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ROUTE 13] FLORENCE : — MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE

mur, on voit, sur des socles, en recommençant de g. à dr. : 1G87. Brique portant le nom de Pasar, seigneur héréditaire et préfet, fds du premier prophète d'Amon, >'ehneterou, surnommé Tauouroï (cette hrique et les suivantes, qui ne portent pas d'inscriptions, proviennent de la nécropole théhainej ; 1501; 1586; 1514. Groupe curieux formé d'un personnage nommé Houimasha, entre 2 fem- Tnes portant le même nom Bakhit, qui pourraient hien n'avoir été qu'une seule et même femme. — De l'autre côté de la porte, en B, stèles disposées en 5 rangées : Rangée supérieure : 1771; 1767; 1542; 1553; 1776. Stèle au nom de Tetaankh, personnage dont la fonction iest d'adorer, le matin, le Pharaon, sur la terrasse du temple, et portant une prière au soleil; 1768; 1769; 1766; L545; 1546; 1552. Stèle en forme de porte au nom du contrôleur Khemhotpou ; les noms des nombreux personnages figurés sur ce monument ont permis de rétablir la généalogie légitime du défunt, et, en outre, la descendance illégitime de Ouahkaï, père du défunt, ainsi^ que les enfants d'un autre lit de sa mère , >'ekhta ; 1544. Stèle en forme de porte au nom de Khentikhetaannou, avec une longue éuumération (21 lignes) de tous les membres de sa famille. — Dans l'angle, contre Tante : 1551. Stèle au nom du seigneur héréditaire, chambellan, conseiller intime, chef du contrôle, Senbcf. — Entre Tante et la première colonne : 1505. Statue représentant Ptahmos, grand prêtre de Ptah, levêtu des insignes de sa haute fonction, poudingue quartzeux. — En C (entre les 2 fenêtres) sur la muraille : 1765. Plaque de calcaire provenant d'une tombe memphite ; 1613. lias-relief représentant une dame assise sur un siège d'apparat devant une table d'offrande; un singe, attaché sous le siège, fait mine d'éplucher un fruit, cale. — Sur la plinthe, 1770; 1554; 1535. — Devant les 2 fenêtres, statuettes représentant une petite laveuse et un fellah broyant le grain. — Continuant toujours la visite des parois, on a en D, rangée supérieure : 1539. Stèle au nom de Bounmanaï et de ses chiens; c'est la seule mention qui soit faite d'offrandes funéraires adressées à des chiens; 1773; 1548; 1555; 1543. Stèle au nom de Senbi, employé à l'intérieur du Paluis,

fds d'Antef ; les noms des personnages })ermettent de faire vivre la famille du défunt sous les règnes d'Ousortesen III et d'Amenemhat III ; 1547 ; 1554 ; 1582. -. Sur la plinthe : 1538; 1540; 1542. Stèle très importante, monument historique du règne d'Ousortesen P', mentionnant les victoires remportées par ce prince contre les tribus nubiennes ; les noms de ces tribus sont inscrits dans les cartouches; 5 sont encore lisibles : les Oas, les Shemik, les Kesaï, les Shâat, les Akerqin ; provient d'un des temples de Beheni, localité un peu au sud de Ouady Ualfa et sur la rive gauche du Nil; 1550; 1560. — Dans l'encoignure, près de Tante, statuettes: 1496; 1498; 1499; cale, 1500. — Entre la colonne et Tante : 1506. Statuette pastofore de Ptahmos, granit. — Dans la travée comprise entre les 2 fenêtres et les 2 colonnes, char de guerre léger, découvert et rapporté par Bosellini. Cette pièce, unique dans les collections d'antiquités égyptiennes, a subi quelques restaurations. — Continuant la visite des objets exposés sur les parois, on verra en E une série de stèles ou de divers fragments disposés sur 3 rangs. Rangée supérieure : 1594 et 1595; 1578; Î572; 1575; 1602; 1599.

— Rangée intermédiaire: 1593; 1588; 1591; 1589; 1590. Fragment de basrelief provenant d'une tombe et représentant le défunt à la chasse de l'hippopotame et des oiseaux aquatiques; 1587.

Autre fragment : 4 scribes écrivant sous la dictée d'un cinquième personnage ; 1601 Bas-relief représentant le pharaon Menephtah, immolant un prisonnier de guerre au dieu Ptah. Au milieu du panneau j grand bas-relief provenant du temple de Seti à Abydos et représentant le roi ainsi que la déesse Hathor. Les couleurs ont été l'objet de nombreuses retouches; 1597; 1593; 1603. Fragment de paroi tombale, orné d'illustrations empruntées au chapitre 110 du Livre des morts; provient de la tombe de Aouta, « le royal astronome ». — Sur des piédestaux, en avant de la cimaise, groupe représentant le personnage Amoni et sa femme ; tête d'homme ; partie supérieure d'une statue de femme; buste de femme, pièce tout à fait capitale.

