‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 70 sur 140 · LE SCAMANDRE · texte numérisé non relu

LE SCAMANDRE

au nord du canal artificiel. J’ai trouvé ce marais presque sec.

Je crois devoir noter ici deux autres grands marais constants, formés par le Bounarbaschi-Sou, dont l’un se trouve immédiatement avant l’écoulement de co ruisseau dans le canal artificiel ; et l’autre, formé par ce canal même, se trouve prés de l’embouchure du canal, sur la côte ouest.

En ne parlant que de deux sources , et en gardant le silence sur les trente-deux ou trente-huit autres, les visiteurs archéologues affirment que le ruisseau des sources est le Scamandre , et croient que le grand fleuve Mendéré , qui parcourt la plaine de Troie, est le Simoïs, ce qui est une grave erreur, car le petit ruisseau ne répond à aucun des détails qu’Homère donne sur le Scamandre, comme fleuve principal.

Celui-ci est célébré beaucoup dans l’Iliade : il est représenté comme « Èuppooj » au beau cours , « S ivyi'eiç » tournoyant ( II ., XXI, 1-2); il avait son prêtre, qui était vénéré par le peuple comme un dieu (V, 77) ; il est appelé « piyac roxapo; (iaôuâi'vvi; » le grand fleuve tourbillonnant (XX , 73) ; on lit de lui dans Homère (XXI, 25 -a 6 ) :

Tpüeç TTOxauoîo xaxà àetvoîo pétôpa ITrüaGov ùità *pyip,voô;.

« Ainsi les Troyens se cachent dans les flots sous « les rives escarpées du fleuve terrible. » Il est dit « paôuppooç, àpyupoStvKiî, » profond et aux flots argentés

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