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VIII. — Le Trasteyere^ le Janicule

De la place Saint-Pierre, le Borgo San Michèle et la rue dei Penitenzieriy qui s'en détache à dr. près de l'église de Santo Spirito in Sassia (V, ci-dessus, VU), conduisent à la Porte Santo Spirito (ou de San Gallo) , où commence la longue rue delta Lungara qui traverse tout le quartier du Trastevere.

A g. est l'hospice des aliénés et à dr. une rue, qui contourne les dépendances de cet asile, monte, en longeant h dr. le bastion de Santo Spirito, à Saut'Onofrio et à la promenade

du Janicule (V. ci-dessous); un peu plus loin, à dr.,est la rue SanfOnofriOf qui monte à l'église de Sant' Onofriof p. 454). On passe ensuite devant le Collège Militaire (ancien palais Salviati, bâti au xvi*' s. par Nanni di Baccio Bigio; belle cour) à dr . fit le pont en fer dei Fiorentini (p. 599) à g.; à côté du collège et dominé par l'église Saut'Onofrio, est le Jardin botanique de l'Université (entrée par la petite porte à dr. ; il faut sonner). On arrive ensuite du pftlâifi Gorsini ^n** 1Ô; p. 478) H.

[r. 38] LE JANIGULE. — FONTAINE PAULINE.

en face, à la Famésine (p. 482). Près d'ici finit la rue délia Lungara, à l'ancienne Porte Settimiana (PI. C, 5) au delà de laquelle commence, à dr., la rue Garibaldi, qui monte à San Pietro in Montoiio et h la promenade du Janicule.

C'est a San Pietro in Montorîo (p. 456) que commence la belle promenade du Janicule (passecjgictta delGianicolo), créée après 1 870 et qui n'est pas encore complètement achevée du côté de Sant'Onofrio (V-ci-^ dessous). Elle comprend les terrains au S.-O. et à l'O. de San Pietro in Montorio et, plus au N., l'ancienne villa Corsini et l'ancienne villa Lante. A côté de l'église de San Pietro est V Académie royale espagnole, institution du même genre que l'académie de France à la villa Médicis (p. 489) ; à dt., à quelques pas de l'église, on remarque des inscriptions commémoratives en l'honneur des patriotes tombés pendant le siège de Rome par les Français en 1849.

La vue que l'on a de l'esplanade de San Pietro in Montorio est assurément une des plus belles du monde. A g., vers le "S.-O., on voit le dôme de Saint-Pierre et le mont Mario couronné de pins d'Italie et parsemé de villas ; viennent ensuite le dôme de San Giovanni dei Fiorentini et le château Saint-Ange, derrière lequel on voit le mont Razzano et les collines de Baccano. Plus au N., la silhouette dentelée du mont Soratte se profile à l'horizon, puis (toujours de g. à dr.) la façade, terminée par un fronton trianj^ulaire, de la Ghiesa Nuova, les deux coupoles des églises de la place du Peuple, le jardin du Pincio, la coupole de Sant'Agnese qui touche à la masse imposante du palais Farnèse; plus en arrière, vers la dr., les deux tours de la Trinità de' Monti et la villa Médicis, puis la coupole de Sanl' Andréa délia Yalle, la colonne Antonine fphice Colorma), la coupole de Santa Trinità de' Pellej^rini et celle plus élevée de Snn Carlo ai Calinari derrière laquelle se dresse le massif du mont Gennaro. A dr. vers le S., on voit la masse carrée et rongre^tre de la tout* de IVéron, la farade

dénuée d'ornements d'Aracœli, le palais du Capitole et un peu en arrière les dômes et le clocher de Sle-Marie-Majeure ; tout au loin on aperçoit In cime du mont Velino, qui fait partie des Abruzzes. On dislingue les trois grandes arcades de la basilique de Constantin au Forum, le Colisée et le Palatin avec la villa Mills, puis les statues couronnant la façade de Saint- Jean de Latrnn ; les Monts Albains ferment l'horizon du S. au S.-O.; on distingue sur leurs pentes plusieurs localités : Rocca Priera, la plus haut placée, Frascati, Rocca di Papa, Marine et, tout au loin, Castel GandoH'o. Au S.-O. on a en face l'Avenlin avec les trois églises de Santa Sabina, Sant'Alessio et Santa Maria del Priorato; plus vers l'O., on voit, dans la plaine, la pyramide de Cestius et la Porte San Paolo, enfin la petite colline isolée du mont Testaccio, l'antique enceinte d'Aurélien, la basilique de Saint- Paul et le pont du chemin de fer sur le Tibre. A l'O. au pied du Janicule, près de la rive dr. du Tibre, est la nouvelle gare de Trastevere.

