De Naples à Noie, Avellino et Bénévent
126 kil. Chem. de fer en 4 h. à 5 h. >/a- Cette ligne qui, à Cancello, se détache de celle de Naples à Rome, longe les Apennins et se dirige par Noie sur Avellino et de là sur Bénévent. De Naples à j!ifole, trajet en 1 h. à 1 h. '/i, trains omn. 3 fr. 95, 2 fr. 80 et 1 fr. 80; jusqu'à Bénévent, 14 fr. 65, 10 fr. 25, 6 fr. 60. — Ligne secondaire Naples-Nole- Baiano, v. p. 238. — Voir la carte p. 104.
De Naples à Cancello (22 kil.), v. p. 12.
Bsedeker Italie méridionale. 15"= éd. 1(3
238 n.H.n. NOLE. De Naples
34 kil. Noie ou Nola (40 ni.; hôt. Campidoglio, via Duomo, (lO, ch. 2 fr.), ville de 11927 hab., est située dans une des parties les plus fertiles de la Campanie.
Fondée par les Daumicus ou Etrusques peu de temps après l'an 470 av. J.-C, Nolo porta il'abcjrd le nom ti' b'ria; plus tard, devenue Baniaite, puis romaine eu 3ia, elle se développa rapidement, reçut le nom qu'elle porte aujourd'hui et acquit une eertaiue importance. Les vases grecs trouvés en grand nombre dans les environs prouvent qu'elle entretint des relations fréquentes avec Naples. l)e même qu'Urie était restée tidèle aux Romains, de même aussi Noie résista en 210 à Annibal qui fut repoussé l'année suivante par le préteur Claudius Marcellus. Occupée par les Samnites révoltés de 90 à 80, elle fut ravagée encore par les esclaves de Spartaeus eu 73 av. J.-C. et une dernière fois eu 4ô5 apr. J.-O. par les hordes de Genséric. C'est ici que l'empereur Auguste mourut l'an 14 apr. J.-C, dans l'aue. maison de son père. — St Paulin, poète savant né a Bordeaux (354-131), fut évéque de Noie, et y inventa, dit-on, les cloches, qui s'appellent eu latin >• campana; •>. Un célèbre tous les ans, le dernier dimanche de juin, une grande fête eu sou honneur, pendant laquelle on porte ;\ travers les rues huit tours, appelées v<Ie8 lis», hautes comme des maisons, eu charpente légère et couvertes de peintures, ainsi qu'un vaisseau avec l'image du saint.
Près de la gare principale se trouve un temple circulaire en marbre blanc qui renferme une statue de St Félix. La cathédrale, détruite par le feu en 1870, a été restaurée depuis. Sur la place qui la précède, quatre bas-reliefs antiques. — Plus loin, par la première rue à g., ou arrive à la piazza Giordano Bruuo où s'élève un monument, restauré eu 1888, en mémoire du philosophe Giordano Bruno, né à Noie eu 1548, qui mena une vie orageuse et fut brûlé à Kome comme hérétique, eu IGOO. Giovanni Merliano, sculpteur napolitain nommé généralemeut Giovanni da Nola (1478-1558, à ce qu'on croit), était aussi originaire de Noie.
A 10 min. au N.-E. de la ville est le séminaire, où sont des inscriptions latines et une curieuse inscription eu langue osque, le cippus Abellanus, provenant des ruines d'Abella (v. ci-dessous). Audessus du séminaire (5 min.), le couvent de franciscains de aS. Aagelo (xv« s.), avec vue sur la plaine fertile, à g. sur le Somma qui cache le Vésuve, à dr. sur les montagnes de Maddalouî. Au S., un couvent de capucins; au-dessus, au S.-E., les raines pittoresques du château de Cicala (225 m.), sur une colline.
La uuNK DK NAPL.KS A Baiano dosscrt aussi Noie: 27 kil. (38 jusqu'à Baiano); 1 h. •/* env.; 1 fr. 70, 1 fr. 30 et 85 c. Départ, i\ Naples, de la gare spéciale (pi. H 3; p. 58). On traverse la Campanie, qui ott're de beaux coups d'œil. Stations: 3 kil. l'ot/(/ioreale (j). 39); 10 kil. Ciiiialnuovo (p. 12); 11 kil. Taloiiu ; 13 kil. l'oniii/liaito U'Arco; 10 kil. Caitello ili Cistenux; 17 kil. Bruaciauo ; 18 kil. MariyliuiieUa; 20 kil. Mariyliano (p. 9); 21 kil. S. Vitaliano - Vasaferro ; 22 kil. SciscUnio ; 25 kil. Sai-iano; 27 kil. Nvte (V. ci-dessus). — Plus loin: 28 kil. CimitUe, dont la basilique S. Folice, construite au V s. et déblayée eu 1890, renferme les tombeaux de St Paulin (v. ci-dessus) et de St Félix, premier évèquo de Noie, uu sarcophage romain orné de bas-reliefs, etc.; 30 kil. VampogaitOi 31 kil. Cicciano; 33 kil. Uocca rai nola; 37 kil. AveUa- Si)eruiie. Avella «st uu peu au S.-O. de l'emplacement île ['Ahclla de l'antiquité, connue par ses noisettes et qui a donné son nom à l'aveline (nux abellana). — 38 kil. Buiano (dilig. pour Avellino, 1 fois par j., 2 h. ^|^, 1 f r. ; serv. autom.).
