orotelli. — 44 kil. Oniferi; entre la gare et le village (1 h.) à dr. du chemin, des domus de gianas (p. 445) bien conservés. Dilig. t. les j. pour Gavoi (4 h. 3/4), par Orani (1 h. 3/4), et eu 6 h. de G-avoi à Sorgono (p. 460), par Ovodda et T'iana. — 56 kil. Prato. — 62 kil. Nuoro (hôt. : Savoia, Corso 30, ch. 1 fr. 50 à 2, bon ; Toscana, piazza Cavallotti, 20 ch. de 1 à 2 fr.), ville de 6739 hab., siège d'une sous-préfecture et d'un évêché, sur le versant d'une colline (581 m.), était autrefois le centre du brigandage. Une vaste prison domine la ville. Beaux costumes. Dans une petite vallée, à l'E. de la ville, à la lisière septentr. du massif à' Orthobene, des domus de gianas (p. 445) bien conservés. A 12 kil. au S.-E., Oliena, renommé pour son vin. — Dilig. t. les j.pour Fonui, V. p. 460; pour BUti par Orune en 6 h. ; serv. autom. pour Terronova Pausania (p. 447), en 7 h., parDorgali (v. ci-dessous), le port d'Orosei (hôt. Cedrino ; bat. à vap., p. 443) et Siniscola (gîte chez Teodora de Cerchi). Dorgali (Alb. Mula, simple mais bon; dilig. pour Baunei, v. p. 459) est un village de 5220 hab. où l'on voit de beaux costumes; dans les environs, deux grottes à stalactites, la Grotta Nuova et la Clrotta del Bue Marino, dont la dernière n'est accessible que par la mer; plusieurs tombeaux préhistoriques creusés dans le roc (domus de gianas, p. 445) ; magnifiques forêts recelant beaucoup de mouflons (p. 453).
162 kil. Birori (v. ci-des.sus); à ^2 t. de la gare, à Tança sa Marchesa, un tombeau de géant (p. 445) bien conservé. — ■ lfi6 kil. Borore. La voie descend rapidement. — 176 kil. Ahhasanta (hôt,, près de la gare; dilig. pour Sorgono, v. p. 460). A 1/2 ^- ^^ S.-O., à 500 m. à dr. de la voie ferrée, le nuraghe bien conservé A&Losa. Plus loin, autres nuraghe (surtout Aiga) et tombeaux de géants (v. p. 445). — 183 kil. Paulilatino ; non loin de là, le nuraghe de Lugherras ; on a découvert près de S. Cristina des sanctuaires analogues à ceux de la Giara di Serri (p. 459). — 194 kil. Bauladu. Magnifique coup d'œil à dr. sur la riche plaine de Campidano. — 203 kil. Solarussa, où la voie atteint cette plaine. La végétation prend de pins en plus le caractère africain; les champs sont séparés par de grandes haies de cactus, au lien de murs en pierres sèches; les palmiers font leur première apparition. Bon vin blanc (vernaccia). — On traverse le Tirso. — 206 kil. Simaxis.
212 kil. Oristano (buffet; hôt.: Industriale, ch. 2 fr., bon, Eleonora, tous deux piazza Roma, avec rest. ; bat. à vap., v. p. 443), ville de 7107 hab., qui fabrique beaucoup de poterie, siège d'une sous-préfecture et d'un archevêché, sur le Tirso, dans un endroit marécageux et malsain, à l'extrémité N. de la plaine de Campidano. Cette anc. capitale du judicat d'.4r6orée,*qui occupe l'emplacement de VOthoca de l'antiquité, a conservé quelques tours des fortifications du moyen âge, dont la plus belle se trouve sur la grand'place (piazza Roma ou p. Mercato), on l'on peut voir de curieux costumes
450 IV.R.41. THARROS. Excursion en Saidaigne.
aux heures de marché. La cathédrale, du xvin* s., a quelques tableaux de G. Marj^hinotti (m. 1865); elle s'élève à la place d'une autre église, construite eu 1228, dont on conserve encore, dans diverses pièces attenantes, quelques sculptures gothiques du xiv"' s. et dont on voit aussi la partie inférieure du campanile de la même époque. Sur la piazza del Municipio, depuis 1881, une statue d'Eléonore d'Arborée (p. 446), marbre par Magni, de Florence. L'avocat Pieschedda possède une collection d'antiquités préhistoriques et phéniciennes qu'on peut visiter sur demande préalable.
