‹ ItalieChapitre 88 sur 587 · Sarv GtoTOTiJtù JSaïtLj^ta/- -]B.l · texte numérisé non relu

Sarv GtoTOTiJtù JSaïtLj^ta/- -]B.l

8 JVzTZ/ GïovzzitTvùJEvciJiacZùytcv- £ . 2 .

9 San^cu Maria, ùv Cosr/tedzhy-./B, 2 ,

10 Santoy Mariai 7>v J^o7>to C.2.

11 4)pf/>c'^ Ja/i67__ B. 1. 2 .

12 SaiLVitale^ B.l.

13 Scurv Vittorc ^ B,l.

14 ^tcoxlénvùe. des £eazLœ,-Arts B.2 .

15 MiiseeJ}raéto7ialeÔjBzdliot7LèfiL&^^B.Z,

16 TombexLUy de Dante/ B.2 .

17 id de^ Gcdla^ FlcLcidùv. .B.l .

18 PaLa^^iMX} Goirerrtatùro B . 2 .

U9 Torpe^^ del Fu^^Iïco. B.l.

ZQ r/ieàtr'e- B.2.

21 Tlaee VMorio ETruLrateZe^ B. 2 .

22 TIa/}e. jihja/uerv fFostecai^IettresJ^. 2 .

23 ^id.dd J^UlSetterTidp&(JmniczpcdfQ, 2 . 24i Flace. et. MoTuuThtdnitcu CarvbaZdù C . 2 .

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se trouve le tombeau de Dante (Pi. 1 6 ; il est fermé, mais on le voit très bien h travers les oculi de la porte). Dante mourut à Ravenne, le 14 septembre 1521, à l'âge de 56 ans; il y avait passé les dernières années de sa vie sous la protection de Guido da Polenta, qui lui avait offert un asile. Guido ayant été chassé de Ravenne, les restes de Dante, qui reposaient dans l'église des Frères mineurs de Saint-François, faillirent être brûlés par ordre du cardinal Rertrame del Poggetto*.

Ce ne fut que cent soixante ans plus tard que le sénateur Bernard Bembo, podestat de Ravenne pour la république de A'enise, et père du cardinal, lui fit élever un mausolée d'après le dessin de l'habile architecte et sculpteur Pietro Lomhardi, mausolée reconstruit dans l'état actuel en 1780, aux frais du cardinal Valentin Gonzaga de Mantoue. Il forme un temple surmonté d'une coupole mesquine, ornée des portraits de Virgile, Briinetto Latini, Can Grande délia Scala et Gîiido Polentani. Quand lord Byron

Le 21 mai 1865, en démolissant un conrefort de l'éfilise S. Francesco, contiguë au ombeau de Dante, on découvrit, dans un nur qui joignait ce contrefort à l'église, me caisse de'sapin contenant les ossements lu poète. Sur le couvercle de la caisse on isait l'inscription suivante : Daniis ossa i me frà Antonio Sanii kic j)osila anno 677, die 18 octobris. Les ossements étaient

bon état: il manquait seulement un ragment de la mâchoire inférieure, deux halanges d'une main et une d'un pied. Le quelette, mesuré du sommet de la tête au lion, a 1 met. 55. i^ar suite d'une délibéjition du conseil municipal, le tombeau e marbre qui est dans le monument de anle fut ouvert et trouvé vide; il conteait seulement les phalanges qui maiiuaient au squelette. Il paraît que le frère inti, craifinant que ces ossements ne fusmt revendiqués et enlevés, les retira se- ^ètoment du tombeau et les cacha dans indioit où on les a retrouvés. — Les j-ess de Dante furent retirés de la caisse (qui été transportée à la Bibliothèque) et dé- >sés solennellement dans le mausolée aclel, le 25 juin 1865, en attendant un plus che mausolée. A dr. de la chapelle le ur porte une inscription qui rappelle ces

passait devant le tombeau de Dante, il descendait de cheval et s'agenouillait. — A côté du tombeau de Dante s'élève le Quadriporlico (portique carré) di Braccioforte, construction entourée d'arcades, renfermant des sarcophages anciens. On y a placé en J880 le médaillon de Mazzini avec une inscription commémorative.

En continuant la rue Mazzini on passe, a dr., devant le joa/afs Pignata (à l'angle de la petite rue Pignata), où logea le Tasse; à g., est l'église de Santa A gâta (p. 75). — Au delà de la rue CerchiOy qu'on dépasse à g., sont les deux palais : Lovatelli del Corno^ à dr., et Lovatelli^ h g.