L'allée qui passe à côté de Téglise de San Pietro in Montorio conduit, en passant, à g., devant remplacement du monument de Garihaldi, au carrefour où s'élève la Fontaine Pauline (Paolina ou deW Acqua Paola; PI.

106). C'est la plus grande et la plus abondante de Rome (V. Acqua Paola, p. 345). 8ix colonnes ioniques en granit rouge, provenant du Forum de Nerva, supportent un attique; entre ces colonnes, trois fortes chutes d'eau tombent dans un large bassin de marbre. Paul V la fit élever, en 1612, par Giovanni Foniana, frère de Domenico.

On laisse à g. la fonlaine et l'on traverse la rue San Pancrazio qui aboutit à g. à la Porte San Pancrazio (elle remplace l'ancienne porte Janiciiîensis ou Aurélia; fort endommagée par les batteries françaises d'Oudinot, en 1849, elle a été reconsiruite en 1854) et, par une grille, on entre dans la partie de la promenade appe»

lée passegglata Marghcrita et qU comprend l'aneienno villa Torcini At

ROME : — BASILIQUES

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g. de l'allée principale, se trouvent des hiistes de patriotes et d'hommes illustres; plus loin est le monument du général Lamarmora (bronze); viennent ensuite un café et une petite î;i//a. On descend entré des bosquets et des rochers d'aspect bizarre et h côté de terrains faisant partie de l'hospice des aliénés et au pied de Sant'- Onofrio (a dr. on peut descendre par la saîita SanfOnofrio, a la Lungain), puis/par une mauvaise porte en bois, on descend, en longeant à g. le haut bastion de Santo Spirito, à la Lungara et à la Porte Santo Spirito (F. ci-dessus).

De San Pietro in Montorio on peut descendre (des escijliers abrègent), par la rue Garibaldi, h la rue Luciano Manara que l'on suit jusqu'à sa rencontre avec la rue San Cosimalo (celle dernière conduit à g. à la place et à l'églîse de Santa Maria in Traslevere, F. p. 455), où commence la rue délie Fratte. On laisse

a dr. la large rue de San Francesco, aboutissant à l'église de San Francesco a Ripa (p. 4;!25), et l'on arrive sur le Viale del Re, boulevard qui aboutit à g. (en passant, à g., devant réglisc de San Crisogono, V. p. 424) au pont Garibaldi (p. 597), et, àdr., par la rue délia Lungarina, au pont Palatin (p. 599). Dans la petite rue Monte di Fiore, en face de San Crisogono, on amis à découvert en 1867 un poste [Excuhitorïum) des Vigiles romains (deux pièces sont décorées de mosaïques et de peintures; 50 c).

Au S. du Viale del Re se trouvent l'église de Santa Cecilia (p. 421) et YOspizlo di San 3îicJiele (PL 1)7), fondé en 1089, où l'on reçoit les mendiants de Rome et où l'on enseigne aux enfants les arts induslritds. Les produits de quelques-uns de ses ateliers sont, à bon droit, très appréciés. Cet hospice touche au quai ou Lungo Tcvere de Ripa Grande ^ qui est le port de Rome.

Basiliques.

On compte dans Rome sept basiliques principales : quatre dans les murs (trois majeures) : St- Pierre, S t- Jean de Latran, Ste-Marie Majeure; (une mineure) : Santa Croce in Gerusatenime, et quatre hors les murs (deux majeures) : St'Paul, St Laurent; (deux mineures) : St-Sébastien et Ste- Agnès.

On compte aussi au nombre des basiliques : Ste-Cécile et St-Clêment ( V. sur les basiliques, Histoire de l'art : Architecture).

Basilique de Saint-Pierre.

L'église de St-Pierre (PL A, B, 5), la grande magnificence de Rome, n'a aucun rapport, par sa disposition architecturale, avec les basiliques ; mais elle retient ce nom de la basilique primitive bâtie par Constantin. Œuvre

secondaire, si l'on ne considère que LoriginaKlé et la pureté du style, elle est, par la hardiesse de la conception, par son ensemble grandiose, par son imposante magnificence, un des grands souvenirs qu'on rapporte d'un séjour à Rome.

H[STORiQUE. — A la place où est la basilique de St-Pierre, s'étendaient les jardins et le cirque de Néron. Les chrétiens y l'eçurent le martyre. La tradition veut que St Pierre y ait été enterré. Le pape St Anaclet bâtit un oratoire sur son tombeau. En 326, Constantin y éleva une basilique qui dura plus de onze siècles. La façade en est à peu près repi'oduile dans 1 Incendie du bourg, de tlapliaël. En 1450, Nicolas V, voulant érigci' un temple plus vaste, lit commencer, sur les dessins de Bernardo Bossellini et de L Bat. Aller il, une nouvelle tribune derrière celle qui existait!

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