Excursions. — Tharros, à euv. 20 kil. à l'O. ; 2 h. '/4 en voit. (5 fr.); emporter des provisions. On traverse le Tirso et passe au bout de 8/4 d'h. à Cabras (8 kil.), situé au bord de l'étang salé du même nom, avec les ruines d'un eh.àteau où Eléonore d'Arborée donna un code à ses sujets (p. 44(1). Importante pêcherie. A l'O., entre l'étang et la mer, la presqu'île sablonneuse de Sinis, qui se termine au S. par le promontoire de iS. Marco. L'abbaye en ruine de S. Giovanni di Sinis occupe à peu près l'emplacement de Tharros, ville fondée par les Phéniciens, dont il reste peu de chose. Au S., au bord de la mer, la nécropole phénicienne qui est détruite.
Ruines de la ville romaine de Cornus, au bord de la mer, à 28 kil. au N.-O. d'Oristano; 2 h. '/2 i> 3 h. en voiture.
Milis, à env. 21 kil. au N., dilig. en 3 h.; 1 fr. 50; excursion particulièrement intéressante. Cet endroit, où l'on trouve k se loger chez Zoecheddu, est situé au pied du wont Ferrii, sommet S. du volcan éteint dit mont Urticn (1051 m.), et est célèbre par ses plants d'orangers, qui embaument la contrée. Le plus grand, le Bosco di Villaflor, appartient au marquis Boyl, dont le château, dans le village, ne peut se visiter. Ce plant compte env. 500000 orangers, citronniers et mandariniers; il est abrité des vents par de gros lauriers et de gros ormes couverts de lierre. — Les habitants de Milis et encore plus ceux du village voisin, San Vero Milis, au costume original, parcourent toute la Sardaigne, à pied et à cheval, pour vendre des fruits, des ouvrages tressés en jonc et en fibres de palmier (v. p. 462), etc.
Fordongianus (par Simaxis, p. 449), à 25 kil. au N.-E. ; 3 h. en voiture, env. 4 h. en dilig. (1 fr. 65). Cette localité (logis chez Piras), sur la rive g. du Tirso, a remplacé l'ancien Forum Trajani, dont les restes gisent dans le sol à une profondeur de 1 à 2 m. On voit de nombreux fragments de constructions aucieunes. La Casa del Comune contient quelques antiquités. Au bord de la rivière est une .source thermale (env. 60°) avec des restes considérables de bains antiques. Sur l'autre rive, près du chemin de Villa Nuova, les ruines mal conservées d'un amphithéâtre. Dans les environs, un nuraghe et des tombeaux creusés dans le roc. — De Fordongianus, la dilig. continue sur Sorgono (p. 460), qu'elle atteint en 7 h. env. (45 kil.) en passant par Busachi, où l'on trouve de beau costumes et, dans le village même, des domus de gianas (p. 445) bien conservés, puis par Neoneli et Ortueri.
La ligne de Cagliari longe ensuite plusieurs étangs séparés du golfe d'Oristano par des langues de terre. — 230 kil. Marrubiit. A 3 kil. au S. est Terralha, qui fut aux xn^-xvi« s. le siège d'un évêché, maintenant à Aies (17 kil. au N.-E.). — 238 kil. Uras, au j)ied du mont Arci, montagne volcanique connue par la victoire du dernier niari|uis d'Oristano sur le vice-roi d'Aragon, en 1470. — 248 kil. Pabilloiiis. A g., le château bien conservé de Monreale (271 m.), on résidèrent les juges d'Arborée, et (4 kil., dilig. en été) les thermes de Sardaru (env. 100 m.; Alb. délie Terme, en été.