De Terni à Sulmona par les Abruzzes
164 kil. Chemin de per en 6 h. '-'U à 7 h. Va- Piix: 19 fr. 05, 13 fr. 35, 8 fr. 60. Le trajet offre des per-spcctives grandioses, surtout à partir d'Antrodoco.
On trouve une description détaillée des Abruzzes dans l'ouvrage d'jBnr. Abbate, Guida dell'Abruzzo (Rome, 1903, 12 fr.; avec cartes), et une collection des monuments artistiques dans VArte Abruzsese (200 illustrât.; Milan, 1910, 5 fr.).
Pour Terni et de là à Piediluco (18 kil.) par Stroncone (9 kil.) et Marmore (16 kil.), stat. d'où se visitent les magnifiques cascades du Velino, v. Vltalie centrale, par Bsedeker.
Le chemin de fer suit plus loin le cours sinueux du Velino, qu'il traverse plusieurs fois. — 27 kil. Greccio. — 33 kil. Contiglianu.
41 kil. Rieti (402 m.; butt'et; bot.: Croce Bianca, ch. 1 fr. 50 à 2.50, passable), l'ancienne Béate, capitale des Sabius, est une ville de 14145 hab., bien située sur la rive dr. du Velino, qui parcourt ici un plateau fertile encadré de montagnes. Elle a conservé une partie de ses murs médiévaux, mais très peu de chose de l'antiquité. Belle vue devant la grande cathédrale, de 1456, qui possède une Ste Barbe du Bernin. Dans la Pinacoteca, réunie à la bibliothèque communale, on voit quelques inscriptions antiques, puis des tableaux d'Antoniazzo Romano (entre autres une Vierge et des saints, de 1464), de Luca di Tommè (1370), etc.
Excursions de Rieti dans les montagnes de V Ape)inin central, assez fatigantes à cause du mauvais état des routes et des auberges, par exemple à Leonegsa (974 m.; auberge tenue par Aloisi Gaspare), à 31 kil. au N., reliée à Antrodoco (p. 208) par un service journalier de dilig. et à Marmore (v. ci-dessus) par une voit, publique qui, en été, fait la course tous les deux jours pour le prix de 3 fr. De la localité, construite en 1252 dans une vallée haute et encaissée, on se rend à Cascia (20 kil. ; dilig. jusqu'à Afonteleoiie, à mi-chemin), qui passe pour la patrie des Casci ou aborigènes de la contrée, puis à Norcia, à 12 kil. plus loin (pour plus de détails, v. Vltalie centrale par Bsedeker). — L'ascension du mont Terminillo (2213 m.), au N.-E. de Rieti, se fait en été sans difficulté en 4 h. V2 '-^ 5 h. '/2 à partir de Lisciano (607 m. ; 8 kil. au N.-E. de Rieti ; dilig. jusqu'à Villa Troiatia, 6 kil., 50 c.; le guide-chef Gius. Munalli se charge d'indiquer un gîte convenable pour la nuit). La route mène par le Terininilletto (2108 m.; à ^/4 d'h. du sommet) où le Ulub Alpin Italien a construit une cabane (Rifugio Re Umberto) en 1903. La descente demande 3 à 4 h. Guide: 10 fr. pour le 1"- jour, 18 fr. pour 2 j., en hiver 20 et 30 fr. ; mulet jusqu'au refuge 5 fr. pour le 1" j., 6 fr. pour 2 j. Du sommet, comme du refuge, on jouit d'un panorama très étendu. — De Cittaducale, on monte au Terminillo en 6 h. env., d'Antrodoco en 7 h. i/j et de Leonessa en 6 h. i/a-
La voie continue de remonter la vallée du Velino, à travers un pays pittoresque. Les montagnes sont couvertes de bois, les versants des collines, de vignes et d'oliviers. — 50 kil. Cittaducale (465 m.), construite en 1309 par Robert, duc de Calabre, près de l'anc. frontière napolitaine. — 59 kil. Castel S. Angelo. A 1 ou 2 kil. à rO. sont les bains sulfureux de Paterno, les Aquas Cutiliœ des anciens , dont Vespasien employait régulièrement les eaux
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et où il mourut, l'an 711 apr. J.-C. L'un de ces bains, le Poz'^o di Latignano , est l'antique laeiis Cutiliœ, ([ue Varron considérait comme le nombril (umbilicus) de l'Italie.
G5 kil. Antrodoco - Borgo Velino (bulfct). Antrodoco (4i)0 m.; hôt. Europa, cli. 1 fr.), à 1 kil. au N.-E. de la gare, est V Interocrium des Romains, dans un site ravissant au bord du Velino, avec les ruines du château fort des Vitelli sur la hauteur dominée à, l'E. par le mont Calvo (v. ci-dessous). Vin excellent. — Beaucoup de tunnels jusqu'à Rocca di Corno, dont un en spirale. Coups d'œil niagniliques en arrière sur Antrodoco et, près de (73 kil.) Rocca di Fondi, sur la chaîne du Tèrniinillo. — 79 kil. Rocca di Corna. — 85 kil. Sella di Corno (i)it(3 m.). — On atteint la ligne de partage des eaux entre la mer Tyrrhénienne et l'Adriatique. Puis la voie descend dans la vallée de VAterno. — 80 kil. Vigliano. — 96 kil. Sassa - Tornimparte {iu'2 m.), sur l'emplacement du Foruli de l'antiquité; entre deux, coup d'œil surj)renant (;\ dr.) sur Aquila et le groupe du GranSasso qui, d'ici particulièrement, se présente dans toute sa majesté. On gravit le sommet principal du mont Calvo (1901; V. ci-dessus) en 4 h. '/.j en passant par Scoppito (833 m.; Locanda tenue par Ventricini), distant de 4 kil. au N.-O.
104 kil. Aquila. — Voir le iil. p. 212. — La (jare {buffet) est à euv. 1 kil. au S.-O. de la Porta Komana: tramw. électr. sans rails qui moute eu 20 min. par la via Veuti Setteiubre, le corso Federico 11 (emhranch. sur lu place du Dôme) et le corso Vittorio Emanuele; 25 c., de nuit 3.Î c, ail. et ret. 40 c., bagages 15 Ji 20 c.; descente, 3;') miu. avant le départ des trains.
HoTEi.s : Routa, corso Vitt. Emanuele, 4,") (cb. 2 à 4fr.); Nuovo Alb. (lel Sole, via Fabio Caunella, la !■■'• rue latérale à dr. du corso, au N. de la place du Dôme (ch. 2 à 4fr.); Italia, corso Vitt. Emau., 79 (cb. 2 à S rr.); tous avec restaur. fréquenté. — Catés: Ameiicaiio, via Principe Umberto, Roma, corso Vitt. Eman., tous deux sous le portique. Poste: via Camponcschi, 2'' rue à l'O. de la piazza Palazzo. — Syndicat (l'initiative « Pro Aquila» chez Veiroid, aous le portique. — Voitures: chez Isklori et Bemrdi, corso Vittorio Emanuele (faire prix): pour Pagauica (p. 212), \ 2 chev. ti fr. ; pour Assergi à 1 cbev. 6 fr., à 2 cbcv. 10 fr. aller et retour; course intéressante.
