De Palerme et de Girgenti à Catane
De Palerme a Catane: 243 kil., chem. de fer, 7 h. en express (wagonrestaur. pour l™ et 2» cl., déj. 2.50, v. c, dîn. 3 fr. 50, v. c), prix 29 fr. 95, 20 fr. 80 et 13 fr. 50; 9 h. '/j en train omnibus. — De Girgenti a Catane: 191 kil., chem. de for, train du mat. (avec wagons directs de 1" et 2" cl. jusqu'à Bicocca), à partir de S. Caterina Xirbi où les deux lignes se rejoignent, express (wagon-rest. comme ci-dessus), en (i h. '/a, prix 23 f r. 55, 16 fr. 50 et 10 fr. 70; train omn. en 8 h. Les voyageurs qui no veulent pas utiliser le wagon-rest. feront bien d'emporter des provisions, les buffets étant peu nombreux et les vivres qu'on pourrait acheter à quelques autres stations, très rustiques.
De Palekme a S. Caterina Xirbi. Jusqu'à Roccapalumha (70 kil.), V. p. 354-356. — Contrée déserte. — 87 kil. Valledulmo. Tunnel. — 96 kil. Vallelunga. A g., le mont Gampanaro. — 101 kil. Villalba. On atteint la vallée du Bilici, qui coule au S., mais on la quitte bientôt pour traverser, par un tunnel de 6422 m., après la stat. suiv., la chaîne de montagnes qui se présente en face. — 106 kil. Marianopoli (350 m.). La localité (720 m.) est à quelque distance sur la hauteur. — 117 kil. Mimiani-S. Cataklo; la seconde de ces localités est beaucoup plus près de la ligne de Girgenti à S. Caterina Xirbi. — 127 kil. S. Caterina Xirbi, on aboutit la ligne de Girgenti (v. p. 367).
De Girgenti a S. Caterina Xirbi. — Jusqu'à Aragona-Caldare (10 kil.), v. p. 358, 357. — On passe sous plusieurs tunnels et on traverse la région des mines de soufre (« zolfare », v. p. 285) ; à g., beaux coups d'œil sur les montagnes volcaniques, en partie d'une hauteur considérable. — 15 kil. Comitini Zolfare. Immédiatement après, la ligne traverse un ravin dont les parois sont magnifiquement tapissées de cristaux de gypse mouchetés de soufre. — 20 kil. Grotte, peut-être VErbessus des anciens, d'où les Romains faisaient venir leurs vivres pendant le siège d'Agrigentum, en 262. On voit long-
3(5(5 ni. R. 30. CALTANISSETTA. De Girgenti
temps au N. les liautours des Madonie (p. ;57(î) et à g. de là, le Pizzo di Cammarata et le Pizzo di Sutera. — 22 kil. Bacalmuto, ville de 1()028 liab., dans un joli site. — 30 lui. Castroflippo.
39 kil. Canicatti, point de jonction de la ligne de Licata et Syracuse (R. 31). La ville de Camcatti (450 m.; Alb. Venezia) a 24687 hab. et une école technique.
De Canicatti, un cnibranchemont, inauKun' en Util, dessert (15 kil.) Xaro (602 m.; hôt. Messina), localité de 12900 liai)., avec un château de.s Chiararaonte et de petites catacombes de l'éjioquc chrétienne. De Naro, une dilig. mène en 3 h. ii Palma di Moatechiaro (160 m.; Alb. del Sole), ville de 14 300 hab., dont les environs fournissent les plus grosses amandes de Sicile. Bateaux à vap., v. p. 371.
Le train retourne un peu en arrière et oblique ensuite à dr. — 49 kil. Serradifalco, petite ville qui a donné son nom à l'auteur de l'ouvrage intitulé «Antichità di Sicilia», Domenico lo Faso Pietrasanta, duc de Serradifalco (1783-1863). Puis on passe sous deux petits tunnels. — 02 kil. S. Cafahlo; la ville, de 18090 hab., est à 2 kil. au nord. Dans les environs, riches mines de soufre. Juste avant d'entrer eu ville, on passe sous un long tunnel.
68 kil. Caltanissetta. — Hôtei-s (faire prix) : Bristol, dans une rue latérale, à l'entrée de la ville (ch. 1 fr. 75); Romereg, avec caférestaur., piazza Garibaldi ; Concordia, avec restaur., bon. — RESTAUR.\iJT Gainhriniis, h côté de la piazza GJaribaldi, à l'hôt. de ville. — Voitures, de la gare, 40 c, la nuit (10 c.