Remarquer le charme expressif du visage légèrement amaigri, encadré dans les 2 lourdes masses de tresses qui retombent jusqu'au-dessus des seins ; le bras

gauche, replié, est (rime moins bonne exécution ; la main lient un bouquet de lotus ; tête d'homme ; fragment de stalue "de granit. — Au milieu de la travée, buste de roi éthiopien; 1705. Sarcophage de Bokenranf, grand dignitaire contemporain de Psammétique II (xxvi« dyn.), un des monuments les plus beaux du musée par l'exécution des images et des textes gravés. — Revenant à la muraille, on F : 1040. Stèle au nom d'un dignitaire de la xxvi« dyn. Psammétique, et importante parce qu'elle donne certaines dates historiques qui ont l'ait ce monument le plus important pour la chronologie de cette époque, jusqu'au jour où Mariette fit l'importante découverte du Sérapeum, qui fournit des dé^tails jdIus précis et plus nombreux; 1055; 1650; 1650; 1651. — Sur la plinlhe : 1624; 1658. - Sur le panneau G, entre les fenêtres, pierres avec inscriptions copies et diverses stèles d'époque ptolémaïque (1657) et d'époque romaine (1669-1670) : cette dernière porte les^ cartouches de Vespasien. — En avant, sur piédestal :

1521. Statuette naophore d'époque saïte; manque la tête ; autre statue, statuette acéphale; jolis fragments, têtes rasées de personnages sacerdotaux et stalue du roi Thoulmos HT, mutilée. — En //, diverses stèles : 1660; 1657 ; 1652 ; 1656; 1661 ; 1641 • 16-29, ainsi que diverses statuettes d'Osiris (584, 505, 588, 585 et 586). — Contre le montant de la porte : 1522. Fragment de stalue représentant le seigneur Ouahabrâ, préfet du Sud, gouverneur des provinces du Midi, préposé au temple de INwlh, le maître des mystères du Ciel. Salle 111. — 1 : papyrus funéraires. — 2 et 5 : petites statuettes dites omliebU et coffrets à oushebti. — 4 : pyramidion (1676) portant des prières au soleil levant, au soleil dans son zénifli, au soleil couchant et au soleil caché, adressées par le surintendant du palais, Neha. — ^5 : débris de sarcophages, cartonnages et assemblages de perles. — 6 : sarcophage rectangulaire et à voûte, de la nourrice du royal fils du roi Taharqa, bois. — 7 : vases canopes. — 8 : stèles et cônes funéraires (pains symboliques d'olfrandes) ; au bas de l'armoire, boîtes à papyrus'en forme d'Osiris (bois). —9 : papyrus, rituels funéraires, et (527) fragment du Livre des respirations; fragments de suaires et de bandelettes. — 18 : ostraca, éclats de pierre avec inscriptions,

ornements avec inscriptions coptes. — 19 : fragments du Livre des morts copiés sur bandelettes et suaires. — Groupés diversement dans toute la longueur de la travée : 1679, petit obélisque élevé^ en l'honneur de Panouterhon, grand prêtre de Ptah ; 10, cercueil anthropoïde de la nourrice du prince royal, fils de Taharqa, et contenu primitivement dans le grand sarcophage (6); au-dessous, sarcophage du nommé Petouhorpechroud ; 11, 2 sarcophages vides ; 12 et 15, sarcophages avec leurs momies; 14, momies; 15 et 16, sarcophages avec momies ; 17, ostraca portant des fragments du conte du Revenant (cf. Maspero, les Contes poimlaires de r ancienne Egypte).

Salle IV. — En entrant par la porte qui met cette salle en communication avec la précédente, et en conmiençant par la g., on trouve : 1 tabouret, 1 chaise, des instruments de musique et des coulfes en fibres de feuilles de palmier, 2 tabourets; dans une grande armoire, une peau découpée en fine résille, des sandales de pahnier, des tresses de cheveux, des armes, un boyau, une coudée d'albâtre, une palette de scribe, un instrument pour plisser les robes d'une forme encore usitée en Grèce, des chevets, des moules de sculpteurs, une collection de poids en granit et de molettes pour broyer les couleurs. L'armoire qui vient ensuite contient des spécimens d'étoiles, des navettes et des bobines à dévider, un écheveau de cordelettes, une sorte d'essuiemains. — Dans l'armoire médiane, verroterie, coquille d'huître avec le cartouche d'un Ousortesen et fragment de couronne en feuilles d'or. — Vitrine suivante :

objets de toilette, beau miroir de bronze doré avec son écrin de bois, peignes, boîtes ou pots à collyre (l'un de ces pots, en albâtre, contient encore de l'antimoine ainsi que l'aiguille d'ivoire avec laquelle les femmes se fardaient les cils). — Dernière armoire : fragments de meubles et des cordages à suspendre les vases. — Au milieu de la salle, belles pièces en porcelaine. — Dans les vitrines basses placées devant les fenêtres : bagues, bracelets, beaux spécimens de faïence bleue de Deïr el Bahari.