à Bénévent. AVELLINO. H- R- n. 239
41 kil. Palma (66 m.; Alb. Foniari), ville de 6571 hab., dans un site pittoresque sur le versant des Apennins, vis-à-vis d'Ottaiano (p. 140), avec un vieux château et les ruines d'un autre grand château sur une hauteur voisine (365 m.).
49 kil. Samo (hôt. tenu par Franc. Pinte), ville de 15 130 hab., avec de nombreux ateliers de tissage, sur le Sarno (v. ci-dessous), qui se dirige vers Scafati et Ponipéi. Au-dessus, les restes d'un château (303 ni.). Devant l'hôtel de ville, statue de Mariano Abignente, l'un des treize chevaliers du combat de Barletta (p. 241). — Ferrovia Circumvestmiana pour Ponipéi et Naples, v. p. 131.
Entre Sarno et Nocera (p. 188), des sources abondantes, qui forment le Sarno, jaillissent au bord de la montagne; elles sont alimentées par les eaux qui s'engouffrent dans quantité do tissures et de crevasses des montagnes voisines, de sorte que les vallées sont presque dépourvues d'eau. Le kalksinter, dit travertin (pietra di Sarno), qui se dépose autour de ces sources, était déjà utilisé à Pumpéi comme pierre à bâtir (v. p. 144, 145).
La vue devient bientôt moins étendue; on traverse un tunnel.
58 kil. Codola. Enibranch. de 5 kil. sur Nocera (p. 188). — 60 kil. Castel iS. Giorgio. — 66 kil. Mercato S. Severino (caférest. près de l'église). Dans l'église principale, les tombeaux de Tom. da S. Severino, grand -connétable du royaume de Naples en 1353, et de plusieurs princes de Salerne. Chem. de fer pour Salerne, v. p. 194.
La ligne tourne au N.; nombreux tumiels. 71 kil. Montoro Inferiore; 84 kil. Solofra. — 88 kil. Serino.
A 1 kil. au N.-E. de la station de Scrino est la source principale de l'aqueduc de Naples (p. xxvm) ; d'Avellino, on s'y rend en voit, en 1 h. pour la visiter sur un permis de la direction (p. 94). Les eaux sont menées dans les bassins de Capodimonte par des conduites qui contournent au N. le pied de la chaîne du mont Vergine en passant par Montesarchio et Cancello.
96 kil. Avellino (351 m.; onin. pour la ville située à 3 kil. à rO. 25 c, voit, à 1 chev. 50 c; hôt.: Centrale, bon, dont l'hôtelier procure des guides pour le mont Vergine ; Ronia), chef-lieu de province, avec une population de 20 251 hab. A 4 kil. à l'E., près A''Atripalda, se trouvent les ruines de VAbellinum de l'antiquité. Avellino est le point de départ d'un embranchement sur Rocchetta S. Antonio (v. p. 240).
D'Avellino a Monte Vergine. — C'est d'Avellino qu'on va au fameux pèlerinage de Monte Vergine. Ane 4 à 5 fr., et un pourb. ; prendre des provisions. Au N.-O., à env. 1 kil. de la ville, on prend le chemin cavalier ombragé qui se détache à dr. de la route d'Uspedaletto ; il croise plusieurs fois la route et arrive en 1 h. s/^ u Ospedaletto où l'on trouve aussi des montures (1 fr. 50). De là, par un bon chemin cavalier presque toujours à l'ombre, on parvient en 1 h. '/^ au couvent de Monte Vergine (1270 m.), fondé en 1119 sur les ruines d'un temple de Gybèle, dont on montre encore quelques restes dans l'intérieur du bâtiment. L'église renferme une Vierge miraculeuse et les tombeaux de Catherine de Valois, qui donna l'image en 1310, et de son fils Louis de Tarentc, second mari de Jeanne I", avec leurs statues sur un sarcophage romain. A g. du maître-autel se voit la chapelle avec le sarcophage romain en marbre que le roi Mainfroi destinait à .sa sépulture, mais que Charles d'Anjou donna à l'un de .ses com-
