GIRGENTI
Vhippodrome. On voit les restes des célèbres canaux de Phéax dans le vivier.
Cérès
JllHOH
Lacin.
Concorde
Hercvle
Jitiriter
Cast.et Poil.
Escul.
Voici les dimensions des temples, en mètres:
Longueur, y compris les soubassements
Largeur
Longueur de la cella . .
Largeur de la cella . . .
Hauteur des colonnes, y compris les chapiteaux
Diamètre des colonnes .
Entre-colonnements . . .
Hauteur de l'entablement
La VILLE ACTUELLE a pour principales curiosités le temple sous S. Maria dei Greci, la cathédrale, S. Giorgio et le musée.
De la piazza Vitt. Eman. (p. 360), en passant devant le Palazzo Provinciale et en montant au N. tout en contournant la ville à g., on arrive en ^/^ d'h. à l'anc. Porta Bibirria, transformée maintenant en terrasse-belvédère. Au N., le Pizzo di Cammarata (1579 m.); à l'E.-N.-E., le sommet de l'Etna qu'on voit .à dr., à côté des deux cimes du mont Caltafaraci (531 m.), le matin par un tem2)s clair. — De la porte, la via Duomo se développe vers le S.-O. De là, en face de la Bihlioteca Lucchesiana, fondée au xviii« s., la via Cannella descend à g. et débouche, au bout de 35 pas, dans la via S. Maria dei Greci et à l'emplacement occupé autrefois par une église de ce nom, aujourd'hui en partie démolie, sous laquelle on a mis au jour les restes d'un temple (gardien dans la rue à g., n» 37; pourb.). Ces restes, comprenant, derrière le mur septentr. de l'église, les degrés et la partie inférieure de 6 colonnes doriques de la rangée du N., et dans les murs latéraux, des fûts de colonnes des deux rangées longitudinales, proviennent, selon l'opinion la plus répandue, du temple de Minerve, le second sanctuaire de l'acropole (v. ci-dessous), et font supposer que Théron en fut le constructeur.
De retour à la Biblioteca Lucchesiana (v. ci-dessus), on continue à suivre la via dcl Duomo dans la direction de l'ouest.
La cathédrale s'élève à la limite septentr. de la ville, à 320 m. d'altitude. Elle occupe probablement l'emplacement du plus ancien sanctuaire de l'acropole, le temple de Jupiter Polieus (p. 359). Commencée auxiv^s., elle est en grande partie modernisée; seul, à son extrém. occid., le campanile inachevé, d'où la vue est admirable, montre les formes de son architecture primitive avec ses fenêtres à arc en accolade et les ornements zigzagues de la niche du balcon. A l'intérieur aussi on est en train de dégager les beaux piliers et les arcades primitives. Le vieux plafond de bois peint, restauré en 1688, est également remarquable. Le dernier autel de dr. a une Vierge du Gvide (f). Ij'Aula Capitolare ou salle du Chapitre, à
304 ill. E. 25. GIRGENTI. Ville moderne.
rexlii^inité du bas côté de {^., renferme un sarvoi>hage en marhrr, travaillé du temps des Komains d'après un bon original grec du commencement dn iv" s. et revêtu de bas-reliefs représentant la légende d'IIippolyte.
Sur le incmior petit fôti^, Phctlrc, cntoiiico de ses servantes, est eu l)iipie aux touiiiuMits de raiiiour; sur la face de dr., Hippolytc Ji la cliassc; sur celle de g., la nourrice apportant à Hippolytc la lettre d'amour de .sa belle-mère, et .sur l'autre petit côté la mort d'Hippolyte. — 20 à 30 c. au sacristain.
Une particularitc d'acoustique de la catlit'dralc est que l'on entend, sur la corniche du maître-autel, chaque mot i)ronoiicé sur le seuil de l'entrée occid., bien que la distance soit de plus de 30 m.