Caltanissetta (588 m.), sur une colline, ville de 43023 hab., cheflieu de province, la localité la plus importante de Pintérieur de l'île, doit sa prospérité ;ï l'exploitation de ses mines de soufre (v. cidessous) et à la culture des céréaljjs. Le centre du mouvement est la piAzzA Garibaldi, OU l'ou parvient de la gare par la via Cavour et le corso Vittorio Emanuele IL Sur cette place se trouvent: la cathédrale, consacrée en 1622, avec quelques fresques de l'école sicilienne, la poste, la chambre de commerce et Vhôtel de ville où l'on a ouvert, en 1911, un musée contenant des tableaux, des sculptures et quelques antiquités. En suivant au S. le corso Umberto I, la seconde grande rue qui passe ici, on parvient au viale Margherita, avec le palais provincial, et a.\i jardin public, qui offre, à l'E., un coup d'œil curieux sur les vallées et les montagnes. La vue est encore plus étendue au mont S. Giuliano (727 m.), au N. de la ville, ou s'élève un monument du Sauveur de 18 m. de hauteur.
L'exploitation des mines de soufre, (lui a ici son centre (administration des mines) et son école do chefs-mineurs (avec une collection de minéraux), se fait en général d'une façon très primitive et presque sans machines; la chaleur nécessaire est encore produite en brûlant une partie (lu soufre dans des fourneaux blancs, liants d'env. 5 m. et ou forme do cône («calcaroni»). L'industrie du soufre traverse actuellomont, par suite de la concurrence des mines do la Louisiane, une crise très sérieuse à lai|uelle ou n'a pas encore réussi ii remédier, malgré la fondation d'iuic société anglo-sicilienne qui a pour but de monopoliser l'exportation, de créer un syndicat obligatoire et (le fonder une banque de crédit, avec lo concours do l'Etat. En 1894, l'exportation s'élevait à 340 222 tonnes de soufre brut; on 1904, à 49():HW tonnes; pour toute l'Italie (v. p. 285), en 190 1,
à Catane. CASTROGIOVANNI. III- R- 30. 367
à 529352 tonnes représentant une valeur de 50641175 fr. En 190fi, la quantité de minerai de soufre extraite dans toute l'Italie a été de 3 273 901 tonnes d'une valeur de 36 910 901 fr.
3 kil. au N.-E. de Caltanissetta, à g., le couvent Badia di S. Spirito, dont l'église a conservé ses belles formes normandes de 1153. 100 m. plu.s loin, un chemin conduit à g. à plusieurs grandes mines de soufre. En suivant la grande route, on parvient, 2 kil. plus loin, à un volcan de boue, dit Terrapilata , dans le genre des Maccalube (p. 357).
De Caltanissetta à Terranova (p. 371), grande route (env. 84 kil.; diligence), par Pietraperzia, Barrafranca (bifurcation à g. sur Piazza Armerina, p. 369), Mazzarino et Butera.
(127 kil. de Païenne ; 75 de Girgenti) S. Caterina Xirbi (buffet), station près de laquelle les deux lignes se rejoignent. La gare est à 2 h. au S. de la petite ville de S. Caterina. En venant de Girgenti, on aperçoit pour la première fois l'Etna un peu avant d'atteindre la station.
Les distances sont maintenant calculées à partir de Palerme.
134 kil. Imera; non loin de là, la Zolfara Trahonella, la plus grande des raines de soufre de Sicile. Puis on franchit le Fiimie Salso (Himera meridionalis, v. p. 356). Immédiatement après, un tunnel. — 142 kil. Villarosa; riches mines de soufre. Au premier plan, à g. sur la hauteur, se montre Calascibetta (p. 368); à dr., sur la croupe rocheuse qu'on voit au premier plan, la tour octogonale de Castrogiovanni. — • On entre ensuite dans les montagnes; la voie monte continuellement d'une manière sensible, en formant des courbes, passant sur des viaducs, traversant des tunnels et coupures de terrain souvent voûtées de main d'homme à cause de l'instabilité du sol; ensuite elle franchit une gorge tortueuse, pour passer enfin sous un tunnel de 1424 m. de longueur entre les deux localités, situées sur les hauteurs.
