‹ Itinéraire de Paris à Jérusalem (volume 3)Chapitre 20 sur 35 · MESURE ACTUELLE DU PLAN PE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

MESURE ACTUELLE DU PLAN PE JÉRUSALEM

L’échelle du plan de M. Desbayes demandant quelques éclaircissements, je rendrai un fidèle compte de ce qu’un examen scrupuleux m’y a fait remarquer. On y voit une petite ver^e, définie eentpas , et nous en donnons la répétition sur le plan ci-joint. A côté de cette verge en est une plus longue, avec le nombre de cent ^ et dont la moitié est subdivisée en parties de dix en dix. Par la combinaison de longueur entre ces deux verges , il est aisé de reconnoître en gros que l’une indique des pas communs , l’autre des toises. Mais je ne dissimulerai point qu’il n’y a pourtant pas une exacte proportion entre ces mesures. L’échelle des pas communs m’a paru donner, en suivant le pourtour de la ville, environ cinq mille cent pas, lesquels à deux pieds et demi , selon la définition du pas commun , fournissent douze mille sept cent cinquante pieds, ou deux mille cent vingt-cinq toises. Or, par l’échelle en toises, on n’en compte qu’environ deux mille; savoir : dans la partie septentrionale, et de l’angle nord-est à l’angle nord-ouest, six cent soixante-dix-sept; dans la partie occidentale, jusqu’à l’angle sud-ouest, trois cent cinquante-cinq; dans la partie méridionale, cinq cent quarante-quatre; et de l’angle sud-est, en regagnant le premier par la partie orientale , quatre cent vingt-huit. Total , deux mille quatre. Dans ces mesures , on a cru devoir négliger la saillie des tours et quelques petits redans que fait l’enceinte en divers endroits; mais tous les changements de direction et autres détours marqués ont été suivis. Et ce qu’on ne fait point ici , par rapport à la mesure prise selon l’échelle des pas , qui est d’entrer dans le détail des quatre principaux as- ])ects suivant lesquels l’emplacement de Jérusalem se trouve disposé, a paru devoir être déduit préférablement selon l’échelle des toises, par la raison que cette échelle

ITIV. T. II.

semble beaucoup moins é((uivo(|ue que l’autre. NoiiobsLaiit celte préférence, (pii trouvera sa justification dans ce qui doit suivre, il faut, ])Our tout dire, aceuser la ver<je de cette échelle des toises d^étre subdivisée peu correctement dans l’espace pris pour cinquante toises, ou pour la moitié de cette ver^e; car cette partie se trouve trop courte, eu égard au total de la verge; et j’ai étendu l’examen jusqu’à m’instruire ([ue par cette jiortion de verge le circuit de Jérusalem monteroit à deux mille deux cents loises.

Ouoiqu’on ne puisse disconvenir que ces variétés ne donnent quelque atteinte à la précision de l’échelle du plan de Jérusalem, il ne conviendroit pas néanmoins de s’en autoriser pour rejeter totalement cette échelle. Je dis que la verge des cent toises me jiaroît moins équivoque que le reste. La mesure du tour de Jérusalem dans son état moderne, et tel que le plan de M. Deshayes le rejirésenle, est donnée par Maundrell, Anglois, dans son Foyage d’Alcj) a Jérusalem ^ un des meilleurs morceaux sans contredit qu’on ait en ce genre. Cet habile et très exact voyageur a compté quatre mille six cent trente de ses ])as dans le circuit extérieur des murailles de Jérusalem; et il remarqiuî (pie la défalcation d’un dixième sur ce nombre donne la mesure de ce circuit à quatre mille cent soixante - sept verges angloises, c’est-à-dire que dix pas font l’équivalent de neuf verges. En composant une toise angloise de deux verges , puist^ue la verge est de trois pieds , cette toise revient à huit cent onze lignes de la mesure du jiied françois, selon la plus scrupuleuse évaluation, ce qui ajoute même quelque chose aux comparaisons précédemment faites entre le pied françois et le pied anglois, comme je l’ai remarqué dans le Traité des Mesures itinéraires . Conséquemment, les quatre mille cent soixante-sept verges, ou deux mille quatre-vingt-trois et demi toises angloises fourniront un million six cent quatre-vingt-neuf mille sept cent dix-huit lignes, (pii produisent cent quarante mille huit cent dix pouces, ou onze mille sept cent trente-quatre pieds deux

