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DeFoggia à Brindisi et dans les Fouilles

Jusqu'à JJrindisi, 234 kil., chem. uk i-ku, en 4 h. '/« ^'i ^ h'. P'''^ -"' *>". 15, 19 fr. 05 et 12 fr. 25, en express 29 fr., 20 fr. 20, 13 fr. 10. Voir p. 225. — De brindisi à Otrante: 86 kil., en 4 h. ; à partir de Lecco, seulnuent l" et 3" cl. — Pour les excursions à l'intérieur da pays, ou se son d'une voiture à deux " ' ' ' • . .- ^■.

mot «char à banc;

le» eJLCUlblUUS U 1 AUkt^liCUl uu ^.IJ a, uu Ol^ ai.^1 i it IIU^'

roues appelée scinrrabà, nom qui est la corruption du es ». Le prix est de 6 à 7 fr. par jour, tout compris ; le

mot «char a bancs». Le prix est de 6 1 trajet journalier, de 50 kil. en moyenne

BARLETTA. H- R- is. 241

Foggia, v. p. 230. A dr., le vaste Tavoliere di Puglia (p. 231). Derrière, an S., le mont Vnltur (p. 255). — 20 kil. Orta Nova.

35 kil. Cerignola, stat. d'où part nn embranch. (15 min.) sur la ville de Cerignola (6 kil.; 124 m.; Alb. Italia), qui compte 32 028 hab. ; grande culture de céréales, vignobles étendus; peu de restes antiques. — On se rapproche de la côte; des plantations de coton commencent à se montrer. — 52 kil. Trinitapoli. — 56 kil. Ofantino. Embranch. de 5 kil. (25 min.) pour les grandes salines de MargJierita di Savoia. — On passe ensuite VOfanto, YAufidns des anciens, la dernière rivière de la côte orientale, dont les bords sont couverts de broussailles. A dr., entre deux chaînes de collines, la plaine où se livra la bataille de Cannes (v. p. 242); au S., Castel del Monte (p. 243).

68 kil. Barletta. — Buffet. — Hôtels: Alb. Savoia, via délia Libéria, 4, près de la gare (oh. 2 fr.); Fanfidla, via &aribaldi, avec un restaur. fréquenté, bon (ch. 2 fr. 50); Èisorgimento (avec restaur.), en face de l'Alb. Panfulla, plus simple. — Voiture, 50 c.

Barletta, ville maritime de 40497 hab., qui fait un grand commerce de vin, est le Barduli des anciens. En prenant en face de la gare, on parvient à la piazza d'Azeglio, où est le mo?mment de Massimo d'Azeglio (m. 1866 ; v. p. 242), poète et homme d'Etat. Plus bas sur le corso Vittorio Emanuele, à dr., V église dih St-Sépulcre (S.Sepolcro), construction go th. à trois nefs dans le goût bourguignon, de la fin du xii« s., mais défigurée par des restaurations du xvni" s. Sur la tribune, restes de fresques byzantines. Devant l'église, statue en bronze d'Héraclius ou de Théodose, haute de 4 m. 50. La via Garibaldi et l'étroite via del Dnomo conduisent à l'E. à la cathédrale >S'. Maria Maggiore; la partie antérieure et le campanile construits de 1139 à 1156 sont du style roman; le reste et le chœur, qui datent du xiii® s., sont gothiques. Dans le bas côté de g., au fond, le tombeau du comte Charles de Barbi et Miihlingen (m. 1566). Dans le chœur, un tabernacle du xni^ s. La Madonna délia Vittoria, dans la cathédrale, est le seul des tableaux de Paolo de'Serafini (de Modène; commenc. du xv« s.) signés de sa main qui nous soit conservé. Derrière la cathédrale, un château du temps de Charles VI (1537) et quelques restes plus anciens. A l'O., an port, la Porta di Mare, du xvm« s. Au S. de là, dans l'étroite via S. Andréa, l'église S. Andréa, à portail du xni*' s. ; dans la sacristie, une Vierge d'Alvise Vivarini (1483). A l'O., au n" 49 de la via Cialdini, le palais Fragianni-La Marra, qui a une riche façade du style baroque et une grande «loggia» faisant face à la mer.

Pendant les guerres entre Louis XII et Ferdinand le Catholique, Barletta fut défendue en 1503 par Gonzalve de Cordoue, et assiégée par le duc de Nemours. Durant le siège il y eut, entre autres, un combat singulier («disfida») entre 13 chevaliers italiens et 13 chevaliers français, dans le voisinage d'Andria et do Corato (p. 213), combat qui fut très acharné et se termina à l'avantage des premiers. Les chefs des deux jiartis étaient Prosper Colonna et Bayard, «le chevalier sans peur et sans reproche «.