Plus à FE. et pai^allèlement à la rue Mazzini, le corso Giuseppe Garibaldi (qui, de la Porte Serrata au N., traverse en di^oite Hgne toute la ville, et aboutit, après un parcours del 1 15 met. à la Porta Niiova, au S.) passe devant l'église de Sant' Apollinare Nuovo (p. 75) et devant le palais de Théodoric(Pl.C,2),construitpar ordre du roi des Goths et détruit par Charlemagne, qui en emporta Les ornements en France. Il n'en reste qu'un mur de façade en brique. Un large bassin de porphyre, placé à la base, a été considéré comme étant le sarcophage qui se trouvait au-dessus de la coupole de son mausolée : mais c'est simplement une baignoire antique.

Près de l'extrémité S. du Corso Garibaldi, à peu de distance de la Porta Nuova, est l'église de Santa Maria in Porto (p. 76).

En dehors de la Porta Nuova, une route, qui traverse le èor^o Garibaldi, conduit à l'église de Sant' Apoilinare in Classe (p. 80).

Édifices religieux.

Dôme (PL 1), entièrement reconstruit de 1734 à 1749, par l'archevêque Guiccioli, avec les débris d'une

basilique bâtie au iv° s. par St Ours (lirsus), archevêque de Ravenue; Tar- €hitecture en fut encore remaniée en 1774'. Le clocher en tour ronde, sorte de minaret, est du ynf ou ix' s.

Intérieur : 5 nefs et 24 colonnes. — Au pavé restes intéressants de mosaïques.

— Transsept dr. : dans la chapelle de la Madonna del sudore, deux tombeaux antiques reposant sur des pattes de lion; l'un (à dr.) est celui d'un évêque de Ravenne, confesseur de Galla Placidia.

(On y remarquera la %ure de S t Pierre, placée à g., et celle de St Paul, à dr. du Sauveur adolescent. A partir dn iv^ s., les monograplies expriment ainsi l'idée de prééminence de sainteté de St Paul, l'apôtre de la gentilité, sur St Pierre, l'apôtre juif de la circoncision.) — A dr. du maître-autel, croix d'argent haute d'env. 1 met., du vi"^ s., que sa restauration, au xvu^ s., a rendue méconnaissable. — Dans une galerie basse qui règne derrière le chcrur, deux grands segments de cylindre, d'un seul morceau de marbre blanc, divisés chacun en 80 panneaux et représentant des quadrupèdes, des oiseaux et des poissons, proviennent d'un ancien amhon, exécuté du temps de l'évêquc Agnellus (-|- 5GG).

— Sacristie : table de marbre indiquant le cycle pascal de 552 à 626; siège pastoral, en ivoiic (monogramme de l'évêquc Maximien 546 à 556; quatorze des plaques courbes divoire qui le garnissaient, et dont plusieurs portaient sculptes sur les deux faces des sujets de l'Évangile, ont été enlevées) ; croix d'argent doré décorée d'émaux translucides, (iatée de 1566 (le piédestal est^ du xvi^ s.). — A l'extrémité du bas-côté g., à dr. de l'entrée de la sacristie, en haut : Elie dans le désert, fresque du Guide. — Transsept g. : dans la chapelle du Saint-Sacrement, Miracle de la manne, peintnre à l'huile du Guide, et peintures à fresque de la lunette, que Lanzi cite parmi ses meilleurs ouvrages [elles sont fatiguées]. — Dans le bascôté g., monument de l'archevêque Guiccioli.

LdiChapeUe de Santa Giusiinay près et à dr. de la façade du Dôme, renferme une urne en marbre grec provenant d'un temple de Jupiter à

Césarée (partie de l'antique Ravenne) où elle servait de vase pour l'eau lustrale.

Archevêché (derrière le Dôme) dont la chapelle, du vi® s., conservée dans sa forme primitive, est une sorte de musée. Les murs en sont revêtus de mosaïques (portraits de Saints et de Saintes, symboles des Évangélistes, Christ portant la croix) qui paraissent contemporaines de St Vital.

La Madone placée au-dessus de l'autel est plus récente. — Dans la salle qui précède la chapelle, ont été réunis des fragments antiques (sculptures grecques, beaux chapiteaux, torse romain en porphyre) et des inscriptions. — Au 5^ étage du palais sont les archives contenant d'anciens manuscrits (25 000 parchemins ; quelques papyrus; manuscrit avec miniatures attribuées à Raphaël).

Bapiislère (PL 2), OU Sa^i Giovanni in Fonte (le custode demeure au n° 2 de la rue Battistero ; pourboire) , fondé par l'évêque Ursus à la fm du iv" s., mais réédifié, au milieu du v« s., par l'évêque INéon, auquel on peut en attribuer la décoration. Ce monument, de forme octogonale, isolé par une rue de la cathédrale, et dont le plan a é(é légèrement modilié, a mieux conservé le caractère du temps; des restaurations ont eu lieu en 1862, 1868 et 1890. Une croix de métal, portant la date de 1688, est placée au haut de l'édifice.

