‹ Itha, comtesse de Toggenbourg, ou, La Vertu persécutée [microforme]Chapitre 13 sur 23 · EL · texte numérisé non relu

EL

lement jouiront des joies célestes après cette vie temporelle, mais ils goûteront encore sur la terre, dans les consolations intérieures, la vraie satisfaction et la félicité divine.”

Dans cette douloureuse situation où la prudence humaine n'aurait vu que désespoir et mort inévitable, la pieuse et confiante Itha sut prendre son parti courageusement. Déjà entourée des ombres de la nuit, elle pensa de nouveau à son cher Henri, pour lequel elle ne sentait toujours que de la tendresse, et elle éloigna de son cœur toute pensée d’inimitié en priant de nouveau Dieu de lui pardonner, ainsi qu’à tous ceux qui avaient pris part à ses malheurs. Se recommandant encore une fois à la protection divine, elle se jeta sur la terre, épuisée de fatigue. Semblable à l'Homme-Dieu, elle n’avait pas où reposer sa tête; mais l'assistance de Dieu vaut mieux que toutes les richesses de la terre, et sa protection est plus puissante que les châteaux-forts et les plus vaillantes armées. Un doux sommeil ferma les yeux d’Itha, tandis qu’une pénible insomnie pesait sur tous les habitants du château de Toggenbourg, agitant les innocents d'inquiétude et de tristesse, accablant les coupables sous le poids des plus cuisante remords. Les mugissements des animaux carnas-

. siers cessèrent de retentir dans la forêt, et aucun d’eux n’osa troubler le sommeil d’Itha, car autour d’elle veillaient les saints anges du Seigneur,

Ilis.

: 4 ais tai l'ous ceux qui ice, non seu- à

Page 1