‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 20 sur 140 · VESTIGES D’UN ANCIEN CHEMIN · texte numérisé non relu

VESTIGES D’UN ANCIEN CHEMIN

à environ vingt mètres au-dessus du niveau de la mer, on me montra un grand nombre d’anciens sépulcres taillés dans le rocher et fouillés en 1 8 1 1 et 1 8 1 4 par le capitaine Guitara, qui en a retiré une masse d’objets d’or, comme bracelets, bagues, boucles d’oreilles, etc.

Mais ces tombeaux ne peuvent pas être d’une trèshaute antiquité, car nous voyons dans Homère qu’on brûlait les cadavres dans l’âge héroïque, et, comme on trouve fréquemment dans les sépulcres à Ithaque et à Corfou des scarabées avec des hiéroglyphes égyptiens et des idoles phéniciennes mêlés à des monnaies et à des lacrymatoires grecs, il me semble certain que l’usage d’ensevelir les morts n’a été introduit clans les îles Ioniennes que plusieurs siècles après Homère, par les Égyptiens et les Phéniciens.

A Rome, l’ancien usage de brûleries corps n’a disparu que sous l’empereur Domitien, et on voit au musée du Vatican, par exemple, une pierre avec l’inscription : « Hic Cuius Cscsar cremalus est » (ici Caius César a été brûlé) , et une autre sur laquelle on lit : « Hic Germanicus cremalus est « (ici Germanicus a été brûlé).

Arrivés au sommet de la montagne, nous recommençâmes nos fouilles, et dans l’emplacement du palais d’Ulysse il n’est pas resté une place de terre grande comme la main qui n’ait été fouillée par nous. Nous finies également des excavations entre les murs d’enclos et tout autour du sommet; mais, peine inutile : nous ne trouvâmes plus rien.

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