De Palerme à Messine, en longeant la côte
232 kil. CiiiiM. i>i.: KEit cil 5 h. il 7 h. '/a; 28 fr. 80, 20 fr. 05, 1;! fr. ; les express vont jusim'iiu ptirt île Messine; eoiiespoudauce directe avec les trains rapides de Naples et de Métapnute (v. p. 271 et 2l>3) par les baes il vapeur (iiii desservent Villa S. Giovanni et lieggio. Wagon-restaurant (v. p. 3ti5) à l'express du soir (eu sens inverse, à celui du matin) et wagon-lit (7 fr. de supplément) h un train de nuit dans clKu^ue direction. Le train de luxe (les mardi et dini.; v. p. 271) a, outre un wagon-restaurant, uu wagon direct jjoiir Paris et un autre pour Berlin qui sont transbordés de Messine à Villa S. C-fiovauni; supplém. de taxe entre Païenne et Messine 10 fr. 40.
Bateaux a vapeur de la Società Naz. di Servizi Marittimi, lignes X et XI, tous les dini. après-midi de Palerme à Messine en 13 li.; 27 fr. 45, 18 fr. 30, nourriture non comprise.
De Païenne à Tenniiii, v. p. 354. — Au delà de Tennini, on traverse d'abord une contrée autrefois stérile et dépourvue d'arbres, mais qui est aujourd'hui en pleine transformation: on y crée des jardins maraîchers, on y cultive l'oranger et d'autres arbres; pour écarter l'embrun de la mer, on élève des digues que l'on plante de figuiers d'Inde. C'est aux émigrants revenus d'Amérique, où ils ont amassé une petite fortune, qu'est due cette renaissance agricole que l'on constate aussi en d'autres endroits de la Sicile. De temps à autre, de belles échappées de vue dans les vallées et sur la côte. Puis on franchit la vallée du Fiume Torto.
47 kil. (de Palerme) Buonfornello. La ferme et la tour de Buonforuello qu'on voit à g. de lavoie ferrée, à 750 lu. à l'E. de la gare, s'élèvent sur les ruines d'un temple dorique de l'an 480 av. J.-C. à peu près. C'est sur la hauteur à dr. que se trouvait la ville grecque la plus occidentale de la côte N. de la Sicile, Himera ou Himèrey patrie du poète lyrique Stésichore, appelé d'abord ïisias, né vers 630, qui enrichit le chœur en ajoutant l'épode à la strophe et à l'antistrophe. En montant au sommet de la colline escarpée et couvert de sumac, on ;trrive à un plateau qui descend du bourg de Signora. A l'E. coule le Fiume Grande (Himera septentrionalis, V. p. 356); à l'O., une petite vallée, où l'on a découvert des tombeaux, sépare l'emplacement de la ville du plateau; au N., la colline s'abaisse à pic dans la plaine.
Himera fut fondée en 648 par des colons de Messine (Zancle). Après la prise de la ville par Théron d'Acragas, Amilcar, h la tète d'une armée carthaginoise, vint l'assiéger eu 480. C'est alors qu'eut lieu dans la plaine du littoral la plus grande bataille qu'aient livrée les Grecs de Sicile. L'armée carthaginoise, iiuai>able do résister à l'attaque de Gélon et de Théron, fut comiilètement anéantie et Amilcar lui-même monta, comme le rapporte la tradition, volontairement sur le bûcher pour tléchir la colère des dieux. Cette bataille fut probablement un pou antérieure i celle de Salamine, (luoiqiic les Grecs prétendent qu'elle eut lieu le inèuie jour. En 409, Annibal, lils de Gisgon et petit-tils d'.\milcar, s'empara enliu de la ville, abandonnée de nuit par la [ilupart de ses habitants, et la détruisit si complètoment, qu'on ne tenta plus jamais de la reconstruire.