Salle V. — Vases; objets en verre; bronzes; substances comestibles: pains, fèves, 2 oignons, œufs, pistaches, blé, noix de coco, fruits du palmier-doum ; végétaux pharmaceutiques et autres :

[ROUTE 13] FLORENCE : — MUSÉE ARCiïKoLOGIQUE.

pavots, épines d'aeacias-inimosas. — Dans la vitrino, en lie les "l ioniHrcs, herbier : l'cuilles li'olivior, de sycomore, de céleri sauvage, Heurs de ceniauréc, etc.

Salle \l. —A : lampes d'époque romaine: objets douteux; linurinesde style ji^réca-ronVain (Alexandrie) et table doltrande ornée tlu disque solaire surmonté des 2 plumes entre 2 oreilles. — B : sarcophage d'époque byzantine ; vases grecs j^ cinq tablettes bilnigùesgréco-démotiqnes.

— C : trois sarcophages (renfant, ilont deux avec momies; style byzantin. — D : cl). jets cypriotes. — E et F : vases cvpriotes. — G : sarcophage de i'euuue avec momie (bas-empire). — // : s.ircophage à inscriptions démotiques et grecques au nom de Tclesphoros. Aux quatre angles sont représentés les 4 anunaux ailés (pii tigureiit les 4 vents.

Antiquités étrusques (la plus graude partie des objets du Musée étrusque provient des anciennes villes de Chiusi, Arezio, Corfona, Acqitapendenie, Orvleto, Sovaiia et Tarquinia). — Salle VII. — Vitrine 1 : vases étrusques de terre grège façonnés à la main et cuits au soleil. — Vitrines 2 et 5 : urne ossuaire et poterie palaeoétrus jucs. — Vitrine 4 : Liiicriieri palteoétrusqnes (vases d'une terre noire). — Vitrine 5 :

Uuccheri de l'Etrurie méridionale. — Vitrines G et 7 : Buccher'i de l'Etrurie maritime. — Vitrine 8 : Bticcheri très anciens de l'Etrurie méridionale.

Salle Vlil. — Vitrines 1, 2 et 5 :

Buccherl de l'Etrurie septentrionale. — Vitrine 4 : Buccluri de Chiusi,(\e\a première moitié du vi*' s. av. J.-C. — Vitrines 5 : vases et tasses, imitation d'objets en métal du vi° s. — Vitrine 0 : corbeilles et objets funéraires (fabrication de Chinsi). — Vitrine 7 : objets funéraires et fourneaux provenant d'Orvicto (dans la vitrine au-dessous, un fourneau renferme encore le charbon de l'époque). — Vitrines 8 et 9 : vases et ustensiles de l'époque la plus brillante de la fabrication de Chiusi ; vase avecléte (le bœuf et grande tasse décorée dans sa I)artie inférieure de demi-figures de guerriers armés de lances (style du vi« s.); bocal avec cerfs paissant et têtes de divinités. — Vitrine 10 : vases de la décadence (Chiusi). — Vitrines 11 et 12 :

derniers produits des fabriques des Buccherl. — Vitrines A et B : vases funéraires de Chiusi (très importants).

Salle IX. — Vitrine centrale : objets funéraires provenant d'un tombeau de femme {v« s. av. J.-C.).— Vitrines 1 et 2 : candélabres, lampes et accessoires pour tré|)ieds; instruments agricoles. — Vitrine 5 : armes en fer. — Vitrines 5 et 0 : engins de guerre. — Vitrine 7 : armes trouvées près de la tour de Telamone (près d'Orbetello). — Vitrines 8, 9 et 10 : ustensiles domestiques. — Vitrines Il et 12: vases et accessoires de vases du u^ et m'' s. av. J.-C.

Salle X. — Au centre, Chimère, animal fantastique partie lion, chèvre -et serpent, trouvé à Arezzo en 1554; collection de statuettes d'art grec-étrusque.

— Minerve, statue très remarquable (probablement du iv« s. av. J.-C), trouvée à Arezzo en 1554. — L'Orateur [Arrlnqatore], statue très remarquable (probablement du milieu du m'' s.), trouvée à Sanguineto en 156G. Les uns pensent qu'elle représente un Lucumon de l'Etrurie, d'autres Scipion l'Africain. Une inscription étrusque sur le bord de la robe est interprétée par le nom de Metellus. — Seau [SUida] étrusque en bronze (autrefois doré), trouvé près de Bolsena en 1871. — Vitrine devant la fenêtre : si a luettes étrusques. — Vitrine contre le mur : images de divinités étrusques, miroirs, ivoires, etc.

