SAINT-LAURENT
des facéties par le chemin. Comme il en résullait du désordre, la cérémonie fut réduite dans la suite à un salut que ces enfants venaient chanter en l’honneur de leur patron.
Saijit-liaiirent.
Un monastère, placé sous le patronage de saint Laurent, et dont l’époque de fondation n’est pas connue, existait dès le vi® siècle , dans le lieu où nous retrouvons aujourd’hui l’église paroissiale du même titre. Grégoire de Tours en a parlé plusieurs fois, et saint Domnole, qui mourut en 581 évêque du Mans, avait gouverné comme abbé les moines de la basilique du saint martyr. Du viiie siècle au xii®, les manuscrits et les chartes gardent le silence sur le sort du monastère et de l’église. Il paraît probable que la paroisse fut érigée vers le xiiie siècle. L’abbaye avait depuis longtemps cessé de vivre, et l’église figurait, depuis 1150, parmi celles qui dépendaient du prieuré de Saint-Martin.
Il n’y a rien dans le bâtiment actuel qui rappelle l’antiquité de son origine. La façade occidentale ne fut construite qu’en 1622. La nef et le transept se sont élevés dans les dernières années du XVI® siècle; le chœur, l’abside et le clocher appartiennent au xve. La chapelle de la Vierge paraît avoir été bâtie à la fin du règne de Louis XV. L’église est en forme de croix. Les bas cotés sont doubles jusqu’au transept ; celui du rond-point n’a qu’une galerie simple. La nef se divise dans sa longueur en quatre travées; le chœur en a deux ; celles du pourtour de l’abside sont au nombre de cinq. Des constructions , exécutées dans un style à peu près pareil à celui du chœur, ont été ajoutées récemment pour servir de sacristie et de salle d’instruction. L’ogive se maintient dans tout l’édifice, excepté à la façade occidentale, et dans les portes des croisillons.
Des colonnes, doriques au premier ordre, ioniques au second, décorées de cannelures et de draperies, divisent la façade principale en deux étages, avec frontons et cartouches. Le gril de saint Laurent a sa place parmi les ornements de la frise de l’ordre infé-