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puis il demanda à Jupiter d'admettre Psyché au rang des immortels.
Jupiter y consentit; Vénus^ satisfaite de la boite, fit comme Jupiter; Gupidon épousa bel et bien Psyché^ et eut de ce mariage une charmante enfant qu'on nomma Volupté.
Voilà le sujet que choisit Giorgione et qu'il exécuta en douze tableaux.
Dans le premier, il représenta la jeune fille pudique «t Toluptueuse à la fois, telle que devait la choisir Gupdoo, qui s'y connaissait mieux que personne : elle soutenait de la main droite un voile qui tombait et dont l'extrémité couvrait son sein.
Dans le second, c'est Vénus qui ordonne la vengeance ison fils ; mais on comprend déjà que celui-ci oubliera laeolère de Vénus devant le regard de Psyché.
Dans le troisième, elle est, comme nous l'avons déjà TU, conduite par toute la cour au lieu du sacrifice.
'Le quatrième la 'représente portée par Zépbire dans le palais de l'Amour ; plus loin, elle est assise à un iomptueux banquet, et, plus loin encore, couchée auprès de l'Amour.
Dans le suivant, elle est avec ses sœurs, qui lui donnent le fatal conseil qu'elle exécute dans le sixième.
Dans le septième, Giorgione avait représenté le pèlerinage de Psyché, qui rencontre Pan, et^ dans le u. â
fond, ses dem scears^ qui, trompées à leur toor^ se]rrécipitent du haut de la montagne.
Puis venait Yénos grondant son Bis, et Psyehé implorant Yénns, qui écoute avec froideur la suppGaBte jeune fille, que repousse aussi Jnnon.
Le neuvième tableau représente Psyché battue pv Vénus, qui lui ordonne les travaux qui doivent mbeter sa faute.
Dims le dixième,, la pauvre enfant va cherdierdais une épaisse forêt quelques flocons de la toison de breiâs malfaisantes^ va puiser de Teau du Styx, et arnvBfr fin aux enfers eherdi» la boite tant désirée de It déesse. Puis la curiosité de la messagère , son ennonissement, et Gnfûdon qui la ranime el la lenroiei sa mère.
Dans le onzième, Gupidon obtient de Jupiter l'iioM' talité de Psyché; et, de la terre, on voit monter an cmI la céleste fiancée.
Enfisle douzième figunit les noi^s, somptueusoBeol belles : les places d'honneur étaient naturellemeDtdo» nées aux divins époux, les Grâces servaient les m^* Ganymède versait le nectar pendant que les Mosad le Akxk de Délos répandaient leur douce harmoni»; puis,i Tentonr de ce groupe, voltigeaient lesBert en parsemant le ciel de roses blanches et venneiltes*
C'était vraiment le si^et que devait choisir GiorgM
wtc son talent exceptioanel. Là, pas de retenue, pas le pudenr; les dieux et les déesses de l'Olympe païen 96 sont pas suissi pudiques que les saints et les mado- Ms de rÉglise chrétienne. A eux tout Tabandon du »rps, toute la volupté des poses, toute la beauté des ternes. La fable de Psyché embrassait un espace iminense, ce qu'il y avait de plus grand parmi les dieux et ie plus beau parmi les déesses ; aussi le peintre dut bien NHiveat pour ses modèles appeler ie chanteur à son aide.
Maintenant, nous ignorons si cette composition de Siorgione fut faite simplement pour répéter un fait nythoiogique ou pour exprimer l'allégorie qu'on preait à cette fable. Nous, nous croyons, au point de vue le la peinture, que ce fut l'idée des formes, la pensée les couleurs qui fit faire ce tableau à Giorgione ; mais, oomme, après tout, il aurait pu le faire dans un autre sens, nous tâcherons de dire ce que signifie cette lon- ^6 bble de Psyché.
D'abord il est évident que Psyché, c'est l'âme {^^9 3t que cette union de Psyché et de Cupidon est l'union ie l'amour à l'âme ; union mystérieuse que l'âme ne tomprend pas d'abord, qui se fait au milieu de tous les chants de la terre et de toutes les harmonies du ciel, et nr laquelle elle se demande : « Est-ce joie ou douleur? x> comme Psyché sur son amant : a Est-ce un Donstre ou un dieu ?i> Puis, lorsque la raison veutexa-
miner froidement l'amour, il s'enfuit devant^Ue comme Cupidon devanè la lampe, laissant l'àme seule dans les ténèbres comme Psyché seule dans son désert, yictime de ce péché vieux comme le monde, la curiosité ; cette sonde sans force, qui ne creuse rien ; cette question des yeux plus souvent encore que du cœur, qui reste sans réponse; ce grand cri poussé dans le silence et qui n'a pas d'écho, péché originel que nous a transmis Eve et que nousn*ecevons en naissant, et que Psyché, humble mortelle, devait recevoir comme les autres. Enfin i la faute commise doit succéder l'expiation, et Psyché descend aux enfers, ou, pour mieux dire, Tàme commence à souffrir ; puis arrive la mort, qui sépare les choses de la terre pour les réunir dans le ciel, et Psyché devient déesse comme l'âme devient immortelle.