Aquila (615 m. à. 721 m.), dite degli Abruzzi, a été fondée vers 1240 par l'empereur Frédéric II, comme rempart contre la papauté. Détruite en 1259 par Mainfroi et rebâtie par Charles 1*='", elle forma une république qui se maintint à peu prés autonome, grâce à l'appui (les paysans libres des environs jusqu'au jour où elle fut délinitivemeiit soumise par les Espagnols, en 1521. Comme par sa constitution, A([uila occupa aussi une place à part dans le domaine des arts et de l'industrie. Actuellement, c'est une ville prospère de 18 494 hab., et le chef -lieu de la province dn même nom, avec une écolo polytechni(iue, de larges rues et de belles constructions. IjCs femmes y font beaucoup de dentelle. Sa situation élevée en fait une station d'été fr;ûche et très fréquentée j)ar les Italiens. Au N.-E. s'élève le (Iran Sasso d'italia (p. 213), qui tombe iV pic de ce côté. On récolte aux environs un safran estimé.
à Sulmona. AQTJILA. H- R- i^- 209
Le carrefour dit Quattro Cantoni, orné d'un portique et point d'intersection des deux artères principales, le corso Vittorio Emanuele II (tramw. sans rails, v. p. 208) et la via Romana, dont l'extrémité de ce côté prend le nom de via Principe Umberto, est le centre de l'animation de la ville. A l'extrém. occid. du portique est la piAzzA Palazzo avec le palais de Marguerite de Parme, fille de Charles-Quint (de 1573; maintenant cour d'appel) et une statue en bronze de Salluste (p. 211) par Ces. Zocchi (1903); un peu au S. de l'extrém. mérid. du portique, la piazza del Duoriio (v. ci-dessous).
En continuant dans le prolongement de la via Romana, à l'E. du cours, on va par la via S. Bernardino, à l'église S. Bernakdino Di SiENA (St-Bernardin de Sienne), fondée en 1452; sa belle façade presque carrée, exécutée en 1527 par Cola delV Amatrice, jure avec le reste de l'édifice, défaut qui se retrouve dans toutes les autres vieilles églises de la ville. Elle renferme, à dr., le tombeau (1500- 1505) de St Bernardin, en marbre, par Silvestro VAriscola à qui l'on doit aussi le beau tombeau en marbre de Marie Camponeschi- Pereira (1496), à g. du maître-autel et la Vierge d'argile qu'on voit au 3'' autel à dr. Dans la l'"^ chap. de dr., à l'autel, le Couronnement de la Vierge et la Résurrection, par Andréa délia Rohhia; en face, une statue en bois de St Jean-Baptiste, par Pompeo delV Aquila (xvi^ s.).
Descendant ensuite la grande rampe en face de l'église et suivant tout droit la via Fortebraccio, puis sortant par la Porta Bazzano (7 min.), on va, toujours tout droit, à l'anc. couvent de S. Maria di CoLLEMAGGio (7 min.), construit de 1270 à 1280 et transformé en asile d'indigents (à g., le nouvel hospice des aliénés). La façade romane, incrustée de marbres rouge et blanc, a trois portails et trois roses. A côté de l'église, un campanile peu élevé. L'intérieur est moderne et bariolé de peintures. Au bout du collatéral de dr., la cha2)elle St-Célestin V, avec le tombeau de ce pape (m. 1296), œuvre de la Renaissance. La vie de St Célestin V est représentée sur les murs des bas côtés dans des compositions de Ruter, moine et peintre d'animaux qui fut élève de Rubens. — On revient par la route qui mène directement de l'église à la Porta Collemaggio (6 min.) et débouche à côté du jardin public (à dr.), sur le corso Federico II, prolongement S. du corso Vittorio Emanuele.
Par le cours, on rentre à dr. dans la ville. La 5* rue latérale à g., la via Preiettura, mène à une petite place devant ^S*. Marco, église à façade romane. La rue suiv. à di'. du cours, la via di Bazzano, aboutit hS. 6rM<si« (Stc-Juste), qui a aussi une façade romane.
Le cours longe plus loin le côté E. de la piazza del Duomo, où est la CATHÉDRALE OU Dv/)mo, St-Maxime (S. Massimo), fondée au xiiiiî s., plusieurs fois détruite par des tremblements de terre et nouvellement restaurée. A dr. de l'entrée, une statue du sarcophage du cardinal Agnifili par Silvestro l'Ariscola (1480). Cette église a
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une croix processionnelle en argent par Guardiagrelc (1434). — On descend k dr. de la cathédrale. F)n face du chœur, l'église S. Giiixeppe avec le tombeau des Caiiiponesehi (1432) par Walter d'Alleluanio; 100 m. plus loin, à g., le talais Dragonktti, anc. palais de Torres, (|ui possède des tableaux, en particulier la Lapidation de St Etienne, peinte sur cuivre par le Dominiquin. — Encore plus bas, les églises S. Marciano, avec une Vierge en bas -relief par àSilvestro l'Ariscola, et S. Maria di Roio, tontes deux à façade romane. — Près de la seconde, au n" 5 de la piazza Felice Cavallotti, est le palais Persichetti, qui possède une collection de tableaux de vieux maîtres et d'antres objets d'art. Sous la porte cochère et dans la cage de l'escalier, inscriptions antiques et fragments sans intérêt.
L'hôtel de ville (Palazzo Comimale), corso Vittorio Emanuele, 124, au N. des Quattro Cantoni (p. 209), à g., renferme depuis 1908 un musée.
Dans la 1"" oour, antiques provenant des villes voisines d'Aveia, de Peltuinum et d'Amiteicc (p. 211; le calendrier en marbre est exposé dans l'antichambre du syndic), entre autres un bas-relief intéressant, à côté de la statue d'Hercule. Dans la 2" cour et dans la cour supérieure, sculptures médu'vales et de la Benaissance. — 1"= salle: tableaux du xV s. ; St Sébastien, statue eu bois de 1478. Dans le passage, majoliques des Abrtiizcs, telles qu'il s'en fabriquait au xvii« et xvni" s. à Castelli, au pied septentr. du Gran Sasso. Dernière salle: monnaies, objets du culti-, antiphonaire, broderies et dentelles d'Aquila. Dans l'escalier, inscriptions romaines. Dans les salles d'en haut, un certain nombre de ttibleau.v, pour la plupart saus intérêt, dont plusieurs de Ruter (p. 209).
La 3* et la 4» rue à g. du cours au delà des Quattro Cantoni aboutissent à S. Maria di Paganica, de 1308, à beau portail roman; la 3« et la 4"^ rue à dr., à S. Maria del Carminé, autre église à façade de même style.
Le cours (et le tramw.) se termine à la petite piazza Regina Margherita, d'où partent à g. la via Garibaldi et à dr. la via del Castello. A l'extrémité 0. de la via Garibaldi est, à dr., l'église S. Silvestro (St-Sylvestre), à façade et portail latéral du style roman, reconstruite au xvin* s. après un tremblement de terre. Non loin de là, à l'E., l'église /S. Maria délia Misericordia, du commencement de la Renaissance, décorée à l'extérieur de peintures de 1545. — Un peu plus loin dans la même direction, on descend à g. à Vhôjntal. A côté, une petite église à façade romane, avec un portail original orné de peintures: dans le tympan, la Vierge et des saints; an-dessus, des anges en prière (xv« s.).
En prenant à la piazza Margherita la via del Castello et en tournant plus loin à g., sans passer par la porte, on arrive à la citadelle, bâtie en 1534 par les Espagnols. C'est une construction carrée avec des tours basses aux angles, le tout entouré d'un fossé. On y a une *vue s))lendide sur la ville et les Apennins, avec le Gran Sasso d'Italia. Pour y entrer, s'adresser à un officier.
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A 7* fl'^- ^6 la Porta del Castello, *S^. Maria del Soccorso, grande chapelle funéraire du commenc. de la Renaissance, avec façade en marbres rouge et blanc, renferme deux tombeaux d'Ariscola, dont l'un, de 1506, surmonté d'un tableau (Pietà), ainsi qu'un autel de la même époque, dont la polychromie s'est conservée. — Sur la place qui la précède est l'entrée du cimetière; belle vue dans le haut.