Salle XI. — Au centre , grand vase de style grec-archaïque. Ce magnifique vase, vrai chef-d'œuvre, est communément appelé vase François, du nom de la personne qui l'a découvert à Chiusi en 1844. Il a été modelé par Ergotyme et peint par Clitlas, deux artistes célèbres d'Athènes. Le sujet principal représente les Dieux de l'Olympe se dirigeant vers la maison de Pelée pour en célébrer les noces.

Vitrine 1 : vases à décoration géométrique trouvés dans les tombeaux étrusques, la plus grande partie de fabrication italienne. — Vitrine 2 : vases dits asiatizzanli, avec figures d'animaux, peints et à graffiti, fabriqués la plupart en Calabre et en Sicile, mais provenant de la Pescia Bomana. — Vitrine 5 : vases protocorinlhiens et corinthiens provenant de tombeaux étrusques, des vi'^ et vir^ s.

— Vitrine 4 : vases fabriqués à Athènes, imitation des vases corinthiens. — Vitrines 5, 6, 7, 8 et 9 : vases à figures noires de fabrication attique (style archaïque et de la décadence). — Vitrine 10 :

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vases de la dernière période de l'art à figures noires. — Vitrines 11 et 12 :

tasses à figures noires de plusieurs fabriques grecques. — Vitrines 15, 14, 15, 16 : lasses de la nouvelle fabrication attique à figures rouges. — Vitrines 17, 18 :

vases atliques à figures rouges de beau style. — Vitrine 10 : vases de Nola ou d'autres fabriques grecques. —Vitrine 20 : vases polychromes de fabrique attique.

— Vitrine 21 : vases de l'Apulie, Lucanie et Campanie. — Vitrines 22 et 23 : vases polychromes des dernières époques, à figures rouges. — Vitrines 24, 25, 26, 27, 28 : vases italiques dits Campano- Etruschi.

Salles XII et XlII. — Sculptures ar- -chaïques, sarcophages, urnes avec sujets mythologiques et scènes de la vie privée, inscriptions funéraires, statues.

Au centre de la salle XIl, grand sarcophage en terre cuite, polychrome; sar le couvercle, une jolie figure de femme assise, faisant sa toilette, représente Larthia Seianlia, épouse de Svenio. Ce splendide monument ^an217 ,..146? av. J.-G.) a été découvert à la Martinella près de Chiusi, en 1877. — A côté, porte d'un tombeau (monolithe) tout en pierre, les gonds compris (seul un anneau en bronze est au centre).

Au centre de la salle XllI, sarcophage d'albâtre, peint à la détrempe, avec scènes et combats entre Grecs et Amazones. Cet incomparable monument (m'' e\ iv^ s.), découvert à Cdrneto Tarquinia, -est un des objets les plus remarquables du musée.

iV. B. — Ces deux précieux sarcophages sont sous verre et recouverts de toiles.

Deux salles séparées contiendront les médailles qui étaient à la galerie des Uffizi. Cette collection (pour la voir il faut une permission du directeur) compte 80 000 médailles et monnaies classées chronologiquement, elle a été réunie en grande partie sous Ferdinand II. — Les médailles impériales jusqu'à Constantin Paléologue se montent à neuf mille. La série des médailles italiennes depuis le moyen âge jusqu'à nos jours est la plus riche que l'on connaisse.

Les quatre premières salles contiennent des étoffes des xvi** et xviii*^ s., et

des broderies diverses. Dans les salles suivantes sont exposées des tapisseries de Florence (fabrique des Médicis, xvi*^ et xvu*' s.) ; une série tissée d'or représente les sujets de la Passion.

Dans la galerie sont exposées : — deux tapisseries des Gobelins : 1° XEau (de la suite des Eléments) ou le Triomphe (VAmphitrlte et de Neptune, par Lebrun^ célébrant les victoires navales de Louis XIV; c'est une de ses plus belles compositions ; les bordures sont magnifiques; 2° le Triomphe de Vénus (de la suite des Dieux), par Nicolas Coypel ; — la tapisserie (tissée d'or ; fabrique de Bruxelles) de la Création (le Premier péché et Adam chassé du Paradis) ; — et enfin les tapisseries dites de Henri II et de Catherine de Médicis. L'attribution de ces dernières n'est pas exacte ; leur nombre s'élève à douze quoiqu'il n'y en ait que quatre d'exposées et, suivant M. Germain Bapst, elles ont été vraisemblablement fabriquées en France ou en Belgique, entre 1570 et 1576. La 1'*^ représente un tournoi; la 2'' un combfit.

contre un éléphant (au 1^' plan sont représentés en pied la reine Margot, Charles IX et le duc d'Alencon ; au fond, à g., sur une estrade, Catherine de Médicis) ; la 5*= nous montre la cour de France en voyage; la 4*^ représente un monastère. « 11 est regi>ettable, dit M. Bapst, que les huit autres tapisseries de cette suite restent ignorées de tous; il est probable qu'on y trouverait des documents ou des renseignements d'histoire aussi intéressants que dans celles que l'on voit. »

Genacolo di Fuligno.

