‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 45 sur 127 · V. la carte p. 1S · texte numérisé non relu

V. la carte p. 1S

De SaIvErne à. Amalfi, 24 kil. de route, 2 h. i/a ■''^ 3 h. de voiture (p. 192); DE ViETKi, 4 kil. de moin-<, 2 h. à 2 h. Va de voiture (p. 191). — De Soerbnte à Amalti, route (p. 203) de 33 kil. ; euv. 4 h. en voiture. — L'excursion mérite d'être faite à pied, par l'une comme par l'autre de ce» deux routes. Dans certaines localités, la mendicité n'est malheureuaeuient que trop fréquente.

198 I- «• ii- MAIORI. Route d'Amalft.

La **RouTK DE Salernk a Amalki, achevée en 1852, est presque entièrement pratiquée dans les rocliers de la côte; elle repose en plusieurs endroits sur des galeries et en d'autres sur de grands viadurs, à une hauteur de 30 à 150 m. au-dessus du niveau de la mer. Les versants sont généralement nus, mais souvent aussi disposés en terrasses artificielles plantées de vignes, d'oliviers et autres arbres fruitiers. Les grosses tours, construites au xvi* s. pour protéger le rivage contre les incursions des pirates, sont en partie transformées en habitations ; celles de Bellosguardo à Anialti, de Revelliuo à Atrani, celles de Vettica Minore, de S. Maria de Ogliara et de Tumolo au cap d'Orso ainsi que d'autres de la contrée ont été construites en 150\) et 1570 par maître Pignoloso Cafaro de Gava.

La route monte à partir de Salerne et franchit la vallée à Vietri (4 kil.; p. 191), sur uu pont. A g., dans la mer, deux rochers coniques, i due Fratdli. A dr., sur la hauteur, Railu (p. 191). Puis vient (10 kil.) Cetara, village de pêcheurs pittoresquement allongé dans un profond ravin et détruit dans sa partie supérieure en oct. 1910 par une inondation des eau.\ du ruisseau; c'est l'endroit où les Sarrasins s'établirent d'abord lors de leurs invasions. La route monte jusqu'au cap Turnolo, d'oîi l'on a un beau panorama des deux côtés du rivage. On redescend ensuite le long du cap (VOrso (rafraîchiss. ; faire prix!), où la tlotte de Charles-Uuint fut battue par Filippino Doria. Avant Maiori, débouche à dr., la vallée de S. Maria, où un sentier monte aux ruines du couvent des Camaldoli delV Avvocata, fondé en 1485.

Maiori (19 kil.; pas d'hôtel), petite ville avec plantations de citronniers en terrasses et vieille église de >S'. Maria a Mare, est située au débouché du FcZ Trainvnti, que remonte nue route menant à Torre di Cliiunzo (p. 188: vue magniiique sur le golfe de Naples). Au commencement de la vallée, on remarque dans le haut, à dr., les ruines de l'ancien château >S. Nicola. A peu de distance sur la côte, une source d'eaux sulfureuses et la grotte Pandona, dans le genre de la grotte d'Azur de Caprée, qui se visitent en barque.

Minori (20 kil. 5), ancienne place d'armes d'Anialfi, est une ])etite localité, dans un beau site, à. l'embouchure du Regimdii, dont les eaux sont parfois très rapides. Sur la place, une fontaine mauresque. — Un peu avant Atrani, à dr., la route de Ravello, mentionnée p. 201.

Atrani (23 kil.), dont les maisons dévalent pittoresquement vers la mer, est situé à la sortie d'une gorge. L'église >S. Salratore, sur la place, au bas de la localité, a des portes byzantines eu bronze (protégées par des volets en bois qu'on j>eut se faire ouvrir; 30 c); reproductions exactes, quant an décor, de celles d'Anialfi (v. p. 200), elles ont été exécutées en 1087 aux frais d'un autre Pantaléciu de la même famille. La messe de minuit, à Noël, avec illumination do la ville et des montagnes, est renommée. Au-dessus d' Atrani est le

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village de Pontune; à mi-chemin, une maison qu'on donne comme celle où serait né Masaniello (v. cependant p. 47).

Un haut contrefort de la montagne, couvert des ruines éparses du château de Pontone (p. 201), sépare Atrani d'Amalfi.