Au S.-E. de la gare, en deçà de la Porta Rivera, la remarquable Fontana délie 99 Cannelle, avec murs en marbres rouge et blanc, construite en 1272, restaurée en 1744 et 1871 et d'où l'eau jaillit par 99 masques différents.
Ascension du Gran Sasso d' ItaZia, v. p. 212; Celaiio, v. p. 217. — A 9 kil. au N.-O. d'Aquila, sur la route de Teramo (p. 228) et d'Arquata (dilig. ; V. l'Italie centrale par Bœdeker), se trouve le village de S. Vittorino, sur l'Aterno (3 à 4 h. aller et retour; voit, à 2 chev., 5 fr.). Il occupe l'emplacement de l'ancienne et célèbre ArnUerne des Sabins, où naquit l'historien Salltiste. Sur la colline où s'élevait la citadelle, une tour avec inscriptions et sculptures. Au pied de la colline, restes de quelques édifices, d'un théâtre et, sur la rive dr., d'un amphithéâtre, de l'époque des empereurs. De plus, au même endroit, des restes de murs eyclopéens (murata del Diavolo) et, sous l'église S. Vittorino, des catacombes datant des premiers temps de l'ère chrétienne.
Au delà d'Aquila, on a du chemin de fer une belle vue en arrière sur la ville. Vallée magniiîque. Au N., le Gran Sasso. — 111 kil. Paganica; le village (p. 212) est à 3 kil. de la station. — 119 kil. S. Demetrio ne' Vestini. — 125 kil. Fagnano AUo-Campana. — 130 kil. Fontecchio (695 m.), dans un site pittoresque, sur des rochers à g. La vallée de l'Aterno, que la voie descend toujours, devient plus étroite. — 135 kil. Be^,, avec un grand château, à g. On descend rapidement. — 140 kil. Aceiano. — 145 kil. Molina. Ensuite trois longs tunnels. On passe à une grande hauteur au-dessus de la rivière. — 153 kil. Raiano (p. 217).
A env. 2 kil. au N.-E. de Raiano, à dr. de la route de Pentima (4 kil. ; p. 220), se trouvent les raines de Corfinium, jadis une grande ville, la plus importante des Pélignicns. Elevée au rang de capitale de la Confédération italique, sous le nom à'Italica, en l'an 90 av. J.-C. durant la guerre Sociale, elle fut soumise peu d'années après par les Romains. — 1 kil. plus loin, à. env. 7 min. du village de Pentima, à dr. de la route, la cathédrale S. Pelino, basilique à trois nefs, des xii» et xin" s., dont l'abside principale à l'E. est fort bien conservée. A part la belle chaire de 1170, l'intérieur (clef chez le chanoine à Pentima) est complètement modernisé. La chapelle S. Alessandro, en saillie au S., datant de la même époque et peut-être à murs antiques, renferme un petit musée d'antiquités de Corfinium.
La voie quitte l'Aterno, qui coule directement au N.-E. vers Popoli, et entre dans le vallon très fertile du Gizio, son affluent. A l'E., la chaîne de laMaiella; à l'O., les hauteurs environnant le lac Fucin. — 164 kil. Suhrtona (p. 218).
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D'Aqiula au tiRAN Sakso d'I'I'ama. L'asocusiou se fait en 1 jour '/a ou 2 jours, aller et retour, et en été (à partir de fin juillet) ou en automne plutôt (ju'au printemps, où il y a eneore trop de neige. Emporter d'Aquila «es provisions de bouche (surtout de la viande), qu'on partagera avec lo guide, et du bois de chauffage d'Assergi. Outre le Guide d'Abbate mentionné p. 207, on recommande la carte spéciale au SOOOO" (1887), avec papillon au 25 000», publiée par le Club Alpin Italien. — En voiture jusqu'à Asgergi (v. ci -dessous; tarif, v. p. 208), où l'on trouve des guiaes: Bcrnardino, Dom., Giov. et Franc. Acitclli, qui n'y sont que de mai à nov., et qui ont aussi une clef de l'anc. refuge; à d'autres époques, s'adresser au Club Alpin Italien à Rome, vicolo Valdina, 6. Tarif (pour l'aller et le retour): jusqu'au refuge, du l^juin au 31 oct., en 1 jour, 7fr.; 2 jours, 12 fr. ; en hiver, 10 et 15 fr. ; jusqu'au sommet, eu passant la nuit au refuge, 20 et 45 f r. ; avec descente sur Pietracamela (p. 218), 25 et 50 fr. ; chaque jour en plus, 6 et 10 fr. Mulets, appelés ici «vetture»: 5 fr. jusqu'au refuge, aller et retour en 1 j. 5 fr., en 2 j. 10 fr. — Le nouveau refuge dit Rifugio Duca degli Abruzzi, construit en iy08 par le Club Alpin sur l'arête de la Portella, n'est accessible qu'aux membres du club (clef à Rome); contrairement à celui de 1886, il est abrité contre les tourbillons et amoncellements de neige; le chemin qui y passe prend le même temps que celui par l'ancien refuge et évite le col ou Passo délia Portella dangereux par les gros temps.
On va d'ordinaire en voiture à Assergi (1 h. ^4 ^ 2 h.) par Bazzano (6 kil.), Paganica (3 kil. ; 650 ni. d'alt.; v. p. 211) et Camarda (5 kil.; 834 m.), où l'on arrive en traversant une gorge rocheuse très étroite; le syndic a également une clef du refuge. — Assergi (847 m.), à 3 kil. de Camarda, est un village dans un site magnifique au pied du Gran Sasso. Sur la place, S. Mario, Assaut a, petite église avec façade de la Renaissance et vieille crypte (xii« s.). On peut compléter ses provisions à l'Albergo di Giacobbe, très passable, quoique primitive, et on prend un guide (v. ci -dessus). — D'Assergi, on monte en 4 h. à 4 h. '/j (à dos de mulet en 3 h. '/g), par un chemin qui est d'abord mauvais, en passant à une bonne source (fonte di Portella, 2 h. '/^ ! 1870 m.) et en laissant à dr. (^^ d'h.; 21.Ï0 m.) le sentier muletier du nouveau refuge (v. p. 213), au Passa délia Portella (2256 m.), col entre le pic Cefalone et le mont Portella (p. 213), et d'où la vue s'étend sur le versant N. des Apennins, jusqu'à Ascoli. On redescend ensuite pour remonter de nouveau (ou bien on monte le sentier qui se détache à dr. à 5 min. du col) en 1 h. (mulet, ^/^ d'h.) au pâturage du Campo Pericoli, où des bergers habitent en été; au delà, l'anc. refuge (2200 m.) du C. A. I., où l'on couche ordinairement (installation très primitive; pas de source dans le voisinage). De là au sommet, en passant près de la source de la Conca degli Invalidi, on a encore 2 h. à 2 h. '/., de forte montée à pied, fatigante à cause des éboulis mais sans danger; les alpini.stes peuvent suivre l'arête. — Si l'on prend à dr., à ^|^ d'h. au-dessus de la source de Portella (v. ci-dessu.s), le chemin muletier ((ui monte commodément le long des pentes verdoyantes recouvrant le pied du mont Portella, on atteint en l h. de plus l'arête de la Portella, à l'E. près de son point culminant, dans le voisinage
(îeoér- An.-it A' Wa^nci- ,;- Debi
GRAN SASSO D'ITALIA. //. i?. 12. 213
(lu nouveau Rifugio Duca degli Ahruzzi (2410 m.; clef, v. p, 212) d'où la vue est superbe. A 1/2 h. de là, vers le S.-E., se trouve plus bas la source Fonte délie Pondare (1987 m.). Du nouveau refuge par l'ancien, ou en laissant ce dernier un peu à g., par le chemin déjà décrit, on atteint le mont Corno en 3 h. environ.