Maintenant, toute cette allégorie païenne vaut-^Ue notre christianisme ? toute cette mythologie vaut-elle un chapitre de la Genèse? C'est plus amusant, mais c'est moins beau ; c'est plus joli par la forme, mais c'est moins vrai par le fond : et j'aime mieux Dieu débrouillant les ombres du chaos, et, plus loin, le Christ débrouillant les erreurs des hommes, que tout cet Olympe païen qui semble fait de ces ombres fantastiques de la nuit qu'efface le premier rayon de l'aube. Au point de vue du poète, car c'est ainsi que nous venons de juger deux choses qui ne peuvent se comparer
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da point de vue religieux;- au point de vue du poète, disons-nous, toute cette mythologie allégorique doit disparaître devant notre religion réelle, palpable, visible. Au point de vue du peintre, Tune n'existe que pour la forme; Tautre existe pour la pensée. Aussi vous voyez Giorgione, le peintre de la forme, de la couleur, laisser de côté les madones et prendre les déesses. C'est qu'on a plus vite fait tout un corps voluptueux qu'un regard inspiré; c'est qu'il est plus facile de peindre tout cet Olympe avec ses passions humaines que la Vierge seule avec sa révélation divine.
Ainsi, qu'on nous permette cette digression ; cette mythologie révèle partout son origine étroite ; c'est un tout formé de morceaux divers, rassemblés par des peuples à l'horizon borné. Parmi tous ces peuples, pas un seul qui combatte pour ce qu'il dit ; chacun apporte à la main, selon ses passions et ses habitudes, ses dieux et ses déesses ; et le ciel flnit par craquer sous le nombre des divinités, jusqu'à ce qu'un jour il arrive un homme inconnu, mystérieux, pauvre, né dans une crèche, qui renverse toutes, ces idoles du vice tremblant sur leur base, pour poser à leur place une vérité unique, sainte et ferme dans son principe. Apôtre divin, qui, toute sa vie, dit : « J'annonce; » et qui, à l'heure de sa mort, dit : « Je prouve. » Les deux religions
n*OQt même pas à lutter : l'une renverse l'autre sans
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YioteDce, sans effort; un seul homoie tue TOljmpe comme David tœ GroUafth*
Aussi, prenes les homnieB qui oui puisé dans ks deux principes et compaz^ : vous aurez Bomère el YUmdê d'un côté, mais yous aarec Ifoise et k Bible de l'autre.
€e qui n'empêche pas que Gîorgione) une fois qu'il eut terminé sa composition de P^yché^ avait £ût un chef-d'œuvre de coloris et de composition, et que, s'il n*Y avait pas dedans de la poésie divine, il y avait écoutes un immense talent.
Il était donc devenu à son tour un grand peintre; et, de même qu'il avait été frapper i la port» de Bellim, d'antres vinrent fcapper i k sienne; car ceux qui venaient le trouver savaient que, outre k talent du féor tre, ils rencontreraient 'encore cbeE lui le dévouemâit de l'ami, et qu'une fois son élève, on devenait son frère.
Donc, vers 1508 ou 1509, un homme de trente i trente-cinq ans se présenta chez lui, demandant s'il y avait une place libre dans l'atelier du maître : i qaoi Giorgione répondit en tendant la main au nouveau venu, qui dit s'appekr Pietro Luoo de Feltre, m, plus brièvement, Morto da. Feltro.
Cet homme était un de ces génies remuants et inqukts^ pour lesquels le mouvement est une nécessité
etlechangetoent un besoin. Né à Feltre, il était venu à Borne vers le temps où le Pinturiccio faisait pour le pape Alexandre YI, d'incestuease mémoire, les Stamse da Vatican et les Loges du château Saint- Ange ; c'étail répoque où les premières excavations faites intelligemment venaient de mettre au jour ces belles peintures antiques, ensevelies depuis q[uin2e cents ans, et qui semUaient renaître à la lumière, pour que Raphaël les vit et les surpassât. Morto da Feltro s'était pris d'amour fonr ces magnifiques vestiges de l'antiquité, et peut^tre Int-il son nom de Morto à la persistance avec laquelle il resta plus d'un an dans ces grottes, à en faire tout le jour des études et des copies, si bien que, lorsqu'il m sortait le soir, il sen^blait un mort qui sort de son lombeau.