La salle du Ccnacolo di Fuligno (rue Faenza, 58 : dépendant de la Direction des Musées) est l'ancien réfectoire d'un couvent de religieuses de Sant' Onofrio, oui fut découverte en 1845 l'admirable composition qui représente la Cène (fresque attribuée à Raphaël). Autour de la salle est exposée une collection de dessins originaux (dont deux attribués à Raphaël) et de gravures de la Cène.

Cette fresque très remarquable intéresse par le calme, la douceur et le sen-

[route 13] FLORENCE : — LES CENAGOLO.

liment qui y régnent. La question de siiYoir quel est l'auteur de cet admirable ouvrage est un problème qui attend encore une solution. Quoique les ligures n'aient pas la raideur babituelle au Pérugin, non seulement cette œuvre est empreinte de son sentiment, mais encore on retrouve dans les détails la manière et le dessin de ce maître; bien plus, certaines têtes du Cenacolo se retrouvent identiquesdans d'antres peintures célèbres du Pérugin. D'un autre côté, il y a, dnns la composition de la fresque, un ensemble, une sagesse l:armonieuse, une simplicité égale partout, qu'on ne trouve pas au inème degré et avec la même tenue dans les ouvrages ducbefde l'école ombrienne.

La manière du Pérugin y semble modifiée par l'intlucnce florentine. Les draperies, particulièrement, y sont traitées avec une auipleur qui ne lui est pas familière.

A qui alors attribuer une œuvre de cette valeur? A Raphaël? Bien qu'on lise sur le collet de la robe de St Thomas (le troisième apôtre à partir du côté droit, le seul qui se verse à boire), les lettres suivantes : RAP. VR. MDV., qui fournissaient un argument direct pour attribuer la Cène à Raphaël (RAPhaël YRbinas, 1505), le caractère des têtes et l'expression des visages ne rappellent pas la manière de Raphaël.

Quelques-uns ont nommé le Pinturiccliio; mais nous pensons qu'une étude attentive de ce maître doit faire écarter ce nom. Passavant et Rio le croient du Spaana, qui imila tellement le genre de Raphaël, que plusieurs de ses tableaux ont été attribues à ce dernier [?], tandis que Growe et Gavalcaselle pensent qu'il est sorti de l'atelier du Pérugin et que Gerino da Pistoja en a exécuté la plus grande partie sous la direction du maître et avec son concours peut-être.

Ce qui est hors de doute, c'est que la fresque de Sant'Onofrio est l'œuvre d'un artiste de l'école d'Ombrie; que plusieurs des ligures sont empruntées au Pérugin. D'un autre côté, la franchise de l'exécution atteste la main d'un peintre rompu à toutes les difficultés du métier. Quel que soit l'auteur du Cenacolo, ce n'en est pas moins une œuvre du plus haut intérêt.

Cenacolo dî Santa Apollonîa (rue 27 Aprile, 1 ; dépendant de la Direction des ^lusées). — Une l""" salle renferme quelques toiles de primitifs, entre autres de Neri di Bicci,

— La grande salle est ornée d'une fresque, par Andréa del Castagno^ représentant la Cène et, au-dessus, le Christ en croix entouré des saintes femmes. Autour de la salle sont exposés des portraits (fresques transportées sur toile), provenant de la villa Pandolfmi et œuvres à'Andrea del Caslagno.

Cenacolo del Ghîrlandajo (rue Borgo Ognissanti, 34; dépendant de la Direction des Musées). — K. p. 157.

Cenacolo d'Andréa del Sarto (dépendant de la Direction des Musées).

— V. musée de San Salvi,p. 186;

Chapitre de Santa Maria Maddalena dei Pazzî (rue délia Colonna, 1 ; dépendant de la Direction des Musées). — F. p. 133.

Cloitre deîlo Scalzo (rue Cavour, 69 ; dépendant de la Direction des Musées). — Ce cloître d'une ancienne confrérie de carmes déchaussés possède des fresques en grisaille remarquables, mais endommagées, relatives à l'histoire de St Jean Baptiste, par Andréa del Sarto et Franciahigio.

[On remarquera les figures de la Foi, à g. de la porte d'entrée, et de la Charité, à dr. de la porte en face.]

Musée de Santa Maria del Fîore ou Opéra del Duomo (place du Dôme, Vit, derrière le Dôme; dépendjint de la Direction des Musées).