242 II- R- IS. ANDRIA. r>e Foggla

C'est le sujet du beau roman dVEttore Fieramosca» par d'Azeglio (1833; V. p. 241).

De Uarletta a Spinazzola: 66 kil. de chem. de fer, trajet en 2 h. '/a. ]irix 3 fr. 65 et 1 fr. 80. — 15 kil. Cannes, eu ital. Canne, sur la rive dr. de l'Autidus (Ofanto), localité célèbre par la grande défaite des Romains, en 216 av. J.-C. 80000 hoiiime.s d'infanterie et 6000 hommes de cavalerie, sous le.s ordres des consuls Paul -Emile et Varron, qui se remplaçaient jour à jour dans le commandement supérieur suivant une anc. tradition, étaient en présence de 40000 hommes d'infanterie et 10000 hommes de cavalerie commandés par Annibal. Après avoir changé plusieurs fois leurs positions, ils en vinrent aux mains sur la rive g. de l'Aufidus. Les deux armées s'appuyaient à la rivière, celle des Romains de l'aile droite, celle des Carthaginois de l'aile gauche. Les légions romaines rejetèrent d'abord les troupes auxiliaires espagnoles et gauloises au centre des Carthaginois, mais Asdrubal, qui était à la tête de toute la cavalerie régulière à l'aile droite, parvint à culbuter celle des Romains et à tomber sur les derrières de leur infanterie. 70 000 Romains restèrent sur le champ de bataille, et parmi eux le consul Paul-Emile; 10000 furent faits prisonniers. Quelques milliers d'hommes se rallièrent à Canusium (v. ci-dessous); le consul Varron se réfugia à Venusia avec 70 cavaliers. Annibal , au contraire, avait à peine perdu 6000 hommes. Rome semblait perdue, mais Annibal, au lieu de marcher sur la capitale, se dirigea vers la Campanie, qui se joignit à lui en majeure partie. — En 1019, le.s A}iuliens et les Normands, sous les ordres de Melo do Bari, furent aussi battus à Cannes par le gouverneur grec Basile Bugianus. Robert Guiscard prit et détruisit la ville en 1083.

25 kil. Canosa di Puglia (154 m.; voit. 50 c; hôt. : Canne, Nuovo Mondo), ville de 24 230 hab., au bord d'une colline. De l'anc. Canitsiiini, ville florissante dans l'antiquité, on voit encore des débris de murs, une porte (Porta Varrense, route de Cerignola) et les restes d'un grand am(ihithéàtre qui n'ont d'intérêt que pour les archéologues. On a trouvé dans les sépultures des en\'irons un grand nombre de vases peints, de parures en or, etc. (petite collection au musée). L'église principale, iS. Sabine, consacrée en 1101, dont le pavé est aujourd'hui au-dessous du niveau de la rue, a été défigurée par des additions ultérieures ; le plan byzantin à cinq dômes du xi» s. est en cours de restauration. A l'intérieur, 18 colonnes antiques. La confession, dans le sous-sol, renferme le tombeau du saint. Dans le chœur, un trône épiscopal en marbre reposant sur des éléphants (1078-1089, par Romualdus); dans la cef, une chaire en marbre de 1120 environ. Dans la cour S. (se faire ouvrir la porte dans le bas côté de dr.), le *tombeau de Boliémond (m. 1111), prince d'Antioche, fils de Robert Gruiscard, dont la porte de bronze est due à Ruggero de Melfi. Il y a encore d'autres cours (au palais Bovio, etc.), toutes pleines d'intérêt. La contrée produit beaucoup d'olives et, comme partout dans les Fouilles, un vin excellent.

44 kil. Minervino Marge (445 m.), ville de 17 385 hab. — 53 kil. Acgiiatet.ta. — 66 kil. Spinassola, sur la ligne de Gioia del Colle à Rocchetta S. Antonio (p. 254-253).

