LA CITADELLE DE TIKVNS
« effoa ( Tin ns entourée de murailles), » et comme il n’emploie le mot« TSi^o'ecca » pour aucune autre ville, il a sans doute voulu dire que les murailles de Tiryns étaient les murailles par excellence.
11 y a assez de place pour une ville sur le côté sudouest de la citadelle, et, en effet, le sol y est couvert de débris de tuiles et de poterie, ce qui ne laisse pas de doute qu’une ville n’y ait existé; mais il parait impossible que cette ville ait eu des murs cyclopéens, car autrement nous devrions en' voir encore les ruines. Mais, comme je n’ai pas même pu trouver, dans les environs, une seule pierre qu’on puisse attribuer à une construction cyclopéenne, je suppose que, du temps d’Homère, toute la ville, ou au moins la plus grande partie, se trouvait dans l’acropole même, et que la ville hors de l’acropole était de construction postérieure. Le mot -reiyyeoca, employé par Homère, doitdonc dans mou opinion s’appliquer exclusivement aux énormes murailles cyclopéennes de la citadelle de Tiryus.
Je continuai mon chemin, seul et à pied dans la direction de INauplie, appelée en grec NauirXia et en italien Napoli di Romagna, et j’arrivai en une heure devant la porte de la ville, qui est jusqu’à présent surmontée par le lion de Saint-Marc. En me rendant à l’hôtel, je passai dans les rues devant plusieurs fontaines, portant des inscriptions turques, qui indiquent qu’elles ont été établies dans le douzième siècle de l’hégire.
Le bateau à vapeur venait justement de partir pour