Rez-de-chaussée. — Porte par Michelo%zo. — Buste de Brunclleschi d'après un moulage fait après sa mort. — Salle : fragments d'architecture.

!*''■ ÉTAGE. — Suite de bas-reliefs (enfants chantant et dansant; d'un sentiment naïf et charmant), \\ar Luca délia Robbia, destinés dans le principe à orner

la tribune de l'orgue clii Dôme. — Basreliefs (danse de trente Génies) en marbre, par Donatello, ayant la même destination. — Grand parement d'autel, en argent doré, haut de 1 met. 16, divisé en 5 parties, ayant au centre une niche avec une statue en argent de St Jean-Baptiste (haute de 65 cent.), ouvrage de Micheiozzo Michelozzi, postérieur de beaucoup à l'ensemble du monument, qui aurait élé dessiné et coni:

mencé en 1536 et achevé seulement en 1402. « La grande croix d'autel en argent doré et émaux de basse taille, un des principaux monuments de la Renaissance italienne, a été exécutée de 1456 à 1459 par Ueifo Belli Qi Antonio del Pollajolo (ce dernier aurait t'ait toute la partie intérieure ou pied) ; les émaux sont de véritables modèles en tant que gravure ; plus intérieurs au point de vue de l'émail lui-même, ils sont vraisemblablement tous l'œuvre de ToUajolo. »

(Germain Bapst.) — Diptyque byzantin, ouvrage très remarquable du xi*^ s. — Pièces d'orfèvrerie des xV^ et xvr s. — Cartons pour le concours de la façade du Dôme.

Une petite salle renferme des dessins d'architecture anciens et modernes relatifs au Dôme. — Dans une autre salle sont exposées les copies de tous les ouvrages de Donatello.

Galerie Buonarrotî OU maison de Michel-Ange (PI. 54, rue Ghibellina, 64). — Le dernier descendant de la famille de Michel-Ange, le conseiller Cosme Buonarroti, a légué, il y a quelques années, cette maison et son contenu à la ville de Florence. Michel-Ange avait son atelier rue S.

Zanobi. Sur la porte d'entrée, buste en bronze de Michel-Ange.

I'*^ CHAMDiiE. — 12. Michel-Ange.

Combat des Centaures et des Lapithes (demi-relief en marbre inachevé). — 19. Colonne en albâtre oriental supportant le buste de Michel-Ange en jaspe de Yolterra avec soubassement de lapislazuli, exécuté par les artistes de la Galerie des pierres dures de Florence. — Quelques tableaux : majoliques, terres cuites des délia Bobbia.

I[« CHAMBRE. — Dessins originaux de Michel- Ange.

IIP CHAMBRE ou GALERIE (à dr.).

Tableaux représentant des épisodes de la vie de Rlichel-Ange par des peintres du xvi« et du xvn^ s. — Au plafond, su^te des épisodes et allégories. — 20. Novelli. Statue (en marbre) de Michel- Ange assis (1620). — 27. Atttribué à Michel- Ange. La V. et des Saints.

lY*^ cHAMBi'.E. — Plafond : Dieu le Père par J. Vignali. — Portraits de la famille de Michel-Ange.

V*' CHAMBRE (ancienne chapelle). — Fresques de la voûte par M. A. Cinganelii. — 68-69. Inconnu. Saints et Bienheureux de Florence (dans les dix compartiments des paroi>). — 70-77.

A. Costoli. Bustes de Rose Grant Yendramin et de sou mari Cosme Buonarloti. — 71. Attribué à Michel-Ange.

Descente de croix (ébauche en plâtre).

— 78. Michel- Ange. Modèle en terre cuite d'une Y. avec l'Enf. J. — 79. Jean Bologne. Buste de Michel-Ange (d'après le masque moulé sur Michel-Ange luimême) .

VP CHAMBRE (bibliothèque). — Portraits d'Italiens et de Florentins célèbres par M. Bosselli et Cecco Bravo. — Modèles en cire et en plâtre par Michel-Ange.

YIP CHAMBRE. — - Plats ct tasses en faïence.

Musée de Santa Maria Nuova

(presque en face de l'église de ce nom, rue Bufalini, 29; s'adresser au portier du n" 1 de la place), petite galerie de tableaux et objets d'art provenant de FégHsc et de l'hôpital de Snnta Maria Ntiova (V. p. 136 et 177).

Yestibule. — A. École de Donatello.

Madone, terre cuite. — B. Id. Madone.

— C. École de L. délia liobbia.

Madone, en terre cuite (bon ouvrage). — D. kl. Frise avec ornements et fruits. — S. And. Verrocchio. Madone, bas-relief en terre cuite.

p« SALLE. — Paroi d'entrée à dr. :

Crucifix en bronze attribué à L. Ghilerti. — 20. Orgagna (?). St Mathieu.

