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ROUTE 13J FLORENCE : — PRINCIPALES CURIOSITÉS

Climat.

Florence, située sur les bords do r\rno, au pied des contreforts des Apennins, souvent couverts de neige en hiver, jouit, il est vrai, d'une température annuelle movenne presque égale à celle de Pise et de Rome ; mais cela provient de la chaleur de ses étés, qui est assez forte, comparativement aux rigueurs de ses hivers; car, la Sicile exceptée, à penie une autre Tille d'Italie a-t-elle des êtes d'une chaleur si prononcée. La moyenne du mois le plus chaud est de plus de 25 degrés, pendant que celle du plus froid n est que de 5°, 5. La chaleur s'y trouve encore augmentée par le rayonnement des collines [poggi). Elle s abaisse un peu le soir et pendant la nuit. Les Italiens qui ont passé à Paris un été chaud comparent, sous ce rapport, l^lorcnce à Paris; on dit proverbialement en Italie : caldo di Firenze. En hiver, la nei^e y est rnre et peu abondante, mais le thermomètre y descend souvent au-dessous du point de congélation, et les brouillards (légers) s'y font aussi sentir plus que dans toutes les autres villes de l'itabe centrale et méridionale. Florence est aussi en hiver souvent exposée aux vents froids et forts, à ceux de î^ (le tramoniano et le greco] principalement. Le nombre des jours de pluie ne s'élève, terme moyen, qu a 110(160 jours sereins et 95 de temps variables). Ces circonstances rendent les premiers mois de printemps, mars surtout, très désai^réables. Les variations journalières de température ne sont pas beaucoup plus o-randes que dans d'autres villes d'Italie. L'exposition méridionale des quais sur la rive dr. de l'Arno présente des avantages à peu près analogues à ceux du quai de Pise. Les mois de mai et de juin, mais surtout septembre et octobre, sont agréables; pour ces derniers mois seulement il faut craindre les pluies.

Principales cariosités.

Place dcUa Signoria (p. 115); Palais Vieux (p. 138) ; Loggia dei Lanzi (p. 115); — Place du Dôme (p 116); le Dôme (p. 121): le Campanile (p. 125) ; le Baptistère (p. 124); — Galeries des Crfizi (p. 140) et du

palais Pitti (p. 152). — Académie des beaux-arts (p. 158). — Musée National ou Bargello (p. 163). — Église de Santa Maria NovellaJ(p. 155) et chapelle des Espagnols (p^ 155).

— Église de San Lorenzo (p. 151). — Tocnbeaux des Médicis et ^statues de Michel-Ange (p. 151). — Église Santissima Annunziata (p. 125). — Église de San Marco (p. 152) et musée de San Marco (p. 161). — Église d'Or San Michèle (p. 156)., — Eglise de Badia (p. 126). — Eglise de Santa Croce(p.l28). — Église del Carmme (p. 127). — Musée archéologique (p^ jG5), — Fresque du Genacolo di Fuligno (p. 170). — Maison de Michel-Ange et galerie Buonarroti (p.

172). — Palais : Strozzi (p. 117), Corsini (p. 176), Riccardi (p. 176).

Environs. — Promenade des Caséine (p. 178). — Promenade dite Viale dei Colli et place Michel-Ange (p. 179). — San Miniato (p. 180). — Chartreuse d'Ema (p. 181). — Fiesole (p. i85). — Musée de San Salvi (p. 186). — Châjcau de Yincighata (p. 186). — Vallombreuse (p. 186).

J^B. — A Florence se trouvent réunies toutes les manifestations de l'art. Nous donnons ci-dessous une Hste des principaux chefs-d'œuvre, avec. les noms de leurs auteurs :

1"^ Architectuhe. — Dôme (xiii% XIV" et XV" s.), par Arnolfo di Lapo, Giotio, Taddeo Gaddi, Andréa Orqagna, Lorenzo di FilippOy et Fi- Uppo Brunelleschi. — Campanile (x[v° s.), par Giotto. — Loggia dei Lanzi, attribuée à Andréa Orgagna.

— Loggetta del Bigallo (1248), par Nicola Pisano, — Palais Vieux, par Arnolfo di Camhio. — Palais Pitti (1440), par Brunelleschi. — Palais du Bargello (1256). — Palais Riccardi (xv" s.), par Michelozzi. — Palais Strozzi (xv" s.), par Benedetto da MajanOy avec une corniche célèbre du Cronaca, etc.

