RAVENNE
[route 10]
Rosaire et l'Invention de la Croix, par Luca Longhi.
S^n Francesco (PI. 6), ancienne église, reconstruite k la moderne entre ses murs et sur ses supports primitifs. — Trois nefs soutenues par 2^ colonnes de marbre grec blanc.
A dr. de la grande porte en entrant, pierre tombale (encastrée dans le mur) d'Ostasio de Polenta, seigneur de Ravenne (1396), avec figure en relief. — A dr., 2*" chap. : deux colonnes de marbre grec avec chapiteaux sculptés par le Pisano (ou par Pietro Lombardi) ; beaux candélabres; 4® chap. : Madone et Saints, par Sacchi d'imola. — Crypte intéressante, du ix^ ou du X® s., soutenue par 18 colonnes, découverte par M. Corrado Ricci en 1878. — A dr. du chœur, tombeau servant d'autel et sous lequel a été placé en 1650 le corps de Liberius II, archevêque de Ravenne. — De l'autre côté, dans le bas-côté g., tombeau de marbre, dont les sculptures, assez remarquables, sont de Tommaso Flamherti.
San Giovanni Baltista (PI. 7), reconstruite en 1 863 (tour ronde de 438) . Elle contient des peintures de Fr.
Longhi.
San Giovanni Evangelista (PL 8 ; sur la place Anita Garibaldi ; s'adresser à la porte derrière le monument de l'Unité), basilique dont la fondation est due, dit-on, à Galla Placidia, à la suite d'un vœu qu'elle fit au milieu d'une tempête, ainsi que le montrent des fragments de mosaïque de la chapelle St-Barthélemy. — Portail précédant l'église, orné de sculptures (xiii° ou xiv^ s.) relatives à la légende (le l'apparition de St Jean, laissant à l'impératrice une de ses sandales en guise de reliques.
Trois nefs avec 24 colonnes provenant de la basilique primitive. — A dr. en entrant, colonne antique à demi enfouie. — A g. , 4° chap. : voûte ornée de l'resques par Giotio (Evangélistes, Sibylles, figures de Saints, plus ou moins repeintes). — Crypte. — Chapelle fermée, à g. du chœur : sur les murs, antiques mosaïques
qui formaient le pavé de l'église. — Sacristie : Madone de Fr. Longhi.
Santa Maria in Gosmedin (PL 9),
petit édifice octogone (situé dans le préau de l'église Santo Spirito ; s'adresser au custode spécial; s'il est absent, s'adresser au n° 10 de la rue Paolo Costa), construit et richement décoré par Théodoric pour servir de baptistère aux Ariens.
L'archevêque Agnello aurait, dit-on, fait exécuter les mosaïques de la coupole, vers 553. [Les comparer à celles du Baptistère. La partie du milieu représente le Baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain. Ce fleuve est figuré par l'image païenne d'un vieillard tenant line urne d'où l'eau s'écoule ; au-dessous les 12 Apôtres.]
Santa Maria délia Rotonda (V. cidessous : Rotonde ou tombeau de Théodoric).
Santa Maria in Porto (PL 10), bâtie en 1535 avec les restes de la basilique de San Lorenzo di Cesar^ea.
— Façade du xviii^ s.
A dr., 6^ chapelle : Vierge et Saints, par L. Lo7ighi. — Au maître-autel, beau ciboriimi. — Chœur décoré de sculptures en bois , par 3Iaria?io Francese et possédant un beau vase cinéraire en porphyre. — A g., 4^ chap. : Martyre de Se Marc, bon ouvrage de Palma le Jeune, — Transsept g.; très antique figure de la Vierge, sculptée en marbre (elle est cachée dans une niche).
Mausolée de Galla Placidia ou SS. Wazario e Celso (PL 17 ; le custode de San Vitale a la clef du tombeau de Galla Placidia), élevé par cette impératrice en 440, et destiné à recevoir son tombeau et ceux de ses parents.
Il est en forme de croix grecque dont les bras très courts aboutissent à une salle voûtée, avec un surhaussement qui lui donne l'apparence d'une coupole. — Ce monument est le seul où des personnages impériaux d'Orient et d'Occident reposent encore dans leur première sépulture.