De Barletta a Bari par Andria, 65 kil., tramw. k vap., trajet en 2 h. 3/4 à 3 h. i/ï, l'rix 4 fr. 90, 3 fr. 50 et 2 fr. 10. — 10 kil. Andria (151m.; hôt.: Vittoria, i>iazza Vitt. Emanuele; Stella, près de lîi, tous deux avec restaur. et assez bons), ville de 49967 hab., fondée vers 1046 et jadis résidence favorite de l'empereur Frédéric II. Dans îa cathédrale d'Andria étaient inhumées Yolande de Jérusalem (m. 1228). seconde femme de Frédéric, et Isabelle d'Angleterre, sa troisième femme, qui mourut à Foggia en 1241. On a découvert i>lusieurs tombeaux sous le sol, ainsi que des restes de sculptures et do fros(|ues dans la crypte récemm«^nt mise au jour. — A la Porta .S. And7-ea ou delV Imperntore se trouve une inscription en vers qu'on attribue à Frédéric: «Andria tidelis nostris attixa modullis, etc.» Ij'ègUse S. Agostino, construite en 1230 et ornée d'un beau portail, a jusqu'en 1316 appartenu il l'ordre Teutouique. A '/« '•'''• ^ l'^^-.

à BnndiBi. BITONTO. H- ^- ^«- 243

en deçà de la Porta S. Andréa, se voit S. Croce, église intéressante, creusée dans le roc, avec des restes de fresques des xiv« et xv" s. >/« h- plus loin, la Madonna dei Miracoll, église de pèlerinage, avec église basse également creusée dans le roc et restes de fresques byzantines.

De Barletta, on aperçoit déjà au S. d'Andria, sur une montagne isolée au milieu de la clîaîne dénudée de la Murge (p. 252), l'imposant *Castel del Monte (540 m.), construit par Frédéric II dès 1240 dans le goût gothique primitif, mais avec de nombreux détails archaïsants. Ce château, où plus tard les fils de Mainfroi furent retenus prisonniers pendant trente ans, passa ensuite dans les mains des Carafa qui le cédèrent à l'Etat en 1876 (on y trouve un gardien, mais pas de restaurant). C'est un édifice octogone à pans égaux et à deux étages, avec des tours octogones aux angles et un grand portail dans le style antique; chaque étage contient huit salles, celles de l'étage supérieur ont des fenêtres gothiques particulièrement belles. Au-dessus de la porte de la cour on voit, comme dans plusieurs châteaux de Frédéric II, les restes d'une statue équestre; tout au haut de la muraille, un bas-relief antique. Vue sur la mer, la vallée de l'Ofanto et le mont Vultur (p. 255). — Une route (15 kil.) monte d'Andria au château (voit, à 2 chev. de Barletta au chat., en 2 h. 8/4, 12 fr. env. pour la journée); une meilleure route y monte de Corato (v. ci-dessous; sciarrabà, 6 â 8 f r. ; voit, à 2 chev. de Trani au chat, par Corato, en 2 h. •/2 à 3 h., env. 15 fr. pour la journée).

Au delà d'Andria, à 1 kil. à dr. de la route, se trouve un monument moderne dit l'Epitaffio, à l'endroit où aurait eu lieu la passe d'armes de Barletta (v. p. 241). On traverse plusieurs chemins de troupeaux (v. p. 2.31). — 24 kil. Corato (232 m.; hôt. : Roma, Villa di Napoli), ville de 41739 hab. — 32 kil. Riivo di Puglia (260 m.; hôt.: Roma, Napoli), ville de 23975 hab., le Rubi des anciens, connue par les nombreux et magnifiques vases antiques qu'on y a trouvés dans des tombeaux apuliens (comblés ensuite). Il y en a une collection importante dans le palais latta, où l'on peut la visiter. Dans la cathédrale, édifice normand des xii» et XIII» s., avec un beau portail, se voient des fresques du xv» s. A la corniche de la nef centrale au-dessus du bas côté de dr., près de la façade, on aperçoit plusieurs têtes habilement imitées de l'antique qu'on admirera le mieux de la terrasse de la maison vis-à-vis. Le palais Spada a une belle cour de la Renaissance. — 37 kil. Terliszi. — 50 kil. Bitonto (118 m.; hôt. tenu par Poveromo, modeste), ville de 27 039 hab., produisant beaucoup d'huile comestible. C'est le Butunttim des anciens. La muraille d'enceinte est bien conservée. La cathédrale, édifiée vers l'année 1200 et récemment restaurée, est le plus pur spécimen du style lombardobyzantin de cette contrée. Il y a de belles galeries conduisant aux tribunes des femmes. A l'intérieur, l'un des deux ambons a des éléments arabes; le bas-relief au revers de l'autre, dû au ciseau de maître Nicolas (1229), se rapporte, dit-on, à Frédéric II et à sa famille; la crypte, à trois nefs, repose sur 24 colonnes. Le palais Sylos-Labini a une riche cour de la Renaissance (1500). — 65 kil. Bari, v. p. 244.