240 II. H- il' MONTE VERGINE.
paguoiis (l'anues l'ianijais, lorsque Maiufroi fut tombé sur le champ do bataille de bénùvcut iiaoti; V. p. 235). Dans la chapelle du St-Sacroiiieut, uu ciboire daus la manière des Cosmas, otlert par (Jharles-Martcl de llougrio en 1290. Chaque année, à la Pentecôte (v. p. 35) et les 7 et 8 septembre, 70 à
80 mille pèlerins affluent de tous les côtés à Monte Vergine, entre autres un grand nombre de pénitents qui fout nu-pieds l'ascension de la montagne et qui se traîueut à genoux sur le sol, de la porto do l'église jusqu'à l'autel. — Du couvent, il faut encore ^/4 d'il, pour atteindre le sommet du mont Vergiiie (1480 m.). Vue siileudide sur les golfes et les montagnes.
On redosceud du couvent ('/a h. plus loin) par Mercogliauo en suivant la route carrossable qui offre de superbes coups d'ijeil à l'E. jusqu'au mont Vultur (p. 255). Les bous marcheurs peuvent éviter les nombreux lacets eu traversant hors de tout sentier une é^iaisse forêt de châtaigniers; ils trouvent encore au-dessus de Mercogliano uu chemin muletier coupant le dernier lacet qui s'avance bien loin vers le N. jusqu'il Ospedaletto. De Mercuyliano (asseu bonne Osteria sur la place), la route carrossable mène à l'E. en 1/4 il'h. au Coiirento (h Loreto, où l'abbé et les moines les
S lus âgés demeurent dans un grand édilice octogone construit sur les plans e Vauvitelli et où se trouvent les archives et la pharmacie du couvent. On continue à l'E. et rejoint en '/a h. la graud'routo, à peu près à 2 kil. à rO. d'Avellino.
105 kil. Prata Pratola. — 108 kil. Tiifo. — 111 kil. Altavilla Irpina. — 115 kil. Chiaiiche. — 124 kil. Benevento Porta Rufina. — 126 kil. Bénévent (p. 234).
D'Avellino a Rocchetta S. Antonio. 119 kil. de chem. de fer, eu 4 h. '/g à 5 h., prix 5 fr. 20, 2 fr. 00; pas d'express. Cet embrauch., qui compte 24 ponts et 17 tunnels, remonte d'abord à l'E., puis au S. la vallée du C'atore, pour redescendre à l'E. et liualement au N. le long de VOfanto. Au départ, un viaduc de 22 m. de haut sur la vallée du Sabato. — 7 kil. Salza Irpi)ia. — 9 kil. Farolise- Vandida. — 11 kil. Moiitefalcio)ie. — 17 kil. Montemiletto. — 21 kil. Lapio et le pont Principe, de 40 m. de haut, au-dessus de la vallée du Calore. — 22 kil. TaurasL — 25 kil. Luonosano-S. Maiigo. — 20 kil. Pater nopoli. — 33 kil. Vastelfrauci. — 37 kil. Èlontenmratio. — 41 kil. Cassano Topino. — 44 kil. Motitella. — 48 kil. Baynoli Irpiuo. — 54 kil. Niisco, où il y a quelques antiquités. — 61 kil. S. Angelo aei Loinbanli. A env. G kil. au N.-O. de cette localité (851 m.; diligence de la gare en 1 h. Vu), non loin au N. de la chapelle de S. Félicita (770 m.) et à l'O. du chemin de Frigento, se trouve la Sorgeute Meflta , dont Virgile parle sous le nom de lacus Aiusaiictus (En., VII, 505), petit bassin en forme de cratère, d'où sort uu gaz méphitique (acide carbonique), peut-être aussi de l'hydrogène, avec de grandes bulles dans la vase; quand il fait sec, ce bassin se dessèche et les gaz, qui sont mortels pour les petits animaux, sortent des tissures du sol. — 64 kil. Lioni. — 70 kil. Morra Irpino. — 77 kil. iJoiiea- Andrettu. -
81 kil. C'airano. — 87 kil. Calitri, on partie détruit par le tremblement de terre du 7 juin 1910. — 91 kil. Eapoiie- Ruto. — 99 kil. Monticchio, au versant du Vultur (p. 255). — 101 kil. Aquilonia. — 105 kil. Moiitecerde (p. 255). — 110 kil. Fisciolo. — 119 kil. Rocchetta S. Antonio (p. 253).