Le *Gran Sasso d'Italia ou mont Corno (2914 m. ou d'aijrès d'autres 2921 m.), la plus haute cime des Apennins, a un caractère analogue à celui des Alpes calcaires. Sur les plateaux, nombreuses excavations en forme d'entonnoirs («dolines»), ou s'engouifrent la pluie et les eaux des neiges fondues. La vue est grandiose; elle embrasse toute l'Italie centrale, s'étend à l'O. jusqu'au delà des monts de la Sabine, à l'E. jusqu'à l'Adriatique, mais est surtout belle sur le groupe du Gran Sasso lui-même et les autres ramifications des Abruzzes. Les autres cimes les plus importantes du massif sont: le Pizzo Intermesole (2646 m.), le Corno Ficcolo (2637 m.), le Pizza Cefalone (2532 m.) et le mont Portella (2388 m.) à l'E. duquel s'étend le vaste plateau du Camjjo Impériale.
Teramo (p. 228) est moins recommandablc comme point de départ pour l'ascension du Gran Sasso, bien que ce soit de là qu'il a été gravi pour la première fois, en 1794, par 0. Delfico, qui passa par Isola. Une dilig. fait tous les jours dans l'après-midi le trajet jusqu'au chemin muletier; en d'antres temps, prendre une voit, particulière. On suit d'abord la route d'Aquila par Montorio (p. 228), ensuite on remonte la vallée du Vomano jusque près de Fano Adrianô (p. 228), à env. 3 h. V^ (24 kil.) de ïeramo; puis on prend à g. un chemin muletier qui passe bientôt à une grande hauteur au-dessus d'un torrent, l'Arno, et monte rapidement en 1 h. 7^ à Pietracamela (1005 m.; aub. tenue par Ant. Trentini; guide [v. p. 212], Pietro di Venanzio; clef du refuge chez le syndic; mêmes prix que d'Assergi). Par le Val Maone, la source du Rio Arno (1520 m.) et le Campo Pericoli, on met 3 h. 1/2 env. jusqu'à l'anc. refuge.
13. De Rome à Castellammare Adriatico, par Avezzano et Sulmona.
2-10 kil. Chbm. de fer, express en 6 h. (29 fr. 65, 20 fr. 60, 13 fr 351 tram omn. ou 8 h. '/,. ' '^
De Rome par Tivoli à (53 kil.) Mandela (embranch. sur Subiaco), V. Vltahe centrale par Bœdeker. — 57 kil. Ciriefo Romano. — 61 kil. Roviano, où le chemin de fer quitte la vallée du Teverone et tourne au N. par une forte montée.
65 kil. Arsoli (473 m.; hôt.: Alb.-Ristor. Roma, à côté de la poste; café-rest. Arsoli, corso Umberto; voit, chez Perni, borgo
t>l4 //. R ts. CAEISOLI. Oe Rome
S. Hartolomeo, 0, à 1 chcv. 10 à 12 fr. par ,j., à 2 chev. 12 à 15, à 1 (îhev 'ajournées fr.), ville de 2l»5(> hab. dans un site agréable. Du côté S. de la place, on se rend dans le quartier dit borgo S. Rocco on se trouve la Cappella di S. Rocco décorée de fresques du commenc. du xvi« s. ; entre autres, à la paroi du fond, à dr., à côté du Crucil'inient, St Roch couvert de plaies hideuses. Le château qui domine la petite ville date en partie du xi« s. et est depuis 1574 propriété des Massimi. A l'intérieur (ouvert aux étrangers sur présentation d'une carte de visite), deux salles ornées de fres(|ues des Zuccari (1573) et de Marco Benefiale (1724), une collection d'armes et de meubles, une pharmacie du xvi<' s. avec livres et ustensiles, une galerie de beautés romaines du xviu* s.; au portail de la chapelle, ouvrage des Cosmas; beau parc.
D'Arsoli, ExciTKsioNS intéressantes aux villes des environs, toutes riches en beautés naturelles. Chemin carrossable (3 kil. au N., puis 2 kil. à rO.) pour Riofreddo (v. ci-dcssous) et au N., en jouissant toujours d'une belle vue, pour Vallinfreda (5 kil.) et Vivaro Romano (4 kil.). — Chemin oarross. pour le Piano (et l'Ostcria) del Cavalière (6 kil.), près de la station de Pereto (v. e.i-dcssous); de là, monter au S.-O. à (5 kil. 5) Oricola (belle vue, surtout de la tour de la Casa Nittoia, accessible avec permission), ou encore aller au S.-E., en remontant la vallée du Fiumc Sccco, à (5 kil.) Rocca di Botte dont l'église abbatiale du xiii» s. a deux beaux ouvrages dans le goût des Cosmas, une chaire et un tabernacle (un chem. muletier mène en 1 h. '/2 * S. Maria dei Bisoguosi, v. ci-dessous), et à (4 kil. plus loin) Camerata Niwva (810 m.). On fait d'ici, même en hiver, l'ascension du viont Serra Secca (1793 m. ; belle vue; 3 h. à la montée, 2 à la descente); de S. Maria dei Bisognosi (v. ci-dcssous), par l'arête, l'ascension se fait en 3 h. •/'.> environ.
La voie ferrée franchit ensuite un tunnel et atteint la station de (67 kil.) Riofreddo ; un peu avant, à g., l'anc. abbaye de S. Giorgio (xin« s.) ; à l'entrée du village situé à 2 kil. à l'O., sur la g., la chapelle dell'Annunziata, décorée de fresques de 1432. — 70 kil. Pereto (v. ci-dessus). A 10 min. au N. de la gare, se trouvait le Carsioli des anciens Eques, dont les ruines ont servi au moyen âge à la construction d'.\rsoli (p. 213) et de Carsoli. Au S.-E., à une grande hauteur sur le versant de la montagne (1040 m.: 3 h. de Carsoli; chemin muletier), l'église et le couvent de S. Maria dei Bisognosi, qui a des peintures de 1488 (dans la chapelle derrière l'église) et un crucifix miraculeux. On y voit le dimanche, et surtout le 9 juin, beaucoup de pèlerins de la campagne. — 74 kil. Carsoli (603 m.; hôt. : Umberto I, Italia), petite ville dominée par les ruines pittoresques d'un château fort. Sur la place, le beau palais des Orsini, construction goth. du xv* s., maintenant caserne de carabiniers. A côté, l'église moderne deUa Vittoria, ^ portails latéraux du xiii» s. A 500 m. au S.-O. de la gare, S. Maria in Cellis, chap. romane du cimetière, construite en pierres tle taille antiques, a conservé son ancien ambon, son chandelier pascal et une porte de bois de 1132 à bas-reliefs représentant des scènes de la vie de la Vierge; à la tour, une frise de temple.
à CastéUam. Adriat. AVEZZANO. II. R. 13. 215
On continue à monter dans une vallée étroite. — 80 kil. Colli di Monte Bove. Un peu plus loin, le tunnel du mont Bove, long de 4900 m. — 86 kil. Santé Marie. Puis une descente.