153 kil. Castrogiovanni - Calascibetta (buffet). Il y a env. ^2 h. de route en omnibus jusqu'à Castrogiovanni (Ifr. 20; bagages, 50 c), sur une montagne isolée de 097 m. de hauteur. A g. à l'entrée, sur un rocher, un autel romain. A pied, il faut 1 h. 1/4 à 1 h. ^/^. A michemin, on raccourcit en montant par le lit escarpé de la rivière.
Castrogiovanni, — hôtels: Belvédère, sur la place, avec belle vue, assez bon (ch. 3 fr., faire prix). — Trattoria Sabella, à l'entrée de la ville. — Cartes postales illustrées chez l'horloger Bruno, presque en face de S. Giovanni. — Diwg. pour Calascibetta (p. 368), en 1 h. 20.
Castrogiovanni, ville de 26081 hab., pittoresquement étendue sur une éminence en fer à cheval ouvert vers le S.-E., est VEnna des anciens que décrit Cicéron et que Tite Live dit inexpugnable, auj. de nouveau place forte importante. Les Arabes la nommèrent par corruption Kasr lani ou château Enna, d'où est venu le nom moderne. 3 heures suffisent pour en faire la visite.
Entm, joue un rôle important dans l'histoire de la Sicile. Les Sicules, qui s'y étaient établis longtemps avant la colonisation grecque, y localisèrent leurs mythes et en tirent le centre du culte de Démeter-Koré. La
3r,S m. H. 30. CASTROGIOVANNI. l^e Girgcnti
contrôc, aiijmiiii'lnii peu fertile et dî'nu(l(^c par .suite de l'oxploitatiou du sdufrc, était dans l'atiticiuité un véritable jardin entrecoupé de forêts, de ruisseaux, de lae.s et do eliamp.s rendant au ucutuplc la ucmencc qu'on y déposait.
Enna (nu Ilonna), c(donisée, dit-on, jiar de» Syraeusains on 664, partagea le sort de .sa métropole. Elle tomba par trahison au pouvoir de Denys \'" en ;i'.i7 , fut pri.se par Agathot-le, puis oLeujiée par les Cartliajîinois dans la première guerre punique en 25!) et plus tard aussi par les Komains, cneoro jiar suite d'une trahison. Dans la sceondo guerre ])uni- (juc, la défeetiou de la ville fut empêchée par l'énergie de la garnison romaine. Les Romain.s livrèrent des combats acharnés pour reconquérir la place, lorsque les esclaves révoltés s'y furent retirés sou.s la conduite d'Euuus. Le siège dura deux ans (lo;i-i:52); on trouve encore de nos jours des projectiles lancés jiar les balistcs romaines, ;i l'endroit le moins escarpé de la montée de Castrogiovanni. La faim réduisit les as.siégés jilus encore que les armes. En 837, les Sarrasins tentèrent en vain de surprendre la ville, où s'était réfugiée toute la population des campagnes environnantes. En 85!), Abbàs Ibn Fadhl s'empara de la forteresse par ruse; {)ar un canal au N. de la place, un prisonnier lit entrer les Araoes qui y tirent uu immense butin et envoyèrent les femmes jusqu'à Bagdad. Les Normands la prirent aussi en 1087. Henri VI de Hohenstaufen, qui voulait entrer en jouissance de son héritage en Sicile, dut en faire la conqnête on 1197.
En montant de la gare, on débouche par la via S. Agata et la piazza S. Croce, dans la via Ruma qui traverse toute la ville. En la suivant à l'E., on rencontre d'abord la piazza, bordée an N. par l'église et le couvent de S. Francesco, ainsi que par un hôtel et une terrasse-belvédère; en face (N.), sur la montagne, s'étend CaloJitdhefta (878 m.; dilig., v. p. 367), dominée par sa cathédrale. Plus loin, dans la via Ronia, on rencontre à g. l'hôtel de ville, puis à dr. S. Giov<(iini et son campanile gothique isolé; encore plus loin à g., le Pahrzzo Pollicarmi- (xV s.), constructiim goth. bien dégradée, et immédiatement après, à dr., aS. Chiara qui a un pavement de dalles très intéressant.
A peu de dislance, à g., la Chiesn Madré (Madonna délia Visitazione; à 10 min. de la i)lace.), fondée en 1307, n'a conservé ses formes primitives que dans le cîiœur et au transept.
