‹ Itinéraire de Paris à JérsusalemChapitre 15 sur 71 · XL1V · texte numérisé non relu

XL1V

PRÉFACE

« considération que méritent ses vertus et sa piété. Nous serions enchantés qu'il « voulût revenir demeurer avec nous ; nous lui offrons le même sort qu'il avait « autrefois, et de plus la certitude de ne jamais nous quitter. Je croirais amener « la bénédiction sur ma maison si je le décidais à y rentrer. Il aurait la plus par- « faite liberté pour tous ses exercices de piété; il nous connaît, nous n'avons point « changé. J'aurais le bonheur d'avoir tous les jours la messe d'un saint homme. « Je voudrais, Monsieur, lui faire toutes mes propositions, mais j'ignore comment « les lui faire passer. Oserai-je vous demander si vous n'auriez pas conservé quel- « que relation dans ce pays, ou si vous connaîtriez quelque moyen de lui faire « passer ma lettre ? Connaissant vos principes religieux, Monsieur, j'espère que « vous me pardonnerez, si je suis indiscrète, en faveur du motif qui me conduit.

« J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très-humble et obéissante servante.

« Belw de Nan.

«A Madame de Nan, en son château du Pérai, près Vaas, par Chàteau-du-Loir, département « de la Sarthe. »

J'ai répondu à Madame Belin de Nan ; et, par une seconde lettre, elle m'a permis d'imprimer celle que je donne ici. J'ai écrit aussi au père Clément à Bethléem, pour lui faire part des propositions de madame Belin.

Enfin, j'ai eu le bonheur de recevoir sous mon toit quelques-unes des personnes qui m'ont donné si généreusement l'hospitalité pendant mon voyage, en particulier M. Devoise, consul de France à Tunis : ce fut lui qui me recueillit à mon arrivée d'Égypte. Mais j'ai de la peine à me consoler de n'avoir pas rencontré un des pères de Terre-Sainte, qui a passé à Paris et qui m'a demandé plusieurs fois. J'ai lieu de croire que c'était le père Munos : j'aurais tâché de le recevoir avec un cœur limpido e bianco, comme il me reçut à Jaffa, et je lui aurais demandé à mon tour :

Sedtibi qui cursum venti, quae fata dedere ?

J'oubliais de dire que j'ai reçu, trop tard pour en faire usage, des renseignements sur quelques nouveaux voyageurs en Grèce, dont les journaux ont annoncé le retour; j'ai lu aussi, à la suite d'un ouvrage, traduit de l'allemand, sur l'Espagne moderne, un excellent morceau intitulé : les Espagnols du quatorzième siècle. J'ai trouvé dans ce Précis des choses extrêmement curieuses sur l'expédition des Catalans «n Grèce, et sur le duché d'Athènes où régnait alors un prince français de la maison de Brienne. Montaner, compagnon d'armes des héros catalans, écrivit luimême l'histoire de leur conquête; je ne connais point son ouvrage, cité souvent par Fauteur allemand : il m'aurait été très-utile pour corriger quelques erreurs, ou pour ajouter quelques faits à l'Introduction de Y Itinéraire.

INTRODUCTION

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