91 kil. Tagliacozzo (763 m.; Alb. dei Mille, à l'entrée de la ville, ch. 1 fr. 50, Alb. Capoccio, à la gare), petite ville fréquentée comme station d'été, au débouché d'une gorge profonde, où jaillit Vlmele après une course souterraine de peu de durée. De la grande et belle piazza bordée de palais (entre autres le pal. Mastroddi), les rues gagnent la hauteur par une pente fort escarpée. On y rencontre le Palazzo Dvcale des xiii^-xv" s., maintenant en possession des Barberini, en partie restauré et meublé (clef en face), les églises S. Francesco et SS. Annuaziata, à portails gothiques. A ^j^à''\\. au-dessus de la ville, la petite église lombarde S. Maria del Soccorso, qui a subi plusieurs transformations; ^/ià'^. plus loin, belle vue près des ruines du château. — Les sources du Liris sont à 11 kil. au S., près de Cappadoda. Pour la bataille de Tagliacozzo, V. ci-dessous.
La voie entre dans la plus belle partie de l'ancien pays des Marses, les fertiles Campi Palentini, que dominent de hautes montagnes, dont la principale est le mont Velino (p. 216), au N.-E., avec son double sommet, déjà visible de Rome. — 99 kil. Scurcola Marsicana (774 m.), dominé par un vieux château des Orsini, d'où l'on a une belle vue. L'église S. Maria renferme une vieille statue en bois de la Vierge, provenant de l'abbaye de cisterciens de S. Maria délia Vittoria, édifiée par Charles P'" d'Anjou en commémoration de la «bataille de Tagliacozzo», mais détruite à une époque déjà reculée. Les ruines de l'abbaye sont visibles à 1 kil. au N.-E., à l'endroit où la route franchit le Salto; c'est au delà de la rivière que, le 26 août 1268, Conradin de Hohenstaufen, dernier descendant de la maison impériale de Souabe, victorieux au début du combat, fut surpris et défait par l'arrière-garde de Charles I^" d'Anjou (p. 47).
Puis on traverse le Salto, VHimella des anciens. — 101 kil. Cappella- Magliano. Ascension du mont Velino, v. p. 216.
107 kil. Avezzano (698 m.; buffet; omn. pour la ville, à 1 kil. env. au S., 15 c, de nuit 25 c. ; hôt. : Italia, 3, via Umberto I, 25 ch. de 2 fr. à 2.50; Centrale, sur la place; Vittoria, ch. 2 fr., avec location de voitures), localité de 8206 hab., avec un château construit par les Orsini en 1490, actuellement propriété des Barberini. A côté de la caserne, sur la place du Château, un petit musée de sculptures antiques; au palais Torlonia, près du jardin public, une collection d'objets trouvés dans le lac Fucin (p. 216), entre autres trois basreliefs antiques figurant des paysages de la rive du lac. On y délivre aussi gratuitement les permis pour visiter les travaux de dessèchement. — D'Avezzano à Roccasecca (Naples), v. p. 222.
21(1 //. A". /3. LAC FUOIN. De Rome
A fi kil. env. au N. «rAvczzani) (voit, h 1 ilicv. jusqu'à Antromito, 3 à 4 fr. aller et retour; do là encore 3/4 d'Ii. à pied) se trouve, au pied du montVelino (v. ci-dossous), le village d'Albe (lOKi m.), l'anc. Alba Fiict'uîi. Située sur la frontière des pays des Vestins, des Marscs et des Eques, cette localité reçut tJOOO colons romains en 304 av. J.-C, et devint la première forteresse de l'intérieur de l'Italie. Elle comprenait trois collines, fortifiées chacune connue un cliàteau fort, et reliées entre elles par un puissant mur d'appareil polygonal ; celle du N.-E. est occupée par le village actuel. En montant d'Antrosano, on rencontre d'abord des restes im|)ortants du mur d'enceinte. A Albe même, près du château des Orsini, se voient dos vestiges des anciennes fortifications, on pierre de taille. Sur la colline du S., l'église iS. Pietro, construite dans un temple antique, a une porte en bois sculpté, du xii» s., ])uis à l'intérieur huit colonnes corinthiennes en marbre et des ouvrages des Cosmas ; demander la clef, à Albe, à l'archiprêtre («arciprete») qui montre aussi les joyaux de l'église paroissiale, S. Nicola (xin«-xvi» s.). On trouve aussi de grands murs d'appareil polygonal sur la colline du S.-E. ou Colle di Pettorino. Belle vue sur la vallée.
Pour faire d'Avezzano I'ascension du mont Velino (2487 m.), il faut 1 ou 2 jours. Un chemin carrossable, partant de la station de t'appelle- Magliano (p. 215), passe par (1 kil.) (Jappelle, (4 kil. 5) Manliaiio de' Marsi (728 m.), jusqu'où va une diligence, et (9 kil.) Rosciolu (909 m.; gîte chez Gius. Bifarctti), village qui a une église du xin» s. A 2 kil. 5 au N., l'anc. abbaye de bénédictins de jS*. Maria iii Valle PorcIa)ieta (1006 m. ; clef chez le curé de Rosciolo) , fondée au xp s. et renfermant un ambon et un ciboire par Robertus et maître Nicodème (1150). De Rosciolo on monte à pic, en 4 h. Vg cnv. avec un guide (Dom. Tiberi, Ant. et Gius. Nanni), par la haute vallée d'Orticito, au col situé entre le mont di SPAnce (2358 m.) et le mont Velino; de là, encore 1 h. jusqu'au sommet. Moins recommandable est l'ascension à partir de Massa d'Albe, à 5 kil. au N. du village de Cappelle (v. ci-dessus; dilig.), d'où elle demande 5 h. V2 en passant par Fonte Canale et le mont Cafornia.
L'anc. lac Pucin (Lago Fucino), le lacus Fucinus des anciens, avait 60 kil. de circuit et 20 m. de profondeur. Comme il n'avait pas d'écoulement régulier, son niveau était soumis à des variations considérables, qui ont toujours été une source de calamités pour les environs. On a commencé à le dessécher dès l'antiiiuité. L'an 52 apr. J.-C, l'empereur Claude célébra par de grandes fêtes, entre autres par un combat naval sanglant, l'inauguration de l'émissaire du côté S.-O., qui avait 5640 m. de long et de 4 à 15 m. carrés de section. C'était le plus grand travail souterrain que l'on connût avant le percement du mont Cenis. Des défauts de construction amenèrent la ruine de ce canal. En 1854, le prince Torlonia se chargea du dessèchement du lac sous réserve de rester }iropriétaire du terrain conquis; les travaux, achevés en 1875 par des ingénieurs français, ont englouti la somme de 43 millions de francs. L'auc. Fucin, auj. cultivé (pomme de terre, betterave, etc.) par des gens du prince, est le plus grand lac desséché artificiellement; sou bassin ellipti((ue mesure env. 170 kil. carr. de superticie, avec un grand a.\e de 20 kil. et un petit de 11; il a 655 m. d'altit. à l'endroit le plus bas, et ^><SS)
sur les bords.
Une excursion en voit, à Luco, à 8 kil. 5, l'anc. Lucus A)i(iiiHiw,
Srotégé par des murs, offre l'occasion de se faire une idée dos travaux do esséchemcnt (permis, v. p. 215) et de visiter le nouvel émissaire (Incile),
à Castellam. Adriat. CELANO. H- R- ^3. 217
à 5 kil. au S. d'Avezzano, construit à la place de l'ancien pour la somme de 30 millions de fr. ; il a 6303 m. de long et une section de 20 m. carrés.
110 kil. Paterno. — 117 kil. Celano (860 m.; hôt. tenu par Gaudenzi-Petrilli; café-rest. Adriatico), ville de 8430 hab., bien située sur une colline, à 2 kil. de la gare (735 m.); détruite par Frédéric II, elle fut reconstruite en 1227. Belles églises romano-gothiques. Le château, construit de 1392 à 1451, jouit d'une belle vue. C'est dans cette ville qu'est né Thomas de Celano (ni. 1253), l'auteur présumé du «Dies irœ».
