I ROUTE 38] ILE TIBÉRINE. — PLAGE FARNÈSE
voit, a dr.,r élégante façade du palais Ossoliy dessinée par Bahl. Penazt.
La petite rue ou vicolo (Ici Vcnli, prolongement de la rue Capo di Ferro, et destinée h être élargie, aboutit à la place Farnèse (PL D, 4), ornée de deux grands bassins en granit trouvés dans les Thermes de Caracalla.
Le vaste et beau palais Farnèse (p. 480) occupe tout le côté S.-O.
de la place.
A quelques pas, au N.-E. de la place Farnèse, est celle de Campodei Fion', servant aujourd'hui de marché, ornée du monumenl (1889; statue en bronze par Ettore Ferrari) de Giordano Bruno, le moine innovateur du xvi'^ s., qui fut brûlé sur cette place en 1599. De là, on arrive, en quelques pas, au corso Yittorio Emanuele, soit par la place délia Cancelleria (p. 569), soit par la rue dei Baullari, qui traverse la petite place Pollarola (au n° 43, la casa Pichi, de 1450, conserve encore, aul^''étage, une porte et des fenêtres, spécimens des plus rares et par là des plus intétéressants de l'architecture privée du xv" s.; le vestibule, où l'on voit un écusson de remarquable facture et la cour gardent aussi des traces de l'ancienne décoration) et débouche sur le corso.
Au N.-O. delà place Farnèse commence la rue di Monserrato, dans laquelle se trouvent, à g., Y église de San Girolamo, le Collège Anglais (n' 45), fondé par Grégoire XllI (chapelle du style roman, bâtie en 1868 par Ycspignani), l'église de Santa Maria in Monserralo (p. 431), attenante à l'hôpital des Espagnols, et la ])etite église de Santa Lucia del Gonfalone (p. 427). — La rue de Monserrato, prolongée par la rue dei Banchi Fecc/ii (au n" 22, maison avec riche décoration en stuc du xvi'' s.), aboutit au corso Yittorio Emanuele.
A rO. de la place Farnèse, la rue délia Masclierina, qui longe le palais
Farnèse à g., ou la rue délia Morte, qui le lon^^e h dr., conduisent à la rue Giulia juste en face de la petite cqlise de Santa Maria délia Morte, (pii touche au palais Falconieri , bàii au xvn" s. par Borromini.
En remontant vers le N.-O. la rue Giulia (percée du temps de Jules II par Bramante et qui passa, à cette époque, pour la plus belle rue de Rome), on rencontre successivement :
à dr., V église de Santa Caterina da Siena; — à g., dans la petite rue ou vicolo délia Lunetta, la petite église de SanVEligio degli Orefici , belle rotonde bâtie par Bramante (on l'a attribuée aussi à Raphaël) en 1509 et reconstruite dans la forme primitive en 1601; — à g., V église du Spirito Santo de Napoïetani (xvi" s.), et presque en face, au n° 146,1e palais Ricci, bâti par Larchitecle florentin Nanni di Baccio Bigio (la façade principale, sur la petite place Ricci^ est décorée de peintures en clairobscur par Polîjdore et Matliurin de Caravage); — h g., les prisons des Carceri Nuove , bâties sous Innocent X ; les églises de Santa Maria del Suffragioei de San Biagio, qui appartient (ainsi que l'hospice y attenant) aux Arméniens catholiques, et enfin, au n° 66, le palais Sacchelli, une des plus belles œuvres à'Ant. da San Gallo (la cour a été altérée par des modifications de mauvais goût exécutées par Nanni di Baccio Bigio), La rue Giulia finit ici à un carre-
four dont un des côtés est formé par l'église de San Giovanni de' Fiorentini (p. 425) ; à dr., la rue Paola conduit au corso Yittorio Emanuele (tout près du grand pont Yittorio Emanuele) , et à la place Sant' Angelo (F. cidessus, lll) ; à g. se trouvent le Lungo Tevere dei Fiorentini, et le pont dei Fiorentini (PL C, 4), en fer et suspendu, allant déboucher à la Lungara, en face du Collège Militaire (F.
ci-dessous, Yill).]
ROME : — DESCRIPTION PAR QUARTIERS, [r. 38]