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I ROUTE 131 FLORENCE : — BIBLIOTHÈQUES

donné le premier exemple des bibliothèques publiques.

Bibliothèque Laurenzîana (au l'"" étage du cloître de l'église St- Laurenl, PI. 25; entrée place San Lorenzo, 5 ; la porte de la bibliothèque est àTextrémité du cloître a dr., près de la porte qui communique avec l'église). — La salle et le vestibule (d'une construction bizarre) en furent commencés en 1524 sur Je dessin de Michel- Ange et terminés pendant sa vieillesse par VasarL La rotonde unie à la l)il)liothèque, terminée en 1 841 , renferme les éditions princcps de la collection léguée h la ville par le comte A. d'Elci. Les fenêtres sont peintes sur les dessins de Jean (VUdinc,

Le premier fonds de cette bibliothèque l'ut formé de livres réunis par Cosme et Laurent de Méclicis. Ges trésors furent en parlie dispersés à l'entrée des FrançaisTît de Charles VIII. Ce qui fut sauvé fut acquis par le couvent de San Marco, au prix de 4 000 ducats. En 1508, les moines, ayant besoin d'argent, vendirent (2652 ducats) ces livres au cardinal de Médicis. depuis Léon X, qui les transporta à Rome. Clément YII restitua à Florence cette part si glorieuse du patrimoine de ses ancêtres. La Laurentienne s'est enrichie de plusieurs bibliothèques particulières (celle d'Alfieri a été donnée par le peintre Fabre, qui en avait hérité de la comtesse Albany). — Il y a neuf mille manuscrits. On remarque, entre autres livres rares et précieux, les premières Bibles imprimées et le beau Lucien de Florence avec des miniatures de Laurent de Médicis. Les manuscrits hs plus remarquables sont les suivants : — Virgile, du iv^ ou v*' s., le plus ancien manuscrit de cet auteur. — Pandectes, du vi'^ ou vu*^ s., emportées tfAmalfi, en 1135, par les Pisans. — Deux manuscrits de Tacile : l'un du vti% vin" ou xi'^ s., copié sur un manuscrit de 595; l'autre du x'' s., proven;mt d'un couvent de Westpbalie. — Décaméron de Boccacc, 1384. — Quinte-Curce du x*^ s. — Lettres de Cicéron, Ad familiares, de la main de Pétrarque. — Horace du xh^ »., provenant de la bibliothèque de Pétrarque,

avec quelques lettres de ce dernier. — Térence, collationné par Politien. — Fameux manuscrit de Longus^ avec la tache d'encre qui a servi de texte à la verve mordante de P. L. Courier. — Lettre de Dante, où, après cinq ans d'exil, il refuse la permission de rentrer à Florence, qui ne lui était donnée que sous condition de demander son pardon.

— Ecrits inédits de Ficin. — Miniatures : Evangile syrien de 580. — Bible in-folio, du milieu du vi'' s. — Dans le Canzoniere se trouvent les portraits de Laure et de Pétrarque, du xiv^ s.

Bibliothèque Nationale (PI. 27), auparavant Magliabecchiana (sous le portique des Uffizi lunghi ; l'entrée est à coté de celle de la galerie).

Antonio Magliabecclii (-j- 1734) laissa sa bibliothèque (30 000 vol.) à Florence. Cette bibliothèque s'enrichit de plusieurs autres, parmi lesquelles il faut citer : la bibliothèque Palatine, aupaiavant au palais Pitti. Elle se compose de 250 000 vol. et de 14 000 manuscrits, principalement importants pour les derniers temps du moyen âge et pour l'Iiistoire littéraire moderne. -^ Deux Bibles de Mayence, de 1462. — Le premier Homère imprimé cà Florence, 1488, avec miniatures. — Cicero ad familiares, le premier livre imprimé à Venise, 1469. — Le Dante de Landini, Florence, 1481, avec miniatures. — Anthologie, de Lascaris, Florence, 1494, avec peintures imitant les camées. — Exem|)laircs de toutes les publications modernes d'Italie (leur envoi à cette bibliothèque est obligatoire).

Bibliothèque Marucelliana (PI.

26 ; rue Gavour, 45).

Fondée par l'abbé Marucelli (-f- 1713), elle possède 70 000 vol. env. Le manuscrit le plus intéressant est le Mare Magnum, index général en 112 volumes conriposé par Marucelli, de tous les livres qu'il avait lus.

Bibliothèque Riccardiana (PI. 28 ; rue Cavour, palais Riccardi. F. cidessous).