A l'E. de Celano, la gorge .sauvage dite Gole di Celano, accessible seulement par un temps sec et de préférence avec un guide à cause des chutes de pierres. En laissant à g. la route carrossable un peu avant le couvent des capucins, k 1 kil. 5 au S.-E. de la ville, on arrive à l'entrée eu Vé d'h. par un bon sentier; de là aux passages les plus resserrés, il faut encore V2 ^- — De Celano a A^uila (p. 208; 48 kil., env. 5 h. en voit.; service autom. quotidien en 3 h., 4 fr. 50): belle route caiTOssable qui passe par Ovindoli (1382 m.) et Rocca di Messo (1329 m.), entre les massifs du mont Velino (p. 21(5) et du mont Sirente (2349 m.; ascension en 4 h. env. à partir de Rocca di Mezzo), longe ensuite le versant N.-E. du mont d'Ocre (2206 m.) et franchit enfin de biais la vallée de l'Aterno en décrivant de nombreux lacets.
Le chemin de fer contourne au N. le bassin du lac Fucin. — 121 kil. Aielli. Puis on commence à monter. — 123 kil. Cerchio. Un tunnel. — 126 kil. (Jollarmele, dans la vallée étroite du Giovenco. — 131 kil. Pescina, où naquit le cardinal Mazarin (1602- 1661); c'est le siège d'un évêché. A 4 kil. au S.-O., le village de S. Beneclettu, sur l'emplacement de l'anc. Marruvium , ville principale des Marses, dont on voit encore des ruines importantes. — 136 kil. Carrito- Ortona, dans un site pittoresque, sur une hauteur isolée.
An sortir de la vallée du Giovenco, on traverse la chaîne centrale des Abruzzes par le tunnel du 7nont Curro, long de 3547 m. — 142 kil. Cocullo (870 m.), dans le cirque dénudé d'une haute vallée. Un chemin carrossable conduit de là à Anversa (6 kil.; v. p. 219), par la hauteur. Ensuite on franchit, sous le tmmel an mont Luparo, long de 1700 m., la ligne de démarcation des vallées du Fucin et de Sulmona. — 148 kil. Goriano Sicoli. Au delà du tunnel suivant, *vue dans la vallée de Sulmona: en bas, à une profondeur de près de 300 m., Raiano Inferiore; plus loin, Pentima, avec la cathédrale isolée de S. Pelino (p. 211); au milieu, le mont Cosimo (674 m.), colline isolée; à l'arrière-plan, l'imposant massif des montagnes de la Maiella. — 151 kil. Raiano Superiure, à env. 1 h. de Raiano Inferiore, station de la ligne de Sulmona à Aquila (p. 211).
On continue à suivre de près le bord de la vallée et l'on descend une forte rampe en traversant plusieurs tunnels. — 155 kil. Prezza. Ensuite, on tourne au S.-E. dans la vallée pittoresque du Sagittario. — 161 kil. Anversa - Scanno (455 m.; p. 219). On franchit le Sagittario sur un viaduc à deux étages et à 16 arches. — 165 kil. Bugnaru (431 m.).
218 //• Ji' iS. SULMONA. I>e Rome
172 kil. Sulniona, point de Jonctiou de la ligne d'Aquila (K, 12).
La UAKE (bou biiff'ft) osl il 20 min. au N.-O. de la ville; tramw. éleetr. 20 c. (bagages 10 c); plaeo ilau.s un tiacre 25 c, de nuit 40 c; voit, à 1 chev. 1 fr. — Hôtels (v. p. xix): Italiu, dans la ville, bon (cli. 2 fr.), Motizh. il l'entrée de la ville, avec vue (cli. 1 fr. 50), tous deux avec restaur. fréquenté ; Vittoria, dans la grand'rue, simple. — Sulmoua est reuuinmée pour son vin cuit (vino cotto), qui est capiteux.
Sulmona (403 m.), l'anc. Sulino des réligniens, est une ville de 13 372 hub., qui a vu naître Ovide (43 av. -17 apr. J.-C), fort attaché à sa «fraîche patrie, aux sources abondantes», et encore fameux dans les chansons du peuple, comme sorcier. Très bien située et dominée de deux côtés par des montagnes, elle possède d'anciens édifices intéressants, bien (|ue le tremblement de terre de 1706 y ait causé de grands dégâts.
En venant de la gare, on trouve d'abord à g., près du jardin public, aS*. Paiifilo, cathédrale plusieurs fois restaurée, qui a conservé une crypte romane et un portail gothi(|ue; à l'intérieur, des fresques peintes en 1908 ])ar Tedeschi, entre autres un L)ésistement de Célestin V (v. p. 209). Puis à dr., via Ercole Ciofani, ii" 67, au coin de la via Corliuio, le palais Tabassi, qui a une belle fenêtre et dont la porte est datée: «Mastro Pétri da Como fece questa porta 1448»; dans la via Corlinio, l'anc. couvent S. Chiara où l'on a installé un musée de peu d'importance, leMnseo Peligiu> (entre autres tableaux, uu St Benoit de Rapli. Meugs, autrefois à l'abbaye de S. S[)irito, V. ci-dessous). Dans la grand'rue, dite corso Ovidio, plus loin à dr., l'église et \e palais tS. Maria Atuiunziafa, maintenant hôpital, bel édifice mi-goth. et mi-renaissance, commencé en 1415 et probablement continué par un élève lombard de Bramante. Immédiatement après, à dr., le lycée, dans la cour duquel est une statue d'Ovide, du XV* s. ; elle se trouvait d'abord sur le piédestal qu'on voit près de là à la façade d'un palais. Plus loin, dans le corso Ovidio et à dr. dans la via Panfilo Mazara, A'. Francesco délia Scarpa bâtie dans uue anc. église; un portail roman de la construction primitive, à l'extrémité du corso Ovidio (à dr.), sert maintenant d'entrée à la halle. Là aussi à dr., dans l'anc. préau d'un couvent, \a poste. En face du portail mentionne ci-dessus, à g., uu aqueduc datant de 1256 et une jolie fontaine lîenaissance de 1474. Il se tient les mercr. et sani., sur la i)iazza Garibaldi située plus bas, un marché où l'on voit encore de beaux costumes du pays. Plus loin , en suivant le corso Ovidio et à dr. le largo del Plebiscito, ou rencontre S. Maria délia Tomba, église goth. fondée sur l'emplacemeut d'un temple de Jupiter (?) et modernisée à l'intérieur en 1619.
A env. -1 kil. au N. de Sulmona (prendre à dr. de la rue de la gare, après la porte de la ville, la largo route qui tourne an N., pui.s à dr. le quatrième chemin carrossable, que suit le télégraphol, sa trouve la Badia di S. Spirito (303 m.), anc. abbaye construite de 125U a 1285 et transformée eu prison. Son église (fermée au jmblie) renferme uu lonibeau de Gauthier d'Aleniania (1412) et des restes de fresques. Eu preuaut à dr. en de(j;'i de l'abbaye, puis à g., ou parvient, ^/^ d'b. plu.-i loiu, à la
à Castellnm. Adriat. SULMONA. H -R- ^3- 219
prétendue villa d'Ovide («Villa di Ovidio»), restes insignifiants de substructions antiques sur le versant de la montagne. A l'O. de là,, dans un site pittoresque, au pied du Morroiie (2060 m.), rocher escarpé, se trouve l'ermitage de St Oélestin V (1370 m.; v. p. 209).