Amalfi. — HÔTELS, souvent combles au fort de la saison; retenir sa chambre d'avance (v. p. xx): *H. Gappticcini-Convento (pi. a), anc. couvent de capucins (p. 201), sur une hauteur (193 marches d'escalier) au-dessus de la ville, belle vue, lum. électr., grand jardin, clientèle anglaise et américaine (70 ch. de 5 à 10 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, p. 12 à 18). — *H.-P. de la Sirèiu} (pi. b), à, l'O., immédiatement après le tunnel, avec jardin (28 ch. à 2 fr. 50, rep. 1.25, 2.50 et 4 v. c., p. 7 à 8) ; *H.-P. Santa Caterina, 6 min. plus à l'O., à g., au-dessus de la mer, avec jardin (12 ch. à 2 fr. 50, rep. 1, 2.50 et 3.50 v. c, p. 7); H. d'Italie (pi. e; 10 ch., rep. 1, 2.50 et 3.50 V. c, p. 6 à 7); Alh. délia Luna (pi. c), dans l'anc. couvent d'antonins à l'entrée orient, de la ville, avec cloître pittoresque et jardin, très bon (20 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1.25, 2.50 à 3 et 4, p. 8 à 9); *H. Marine Rivière (pi. d; 20 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1.25, 3.25 et 4.25 v. c, p. 7 à 9); tous sur la route qui longe le rivage, avec belle vue.

Bains de mee. — Barques: l'heure, 1 fr. 50 à 2 fr. (grotte Pandona, p. 198, à l'E., env. 2 h. Va ail. et ret. ; grotte S. Andréa, à stalactites, à 10., 10 à 15 min. d'Amalfi; grotte de S. Croce et arc naturel dit Mal di Ventre, 1 kil. plus loin); pour Praiano (p. 204), avec 4 rameurs, en 1 h. i/a, on demande 8 à 10 fr., mais il est pos.sible de s'en tirer à moins; pour Caprée, 4 à 6 ram., en 6 h. env., 25 à 30 fr. ; pour Salerne, 2 ram., 6 à 8 fr.

Voitures: pour JBaveZJo et retour, à 1 chev. 4 à 5 fr., calèche à 2 chev. fi à 7 fr., landau 10 fi-. ; à 2 chev. pour Salerne, par Ravello, env. 12 fr. ; pour Cava dei Tirreni ou Salerne, landau 12 fr., calèche 7 fr. (aller et retour 12); pour Sorrente, calèche 12 fr., landau 20 fr., v. p. 17,°.; de plus, un pourboire. On trouve aussi souvent des voit, à meilleur marché, mais pas toujours en bon état, surtout des voit, dites de renvoi. — Diligence pour Vietri, v. p. 191; pour Positano, 1 fois par j. en 2 h. '/2- — Anes: 1 fr. à 1 fr. 25 l'heure.

Amalfi, ville animée de 5165 hab., est située au débouché d'une étroite gorge et entourée de rochers et de hautes montagnes aux contours hardis. Au moyen âge, elle comptait 50000 hab. et rivalisait avec Pise et Gênes pour la navigation et le commerce. Papeteries, savonneries, fabriques de pâtes alimentaires.

L'histoire mentionne Amalfi pour la première fois au vi» s. Elle fut d'abord sous la protection des empereurs grecs, puis indépendante. Un doge était à la tête de la république. Constamment en lutte avec les princes de Salerne, elle résista même aux rois normands de Naples, mais fut prise en 1131 par le roi Roger. Réunie dès lors au royaume, Amalfi résista aux Pisans en 1135, et échut plus tard aux princes d'Anjou et d'Aragon. La mer en a envahi peu à peu une partie depuis le xii» s.; une terrible inondation y occasionna encore de plus grands dégâts en 1.S43, et depuis lors Amalfi a toujours décliné. Los coutumes maritimes de cette ville, ou Tavole Amalfltane, étaient en vigueur sur toute la Méditerranée, dans les premiers temps du moyen âge. Un bourgeois d'Amalfi, Flavio Gioia, à qui la ville a érigea l'E. une statue (1902; par Balzico), serait, dit-on, l'inventeur de la boussole marine (1302) où la rose des vents tourne avec l'aiguille aimantée; cette assertion n'est cependant pas confirmée jusqu'ici. A la messe de Noël, il y a (comme à Atrani, p. 198) procession, feu d'artifice, illumiaation de la ville et des environs.

Une rue de peu d'étendue conduit du port à la petite piazza, où un large perron de 62 degrés mène à dr. à la cathédrale.

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