L'intérieur a deux rangées d'arcades superposées, dont les colonnes, de diamètres et de chapiteaux différents, proviennent très probablement d'anciens édifices païens. Les colonnes de l'ordre inférieur sont à moitié enterrées, parce qu'on a relevé le sol pour le préserver de l'envahissement des eaux ^

i a Cet envahissement des eaux ne tient ni 5 un mouvement de la mer (dont le niveau moyen est resté le même), ni à un mouvement du sol comme à Naples (on est ici dans un sol d'alluvions, loin des phénomènes volcaniques). La raison en est dans

Le fond des arcs est revêtu de placages en marbre et les arcs eux-mêmes de mosaïques à molil's clairs sur fond noir. Les arcatures de rétaG:e supérieur, percé d'une fenêtre sur chaque face, sont revêtues de stucs formant des niches qui abritent des statues, sur fond colorié et des ornements en relief: exemple peutêtre unique de ce genre de décoration.

— La coupole est entièrement revêtue de mosaïques ainsi distribuées : une zone d'ornements symboliques (trônes et autels) ; une zone représentant les douze Apôtres, sans nimbes (debout contre une draperie) ; un grand médaillon central, représentant le Baptême du Christ, nu dans les eaux du Jourdain, personnifié par une figure cornue, émergeant à demi des flots et sous laquelle est écrit son nom : iord.^nn. (La mosaïque de la coupole du Baptistère des Ariens à Santa Maria in Gosmedin, d'un siècle postérieur très probablement, reproduit, à peu près, les mêmes dispositions.) — Au milieu de l'érlifice, une vasque octogone servait pour le baptême par immersion.

, Santa Agata (PI. 5 ; rue Mazzini ; on entre par la porte d'une maison, entre les n°' 46 et 48), église du v^ s., la plus pauvre de Ravenne, mais l'une de celles qui ont conservé leur aspect primitif; malheureusement elie a perdu sa décoration de mosaïques.

Elle a trois nefs divisées par des colonnes monolithes de granit ou de marbre. — On y remarquera la chaire en marbre grec d'un seul morceau creusé dans un fragment de colonne antique ; et une peinture de Luca Lonçjhi (Ste Agathe, Ste Catherine et Ste Cécile).

Sant' ApoUinare în Gittà, OU Sant' ApoUinare Nuovo (PI. 4 ; corso Gales troubles apportés constamment par les fleuves et les rivières, se versant dans la mer, dont le rivage va toujours en s'éloignant. Cet éloignement de la mer fait que les rivières qui ont besoin d'une pente pour écouler leurs eaux, se trouvent actuellement, à Ravenne, à un niveau plus élevé, qu'autrefois de toute la pente nécessaire de Ravenne à la mer. La transformation des marais en rizières, exigeant des retenues d'eau, a dû contribuer à cet effet. » (Note communiquée par M. J. Darcel.)

ribaldi), église bâtie au commencement du vi° s. par Théodoric, qui la concéda aux Ariens; rendtie au^ catholiques sous Justinien. Placée d'abord sous l'invocation de St Martin, elle ne fut dédiée qu'au xi^ s. à St Apollinaire. Ses trois nefs sont divisées par 24 colonnes de marhre grec veiné, apportées de Rome. (Ce nombre symbolique de 24 colonnes se trouve dans les églises basilicales de Ravenne.)

Cette église, long parallélogramme sans transsepts, est la plus curieuse de Ravenne et peut-être de toute lltalie ; c'est presque la seule de l'Europe occidentale qui ait conservé sa décoration de mosaïques à la nef (F. Ste-Marie- Majeure à Rome;. Une magnifique frise, en mosaïque, règne de chaque côté delà nef principale, au-dessus des colonnes.

Elle représente au côté g. (celui des femmes) la ville Classis et le port, et une procession de 22 saintes nimbées, se dirigeant avec les Mages vers la Vierge, représentée assise entre des Anges, avec l'Enf. J. sur ses genoux; à dr., une vue de Ravenne, avec l'église de Saint- Yital et le palais de Théodoric [Palatium), et une procession de Saints se dirigeant, St Martin à leur tête, vers le Christ, assis également. Au-dessus de ces frises régnent d'autres mosaïques remontant, selon toute vraisemblance, au temps de Théodoric et représentant différents sujets du Nouveau Testament.

Ces mosaïques à fond d'or furent en partie refaites, par ordre de l'archevêque Agnello (de 556 à 559), cà cause de leurs sujets rappelant les doctrines des Ariens.

— Dans la 1^ chapelle à g., autel de St Apollinaire supporté par 4 colonnes en marbre rouge; mosaïque (représentant Justinien) et trône épiscopal du x^ s. (ce serait plutôt une antique chaise curule romaine). — Derrière le 2^ pilier à g., on peut voir, par une grille, l'ancien pavé de l'église, inférieur de 45 cent, au dallage actuel.

San Domenico (PL 5), basilique dumilieuduv"'s.,reconsti^uite depuis.

— Elle renferme plusieurs peintures par Nicolo Rondinello, de Ravenne, élève de Jean BeUin ; les Mystèi es du

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