— Sous le n'' 20. 'G. Bustes de Saints en émail, par Vcci, Sardi, etc. —21. Piero délia Francesca. liésurrection. — 22.

Baff. del Garbo. Madone, saints et donataires.—23. Fra Fil. Lippi. Madone et Ano-es. — 28. A, Bronzino. Couron-

[ROUTE I3j FLORENCE : — GALERIE BUONARROTI, ETC. 173

neracnt de la V. — 44. Bod. Ghirlandajo. Madone, et deux Anges. — 48.

Hosso Fiorenlino. Madone avec quatre Saints et deux An<ies. — 48, 49, 50.

Hugo van der Goes. Triptyque. Le panneau central représente la V. agenouillée adorant son fds, St Joseph, des Bergers et des Anges. [La Y. et les Anges rivalisent d'ascétisme, sinon de grâce, avec les peintures des maîtres italiens.] Les deux volets représentent le Donateur, sa lenuiic, leurs entants, descendants de Folco Portinari (F. ci-dessous, etc.).

I^ SALLi:. — 02. Ecole de Fra Bartolommco. Ste Brigitte donnant la règle aux Sœurs. — Q>7). Sogliani. Conception, avec les 0 Docteurs de lEglise qui ont disputé sur le péclié originel. — 05. Cosiino Bosselli. Madone. — ^^.Orcjagna (copie). Jugement dernier. — 70. Bonajuti (d'après Fra Bartolommeo) . Jugement dernier. — 71. Fra Bartolommeo et Marlello Alberlinelli. Bestcs de fresques représentant le Jugement dernier. 72. M. Albertinelli. Annonciation (1550).

Atelier du sculpteur Dupré (rue degli Artisti, 15; ouvert a tous les visiteurs, spécialement le dimanche), appartenant à Mlle Amélie Dupré, fille de ce célèbre artiste et sculpteur elle-même.

On y voit des modèles en plâtre et des maquettes de toutes les œuvres de Dupré (on remarquera surtout la Pietà dont l'original est à Sienne dans la chapelle Biclii Ruspoli). — Une petite salle renferme des originaux en marbre (Bac-chante, Sapho, Bacchus affligé, Bacchus gai)-

Musée d'histoire naturelle (PI.

56; rue Romana, 19, près du palais Pitti), vulgairement appelé la Specola, fondé par le grand-duc Léopold I". Il s'est enrichi, il y a quelques années, de la précieuse bibliothèque botanique et des collections que le botaniste imglais Webb, mort à Paris, a léguées au grand-duc. Elles comprennent les herbiers de la Billardière, de Desfontaines, de Pavon, de Parlatore, de Beccari (archipel Malais), etc. — Musée de botanique, appliquée à

Piuduslrie ; collection de préparations en cire, concernant la physiologie et Torganogniphie des plantes. — A cet établissement se rattachent un cabinet d'anciens instruments de physique et de météorologie et un jardin botanique ayant une entrée sur le vestibule du*^ l^' étage.

1*^'^ ÉTAGE. — Tribune de Galilée,

inaugurée en 1841 par le congrès scientifique des savants italiens. Elle a été construite par Giuscppe Marlelli et décorée de fresques relatives à divers faits scientifiques par Sabatelli, Cianfanelli^ Marlellini et Bezziioli. On y voit : la slaiuede Galilée (par Costoli), lesdeux premiers télescopes inventés par lui, se*^ instruments de physique et un de ses doigts (l'index), détaché du cadavre, quand on le transporta au monument qu'on venait de lui élever dans l'église de Santa Croce.

2'' ÉTAGE. — Collection très intéressante de préparations anatomiques en cire concernant le corps humain et l'anatomie comparée de plusieurs animaux dues au célèbre Clément Susini et à ses successeurs les deux Caleniuoli et Torlori. — Collection zoologique générale des animaux vertébrés et invertébrés. Au musée est annexé un observatoire météorologique.

Institut d'études supérieures

(Istituto di Studi superiori, place San Marco), faculté de médecine, de lettres et de sciences politiques et sociales.

Rez-de-chaussée. — Belles et intéressantes collections (s'adresser au concierge ; demander une permission au directeur):

à dr., de géologie et de paléontologie (fossiles du Val d'Arno) ; à g., de minéralogie (minéraux de l'île d'Elbe).

1^'' ÉTAGE. — Musée indien (entrée par une galerie àdr.), fondé en grande partie par M. le professeur Ange De Gubernatis qui a fait plusieurs voyages et séjours dans l'Inde et qui a écrit plusieurs ouvrages sur ce pays.

Salle I. — Au centre, statuettes représentant un dîner un jour de fête. — Vitrines 1, 2, 3 : collection de statuettes représentant plusieurs types indiens. — Vitrines 4, 5 : céramiques artistiques «U

Ceylan, Bénarès, Delhi, MouUan et Laliore. — Vitrine C : modèles de fruits.

