LE SCAMANDRE
au nord du canal artificiel. J’ai trouvé ce marais presque sec.
Je crois devoir noter ici deux autres grands marais constants, formés par le Bounarbaschi-Sou, dont l’un se trouve immédiatement avant l’écoulement de co ruisseau dans le canal artificiel ; et l’autre, formé par ce canal même, se trouve prés de l’embouchure du canal, sur la côte ouest.
En ne parlant que de deux sources , et en gardant le silence sur les trente-deux ou trente-huit autres, les visiteurs archéologues affirment que le ruisseau des sources est le Scamandre , et croient que le grand fleuve Mendéré , qui parcourt la plaine de Troie, est le Simoïs, ce qui est une grave erreur, car le petit ruisseau ne répond à aucun des détails qu’Homère donne sur le Scamandre, comme fleuve principal.
Celui-ci est célébré beaucoup dans l’Iliade : il est représenté comme « Èuppooj » au beau cours , « S ivyi'eiç » tournoyant ( II ., XXI, 1-2); il avait son prêtre, qui était vénéré par le peuple comme un dieu (V, 77) ; il est appelé « piyac roxapo; (iaôuâi'vvi; » le grand fleuve tourbillonnant (XX , 73) ; on lit de lui dans Homère (XXI, 25 -a 6 ) :
Tpüeç TTOxauoîo xaxà àetvoîo pétôpa ITrüaGov ùità *pyip,voô;.
« Ainsi les Troyens se cachent dans les flots sous « les rives escarpées du fleuve terrible. » Il est dit « paôuppooç, àpyupoStvKiî, » profond et aux flots argentés