, Fondée, au xvi° s., par Biccardo Bomolo Riccardi : considérablement auo-

menléc depuis, surtout par les ISOO^mauuscrits du chanoine lUccardi (1789).

Elle compte env. 50 000 volumes et 4000 manuscrits. — Histoire naturelle de Pline, du ix^ ou x*^ s., le plus ancien manuscrit qui existe. — Manuscrit de J'hisloire de Venise, jusqu'en 1275, par Martino de Canale, en langue française.

— Yovage de Fra Oderigo del Friuli en Orient, l'an 1518, manuscrit. — Lettres de Poggio Bracciolini, très intéressantes pour l'histoire littéraire de son temps.

— Manuscrit autographe de V Histoire de Florence, par Machiavel. — Testament (ancienne copie) de Filippo Strozzi, qui se tua lui-même en prison. — Traité sur l'architectiue militaire, par Galilée. — - Deux diptyques des temps de Constant et de Justinien. — Une défense de Savonarole, par Pic de la Mirandole.

Bibliothèque de V Académie des beaux-arts (rue Ricasoli). Elle contient 9000 vol. environ.

Bibliothèques privées : — Cappoiii (rue Gino Capponi) : 10 000 vol. ; — Marlelli (rue délia Forcn) ;

— Riccardi Vernaccia (rue Pinti).

Archives centrales d'État (sous

le portique des Uffizi). Elles ont été formées en 1852 et elles occupent 120 salles.

VArchivio diplomatico, fondé en 1778, par le grand-duc P. Leopoldo, coniprendles diplômes des couvents supprimés. Le nombre des diplômes en parchemin dépasse 140 000. Le plus ancien est du 20 septembre 710. ^Ce manuscrit est le second en antiquité que possède l'Italie.) Il y a aussi des actes latins sur papyrus des vi« et vii« s. — h'Archivio délia Repubblica fiorentina réunit tous les actes et documents du gouvernement, des finances et des magistratures de Florence, jusqu'à l'année 1550, et forme 18 776 volumes. — VArchivio del Principato comprend 142 450 vol., parmi lesquels 24 000 de documents provenant de 551 archives de corporations religieuses supprimées. — Nombreuse correspondance de Machiavel, Guicciardini, Galilée, Ariosie, Savonarole, Michel- Ange, Titien, B. Gellini. — Une salle consacrée à l'étude, une bibliothèque d'ouvrages de paléographie et de diplo-

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matique, et une école de paléographie sont annexées aux archives.

Collections particulières.

Palais Gorsini (PI. 44 ; Lung' Arno Corsini ; l'entrée est rue Parione, 7 ; pourboire), construit •j)ar G. Silvani (1618-56) —Bel escalier, par Ferr/.

— Galerie de tableaux, distribués dans 15 salles, peintes à fresque par divers artistes.

Salle 1:7. Giorgion. Nympbe et Satyre [répétition du tableau du palais Pitti]; ^\ .Sustermans . Ferdinand II de Médicis. — S.vlle II : Salvator Rosa.

Batailles et scène de sorcellerie. — Salle III : 90. Cigoli. Belle tête de Christ mort [clair- obscur bien ohservéj ; 95, Carlo Dolci. La Y. dite du doigt (pastel) ; 98. Caravage. Portrait de femme; 101, 103. Seibold. Son portrait et celui de sa femme [son portrait, le même que celui du Louvre; merveille d'exécution patiente et laborieuse | . — Salle IV : [^. Raphaël. Carton du portrait de Jules II (piqué pour poncer) ; 157. Luca Signorelli. La V., St Jérôme et St Bernard; 160. Fra Barlolommeo. Ste Famille; 162. Filippino Lippi. \ierge et Anges; 167. Botticelli. Madone et Anges.

— Salle Y : 200. Raffaellino del Garbo. Madone et Saints. — Salle YI : 207. Fr. Danti. Copie du Jugement dernier de Michel-Ange (colorié d'après le carton] ; 208. Holbein. Portrait dhomme; 209.

Memling. Portrait d'homme; 212. Seb.

del Piombo. Jésus portant la croix (œuvre remarquable]; 241. And. del Sarto. Apollon et Daphné. — Les autres salles, assez mal éclairées, ne renferment pas d'œuvre saillante.

Palais Panciatichi-Ximenes (rue Pinti, 62), bâti par G. da San Gallo pour y demeurer.

Collection de tableaux (elle n'est pas visible actuellement) distnhués dans 16 salles. On y remarcpie une excellente copie de la Vierge de Lorelte, de P»aphaël, dont l'original est perdu.

Palais Riccardi, OU de la Préfecture (PI. 46; rue Cavour, 1). Première demeure des Médicis, il fut

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