Pompéi
Chemin de feh de Naples à Pompéi (Stuzioiie di Pompei), v. R. 7. — Chemin de feb local Nai)les-Pompéi (station de Pumpei Scavi, à l'entrée N.-E. des fouilles), v. p. 130-131. Voir aussi la carte p. 130. Pour parvenir de la ligne locale à la gare principale et aux hôtels (35 à 40 miu.), on suit la voie ferrée jusqu'à Valle di Pompei, puis de l'endroit où la voie croise la route, on se dirige à dr. ver» Péglise et de là encore à dr. (à l'O.) sur la grand' route.
Entrées. On pénètre dans le champ do ruines de trois côtés différents où l'on prend une carte d'entrée de 2 fr. 50, plus 50 c. pour l'amphithéâtre. L'entrée du S., d'où l'on arrive immédiatement au forum eu franchissant la Porta Marina, est à env. 200 pas de la gare de Pompéi, près des hôtels Suisse, Diomèdo et de Pompéi; la 2« est près de la l\irta di Stabia, à 7 min. à l'E. de la gare; la 3% au N.-E., pies de la Porta Nolaua, juste à la halte Pomiiei Scavi du chem. de fer local, n'a d'importance que pour ceux qui suivent ce chemin. On est importuné eu route par les offres de guides parlant français, allemand ou anglais, hes f/ardinui employés par l'administration sont répartis sur ditt'érents points, ouvreui sur demande les bâtiments fermes et donnent les explications qu'on leur réclame; ils n'ont droit k aucun pourboire et ne sont pas autorisés :\
Métis, pratiques. POMPÉI. I- R- 0. 141
accompagner les étrangers. Si cependant on préfère se faire conduire et avoir des explications verbales, on prendra k l'entrée un des soi-disant guide atitorizzate (tarif, 3 fr. l'heure pour un nombre quelconque de personnes, sans supplément pour explications en langue étrangère). Pour la conduite par l'agence Cook, v. p. 37. A l'aide du plan et de notre description, on pourra se passer de tout autre guide. — La visite est gratuite le jeudi; cependant, toutes les maisons fermées, y compris celle des Vettii, et les bâtiments publics sont inaccessibles. Les ruines sont fermées le l»'- janvier, le dimanche de Pâques, le l^'' dimanche de juin, le jour de la Fête-Dieu, le 8 sept., le 20 sept., le 1«' dim. d'oct., le 8 déc, et le jour de Noël.
Les HEURES DE VISITE sout de 8 h. du mat. à 5 h. du soir (4 h. de nov. à févr., 6 h. de juin à août). La durée de la visite dépendra des goûts du voyageur. Pour la foule de gens qui, surtout vers le milieu de la jouruée, se confient à un guide qui leur fait faire le tour des ruines en 2 h., l'impression n'est que superficielle, tandis qu'il faut au moins 4 ou 5 h. et même une visite répétée pour garder de Pompéi un souvenir durable. A cette fin, on lira d'abord attentivement notre description, dont on suivra les indications, en s'en tenant aux curiosités imprimées en lettres grasses dans le texte. Comme on ne peut quitter les ruines pour y revenir sans payer de nouveau, on fera bien d'emporter quelques provisions de bouche. — On ne saurait conseiller de visiter le même jour le Vésuve et Pompéi, car il eu résulte une trop grande fatigue du corps et d'esprit.
Les fouilles se font sous la direction du prof. A. Sogliano de Naplcs. Pour dessiner et photographier dans les maisons, il faut une autorisation qu'on obtient au musée National à Naples (v. p. 65 et xxv); on y délivre aussi les cartes gratuites pour les artistes et savants (v. p. R5j, et, moyennant le double du prix d'entrée ordinaire, des permis pour visiter les ruines au clair de lune.
Hôtels. Non loin de la gare principale et de l'entrée S. des fouilles: H. Suisse, avec chauffage central, bon (40 ch. à 3 fr., rep. 1, 3 et 4, p. 7 à 8); Gr.-H. Pompéi (ch. dep. 2 fr., rep. 1, 2 à 3 et 3.50, p. dep. ti); H. Diomède (6 ch. à 3 fr. 25, déj. 3.25 v. c. ou 2.75 s. v., dîn. 4.25 v. c. ou 3.75 s. V., p. 7.50). — A '/^ d'h. de la gare princip., à l'E., près de l'amphithéâtre (p. 165): Albergo del Sole, fréquenté surtout par les artistes et les savants, mais modeste (12 ch. de 1.50 à 2 fr., rep. 80 c, 2 à 2.50 V. c. et 3 V. c, p. H ou 5 en cas de séjour prolongé); — encore 5 min. plus loin, près de la stat. de Valle di Pompei, Vhôt.-rest. du Sanctuaire (20 ch.).
Restaurants dans tous les hôtels; en outre: R. Chalet Suisse, près de la gare du chem. de fer local (déj. 3 f r.) ; R. du Vésuve, à la gare prin- <-ipale (B. Fiorenza, p. 132 ; déj. 2 fr. 50 à 3 v. c, dîn. 3.50 v. c). S'informer des prix à l'avance.
Voitures pour Sorrente 5 fr., plus 1 fr. de jiourb. ; pour Boscotrecase (p. 139) 2 fr. 50, jusqu'à la Casa Bianca (p. 139) 7 fr.