— Vitrine 7 : groupes de statuettes représentant des concerts et chants sacrés exécutes en famille ; instruments de musique du Bengale et de Madhura. — Vitrnies 8, 9 : boîtes pour le bétel et onguent ; ustensiles pour la cuisine. — Sur la paroi, peintures sur talc représentant des scènes de la vie indienne. — Devant la fenêtre, tronc de bambou gigantesque provenant du jardin bolanic^ue de Paradeniya. — Vitrine 10 : équipement pour soldat à cheval, colliers, grelots, etc. —

— Vitrine 11 : objets pour écrire. -- Vitrine 12 : fragments de fenêtre sculptée à jour d'un palais royal de bahore ; ouvrages en bois, coquille, corne, laque et ivoire. — Vitrine 13 : boîtes et gobelets en laque de Birmanie. — Vitrine 14 :

objets en bois vernissé. — Vitrine 15 : objets en palmier (palme). — Vitrines 16, 17 : coquilles employées dans quelques localités de l'Inde, comme fraction de petite monnaie; poids du Pendjab; riche collection de pierres dures et précieuses. — Vitrines 18, 19 : oiseaux empaillés du Goudjerat. — Vitrines 16, 17 (dessous les vitrines 10 et 11) : ustensiles en bois, parfums et pipes indiennes.

— Vitrine 18 : cobra et serpents du Goudjerat. — Vitrine 19: griffes et dents de bêtes féroces ; animaux aquatiques:

coquilles, mollusques et poissons du sud de l'Inde.

Salle II. — Au centre, échantillons d'étofies et broderies du Cachemire. — Vitrine 1 : riche collection d'objets en or et argent, bijoux pour femmes ; vases, amulettes, etc. — Vitrine 2 : objets en ivoire. — Vitrine 3 : pierres précieuses, agate, calcédoine, cornaline, etc.

— Vitrines 4, 5 : colliers, ornements populaires pour idoles et autels. — Vitrines 6, 7, 8, 9 : bracelets et bagues de verre, métal dore et argent. — Vitrines 10 à 18 : collection de monnaies. — En revenant sur ses 'pas, de la 17^ à la 10° vitrine : chaussures, chapeaux, bonnets et étoffes; échantillons d'étoiTes en usage chez les femmes du peuple. — Contre les murs, peintures de Calcutta.

Salle III. — Au centre, élégante;?fmA:« ou éventail suspendu. — Eventails. — Palanquin complet du Cachemire . — Collection de petites peintures. —Porte exécutée à Florence par l'artiste EmiV*? Ferri,

sur le modèle des portes du Pendjab. — Lit ou parciai de Amritsar avec tapis de Islamabad. — Vitrine contenant une riche fourrure du Cachemire et des vêtements. — Petite chaise de Amritsar présentée aux nouvelles mariées le jour de leurs noces. — Élégantes petites tables vernissées en laque et peintes sur fond doré.

Salon. — Au centre, pierres et sculptures. — Au fond, petite terrasse sacrée, en bois, sur le modèle de celles en pierre qu'on trouve sur les rives du Gange et nombreux objets sacrés et mythologiques ; miniatures sur ivoire. — Vitrine 1: plateaux, tasses, amphores, etc.: objets niellés et ciselés. — Vitrine '2 : livres et albums : njanuscrils anciens et miniatures. — Vitrine 3 : échiquier en ivoire et 19 statuettes représentant les divers uniformes d'une armée indienne.

— Contre la paroi centrale : riche collection d'armes; trône exécuté à Florence sur le modèle d'un trône du Cachemire. — Vitrine 4 : étoiles du Katch. — Vitrine 5 : petits vases pour les sacrifices et pour les parfums. — Vitrine 0 : objets en émail. — Vitrine 7 : vases ciselés, travail de Dénarès. — Au centre de la salle, vitrine (elle représente une vasque où se baignent les neuf petites bergères aimées par le dieu Krishna) : étoffes et châles. — Dans deux grandes vitrines :

collection d'ustensiles sacrés des Parsis; idoles et vêtements sacerdotaux. — Portraits de personnages notables indiens, donataires ou bienfaiteurs du musée même. La plupart de ces tableaux ont été peints dans l'Inde par des artistes dupnys.

' Musée national d'Anthropologie

(rue Gino Gapponi, 7 et 5). — Collections d'anthropologie et d'ethnologie.

Musée de Psychologie (dans le même local que le précédent). — Fondé en 1891 par le Prof. Mantegazza et le Comm. Borg de Balzan. — Objets se rapportant à l'étude des passions telles que la vanité, la cruauté, la luxure (l'entrée de cette section est réservée), etc.

Bibliothèqaes,

C'est Florence qui, en Italie, a

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