De Naples à Pompéi
a. Pak la ligne Naplks-Salernk.
24 kil. en 1 h.; 1"' cl. 1 fr. 30, 3« cl. ('.5 c. ; nar l'express en '/» '••. 3 fr. 10, 2 fr. l.'i, 1 fr. 40. L'express de raprès-miui est le seul qui s'arrête k Pompéi, tandis qu'ils s'arrêtent tous à Terre Annunziata Centrale (p. 130), à 2 kil. do là.
Une ligue de tkamways (n» 25, p. 29) qui suit la grand' route, relie Naples à Portici-Resina (en passant à l'entrée des fouilles d'IIerculauum) et ;\ Torre del Greco. - Les voitures (p. 27) font en 50 min. le trajet de la piazza del Muuii^ipio à Résina, mais la course est peu agréable à cause ilu mauvais pavé; de là à Pompéi, la poussière la rend non moins désagréable. — Chkm. de fek i.ocai,, v. i>. 130.
lia LKiNK DU riiEJi. de feu (dép. de la gare centrale, pi. H 3, j). 24), dont se détache bientôt à g. celle de Rome, prend la direction S.-E. et franchit le lit desséché du Sebeto. Le grand bâtiment
Environs de Napleg. PORTICI. I- -R- 7. 127
rouge à dr. est celui des Granili, servant de caserne et de grenier d'abondance; de là son nom. Puis, on a une belle vue en arrière sur le château St-Elme. Tout le pays environnant est très peuplé; c'est là que se trouve le village de S. Giovanni a Teduccio (4 kil. ; p. 131). A dr., la vue se dégage; on voit Naples et le Pausilippe; à l'arrière-plan, les montagnes d'Ischia; en face, Caprée; plus loin, la presqu'île de Sorrente. — 8 kil. Portici, en même temps stat. pour Résina. — Suite du trajet en chemin de fer, v. p. 129.
La ROUTE de Naples à Pompéi, par laquelle on a l'occasion de se faire une idée du mouvement et de la cohue qui régnent dans le faubourg de l'E., sort de Naples du côté du château del Carminé, suit la Marinella, traverse le Sebeto sur le pont délia Muddalena, laisse à dr. la caserne des Granili (v. ci-dessus) et longe ensuite la côte qui est tellement couverte de villas et de maisous, qu'elle ressemble bien plutôt à une longue rue. On voit partout des macaronis qui sèchent à l'air. On atteint d'abord S. Giovanni a Teduccio (v. ci -dessus) auquel se rattache à g. le bourg de la Barra, station climatérique fréquentée (tramway n" 28, p. 30; chem. de fer local, p. 131). Puis viennent Portici et Résina (v. ci-dessous), qui s'étendent à plus de 3 kil. le long de la route. Au delà de l'entrée des fouilles d'Herculanum (v. ci-dessous), à g., le grand chemin menant au Vésuve (v. p. 138). Puis à dr. « laFavorita », ancien château royal, avec un beau parc. Jusqu'à Torre del Greco (p. 129), on passe encore entre des maisons et des murs de jardins; mais ensuite la vue se dégage. Torre Anmmziata, v. p. 130. Une voiture met 2 à 3 h. pour aller de Naples à Pompéi. — Pompéi, v. p. 140.
Portici. — hôtel: Belleviie (ch. dep. 3 fr., lep. 1.50, 2.50 et 4, ]). 7 à 8). — Restaur. : Asso di Coiypa, propre et bon; faire prix d'avance (v. aussi p. xxii).
Portici est une ville de 14329 hab., avec un petit port formé par un môle de l'extrémité duquel on a une belle vue sur le golfe. La route traverse la localité dans le sens de la longueur; elle passe par la cour du château construit pour Charles III en 1738 et qui a un parc un peu négligé, où il y a maintenant une école d'agriculture. Le Granatello, saillie peu prononcée de la côte, a été formé par une des coulées de lave de 1G31 (v. p. 134).
A Portici se rattache, au delà du château. Résina, ville de 20152 hab., bâtie sur les torrents de lave qui couvrent Herculanum, et sur ceu.x de l'éruption de 1631 (v. p. 134). L'entrée des fouilles (à la maison portant l'inscription: seavi di Ercolano) de cette anc. ville, en somme peu intéressantes, est au bord de la route que suit le tramway (v. p. 126; halte à l'entrée), à dr., 5 min. an delà du château de Portici, en deçà d'un viaduc qui passe au-dessus d'une rue de traverse. De la gare {Pugliano,\. p. 131, 137) du ch. de f. local, on parvient à l'entrée en 7 min. en tournant à dr. à la sortie,
128 i- H- 7. HERCULANUM. Environg de NaiAes.