A env. 32 kil. au S. de Sulmona, Scanno, où l'on va en voit, en 3 h. V4 à 4 h. (voit, à 2 chev., 15 fr. env.). De la gare d'Anversa (p. 217; 22 kil.) part t. les j. le matin et l'après-midi un autobus qui va eu 1 h. Va ^i Scanno (2 fr. 25; arrêt à l'Alb. Lago di Scanno). Les piétons, qui partiront de préférence de la station de Cocullo (p. 217) située plus haut, mais à une distance égale, mettent 4 h. "/a à la montée et 3 h. à la descente. — On descend à dr., derrière la gare d'Anversa, et on atteint la route au delà du viaduc du chem. de fer. Un peu avant le village à'Anversa (610 m.; Ih.; aub. médiocre) débouche à dr. le chemin de Cocullo (p. 217). Au delà, on remonte la gorge sauvage du Sagittario (à g., dans le haut, Castrovalve), on passe la porte naturelle de la Foce, on atteint Villalago, à 1 h. ^/^ d'Anversa, et l'on monte enfin, en passant au lac de Scanno (930 m. ; '/a h- i env. 1 kil. carré de superficie et 31 m. 10 de profondeur, doit son existence à un barrage causé par un éboulement préhistorique), à la ville du même nom (3/4 d'h. à 1 h.). — Scanno (1030 m. ; hôt. : Alb. Pace, aux portes de la localité, p. dep. 6 fr., bon; Alb. Lago di Scanno, devant l'église principale, ch. 1 fr. à 1.50, .simple, mais bon), ville de 3.309 hab., très fréquentée depuis quelque temps comme villégiature d'été, est une des localités les mieux situées des Abruzzes. Le paysage a le caractère alpestre. Promenades au N.-O. à la chapelle S. Egidio (^U d'h.), au S.-E. au pont du Sagittario, la Scaletta (20 min.), etc. Costumes de femme originaux.
C'est de Sulmona qu'on gravit le mont Amaro (2795 m.), principale cime de la chaîne de la Maiella. De Campo di Giove (v. ci-dessous; guide: Fortunato Rossctti , 15 fr., en hiver 25 fr. ; mulet 7 fr. par j.), il y a encore 7 h. i/j de montée, i)ar un chemin muletier passant à Foudo di Maiella; refuge du C. A. I., au sommet. L'ascension se fait aussi de Caramanico (v. p. 221); ou encore, en 6 h. (chem. muletier; guide, Donato Ricchiuti), de Lanm dei Peligni (669 m.; Alb. del Cavallone; 2 fois par j., dilig. de Palena, v. ci-dessous, en 2 h. i/j), village situé au pied de la montagne, au 8.-E., d'où l'on se rend aussi à dos de mulet eu 2 h. à la vaste grotte à stalactites dite Gratta del Cavallone ou, d'après le drame de G. d'Annunzio, Gratta délia flglia di lorio, à 1487 m. sur le versant E. du mont Amaro (entrée et lumière, 6 f r. ; 3 pers., 3 fr. chacune).
De Sulmona a Caianbllo (Naples) par Isernia: 175 kil., chem. de fer en 6 h. 15 à 8 h. 20, prix 20 fr. 30, 14 fr. 25 et 9 fr. 15. — 3 kil. Intradacqua. — 19 kil. Fettorana gui Gizio. — 26 kil. Cansano (1000 m.). — 31 kil. Campa di Giove (v. ci-dessus; logis chez Pucci et Paolini; dans régi. , au S. de la localité, belles stalles en bois sculpté, du xvi« s.), où la voie atteint 1300 m. d'alt., pour courir l'espace d'euv. 1 h. Va sur un plateau où il y a souvent pendant des mois en hiver une épaisse couche de neige et où il fait encore très frais en été. — 44 kil. Palena. De la gare (1250 m.), en passant par la localité (767 m.), distante de 11 kil., on va à Lama dei Peligni (v. ci-dessus). — 50 kil. La gare (1267 m.) de Rivisotidali (1239 m.; Alb. Grau Sasso, p. 8 fr. v. c), qui dessert aussi la localité de Pescacostanza (1396 m.). — 53 kil. Roccaraso (1236 m.; hôt. : Palace H. di Sciullo, 50 ch. de 3 f r. 50 à 5, p. 9 à 10 ; Montemaiella, non loin de la gare, 52 ch., p. dep. 9 fr.), à l'extrém. S. du bassin désolé d'un anc. lac. Ces quati-e dernières localités sont fréquentées par les Italiens comme séjour d'été. Belles excursions et courses de montagnes; sports d'hiver. — 61 kil. S. Hario Sangro, où la voie commence à descendre dans la verte vallée du Sangro dans lequel la truite foisonne; c'est le Sagrug de l'antiquité. — 69 kil. Alfedena- Scontrane (893 m.), où on traverse le Sangro. Alfedena (Alb. Aufidena), avec restes de murs cyclopéens, nécropole antique et musée, est peut-être VAquilonia des anciens, où s'établirent plus tard les habitants &'Aiiftdena (v. p. 220). De là, vers le N.-O., on gravit par Barrea (1080 m., 11 kil. d'Alfedena, dilig. 1 fr. ;
220 //. H. 13. ISERNIA. I^e Rome
Alb. Monte Greco) le vioitt Petroao (2247 m.; belle course de 3 h. à travers la forêt, à dos de mulet 2 h. h jiartir de Barrca ; puis par la crête, on gagne au S. le mont Meta, 2241 in.; 2 h. env.); puis, par Opi (1250 m. ; 30 kil., dilig. par Barrea en 3 h. ■V4), lo viont Maraicano (2242 m.; à 3 h. env. d'Opi). — On descend ensuite dans la vallée du Sangro. — 73 kil. Monteneio - Valcocchiarn.
77 kil. Castel di Sangro (T'.tl m.). La ville (hôt. Roma tenu par Ranieri, eli. 1 fr. 50 à 2, assez bon) de 5380 hab., occupe un site pittoresque, j)roliablcment sur l'emplacement de l'anc. Aufldetia, sur la rive droite de l'impétueux et large Sangro et au pied de hautes montagnes. Elle a une vieille église S. Nicola, près du pont, et un château en ruine. Au-dessous du château, murs cyclopéens.
La voie remonte, traverse sous un tunnel de 3 kil. les hauteurs qui séjiarcnt la vallée du Sangro de celle de la Vaudra, affluent du Vulturnc, puis cont«urue la chaîne de la Montagnola en décrivant une vaste courbe. 87 kil. i^. Pietro AveHaiM. ~ 95 kil. VustOf/iranlL — 100 kil. C'arorilti- Agnoiie, station pour Capracotta (1421 m. ; dilig. 1 ou 2 fois par j. en 3 h. Va; hôt.: Monte Campo, ch. 2 à 4 fr., p. 7 à 10, H. -P. Cimalte, Alb. Quisisana), villégiature d'été située au N. sur la croupe, entre le mont (Japraro (1721 m.) et le mont Campo (1G45 m.). - 106 kil. Pescolanciano- Chiaiici, d'où l'on va vers le N.-E. aux ruines de l'anc. Boviaiium vêtus des Samnites (théâtre et temple des ii« et iii» s. av. J.-C), près de Pietrabbondante (dil. en 2 h.). — 111 kil. Sessano- Civitanoca. — 119 kil. Carpiuotie. — 124 kil. Pettomnetlo. — 12(î kil. Pesche.
129 kil. Isernia (45tj m.; assez bon butïet; hôt.: Alb. Sanuitico, Alb. délia Stazioue), VJEsernia des Samnites, autrefois importante à cause de sa situation très forte sur une colline isolée, est une petite ville de 7926 hab., composée surtout d'une longue rue. On y trouve quelques antiquités romaines, entre autres près de S. Pietro, ainsi que des restes de murs d'appareil polygonal. — Embrauch. sur Campobasso, v. ci-dessous.
