‹ Ithaque, le Péloponnèse, Troie;Chapitre 89 sur 140 · CLIMAT PESTILENTIEL · texte numérisé non relu

CLIMAT PESTILENTIEL

leurs de l’été; mais j’y vis de temps à autre des mares d’eau stagnante. Mes ouvriers m’assurèrent que cette petite rivière a, pendant l’hiver et tout le printemps, un fort courant d’eau, et qu’il déborde même quelquefois. 11 coule vers le nord jusqu’au-delà d’Hissarlik, ensuite pendant quelques centaines de mètres vers l’ouest, puis au nord-ouest, et il se jette en deux bras dans la mer à moins d’un kilomètre de l’embouchure du Scamandre. A. environ deux kilomètres et demi au nord-ouest dHissarlik, il est joint par un canal artificiel au bras principal du Doumbrek-Sou (Simoïs).

Strabon (XIII, i, page 107, édit. Tauchniti) donne comme distance de Thymbra à llium-Novum 5o stades, ce qui ferait, à 1 85 mètres par stade, 9,a5o métrés; cela paraît être exact, car nous mimes deux heures à parcourir cette distance à pied.

Le sol de la plaine de Troie est une riche argile. On prétend que cette plaine a formé jadis un golfe de la mer et que le sol a été produit par les dépôts des rivières; mais d’importantes raisons, que je développerai plus tard, me donnent la conviction que cette plaine n’est pas alluviale et que sa formation est aussi ancienne que celle des deux promontoires de Sigée et de Rhétée.

Les rochers qui entourent la plaine sont de pierre sablonneuse calcaire.

Le climat y est fort malsain, car pendant les grandes chaleurs les marais exhalent des miasmes pestilentiels qui engendrent des fièvres pernicieuses. Ces

Page 1