De la cathédrale, on prend alors à l'O. pour arriver à la piazza (Ici Soniinario et descendre de l'angle S.-O. la via del Seniinario; la VIA Oiîi.ATi, à dr., conduit on qncUiues pas à l'Istituto Gioeni décoré à dr. du portail normand de l'anc. église S. Giorgio, aujourd'hui détruite. En rebroussant chemin et en prenant par la via Oblati, on arrive à la piazza dki, Municipio, à l'extrémité occid. de la via Atknea, la rue principale qui de plain-pied traverse la ville à partir de la piazza Vitt. Emanuele (p. 3t)0). Un peu plus bas se trouve le musée, ouvert de 10 h. à 2 h. 11 est sous la direction de l'orfèvre Coli, et comprend un Apollon archaïque en marbre (oeuvre fort remarquable), un sarcophage avec une frise à triglyphes trouvé en 188() près de la mer, beaucoup de vases, surtout préhistoriques, des monnaies et des fragments de marbre antiques. — Un peu plus loin à l'E., dans la via Atenea, sont \a j^oste et, en face, la chambre (le commerce ; plus à l'E., vis-à-vis du n« Î99, l'église del Parf/atoHo, près de laquelle, sous lo lion de pierre, se trouve l'entrée des anciennes carrières souterraines dites les Catacombes, qui s'étendent sous toute la ville. — 4 min. pins loin, on se retrouve sur la piazza Vitt. Emanuele, reliée au S.-E. au PAs.'îKOfiio Cavour (p. 3G0), promenade à plat au-dessous du rocher de Minerve, d'où on a une vue ravissante; un pou avant le coucher du soleil, on y découvre par un temps clair, à près de 150 kil. à l'O. -S.-O., l'île de Pantelleria (p. 472).
De la Villa Garibahli, JAriWu pui)lic au N.-K. de la piazza Vitt. Einan., on monte on 20 min. au rocher de Minerve {Bxpe Atenea, 351 m.; le sommet esta un particulier: billet d'entrée avec description des ruines, (iO c.) en suivant la route de voit, qui passe devant tS. Vito, ancien couvent de capucins qui sert maintenant de prison, en prenant à dr. à la bifurcation et de nouveau à dr. près des anciennes carrières, 4 min. plus loin. Le nom du rocher iiuliqne qu'on y a cherché le temple de Minerve (p. 3(53); mais la citerne, un pan d'un mur d'enceinte à l'E. et au S., une galerie souterraine et les fondements indéterminables d'un édifice grec (tour de guet?) excitent moins l'intérêt que la *vue étendue dont on jouit. La dépression aujourd'hui comblée entre la ville et le rocher aurait été, dit-on, pratiquée par Empédocle pour donner passage au vent du N. et
Rocher de Minerve. GIRGENTI. III- R- 29. 365
chasser ainsi la malaria. — Du sommet du rocher de Minerve (les personnes non sujettes au vertige peuvent aussi le contourner au N. sans entrer), on fait une jolie promenade sur l'arête N.-E. qui tombe à pic à l'extérieur dans une gorge profonde, le long d'une pente calcaire toute recouverte d'herbages et de palmiers nains; on met 25 min. pour descendre à S. Biagio (p. 360).
Les mines de soufre (v. p. 366), intéressantes pour les personnes compétentes (v. p. 285 et 36fi), ne sont d'ordinaire accessibles que sur recommandation; celles des environs de (îirgenti sont épuisées pour la plupart ; l'une d'elles, dans le voisinage de la gare, est encore en exploitation ; l'une des plus grandes, celle de S. Lticin, se laisse deviner par sa fumée à 14 kil. k l'E.-S.-E. (route carrossable).
Le prof. A. Mosso a découvert dans les dunes <le C'nnnatello, à l'O. de l'embouchure du Naro, à 15 kil. au S.-E. de Girgcuti, un village néolithique où l'on voit au milieu une place ronde et une cabane ayant servi au culte.