XL VI
INTRODUCTION
Quatre ans avant la mort de ce prince, ils se révoltèrent contre lui. [De J. C. 10. Suet. in Aug.]
Athènes demeura libre pendant le règne de Tibère. Sparte vint plaider et perdre à Rome une petite cause contre les Messéniens, autrefois ses esclaves. Il s'agissait de la possession du temple de Diane-Limnatide : précisément cette Diane dont la fête donna naissance aux guerres messéniaques. [De J . C. 25. Tac. An. 1. 4.]
Si l'on fait vivre Strabon sous Tibère, la description de Sparte et d'Athènes par ce géographe se rapportera au temps dont nous parlons. [De Sit. orb. lib. 9.]
Lorsque Germanicus passa chez les Athéniens, par respect pour leur ancienne gloire, il se dépouilla des marques de la puissance, et marcha précédé d'un seul licteur. [De J. C. 18. Tacit. Annal, lib. 2.]
Pomponius Mêla écrivait vers le temps de l'empereur Claude. Il se contente de nommer Athènes en décrivant la côte de l'Attique. [De J. C. 56. de Sit. orb. lib. 2-1
Néron visita la Grèce; mais il n'entra ni dans Athènes, ni dans Lacédémone. [De J. C. 67. Xiph. in Ner,]
Vespasien réduisit l'Achaïe en province romaine, et lui donna pour gouverneur un proconsul. Pline l'Ancien, aimé de Vespasien et de Titus, parla sous ces princes de divers monuments de la Grèce. [De J. C. 79. Dio.]
Apollonius de Tyane, pendant le règne de Domitien, trouva les lois de Lycurgue en vigueur à Lacédémone. [De J . C. 8 1 . Philostr. in Vit. Apol. Ty.]
Nerva favorisa les Athéniens. Les monuments d'Hérode-Atticus et le voyage de. Pausanias sont à peu près de cette époque. [De J. C. 97. Eutr. Vict. Dio.]
Pline le Jeune, sous Trajan, exhorte Maxime, proconsul d'Achaïe, à gouverner Athènes et la Grèce avec équité. [De J. C. 115. Plin, jun 1. 8, c. 24. |
Adrien rétablit les monuments d'Athènes, acheva le temple de Jupiter Olympien, bâtit une nouvelle ville auprès de l'ancienne, et fit refleurir dans la Grèce les sciences, les lettres et les arts. [De J. C. 134. Dio.; Spart.; Euseb.]
Antonin et Marc-Aurèle comblèrent Athènes de bienfaits. Le dernier s'attacha surtout à rendre à l'Académie son ancienne splendeur. Il multiplia les professeurs de philosophie, d'éloquence et de droit civil, et en porta le nombre jusqu'à treize : deux platoniciens, deux péripatéticiens, deux stoïciens, deux épicuriens, deux rhéteurs, deux professeurs de droit civil, et un préfet de la jeunesse. Lucien, qui vivait alors, dit qu'Athènes était remplie de longues barbes, de manteaux, de bâtons et de besaces. [De J. C. 176. Capitol.; Dio.]
Le Polyhistor de Solin parut vers la fin de ce siècle. Solin décrit plusieurs monuments de la Grèce. Il n'a pas copié Pline le naturaliste aussi servilement qu'on s'est plu à le répéter.
Sévère priva Athènes d'une partie de ses privilèges, pour la punir de s'être déclarée en faveur dePescennius Niger. [De J. C. 194. Herodian. ; Spart.; Dio.]
Sparte, tombée dans l'obscurité, tandis qu'Athènes attirait encore les regards du monde, mérita la honteuse estime de Caracalla : ce prince avait dans son armée un bataillon de Lacédémoniens, et une garde de Spartiates auprès de sa personne. [De J. C. 214. Herodian.]
Les Scythes, ayant envahi la Macédoine, au temps de l'empereur Gallien, mirent le siège devant Thessalonique. Les Athéniens effrayés se hâtèrent de relever les murs que Sylla avait abattus. [De J. C. 260. Trebell.; Zon.]