La voie ferrée longe la côte. Le pays, d'une très grande fertilité, a de riches plantations d'oliviers, qui ne couvrent pas moins de 98000 hect. dans la province de Bari; la région qui produit la meilleure olive s'étend de Barletta et de Canosa jusque près de Tarente (p. 260). Vignobles importants. Grande exportation de vin.

81 kil. Trani. — Hôtels : Italta, piazza dclla Libertà, ch. 2 à 3 fr., bon; Milano, piazza Vitt. Emanuele; tous deux avec rest. — Café Ronm. — Voit, à 2 chev. pour excursions (à Castel del Monte ou à Ruvo, v. cideesus), 13 à 15 fr.

Trani, le Turenum des anciens, est port de mer et ville de

244 II- H- ts. TRANT. De Foggia à Brindiai.

32059 hab., bien bâtie. Dans un beau site, dominant la nier, s'élève sa *cathédrale, édifiée de 11G9 à 1250; elle a encore, à l'O., un portail roman et de magnifiques portes en bronze (vers 1170) par le fondeur Barisano, originaire de Trani; mais l'intérieur est affreusement défiguré. Son svelte campanile date des xii«-xiv« s. Eglise basse intéressante, la plus grande du monde, commencée vers l'an 1100; crypte plus ancienne de St Leucius (670). Du côté du port, l'anc. palais Simone Caccetta (xx* s.), du style goth., maintenant séminaire. A côté, l'église Ognissanti, ancien hospice de Templiers, qui a au-dessus du portail un bas-relief roman, l'Annonciation. On remarque encore les églises S. Giacomo et S. Francesco (1184) à façades romanes, la dernière couronnée de trois coupoles byzantines, et le château, construit de 1233 ;\ 1249, qui sert auj. de prison. La Villa, joli jardin public sur le bord de la mer, au delà du port (bains de juin à sept.), renferme trois bornes milliaires de la voie Trajane, qui allait de Bénévent à Brindisi par Canosa, Ruvo, Bari et Egnatia. Belle *vue du fort dit Fortino S. Antonio sur le port et la cathédrale. — On récolte aux environs un excellent vin, le moscato di Trani.

89 kil. Bisceglie (Alb. Roma), ville de 31461 hab., avec une cathédrale consacrée en 1295 et les ruines d'un château des Hohenstaufen. Non loin de la place, l'église S. Margherita, fondée en 1197, renferme un diptyque du xii« s. et des tombeaux remarquables des Falconi, du xiv® s.

A 6 kil. au S. de Bisceglie, sur la route de Ruvo, un immense dolmen de la fin de la période néolitliique; à 2 kil. de Molfetta, sur la route de Ruvo, une ville de cavernes, dite Piilo, de la même époque.

98 kil. Molfetta (Alb. Centrale, sur le port), ville de 40641 hab., avait autrefois un traité de commerce avec Amalfi. L'anc. cathédrale S. Corato, à trois dômes, date des xiii« et xn'* s. — 105 kil. Giovinazzo, l'anc. Nativlum, et sa cathédrale de 1283. — 112 kil. Santa Spirito-Bitonto, deux localités, la seconde (p. 243) à. 1 h. '/2 au S.-O.

123 kil. Bari (buffet). — hôtels (v. p. xix): H. Cavour (pi. c, C4), corso Vitt. Emanuelc, 86; — Alb. del Risorgimento (pi. a, Ci), via Sparano da Bari (ch. seulem.); Leo>i d'Oro, à la gare (oh. dep. 2 fr.); Alb. Picciniii (pi. d, D 4), via Piccinni, 12.

Restaurants: Risorgimento, dans l'hôt. Cavour, v. ci-dessus; Tmtt. delV Ostricaro, non loin de la via Piccinni. — Cape: Stoppant, corso Vitt. Emanuele, 58-G2. — Bhassebik: Birreria Aidonelli, Birr. Svizeera, toutes deux corso Vitt. Emanuele. — L'eat potablk (v. p. xxiii) étant rare, on est obligé pendant la sécheresse de la faire venir par bateau, si bien qu'il est préférable de s'en tenir aux eaux minérales.

Voitures: à 1 chev. 50 c. le jour, 1 fr. la nuit; à 2 cbev., 80 c. et 1 fr. 50.

Tramways : de la gare au nouveau port [Dogana, pi. C2; 10 c.) par la préfecture, le cbàteau et la cathédrale; de la gare il la station du tramw. de Barlctta, via Napoli (hors pi. A 3 ; v. p. 3-13-212) ; do la poste, vers lo S., à Carhonnrn et C'eglie.

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