puis en dtssceiKlant inimédiatenieut à {f. la rue de traverse déji\ nieiitioiiuée jiis(|u'iï l'endroit où (ille ))asse sous la route et en suivant cette dernière pendant ((uel(|ues pas ;ï dr. On y va en 15 min. de la grande j^are de Portici (p. 127; j^uide inutile): suivre la {grande route à dr. en sortant, prendre à <^. la via Cecere, au bout de 7 min., près du bureau d'octroi, pour rejoindre 5 min. plus tard, non loin (lu chât(;au de l'ortici (à g.), la route où l'on tourne à dr. — Entrée, 2 fr. sous la conduite d'un <i;uide (pas de pourb.), libre le dimanche. llercidanuin, appelé lleracleia par les Grecs, tire sou uoiu du culte (jiii s'y rendait à Hercule, son fondateur, à en croire la tradition. Avant d'être subjuguée par les Romains l'an 89 av. J.-C, elle était lialiitée par des Osques, peuple originaire du pays, comme aussi par des Etrusques et dos Sauinites. Sa situation saliibre sur nue hauteur, non loin de la mer, y attira dos Romains, qui y bâtirent des maisons do campagne. Après la destruction de la ville par un torrent de boue mêlé de cendres et de pierres ponces, l'an 79 (p. 130, 142), sou nom continua de subsister. De pauvres gens vinrent s'y établir, mais leurs demeures furent de nouveau détruites par l'éruption de 472, qui bouleversa toute la côte. D'autres éruptions exhaussèrent la couche volcanique qui recouvrait la ville et qui atteignit une épaisseur de 12 à 30 m. Eu 1719, le prince Elbeuf, général .^utrichicu, cherchant des antiquités sur cet emplacement, qu'on savait être celui d'Herculanum, parvint par un puits (pozzo, de là vint qu'on a cru à tort qu'il cherchait de l'eau potable) derrière la scène du théâtre, où l'on trouva un certain nombre de statues plus ou moins bien conservées. Les fouilles furent ensuite interrompues. Le roi Charles III les fit reprendre, en 1737, malheureusement ii l'aide de personnes peu qualifiées. En 1750, nue galerie fut taillée dans la masse durcie des éboulis jusqu'au théâtre, à 21 m. au-dessous du pavé de la rue; c'est là encore qu'est l'entrée. En 1755 fut fondée VAccademiu Ercolanese ; elle publia 9 volumes sur les antiquités d'Herculanum (Naples, 1757-1792), qui produisirent la plus grande sensation dans le monde savant. Mais les fouilles furent faites alors et pendant les 50 ans qui suivirent d'une manière incomplète et sans plan arrêté. Ce fut seulement sous les rois Joseph Bonaparte (180(i-1808) et Joachini Murât (1808-1815) qu'on les poussa plus sérieusement. Sous les Bourbons, les travaux ne furent repris qu'en 1828. On déblaya, pour les combler ensuite: le théâtre, une partie du forum avec ses portiques, une construction à colonnades, dans le genre de l'édifice d'Eumachie à Pompéi (p. 150) et regardée à tort comme une basilique; un temple, une grande villa et plusieurs maisons. Les fouilles ont fait découvrir une quantité surprenante de statues, bustes, peintures murales, inscriptions, rouleaux de papyrus et objets de toutes sortes, dont la plupart sont maintenant au musée de Naples. Les fouilles du gouv. italien ont été jusqu'à présent moins productives, cependant il n'est pas douteux qu'il y a encore bien des découvertes à faire, parce que la hauteur et la dureté des matières éboulées ont opposé une grande résistance aux essais des anciens à la recherche des objets précieux (v. p. 142). Le déblayement complet projeté à l'aide de capitaux internationaux n'a pas abouti. Voir Waldstei?i & Shoobridi/e, Herculaueum, Past, Présent and Future (Londres 1908, 21 sh.).
Dès l'entrée, on descend au théâtre par un escalier sombre de plus de 100 degrés (modèle aux scavi uuovi, p. 129). 11 est dillicile de se faire, à la lueur vacillante des bougies, une idée juste de cet édilice, qui ressemble plutôt à un labyrinthe, ;\ cause des murs de soutènement. Si l'on est sujet aux refroidissements, on fera mieux de renoncer à It; visiter, surtout en été, car il y fait froid et humide. Ce théâtre avait dans le bas 4 rangées de sièges pour les
Côté de l'est. TORRE DEL aRECO. I R- 7. 129
spectateurs de distinction, puis 19 rangées de gradins, formant 6 secteurs (cunei) et coupées par 7 escaliers, qui conduisent à un large promenoir circulaire au-dessus duquel se trouvaient encore 3 rangées de sièges. Le nombre des spectateurs n'a pas dû être supérieur à 3000. L'orchestre, un peu éclairé par l'ouverture d'un puits, est situé à 26 m. 60 au-dessous du niveau actuel. Des inscriptions rappellent le souvenir du fondateur et de l'architecte de ce théâtre. Sur les côtés de l'avant-scène se trouvent des piédestaux revêtus d'inscriptions qui étaient destinés à des statues.
