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LE MONT CŒLIUS ET LES THERMES DE CARACALLA

Au S. du Colisée commence la rue San GregoriOy qui longe le versant

ROME

N.-E. du Palatin et le versant 0. du Cœlius et aboutit à la place Sa?i Gregorio (PI. F, 6) sur laquelle se trouve l'église San Gregorio (p. 426).

Là commence la rue San Giovanni e Paolo, qui passe devant (à g.) l'église San Giovanni e Paolo (p. 426) appartenant aux Passionistes, dont le jardin occupe l'emplacement du temple de Claiidius, ou, suivant d'autres archéologues, du palais de Vitellius^ édifice intermédiaire entre le palais et la villa et séjour favori de Cornmode, qui s'y trouvait tout près du Colisée.

A l'extrémité de la rue San Giovanni e Paolo, là où elle débouche sur la rue délia Navicella, on voit l'Arc deDolabella et Silanus (PI. 2), élevé l'an 10 de l'ère chrétienne. On croit que c'était une des entrées du Champ de Mai s sur le mont Cœlius, qui servait aux exercices militaires pendant les inondations du grand Champ de Mars. Néron y appuya son aqueduc (à l'angle des rues San Giovanni e Paolo et délia Navicella).

En suivant, à dr., cette dernière rue, on passe, h dr., devant l'église de Santa Maria in Domnica ou délia Navicella (p. 450) et à g. devant celle de San Stefano rotonde (p. 459).

Adr., sur les pentes du mont Cœlius, est la villa Mailei, jadis célèbre par les collections qu'elle renfermait mais qui mérite encore d'être visitée pour l'admirable vue qu'on a, de ses jardins, sur Rome et la campagne.

On suit la rue délia Navicella jusqu'à son extrémité S . , où elle aboutit à l'enceinte de Rome et à l'antique Porte Metronia (PI. G, 7) aujourd'hui fermée et l'on prend à dr. la rue de San Sislo Vecchio, qui longe le vertiant N. du mont Celiolo et débouche sur la rue de Porta San Sebastiano. On prend, à dr., cette rue qui passe, à dr., devant V église de San Sisto, bâtie au vm^ s., mais entièrement rebâtie au xviu' (clocher médiéval, restauré), devant la Pépinière

communale et, à g., devant l'église de Santi Nereo e Achilleo (p. 454), puis on arrive, à g., à la rue Antonina (ou Antoniana) qui monte entre des murs de vergers et dans laquelle se trouve, à g., la grille d'entrée des Thermes de Caracalla.

Les Thermes de Caraca11a( Thermœ Antoninianœ , par altération du nom d'Antonin Caracalla; PI. F, G, 7, 8; un petit plan se vend à l'entrée, et un gardien accompagne le visiteur) sont les plus grandes ruines de Rome, avec le Colisée, le Palatin et les Thermes de Dioclétien ; elles sont, après le Colisée, les restes antiques qui frappent le plus l'imagination.

On est vraiment saisi par les proportions colossales de l'édifice, par la hardiesse de ses voûtes, par l'épaisseur prodigieuse de ses murs. Les thermes ^ où le peuple fut admis l'an 216, ne furent terminés que par Héliogabale et Alexandre Sévère. Ils étaient renommés pour leur magnificence et leur richesbc; on y comptait 160 sièges en marbre poli. Ils furent abandonnés vers le vi** s., quand Vitigès, assiégeant Bélisaire (557), détruisit les aqueducs. C'est là qu'au xvi^ s. on a trouvé l'Hercule Parnèse, le Torse du Belvédère, la Flore, la Yénus Callipyge, le Taureau Farnèse, les grandes baignoires de granit de la place Farnèse, etc., et au XVII'' s., des centaines de statues. Nous empruntons à Nibby la description suivante.

* Dans les thermes luxueux, construits par les empereurs, le peuple trouvait des bains froids, tièdes, de vapeur; des salles pour se sécher, pour se parfumer, des stades pour les exercices et les jeux, des promenades ombragées d'arbres, des portiques où les poètes venaient réciter leurs vers, des bii»liotlièque>, des pinacothèques, ornées de statues et de tableaux.

Agrippa est le premier qui développa de la magnilicence dans ce genre de cohsIiuclions. D'autres 'f hernies furent construits par Néron, Titus, Trajan^ Commode^ Caracalla, Alexandre Sévère, Philippe^ UiocU'tlen et Constantin.

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