‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 17 sur 140 · LE PETIT CIMETIÈRE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE PETIT CIMETIÈRE DOMESTIQUE

cinq en bon état. Le plus grand d’entre eux n’a que 1 1 centimètres de haut-, le diamètre de son ouverture est de i centimètre ; un autre a une ouverture de 6 millimètres seulement. Deux de ces vases avaient d’assez belles peintures d’hommes quand je les retirai de la terre. Ces peintures disparurent presque lorsque je les exposai au soleil, mais j’espère les faire revenir en les frottant avec de l’alcool et de l’eau.

Tous ces vases sont remplis de cendres de corps humains brûlés.

Je trouvai en outre dans ce petit cimetière domestique la lame d’un couteau de sacrifice, courbé, de i 3 centimètres de long, très-couvert de rouille, mais d’ailleurs assezbien conservé; une idole en terre cuite, représentant une déesse avec deux flûtes à la bouche; puis les débris d’une épée en fer, une dent de sanglier, plusieurs petits os d’animaux, et enfin une anse faite de fils de bronze tressés ensemble. J’aurais donné cinq ans de ma vie pour une inscription ; mais, hélas ! il n’y en avait pas.

Quoique l’âge deces objets soit difficile à constater, il me semble pourtant certain que les vases sont bien plus anciens que les plus anciens vases de Cuma au musée de Naples ; et il est bien possible que je tienne dans mes cinq petites urnes les corps d’Ulysse et de Pénélope ou de leur progéniture.

Ayant creusé le trou circulaire jusqu’au fond, je le mesurai, et je constatai que sa profondeur était, du côté sud, de 76 centimètres, et, du côté nord, de 92 c. i/a ; et son diamètre de i^aô.

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