La visite des édifices découverts de 1828 à 1855 et de 1869 à 1875, dans les nouvelles fouilles (scavi nuovi), est bien plus intéressante. Le gardien conduit à l'entrée, située dans la rue de traverse mentionnée p. 127 et 128, à l'O. de l'endroit où celle-ci passe sous la route (1 min.). On y voit une rue, une partie d'une grande maison particulière et plusieurs autres qui servaient au commerce. Tout cela est situé à environ 13 m. au-dessous du niveau actuel. Les différentes couches de tuf charrié des hauteurs qui couvrent la ville sont parfaitement reconnaissables. Les maisons, disposées et décorées de la même manière que celles de Pompéi, sont construites en tnf jaune très tendre, provenant de Naples ou de Sarno-Nocera, ce qui explique l'épaisseur des murs. La maison la plus importante est celle d'Argus, dans un grand jardin, entouré d'un portique de 20 colonnes et de 6 piliers. A dr., dans un triclinium, se trouvait la peinture maintenant effacée qui a fait donner son nom à la maison. Mercure devant Argus et lo. Du côté de la mer, dont la pente de la rue annonce la proximité, il y a des magasins à trois étages, très bien conservés.
Chemin de fer (suite). De la station de Portici, on jouit d'une belle vue sur le golfe de Naples, avec le Castel dell' Ovo et le Pizzofalcone , dominés par les Camaldules; à l'arrière-plan s'élèvent le cap Misène et les montagnes d'Ischia; plus loin, à g., le Vésuve et Résina. La voie longe la mer et traverse l'énorme torrent de lave de 1794, épais de 12 m. et large de 650.
12 kil. Torre del Greco. — Hôtels: Gr.-H. Sa>tta Teresa, avec calorifère, hydrothérapie et jardin, fréquenté en hiver par les étranger.s et en été surtout par les Italiens, à cause des bains de mer (50 oh. de 3 à 5 fr., rep. 1.50, 3 et 5, p. 7 à 9); Edeii Hôtel; H. Suisse & Belvédère (50 ch. de 2 fr. 50 à 4, déj. 2.50 v. c, dîii. 3.50 v. c, p. 6 à 8). — Restaurant, à côté de la station du tramway (n" 25, p. 29). — L'école spéciale, installée dans l'anc. couvent des carmes de la piazza del Popolo, fabrique des ouvrages en corail qui sont exposés et vendus dans les locaux (on peut visiter).
Torre del Greco, ville de 35 320 hab., a été reconstruite sur une des coulées de lave de 1631 (v. p. 134), qui en ensevelit les deux tiers. Après les dévastations causées par les éruptions de 1737 et de 1794 (où le clocher fat partiellement englouti), les tremblements de
Baedeker. Italie méridionale. 15« éd. 9
i;]() I.H.7. TOKWK DKL (ÎKECO. *
terre de 1857 et surtout l'éruption du 8 déc. 18(jl y ont fait de nouveaux ravages: 11 petits cratères se son! alors ouverts au-dessns de la ville, et le rivage de la nier fut exhaussé de près de 1 m. 'l'out le clieinin au pied du Vésuve, jusqu'à 'i'orre Aniumziata, témoigne de pareils ravages. Mais les nombreux malheurs qui font dire aux iiabitants «Napoli fa i peccati e la Torre li paga» ne les enipêchtmt pas de réédilior leurs maisons à la même place. — La taille des coraux est la principale industrie des habitants qui, d'avril à novembre, sont occupés à la pêche du corail sur les côtes d'Afrique et de Sicile. Huit jours après la Fête-Dieu, on célèl)re la grande fête populaire des Quotlra Altnri, en souvenir de l'abolition de la féodalité en 1700.
Le chemin de fer traverse Terre dcl Greco (à dr., un petit port) et longe ensuite la mer. A g., le couvent des Camaldvles délia l\)rre (185 m.), construit au pied du Vésuve, sur un cône d'éruption latéral iiréhistoriqne, et garanti par sa situation contre les coulées de lave. Plus loin, vastes carrières creusées dans les laves de 1767 (v. p. 134) et d'où Naples tire son j)avé.