L'intérieur, d'un aspect pittoresque (xvi« a.), est supporté par quatre demi-colonnes et huit colonnes à fût trapu, chapiteau corinthien et base sculptée en partie d'une manière assez fantastique. Adossé à l'une d'elles, nu bénitier à pied antique. Le plafond do la large nef médiane, les stalles du chœur et les armoires de la sacristie sont richement sculi)tés. Le trésor possède d'anciens vases sacrés de grand prix (s'adresser \ l'un des prêtres, aussi bien pour la visite de co trésor que jiour celle du petit musée en face de l'église). Le musée (ouv. le dini. et le jeud.) renferme nu niédaillier, des vases, une statue de femme tenant un enfant dans ses bras, d'autres antiques et fossiles et quelques tableaux.
5 min. plus loin à l'E., la Citfndclld aux nombreuses tours, vieux château fort reconstruit parle roi Mainfroi, couronne le point le plus élevé de la contrée. En faisant le tour des murs, plus particulièrement en montant à l'intérieur (sert en partie de prison; frapper <\ la porte; pourb.) sur la plate-forme de la plus haute tour, on a surtout au coucher du soleil une des plus belles *vues sur la Sicile, dont on occupe à peu près le centre.
« Catane. PIAZZA ARMERINA. III. H. 30. 3G9
On voit à l'E. la pyramide de l'Etna; an N., les deux chaînes de montagnes des Nébrodes; au N.-N.-E., le mont Altesina (1193 m.), derrière la montagne sur laquelle est Calaseibetta (p. 368). Sur le prolongement oriont.de cette montagne, Leonforte et Agira; entre les deux, à l'arricreplan, Troiua (p. 356); plus à l'E., Centuripe. Au N.-N.-O., dans un vallon entre le mont Alte.sina et les monts Madonie, .sur des croupes escarpées, Aliraeua, Petralia Soprana et Gaugi. Au N.-O., le S. Calogero près de Termini ; à l'O., le Pizzo di Cammarata; au S., les monts Héréiqucs, Lieata et la mer; au premier plan, le lac de Pergusa (v. ci-dessous). — D'après les archéologues, la Roeca serait construite sur l'emplacement d'un célèbre temple de Cérès, tandis qu'un second, consacré à Proserpine, se .serait trouvé sur le mont Salvo, près du couvent des Pères réformés; il n'est resté de traces ni de l'un ni de l'autre.
A ro. de la place, les églises à tours gothiques de S. Tommaso et de Carminé, cette dernière maintenant utilisée comme hôpital. Sur la hauteur, h l'extrémité 0. de la ville, la tour octogone d'un château bâti par Frédéric II d'Aragon.
Un chemin carrossable conduit au S. de Castrogiovanni .i Piasza Ariiicrina (env. 40 kil.). Passant devant de nombreuses grottes et cavernes qui sont en partie habitées, on parvient, en 2 h. env., au lac Pergusa (674 m.), profond de 4 m. 60 et d'une superficie de 183 hectares; c'est là que Proserpine aurait été enlevée par Pluton. Encore 2 h. plus loin, on rejoint la route d'Assoro, v. ci-dessous.
Eu continuant le trajet en chemin de fer, beau coup d'œil en arrière sur Calaseibetta et Castrogiovanni. — • 164 kil. Leonforte; la petite ville, dans un beau site, est à 8 kil. au N., sur une hauteur (dilig. en 1 h. '/gi P''i'^ 1 fi"- Serv. autom. de la gare par la ville, pour Nicosia, etc., v. p. 356, 355).
On entre ensuite dans la vallée sinueuse du Dittaino (Chrysas). — • 174 kil. Assoro-Valguornera. Assoro, à 11 kil. au N.-O., est une anc. ville sicule. Beau coup d'œil à g. sur l'Etna, qui reste maintenant visible.
De la gare d'Assoro à Caltae/lroiw, dernière station de l'embranch. de Yalsavoia (v. p. 424), dilig. (dans la matinée) par (14 kil.) Valgiiar liera jusqu'à PUizza Arnierimi (37 kil. en 6 h., prix 8 fr. 50; voit, partie, 15 à 20 fr.); de Piazza, le matin jusqu'à Caltagirono (32 kil. en 5 h., prix 5 fr. 50). A env. 6 kil. au delà de Valguarnera aboutit le chemin de Castrogiovanni (v. ci-dessus). On rejoint avant Piazza la route de Caltanissctta (v. p. 367) par Pietraperzia (440 m.) et Barrafranca (447 m.) à Piazza (56 kil., dilig. en 8 h. 1/2)-
Piazza Armerina (721 m.; hôt. : Concordia, Sole), en dialecte sicilien C'hiazza, ville de 24 119 habitants, a conservé de nombreux restes d'architecture du style goth. sicilien; à 1 kil. au N., l'église normande Priorato di S. Andréa. — On suit plus loin la route de Terranova (p. 371), jusque près de S. C'ono, où s'embranche à g. la route de Caltagirone (v. p. 425).
