LUCQUES
occupe un poslo (!i?tinguc dans la sculpture. Cette ville possède même le premier ouvrage important du restaurateur de Tart, Nicolas de Pisc : le })ortail latéral de la façade de San Martino. Au xv° s. florissait, à Lucques, un sculpteur de grand talent, Mattco Civiiali (l^^o-lôOl) ; on ne sait à quelle école il a I aisé la grâce, le goût de dessin et d'exécution qui le distinguent. On no.
trouve de ses ouvrages qu'tà Lucques, sa patrie et à (jènes.
Lucques comptait déjà, au xui*= s., des peintres habiles pour le temps : Bonav. Berlingliieri (on a de lui un portrait de St François, de 1255; V. Pescia, 1\. 17) et Dioclato, qui florissait en 1288 (villa Marlia). Vers 1500, Zacckia, le Vieux, se distingue par la correction de son dessin. Les peintres étrangers ajoutèrent beaucoup à la gloire de Lucques ; on y trouve clc bous ouvrages de Fra Filippo Lippi, de Fra BartolommeOy de Guido Reni, des Carrache.
Principales curiosités.
Lucques est une petite ville intéressante qui peut, à la rigueur, être visitée entre deux trains, à moins qu'on ne veuille faire l'excursion des Bains de Lucques, qui demande une journée; en ce cas il fiiut coucher à Lucques. On visitera : le Dôme (p. 250 ; façade curieuse du xni^ s. ; à Tint., sculptures de Matteo Civitali; Madone, par Fra Bartolommeo) et la Fabrique du Dôme (p. 251 ; objets d'art); les églises SayiG20î;an?«i (p. 252, fresque remarquable du xiv'' s.), San Frediano (p. 231 ; sculptures de Nie.
Civitali, Jac. délia Quercia. etc. ; Couronnement de la V., par Francia), San Michèle (p. 252 ; façade du xit s. ; à Tint, peinture par Filippo Lippi) ; la Pinacothèque (p. 235; 2 admirables toiles de Bartolommeo) et le palais Mansi{^. 233; rue Galli-Tassi, 17), riche galerie particulière surtout en toiles de l'école flamande.
Description. — Places, rues, statues, palais, etc.
Do la gare on se dirige à g. vers la
Porta San Pictro, en face de laquelle la rue San Girolamo aboutit à la
Place del Giglio, avec une statue en marbre de Garibaldi,\yàv Lucchesi (1889). Au S. de la place s'élève le théâtre delGiglio (salle décorée dans le style du 1*" Empire).
A rO. de la place del Giglio et en prolongement s'étend la belle Piazza Grande OU Kfapoleone, avec la statue en marbre de Marie-Louise de Bourbon^ mère deTex-duc (1843). — Sur le côtéO. s'élève \ç, palais Provincial (p. 233), renfermant la Pinacothèque.
A l'E. de ces deux places, la via del Duomo conduit à l'église San Giovanni (p. 232) et au Dôme (p.
De là, on gagnera la place Santa Maria Fori^portam, avec l'église du même nom (p. 232) et, au n^ 2, le palais Mansi (p. 23 i)
De là on se dirigera au N. et l'on fera un petit crochet à g. pour suivre la via Guinigi où s'élèvent à g., n° 13, à dr. n'' 14-1 G, deux beaux palaîs Guinsgi en briques, bâtis vers 1410, en face l'un de l'autre (celui de g. a une haute tour en briques au haut d'^, laquelle ont poussé des arbres.)
On. atteint bientôt la place San Pietro Somaldi avec l'église du même nom (p. 233).
Dans le quartier qui s'étend au S.-E.
de cette place se trouvent : l'ancienne église de San Francesco (1228- 1442), auj. magasin militaire (à Tint, monuments du poète Giov. Guidiccioni, f 1541. et de Castruccio Castracani, fl328); et le palais clei Borghi (PI. 12), édifice majestueux, bâti au commencement du xv° s. par Paolo Guinigi ; il sert actuellement de dépôt de mendicité et d'asile (on l'appelle vulgairement /a Qwcn'^wonia).
Dans le quartier à l'O. de la place San Pietro Somaldi on verra les restes d'un grand amphithéâtre antique (PI. 13), de 54 arcades. Ils sont encastrés dans des maisons bâties
dans ]es arcades et formant une sorte d'enceinte ovale, occupée actuellement par un marché. On croit qu'il fut bâti au 11^ s. Il pouvait contenir plus de 10 000 spectateurs.
On visitera ensuite FégHse San Frediano (p. 251), puis, revenant au S., par l'église San Salvatore (p. 255), et la via Nazionale, on gagnera la
Place San Michèle avec la siaiue de F, Buiiamacchi, par Cambi{\ 855) .
— Sur cette place s'élèvent à l'Ë.
l'église San Michèle (p. 252), et au S., à l'angle de la via Nazionale, le palais Pretorio du XV" s. (belles arcades).
Dans le quartier qui s'étend à l'O.
de la via Nazionale et des places San Michèle et Grande, on visitera : les éghses Saut' Alessandro (p. 251), San Romano (p. 255) et San Paolmo (p. 252) et la belle galerie de tableaux du palais Mansi (p. 255).
De là on gagnera les remparts que l'on pourra suivre (agréable promenade fréquentée; belle vue) au S.-O.
et au S. Dans des bastions transformés en jardins se trouvent : la statue de Charles [II d'Espagne (1822), le monument de Victor-Emmanuel (1885), par Passaglia, un café monumental et le buste de Mazzini (1890).
Édifices religieux.
Cathédrale San Martino (PI. 1), église gothique qui rappelle le caractère de l'architecture française du xm' s., en dépit des inscriptions commémoratives de la fondation au XI" s., encastrées dans la façade. — Fondée, suivant l'inscription gravée à g. sous le portique, en 1060, par l'évêque Badagio (pape Alexandre il), elle a été évidemment altérée par les additions subséquentes. Depuis 1870 une commission a été chargée de remettre l'édifice entier dans l'état où il se trouvait au commencement du ^vi" s.
La façade, avec ses tr^is galeries