136 kil. S. Ayapit'o; 142 kil. Monierodind; 147 kil. Eoccaravindola. — 154 kil. Venafro, le Venafrum des anciens, petite ville avec un château en ruine, connue du temps des Romains pour son huile (Horace, odes, 11, 6, 15). — 159 kil. C'apriati al VoUiirno. La localité est à 10 kil. au N.-E. ; à 6 kil. au S.-E. de là, à l'endroit dit Prata Sannita (330 m.), les eaux de la petite rivière Lete, retenues par un barrage dans un lac à 900 m. d'alt. env., roulent dans la vallée par une pente de 560 m. et alimentent une usine électr. qui fournit ;i la zone industrielle de Naples (v. p. 39) une énei-gie de 8000 chev. -vapeur. — 162 kil. Sesto Oampano. — 168 kil. Presvnzano (v. y. 8). — 175 kil. t'aianello (p. 8), où l'on rejoint la ligne de Rome-Caserte-Naples (R. 1).
D'ISKRNiA A Campobasso (Bénévent): 59 kil., chemin de fer en 2 h. ^/i il 3 h. V4, prix <> fr. 85, 4 fr. 80 et 3 fr. 10. — 4 kil. Pesche; 5 kil. Pettoranello; 11 kil. Caipinone; 18 kil. S. Anyelo in Grotte; 20 kil. Uanta- Itipo del Sannio- Mucchiayodcna ; 24 kil. S. Massimo; 29 kil. ISoiano, le Bovianutn Undecimanorum des anciens; 33 kil. S. Polo Matese; 35 kil. Oainpochiaro; 37 kil. Guardaregia; 46 kil. Vinchiaturo; 50 kil. Baranello. — 59 kil. Campobasso (p. 230).
De Sulniona, la ligne tourne ensuite brusquement au N. pour regagner l:i vallée de l'Aterno. — 177 kil. Prafola Pdiffua. A dr., contre la montagne, dans un site pittoresque, Koccacasale , que couronne un château. — 182 kil. Ptntima, i)auvre localité :\ 2 kil. au S.-O. de la gare (grande route, onin. ; sentier plus court à g., remontant la vallée). De Pentima à la cathédrale S. Felino et aux ruines de Corfinium, v. p. 211.
187 kil. Popoli (250 m.; Alb.-Kistor. Pescara), petite ville déchut' (le lï^\.\h hab., au iioint d'intersection des routes de Pescara,
à Castellam. Adriat. POPOLI. H- ^- i3- 221
d'Aquila, d'Avezzaiio et de Sulniona, est dominée par le château en ruine des Cantelmi, anciens seigneurs du pays. Le Gizio et l'Aterno se rejoignent un peu au-dessus de la ville et forment le Pescara, que le chemin de fer suit jusqu'à son embouchure dans la mer. On est en train de construire près de là une grande usine électrique (v. p. 220 et 39).
190 kil. Bussi; fabriques d'aluminium et de produits chimiques. Des deux côtés, des rochers à pic. Tunnel. — 202 kil. Torre de' Passeri (hôt. : Centrale, Sempione), d'un aspect pittoresque. A 25 min. au S., l'abbaye de *S. Clémente in Casauria, de l'ordre de Cîteaux, fondée en 871 par l'empereur Louis II, a une église inachevée du xii« s. (basilique), un peu transformée au xv« s., avec un beau porche, de vieilles sculptures aux portails (1180 env.) et des portes en bronze (1190), ou sont indiquées les propriétés de l'abbaye. Elle renferme une chaire, un chandelier pascal et des restes d'un tabernacle du xii^* s., ainsi que le tombeau du paj^e St Clément l" (m. l'an 100). La crypte est de la construction primitive. C'est dans le voisinage, sur la rive dr. du Pescara, que se trouvait V Infer'promium des anciens, dont il y a encore quelques restes dans l'église.
208 kil. *S'. Valent i7io - Car amanicu (150 m. env.).
Une dilig. part de la gare le matin et l'après-midi et fait en S h. pour le prix de 1 fr. 75 le service de la station balnéaire de (21 kil. 5) Caramanico en passant par (7 kil. ; 457 m. d'alt.) 5". Valeiitiiio et (17 kil. 5) S. Tonimaso dont l'église a un portail sculpté du xn" s. et possède en outre à l'intérieur quelques fresques du xiu» s. — Caramanico (580 m. ; Alb. La Salute, p. 7 à 8 fr.) a un grand établissement de bains sulfureux ouvert de juin à octobre. L'église S. 3[aria Maggiore, dont le portail date de 1470, renferme une statuette dorée de la Vierge qui date peut-être du xp s. et repose sur un piédestal de Guardiagrele (p. 228). De Caramanico, on fait l'ascension du mont Amaro (p. 219) en fi à 7 h.
211 kil. Alanno. — 21(3 kil. Manoppello; à dr. sur la hauteur, l'anc. abbaye de S. Maria d'Arabona, de l'ordre de Cîteaux, fondée en 1208.
225 kil. Cilietl. — La gare (env. 40 m. d'alt.) est reliée par un tramw. électr. (9 kil. en '/«h., 70 et 40 c.) h la ville située à l'E. sur la hauteur; le point terminus est sur la piazza Vitt. Emanuele, en face de la catbédrale. (A mi-chemin, à 300 m. avant la halte de Tricalle, on voit une chapelle octogonale de 1317, dédiée à la Ste Vierge et construite sur des fondements romains). Le trajet en voit, se fait en Vi d'h. ; un autobus qui part de la station de Francavilla (p. 229) 'S foi.s par j. met 1 h. 5 min.; prix 1 fr. 50. — Hôtels, en ville: Vittoria, au milieu de la rue principale dite corso Marrucino, bon, avec un restaur. fréquenté; Sole, Palomba d'Oro. — Café Barattticci, dans la grand'ruc.
Chieti (330 m.), chef-lieu de province, le Teate Marrucinorum des anciens dont la fondation remonte aux vieux temps italiques, est une ville animée et propre de 24341 hab.; elle a des restes sans importance de constructions romaines (amphithéâtre, etc.), deux églises à portails médiévaux (Carminé, sur la place d'armes, et S. Antonio Abbate) et un petit musée (Pinacoteca). De la piazza Vitt.
Baedeker. Italie méridionale. 15» éd. 15
222 //■ H/s. CHIETI.
Emanuele (trainw., v. p. 221), devant la cathédrale inodcniisée de S. (Hustino à l'extréni. N. de la grand'rue, une promenade faille tour de la ville en oUrant des points de vue superbes sur la Maiella, le cours du Pescara et la contrée montagneuse environnante jusqu'à la nier; c'est de la place d'armes à l'extrémité S.-O. de la ville, que la vue est la plus belle. Au S.-E. de là, un joli jardin public. Ji'ordre des théatins, fondé par Paul IV (1555), qui avait été archevêque de Chieti, tire son nom de cette ville.
De Chieti (gare), dilig. 3 fois par j. en 1 h. «/j (1 fr. 25) pour Piatiella (220 m.; Alb. Pentima), située à 15 kil. à l'O. ; au portail et à l'amlion de l'église S. Michèle Arcangelo, des sculptures du xii« s. par maître Acutns. 7 kil. jjIus loin, vers le N., Moacufo (246 m.; Ostcria), dont régi. S. Maria del Lago, située à 10 min. de la localité, renferme un ani>)on sculpté par maître Nicodème (1158). — De Moscufo, dilig. pour Penne (p. 228), en 3 h. »/, ou pour Montesilvano (p. 228) en 1 h. '/a i 3 h.
Ensuite la vallée du Pescara s'élargit. — 238 kil. Pescara (p. 228). On traverse la rivière. — 240 kil. Castellammare Âdriatico (p. 228).