QUANTITÉ IMMENSE DE TORTUES
J’y écrivis à la hâte en grec une plainte, que je présentai à l’aimable démarque, Georgios Mengioussis, en le priant de meltre le malfaiteur Topai immédiatement en prison, d’exiger de lui les douze piastres volées, et de les donner aux pauvres du village.
Le magistrat me répondit qu’il enverrait à l’instant même un gendarme pour emprisonner ce coquin, car il était grandement soupçonné d’avoir commis plusieurs vols de bétail, et, par suite de ma déclaration, il n’y avait plus aucun doute sur sa culpabilité quant à ces vols.
Je fis ensuite avec le cafetier Georgios Tirpos l’accord que, moyennant vingt-sept piastres, il me donnerait un cheval jusqu’à Rinkoï et qu’il m’y accompagnerait sur un âne.
Nous traversâmes la plaine de Troie, d’où nous débouchâmes sur les hauteurs du cap Rhétée, et j’eus ainsi encore une fois la satisfaction de traverser le Scamandre, le Kalifatli-Asmak et le Simoïs, et de voir de loin Hissarlik, les tombeaux d’Ajax, d’Achille, de Patrocle, etc.
En passsaut par le terrain élevé , au-delà de la plaine de Troie, je vis à côté du chemin une pierre de 3o centimètres de long, sur 16 de large, avec une longue inscription grecque, dont il manque malheureusement la moitié. Je n’ai pas besoin de dire que, malgré ce défaut, je pris cette pierre avec moi, pour l’ajouter à ma collection.
Ici comme en Grèce on ne tue pas les tortues, et par conséquent il y en a une quantité immense; on ren-