2'* Sculpture. — Galerie des Uffizi :

salle de la Tribune avec les statues

antiques de la Vénus de Médicis, le petit Apollon, le Rémouleur, les Lutteurs et le Faune dansant; salle de Niobé avec le groupe antique de INiobé.

— Tombeaux des Médicis, dans la nouvelle Sacristie de San Lorenzo, par Michel-Ange. — Académie des Beaux-Arts : David, par Michel- Ange.

— Portes de bronze du Baptistère, par Andréa Pisano et Lorenzo Ghiberti.

—Eglise d'Or San Michèle (à l'extérieur statues par Donatello, Jean Bologne, Andréa Verrocchio^ Ghiberti, etc.).

— Loggia dei Lanzi avec le Persée de Benvenuto Cellini, l'Enlèvement des Sabines, par Jean Bologne, le groupe de Judith et Holopherne, par Donaicllo, etc. — Musée National, renfermant des œuvres remarquables de Michel-Ange^ Jean Bologne, Donaiello, Andréa Verrocchio, délia Bobbia, etc.

Nombreuses œuvres de sculptures dans les églises : au Dôme, Pietà, par Michel- Ange ; — à Or San Michèle, tabernacle par Andréa Orgagna; — à la Badia, tombeaux par Mino da Fiesole; '— à Santa Croce, chaire par Benedetto da Majano, crucifix par Donatella, tombeau avec sculptures de Desiderio da Settignano; — à San Lorenzo, tombeau par Andréa Verrocchio; — à Santa Maria Novella, crucifix par :Brwnelleschi, etc., etc.

3° Peinture. — Galerie des Uffizi :

salle de la Tribune, avec des toiles de Baphaël (Vierge au Chardonneret, la Fornarina, etc.) ; Titien (Vénus couchée, etc.); Francia, lePérugin, Corrège, Michel-Ange (Ste Famille), etc.); trois salles de l'école Toscane avec des toiles de Botticelli, Filippo Lippiy Fra Angelico, Fra Bartolommeo, Andréa del Sarto, Léonard de Vinciy VEmpoli, Albertinelli, Allori, etc.; petite salle des anciens maîtres ou de Lorenzo Monaco, avec des toiles de Botticelli, de Fra Angelico, etc. — Galerie Pitti, collection unique de tableaux de toutes les

écoles : Baphaël (la Vierge à la Chaise, Madone du Grand-Duc, Stes Familles, Vision d'Ézéchiel, etc.) ; Michel- Ange (les Parques) ; Pérugin (Descente de Croix) ; Fra Bartolommeo ( Pietà ) ; Allori (Judith) ; Andréa del Sarto (Stes Familles) ; Titien (portraits), etc.

— Académie des Beaux-Arts : toiles de Taddeo Gaddi, Gentile da Fabriano, Fra Angelico (Descente de Croix) , Andréa Verrocchio (Baptême de J.-C), Pérugin (Assomption), etc. — Musée de San Marco :

nombreuses fresques de Fra Angelico.

— Cenacolo di Fuligno : fresque (la Cène), Atiihuée2i Baphaël. — Musée de San Salvi (à 20 min. E. de la ville) : fresque (la Cène), par Andréa del Sarto. — Chapitre de Santa Maria Maddalena dei Pazzi : fresque (le Crucifiement), par lePérugin. — Ancien réfectoire du couvent d'Ognissanti :

fresque (la Cène), par Ghirlandajo.

— Palais Riccardi : chapelle avec fresques, de Benozzo Gozzoli.

Églises : — Santissima Annunziata (fresques par Andréa del Sarto, Jacopo da Pontormo, etc. ; dans le cloître, Madonna del Sacco, fresque, par Andréa del Sarto); 11 Carminé (dans la chapelle Brancacci, fresques par Masolino da Panicale, Masaccio eXFilippino Lippi). — Santa Maria Novella (dans la chapelle Rucellai, Madone, par Cimabue; au chœur, fresques par Ghirlandajo), avec le Cloître Vert (peintures par Paolo Uccello), et la chapelle des Espagnols (peintures par Simon Memmi et Taddeo Gaddi).

Emploi du temps.

Pour bien voir Florence il faut y rester au moins une semaine, d'abord parce qu'il y a beaucoup à voir, ensuite parce que les jours et heures auxquels on peut visiter les églises, les musées ou collections de tel ou tel quartier ne concordant pas toujours, on est quelquefois obligé di».

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