Pompéi était une ville de province florissante, qui comptait au moins 20000 habitants. Sa population osque primitive fut entièrement latinisée à la fin de la République et la ville reconstruite à la suite du tremblement de terre de l'an 63 apr. J.-C, dans le style de l'Empire, mélange d'éléments grecs et italiens. Si Pompéi ne représente par là qu'une époque restreinte de l'antiquité, elle n'en est pas moins la principale et presque l'unique source de nos connaissances sur la vie domestique des anciens. On éprouve un charme incomparable à poursuivre jusque dans ses moindres détails, au milieu des ruines, l'expression visible de cette vie. Toutefois, le visiteur a besoin pour en bien jouir d'une certaine préparation;
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moins les iliflércnts objets lui seront otrangers, plus il aura de plaisir ;\ les oxaniiner. L'enthousiasm»! que lit naîtri! la découverte (le l'onipéi dans le niond(! savant, It; prestij^e encore attaché à ce nom causent souvent une certaine déception aux voyageurs; ils n'oublieront pas que c'est une ville brûlée et déserte qu'ils ont sous les yeux et qu'il faut une étude assez approfondie pour y faire revivre le passé f.
La mention la pins ancienne qnc l'histoire fasse de Pompéi date de l'an .'ilO av. J.-(J. ; néanmoins ses nionunn'nts, en particulier son nnir d'enceinte et le prétendu temple grec (vi«s.) lui assignent un âge bien plus reculé. Fondée par les Osques, elle s'appropria de bonne heure, à l'instar des autres villes de ce peuple très rcpanau, les éléments de la civilisation grecque. Située au bord du Snrniia, rivière navigahlo, non loin de la mer, sur une éminence formée par une ancienne coulée de lave (la mer et la rivière se sont plus tard éloignées de la ville par suite du dépôt d'allu viens), elle entretenait un commerce très animé avec l'intérieur de la Oampanie, et jouissait d'un bien-être constant, quoique modeste. Après les guerres des Sainnites auxquelles elle avait également pris part, elle fut soumise aux Romains (200 av. J.-C), mais se souleva en !>1 av. J.-C, dans la guerre Sociale, avec les autres peuplades italiques. Sylla battit les rebelles près de là et mit le siège devant la ville, mais sans succès. Toutefois il y établit après la guerre, l'an 80 av. J.-C, une colonie de .soldats romains, auxquels les habitants durent céder un tiers de leur territoire. Peu à peu Pompéi se latinisa; les notables de Rome, Cicéron entre autres, attirés par le charme de sa situation, y acquirent des terres; les em|icreurs la protégèrent. Tacite fait mention d'une rixe qui eut lieu à l'amphithéâtre l'an 50 apr. J.-C, entre les habitants de Pompéi et ceux de Nucérie, ville voisine (v. p. 81), et à la suite de laquelle les combats de gladiateurs furent interdits aux premiers pour 10 ans. Peu d'années après, le 5 février R3, la ville éprouva un terrible tremblement de terre (v. aussi p. 133). Une grande partie de Pompéi, ses temples, ses portiques , ses théâtres , quantité de maisons, furent détruits ; par là s'explique le fait qu'il y avait des constructions inachevées et que les ruines ont en général un caractère relativement moderne, car on protita de l'occasion pour continuer la transformation de la ville, qu'on avait déjà antérieurement commencé à rebâtir dans le style de l'Empire. La reconstruction était encore loin d'être achevée, bien que la munificence des particuliers eût produit des résultats merveilleux, lorsque, le 24 août 70 survint une éruption du Vésuve, sans coulée de lave, il est vrai, mais en somme probablement assez analogue à celle de 190ti. 11 y eut d'abord une pluie de morceaux de pierre ponce blancs, gros comme des fèves (lapilli; v. p. 136), qui recouvrirent le sol d'une couche de 2 m. à 2 m. 50 d'épaisseur; puis une pluie de cendres mêlées d'eau, qui l'éleva encore de 1 à 2 m. (II serait faux de se représenter Pompéi détruite par des masses incandescentes ou des nuages de feu tels que ceux qui accoml)agnèrent le cataclysme de St-Pierre de la Martinique en 1902.^ La plupart des habitants parvinrent à s'enfuir; cependant un grand nombre, restés en arrière par peur, par hésitation ou pour sauver leurs trésors, y trouvèrent la mort, soit, dit-on, env. 2000. La ville avait alors disjiaru et resta ensevelie. On entreprit cependant des fouilles dès l'antiquité. Immédiatement après la catastrophe, les survivants retirèrent des cendres tous les objets précieux qu'ils y purent retrouver. Puis les édifices publics, auxquels on avait enijiloyé des matériaux de prix, comme le marbre et
t Ouvrages à consulter sur Pompéi: La Cité antique de Pompéi, par J. Monod (Paris 1911, 5fr.); Pompéi, par H. Thédeuat (Les Villes d'Art Célèbres; Paris 1906, 2 vol., 8 fr.). Le guide dit FUhrer durch l'ouïpeji, par A. Mau (5° éd., Leipzig 1010), en vente à Pompéi (5 fr.), est indispensable aux archéologues.
Planta normale di casa pompeian a . (casa di Pansa ).
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