Pois, lorsqu'il en eut fini avec les grottes romaines, il partit pour Tivoli, et, se prenant à la villa d'Adrien XfflUQe il avait faitaux bains de Titus, il resta plusieurs nois à Tivoli, dessinant tout ce que les excavations liaient découvert de chefs-d'oeuvre sous terre, tout ce pe le temps avait amassé de ruines à la surface du »1.
Enfin il en arriva de la villa d'Adrien comme des Siottes romaines. Quand Morto da Fdtro en ^t , les BKs après les autres, traduit toutes les merveilles sur m aliNims, il partit, moissonneur infatigable , pour
chercher une autre récolte, parcourut successivement Naples, à laquelle manquait encore Pompéi, mais qui possédait déjà Pouzzoles avec ses ruines pleines d'arabesques, de bas-reliefs et de stucs. De Pouzzoles, il alla à Baïa, parcourut pied à pied tout ce rivage magnifique si vanté par Horace et si redouté par Properce; il y chercha la trace des villas de Marins, de Pompée d de César, les vestiges de la maison de Calpurnius Pison, où se trama la conspiration qui conduisit Lucain à la mort, et les ruines du palais qu'Alexandre Sévère fit bâtir pour sa mère Julia Mammea. Il descendit dans la célèbre piscine qui fournissait l'eau à la flotte stationnée à Misène, et que l'on attribue également à Lucullus, à Agrippa et à Claude. Il évoqua, Virgile i la main, la sibylle cuméenne, qui s'est tue du jour où le Christ a parlé; puis, passant par Mercato de Sabbalo,il revint à Rome, où il entendit raconter que deux merveilleux dessins, chefs-d'œuvre des deux plus grands artistes de l'époque (on devine que nous voulons parler des cartons de Michel- Ange et de Léonard de Vinci), étaient exposés à Florence dans la grande salle du Palais- Vieux.
Et l'infatigable Morto da Feltro était parti pour Florence. Là, il avait été reçu par Cosino Feltrini, peintre en réputation à cette époque des grandes réputations, qu'on appelait Cosino du nom de son premier maître,
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et Feltrini du nom du second. Puis, après avoir rassasié de ces deux chefs-d'œuvre modernes sa vue habituée aux chefs-d'œuvre antiques, il avait peint pour le gonfalonier Pierre Soderini toute une salle du Palais- Vieax, qui disparut depuis dans les changements que fit dans ce palais le grand-duc Corne; et, pour Agnolo Doni, une chambre qu'il couvrit d'arabesques dans le goût antique. C'était en achevant ce travail qu'il avait entendu dire que Giorgione de Castel-Franco, qui peignait le Fondaco dei Tedeschi, avait besoin d'élèves qui pussent l'aider dans cette œuvre , et il était venu s'offrir à lui comme peintre d'ornements.
Nous avons vu comment il avait été accueilli par le bon et confiant Barbarelli.
k compter de ce jour, Giorgione et son nouvel élève vécurent ensemble, partageant toutes les aventures et tous les plaisirs. Il n'y avait que les dépenses qu'ils ne partageassent pas, attendu que Pietro Luzzo n'était pas riche. Mais, à défaut de bourse, il avait de magnifiques cartons, qu'il ouvrait à son maître; à défaut d'argent, il avait des récits de voyage toujours nouveaux et intéressants. Et Giorgione, qui trouvait tout simple que Ton donnât à ceux qui n'avaient rien, trouvait bien plus simple encore qu'on partageât avec ceux qui pouvaient vous rendre une aussi curieuse monnaie que celle que la vie aventureuse de Morto da Feltro avait
mise dans sa mémoire. Aussi, c'était, presque tous les soirs, des fêtes qui reposaient l'esprit du travail du jour. Bans ces fêtes, Giorgione redevenait chanteur, et, comme il était toujours jeune et beau, il y eut bien de nouveaux portraits de faits encore, depuis Tannée 1504 jusqu'à l'année 1509. Mais enfin, à peu près vers cette ' époque, il se trouva, à l'une des réunions du peintre, une femme jeune et belle aussi, qui fixa si bien et si longtemps ses yeux noirs sur le chanteur, que Giorgione ne put détacher les siens du visage de œtte femme et qu'il en devint tout bonnement amoureui. Giorgione emmena Pietro Lu£zo dans un coin de la salle et loi montra les deux yeux au pouvoir magiqae.
— Que penses-tu de cette femme ? loi dit-il.
«— Je pense, maître, qu'elle est Idrt Selle et que c'est votre avis aus^.
— Oui, et je sens que je l'aime.
•^ Comme les auties, madtre?
— Oh 1 n(m pas] comme je n'ai jamais aimé,
-— Allons, je vois bien, reprit Pietro Luzao, que It bonne ville de Venise va gagner à ce nouvel amour quelque chef-d'œuvre de beauité«.. Bonne chance, maître I
Et PieU'o LuEzo s'éloigna, kissant Gioi^ne rêveur.
