CHANSONS A VOIX SEULE
On a pu voir à la table que nous avons dressée de ce premier chansonnier français de l'Escorial qu'il contient quatre chansons à voix seule. Le genre est peu cultivé dans la pratique savante de la musique du quinzième siècle. L'une même de ces pièces, dont voici le début
^ etc.
re - nou-vel ...
se retrouve, note i)Our note, dans une composition à trois parties de Binchois, qui nous a été conservée par le manuscrit Oanonici, d'Oxford. Mais il n'est i)as douteux que lors de la rédaction du chansonnier de l'Escorial ces pièces aient été considérées comme de simples monodies,
1) Le bel exposé que M. Johann es Wolf a fait de toutes les questions relatives à la notation de Vars nova, dans sa belle GcschicJitc der Mensiiral-Notaiinn von 1250 — 1460 (Leipzig, 1904) nous dispense de nous y attarder plus lon<jfti'nips ici.
2] Cf. Dufay and his Contemporarics, p. 80,
Pierre Aubry, Iter Hispanicum. IL
la disposition du manuscrit ne se prêtant point à recevoir en cet endroit des parties que l'on pourrait présumer absentes, si ces chansons avaient dû faire partie d'un ensemble polyphonique.
Voici, à titre documentaire, deux de ces pièces dont l'élégante souplesse a conservé son charme à quatre siècles de leur éclosion.
Je n'ay quelque cause de joye . . .
Escorial. V. III. 24. fol. 40 v.
Je n'ay quelque cause de joy
e, Ouquejesoye,
tm
ÉÉÈÎEfe
Monstre samblant d'estre joieulx.Je ris des yeuix.
Quant