180 kil. Raddusa- Agira. 2 fois par jour, dilig. en 3 h. pour la petite ville iVAgira, nommée précédemment S. Filippo d'Argird, située à une hauteur de 650 m. et à 19 kil. au N. de la gare. C'est VAgyrium de l'antiquité, une des plus vieilles villes d'origine sicule. L'historien Diodore, dont elle était la patrie, nous raconte, entre autres choses, la visite qu'y fit nercule avec lolas, son compagnon d'armes, et la vénération dont il était l'objet, ce qui indique qu'il
370 ITI. R. •10. CENTURIPE.
y aurait en ici une culonie phénicieniip. Timoléon y amena (le nouveaux colons forces en 330, y construisit une agora, des temples et un beau théâtre, dont il n'est resté aucune trace. Aujourd'hui, Hercule est remplacé par St Philippe, fêté le l*'"' mai de chaque année. On trouve de beau marbre dans le voisinage.
A onv. 2 1). au N. d' Agira, dans la vallée du (orrcnt du niênie nom, se trouve Gaçiliano Cagtelferrato, dont le l'omniandant, Montaner di Sosa, attira dans une embuscade, eu i:iOO, les Français conduits par le comte de Bricnue, de sorte que 300 des chevaliers de ce dernier y furent tués ou faits prisonniers. Au-dessus de ftasliano, qui passe i]0ur être l'anc. Galaria des Sicules, est située au N.-E. Troina (p. 35fi).
Au delà de (187 kil.) Saraceni, la ligne passe sur la rive g. du Dittaino. A dr., la longue crête du m<>7it Scalpello (S.Wm.); derrière, le mont Indica (7(54 m. ; v. p. 356, Gangi). — 197 kil. Cotenanuova-Centuripe. A 12 kil. au N.-E., à g. de la station (omn. en 3 h. 1/.^; à cheval en 2 h. '/g jusqu'à Centuripe, et de là à Aderno, p. 407, en 3 h. '/g, belle vue; cheval et guide monté 15 fr., y compris le pourb. ; le long du chemin, plusieurs mines de soufre) se trouve
Centuripe ou Cerdorhi (726 m.; Locanda d'Italia, simple, mais convenable; Trattoria dans le voisinage), ville de 10899 hab., sur une hauteur escarpée, au-dessus de la vallée AwSimeto. Vue superbe sur l'Etna. Les anciens comparaient déjà la situation de la ville sicule de Cenhiripai à celle d'Eryx. Très importante à la fin de l'époque hellénistique et sous les Romains, elle fut détruite en 1233 par Frédéric II, après une révolte, et sa population transportée à Augasta (p. 425). Outre quelques restes épars de maisons romaines et de tombeaux, on a découvert fécemment tout un des quartiers distingués de la ville hellénistique.
Le chemin de fer reste encore quelque temps dans la vallée du Dittaino. A g., une échappée de vue sur Centuripe, dans son site pittoresque, et plus loin snr l'Etna. — 202 kil. Muglia. — 209 kil. Sferro. L'Etna apparaît isolé et entièrement visible. Ensuite commence la plaine de Catane, que l'on découvre à droite. — 215 kil. Gerbini. — 220 kil. Portière Stella. Puis on traverse le Simeto, dans lequel le Dittaino se jette un peu plus loin an S. — 222 kil. Simeto. — 224 kil. Moftn S. Anatsasia; la ville (4243 hab.; seulement une Trattoria très médiocre), avec un vieux château sur une hauteur escarpée, est située à 7 kil. au N.-E. de la gare. lia stat. de Misterbianco (p. 408) en est plus rapprochée. — 235 kil. Bicoccn, point de jonction de la ligne Catane -Syracuse (p. 424; rafraîchissements). On revoit la mer un peu avant Catane, et l'on traverse en tunnel une coulée de lave pour arriver à la gare, qui est près du rivage.
243 kil. Catane (p. 408).