SAINT-SÉVERIN
L’Iiisloire cite, en première ligne, au nombre des personnages illustres inhumés h SainL-Scverin , Ëtienne Pasquier, les frères Sainte-Marllie, le docte Moréri. Leurs monuments ont péri. Déjà, du temps de l’abbé Lebeuf, on enlevait les pierres tombales du pavé des nefs pour en daller un passage de circulation extérieure, au-dessus des basses voûtes. Il n’existe plus que trois épitaphes anciennes, savoir: 1o au-dessus de la porte du trésor, celle de Nicolas de Bomont , marchand et bourgeois de Paris, mort en \ 540 ; 2» autour d'un fût de colonne, celle de Guillaume Fusée, président au parlement de Paris, et de sa femme Jeanne Desportes, qui firent diverses fondations pieuses en 1521 ; 3<> à l’entrée de la chapelle de la Vierge, celle de Jean -Baptiste Altin, conseiller au Châtelet de Paris, décédé en 1640. Nicolas de Bomont, sa femme, et leurs quinze enfants sont figurés en petits personnages, priant au pied d’un Christ en croix. L’épitaphe d’Altin se distingue par la singularité de ses emblèmes, empruntés au symbolisme des catacombes de Rome. D’autres inscriptions modernes rappellent que la première confrérie établie en France, sous le titre de l’immaculée Conception, fut érigée en 1311, à Saint-Séverin, et font connaître l’emplacement que la chapelle de cette association occupa, d’abord près de l’entrée du chœur, au nord, puis à l’extrémité de l’abside.
Le mobilier de Saint-Séverin n'a aucune valeur archéologique. Le buffet d’orgues, mis en place vers 1747, a succédé à un instrument qui datait de 1512, et qui lui-même n’était pas le premier que l’église eût possédé; car, en 1358, maître Regnaud de Douy, gouverneur des grandes écoles de la paroisse, avait donné une hones orgues et bien ordenèes.
L’église conserve une assez nombreuse série de vitraux , les uns de la fin du x\e siècle , les autres des premières années du siècle suivant. Ils remplissent toutes les fenêtres hautes, au nombre de quinze, h partir de la quatrième travée de la nef. Les armoiries et les figures de donateurs y sont assez nombreuses. Quelques magistrats se font reconnaître à leurs robes rouges. Les donateurs sont en général accompagiv’s de leurs familles et assistés de leurs
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patrons. Ces vitraux ont subi récemment une restauration peu liabile. Au siècle dernier, on avait supprimé les fonds et les bordures pour gagner du jour. Nous indiquons sommairement les sujets principaux, à commencer du côté du nord : Saint Pierre; l’Ascension; saint .Jean-Baptiste ; la Sainte-Trinité, adorée par deux anges vêtus de chapes et tenant de riches flambeaux; saint Sébastien percé de flèches; l’incrédulité de saint Thomas; un saint diacre; .Jésus ressuscité apparaissant à sa mère; sainte Catherine ; la Sainte-Trinité, représentée tout autrement que la première fois; saint Christophe portant .Jésus enfant; deux familles nombreuses, assistées de saint Pierre et de saint André; saint Pierre crucifié la tête en bas; saint Michel en armure, portant sur son écu le Jjlason de France; la Vierge bénie par le Père Éternel; la Vierge avec son fils entre les bras; le Christ bénissant et tenant le globe; saint Jean l’Évangéliste; saint Martin partageant son manteau; f aint Cosme et saint Damien soignant les malades ; sainte Geneviève, dont un ange rallume le cierge éteint par le démon; un Calvaire, des anges qui reçoivent le sang du Christ dans des calices, et saint Jacques le Majeur qui présente le donateur ; saint Pierre, saint Paul et saint André; saint Jacques le Majeur, sainte Catherine et saint Philippe; saint Simon, saint Barthélemy, saint Antoine avec son compagnon ordinaire, son bâton, sa clochette, et sous ses pieds les flammes, emblème de la maladie du feu sacré; saint Thomas de Cantorbéry, assisté de son clerc et célébrant la messe, tandis que les meurtriers fondent sur lui glaive en main. Ce saint martyr de la liberté de l’Église avait sa chapelle à Saint-Séverin. Enfin, un arbre de Jessé plein de sève et de verdeur développe, dans les compartiments de la rose occidentale, ses rameaux qui ont pour fleurs des rois, des prophètes et la mère du Rédempteur,
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Cette petite église a pour patrons saint Gilles , l’illustre solitaire de la Provence, et saint Loup, le grand évêque de Sens. Elle dépendait de l’ancienne abbaye de Saint-Magloire, dont elle n’était