La soirée se passa, et, le lendemain, après une nuit sans sommeil, bien entendu, Giocgioiie revit cette
femme de la veille. Le peintre avait compris que ce nouvel amour était sérieux ; aussi était-il comme un enfant plein de crainte et de retenue devant elle, et ce qu'il lui disait ne ressemblait en rien à ce qu'il disait aox autres.
Était-elle noble et riche? Voilà ce qu'on ne dit pas ; tout ce que nous savons, c'est que Giorgione l'aimait et qu'il ne s'inquiétait sans doute pas plus 'de sa fortune que nous ne nous en inquiétons. Était-elle digne de eet amour? Avait-elle deviné la sainte et belle mission que Bieu donne à la femme dont l'artiste a fait l'élue de son cœur? Avait-elle compris ce qu'il doit y avoir d'amour idéal, de bonté céleste^ de dévouement profond clans l'âme où l'homine de génie puise tout, bonheur, gloire, amour? Avait-elle senti qu'il y a toujours dans la route agitée d'un artiste une femme près de laquelle il s'arrête en rêvant, dans laquelle il reconnaît ses rè- ▼es, à qui il tend la main comme à un ange, à qui il demande le repos du passé et le bonheur de Tavenir, et qu'il suffit d'un peu d'amour de cette femme pour élever l'artiste, et de son oubli pour tuer l'homme?
A cette époque déjà, Giorgione ne voyait plus Titien; ee bonheur de jeunesse avait disparu, cette intimité de l'ami n'était plus là pour recevoir ce qui débordait de son cœur, que ce fût j<ûe ou chagrin, plaisir ou douleur. Quant à Pietro Lu2zo, c'était pour le peintre plus
qu'un élève ; mais ce n'était pas encore un amL S avait donc besoin de partager sa vie avec quelqu'un, et, quand il vit cette femme, il remercia Dieu de la lui avoir envoyée.
A compter de ce jour, Oiorgîone oublia tout, excepté la peinture, la seule rivale de sa nouvelle maîtresse^ pour cette femme qu'il avait montrée à son élève. II l'aimait de ce double amour que nous avons essayé de fidre comprendre : avec le double cœur, pour ainsi dire, du peintre et de l'bomme, amour tantôt idéal, tantôt réel, chez lequel la passion du corps n'exclut pas la poésie de l'âme, où la femme est ange quand ]'a> tiste rêve, et redevient femme quand l'artiste redeyient bomme. Elle suivait donc sa vie, elle marchait donc dans sa gloire. Quant à lui, il était heureux comme quand on croit, et conOant comme quand on aime. Ainsi, à mesure que son cœur avançait dans cette passion, son talent semblait suivre une autre voie. Quelle que soit la femme en qui l'on plate son amour, du moment où l'âme la trouve assez pure pour s'y refléter, ce qu'elle lui inspire est toujours saint : alors aux Psy* eké^ aux Véifus succédèrent, pendant quelque temps, Saint Sébastien êi son Martyre, Jésus^Christ et sM Calvaire. Ce dernier, surtout, est empreint d'une poésie toute nouvelle chez l'artiste; près de Jésus est on homme qui l'insulte, et, de l'autre côté, sainte Yéroni*
que recueille avec un linge les gouttes de sang qui tombent du front du martyr.
Nous l'avons dit, Giorgione^ était confiant comme tous les nobles cœurs, comme tous les grands hommes, et, quand il quittait son atelier, quand, pour le côté matériel de Tart, il était forcé de s'absenter, d'aller bire le portrait de quelque grand seigneur ou de quelque grande dame, Pietro Luzzo restait seul avec celle que Giorgione n'eût pas voulu quitter un seul instant, non par crainte, mais par amour.
Alors, pendant les heures d'absence, qui sait quels furent les mots, les moyens, les ruses dont se servit rélève pour prendre à son maître le trésor de son cœur, qu'il lui confiait! Insoucieux et gai, Giorgione rentrait le soir, rapportant à la maison le tribut de son travail, rapportant à sa maîtresse le tribut de sa gloire, ne soupçonnant pas, quand il la voyait baisser les yeux, qu'elle eût quelque chose à cacher, et croyant qu'il y a plus de nobles sentiments que de mauvais qui font baisser les yeux à une femme. Puis les soirées se passaient, non plus fiévreuses et agitées , mais calmes, douces, pleines de rêverie et d'amour de la part de Giorgione, qui aimait comme un enfant malgré sa vie passée. Dieu laisse souvent, dans le fond du cœur de l'homme, un peu de ce parfum du ciel sur lequel les passions glissent sans l'atteindre et qui, à un jour dit,