20 kil. Tori-e Anntmziata Ciftà. La ville, de 25070 hab., avec un petit ])ort et les forges importantes (p. 39) des Ferriere Italiane, est le centre de la fabrication des pâtes alimentaires, répandue dans toutes les localités des environ.s du Vésuve. Belle vue sur la baie et la ville de Castellamniare que domine le niontS.Angelo; plus loin, Vico Equense; dans le lointain, Sorrente. I>a coulée de lave du 8 avr. 1906 s'avança jusqu'au cimetière, à 500 m. au N. de la ville.
22 kil. Toi're Annunziata Centrale, point de jonction des lignes de Capoue-Castellammare (p. 9) et de Naples-Castellaminare-Gragnaiio {\^. 167). Voit, pour Ponipéi (2 kil.), 1 à 2 fr.
La ligne principale tourne à l'E., dans l'intérieur des terres. Bientôt se montrent, à g., des collines de cendres blanches à peine couvertes d'un peii de verdure, qui proviennent des fouilles de Ponipéi.
24 kil. Pompéi (v. p. 140). — Suite du trajet sur Saler ne, etc., V. R. 11.
b. De Naples a Pompéi par la ligne locale.
Chkm.de fer local Napi.es-Pompéi-Sarno, il traction électrique jusqu'à Pompéi. 26 kil., env. 22 trains par jour en 1 li. 'a 1 h. '/m l" cl. 1 fr. 50, o" cl. 75 c, aller et retour 2 fr. 60, 1 fr. 30; express 10<>/o de plus; mêmes prix jusqu'à Valle di Poiirpei (1 kil. plus loin); de là à Sarno (17 kil.), traction à vajicur. La station do Poiiipt-i Scavi (p. 131) est tr6s bien située ]i(>ur ceux qui veulent iuimédiatement visiter les ruines, sans descendre d'abord à l'hôtel, v. p. 141; dans le cas contraire, ou descendra à Valle (Il Pompéi ou bien on prendra la ligne i)rincipale. — Le tkcsços skp- TKNTR. nu OHKM. DE FEU boOAi, touchc, au (iclà de Barra (p. 131), à J'onticelli, Vercola-iS. Sehnstiaiio, PoUeim Trocchin, Madonna deU'Arco,
(TARTE ORIKNTM.E)
Scala nel IMOO.OOO
■"■'^Z J''"'"'' - -^^ ■■ lYanirif elettriehr
Atibreviaziom : K^Koxco, C.OtpniMM^XadomttM.F^mia.r^t'uUr
Piscinaie ?=Ȕ^
LE VESUVE. I- R- s. 131
S. Anastasia, Somma, Ottaiano (p. 9, 110), S. Giuseppe, Terzigno et Poggiomarino (v. ci-dessous) ; tour du Vésuve à partir de Naples, en 3 h. Vj.
La ligne électrique Naples-Pompci, à voie étroite, appelée CircuMVEsuviANA, part de la gare Ottaiano-Oircumvesuviana à Naples (pi. H4; corso Garibaldi, 387; lialte des tramways). 4 kil. S. Giovanni a Ted'ucciu (p. 127). — 5 kil. Barra (p. 127), on se détache à g. le tronçon septentrional de la ligne (v. p. 130). — 8 kil. ;S^. Giorgio a Cremano. De Là, la ligne longe les flancs inérid. du Vésuve un peu au-dessus de la route et des localités qui la bordent, en offrant de belles perspectives.
9 kil. Bellavista. Puis on traverse le parc du château de Portici. — 10 kil. Puglianu, dans la partie supérieure de Résina (prix du trajet jusqu'ici: 70 c., 40 c.); pour le chein. de fer Cook du Vésuve, v. ci-dessous. La ligne franchit ensuite les coulées de lave de 1631. — 14 kil. Torre del Greco (p. 129), station terminus du traniw. de Naples. — 21 kil. Torre Annuiiziata (p. 130); la station est à 10 min. au N. du port et de la gare du chem. de fer. Immédiatement au delà du cimetière, la ligne touche la coulée de lave de 1906 (p. IS.*)), et décrit une courbe prononcée vers l'intérieur. — 23 kil. Boscotrecase (p. 139). — 24 kil. Boscoreale (p. 166). —
26 kil. Ponipéi»S'cafi (buffet), cà l'entrée N.-E. des fouilles (v. p. 140).
Au delà de Pompéi, la ligne locale touche aux stations suivantes.
27 kil. Valle di Pompei (p. 188). — 29 kil. Scafaii (p. 188), d'où l'on se dirige au N. — 35 kil. Poggiomarino où l'on rejoint le tronçon septentr. du chem. de fer local (v. p. 130), pour reprendre la direction de l'E. — 39 kil. Striano. — 42 kil. S. VolenHno Torio. — 44 kil. Sarno (p. 239), station de la ligne Naples-Bénévent.