pouces, ou mille neuf cent cinquante -cinq toises quatre pieds deux pouces. Or, si nous mettons cette mesure à mille neuf cent soixante toises de compte rond, et que nous prenions de la même manière celle du plan de M. Desliayes à deux mille, la moyenne proportionnelle ne sera qu’à vingt toises de distance des points extrêmes ou à un centième du tout. Et que peut -on désirer de plus convenable sur le sujet dont il est question? On ne trouveroit peut-être pas de moindres contrariétés entre divers ])lans de nos places et villes frontières. Il convient de regarder comme une preuve du choix et de la préférence ({ue demande la verge des cent toises, que, quoique son écart des autres indications de l’échelle du ])lan consiste à donner moins de valeur de mesure, toutefois elle pèche plutôt en abondance qu’autrement, ])ar comparaison à la mesure prise sur le terrain par Maundrell.

MESURE DE l’eNCEINTE DE l’ANCIENNE JERUSALEM.

Après avoir discuté et reconnu la mesure positive de l’espace sur le plan actuel de Jérusalem, voyons les mesures que plusieurs écrivains de l’antiquité nous ont laissées du circuit de Jérusalem. On peut conclure, tant de l’exposition ci-dessus faite de son état ancien que de la disposition même du terrain, et des circonstances locales qui n’ont pu éprouver de changement, ([u’il n’y a point à craindre de méprise sur les anciennes limites de cette ville. Elles se circonscrivent sur le lieu, non seulement en conséquence des points de fait qui s’y rapportent, mais encore par ce qui convient au lieu même. Ce qui a fait dire à Brocard : Quum, oh locorum munitioncm , transferri non possit (^Jérusalem) a pristino' situ. De sorte qu’on juge assez positivement de son circuit par le plan du local , pour pouvoir se permettre de tracer sur ce plan une ligne de circonférence ou d’enceinte qui soit censée représenter la

véritable. C’est ce dont on a |)u se convaincre en suivant sur le plan ce (jui a été exposé en détail sur rancienne Jérusalem. 11 doit donc être maintenant question des mesures (ju’on vient d’annoncer.

Eusèbe, dans sa Préparation évajigélique (liv. ix, c. xxxvi), nous a])prend, d’a})rès un arpenteur syrien, toù rvi? 2upia; axotvoyerpou , que la mesure de l’enceinte de Jérusalem es( de viiqjt-sept stades. D’un autre coté, Josèpbe (liv. vi de la Guerre des Juifs , cb. VI ) com])te trente-trois stades dans le même |)Ourtour de la ville. Selon le témoi[pia|je du même Eusèbe, Timocbarès avoit écrit dans une histoire du roi

Anliocbiis-Epipbanes , que Jérusalem avoit quarante stades de circuit. Aristéas, auteur d’une histoire des septante interprètes qui travaillèrent sous Ptolémée-Pbiladel])be,. convient sur cette mesure avec Timocbarès. Enfin, Hécatée , cité par Josèpbe dans son livre eontre A|)pion, donnoit à Jérusalem cinquante stades de circonférence. Les nombres des stades ici rapportés roulent de vingt-sept à cinquante. Quelle diversité! Comment reconnoître de la convenance dans des indications qui varieni jusqu’à ce point? Je ne sache pas que cette convenance ait encore été dévelo])pée. Elle a jusqu’à présent fort embarrassé les savants; témoin Réland, un des plus judicieux entre tous ceux qui ont traité ce sujet, et qui, après avoir déféré à la mesure de Josè])be, de trente -trois stades, s’explique ainsi, p. 837 : Non confirmaho sententiam nostrani testiinonio toù rvi; 2uptaç axoïvoptsTpcu , qui amhitum Hierosolymœ viginti et septeni stadiis d.efinieit apud Eusehium , etc.

Cette mesure de vingt- sept stades, la première que nous alléguions , semble néanmoins mériter une déférence particulière , puisc[ue c’est l’ouvrage d’un arpenteur qui a mesuré au cordeau, CTxoivou.sTpou. LTn plus petit nombre de stades que dans les autres mesures indicjuées doit naturellement exiger la plus grande portée du stade, qui est sans difficulté celle du stade le plus connu , et que l’on nomme olympique. Son étendue se définit à quatre-vingtquatorze toises deux pieds huit pouces , en vertu des six

cents pieds grees dont il est composé, et de l’évaluation du pied grec à mille trois cent soixante parties du pied de Paris divisé en mille quatre cent quarante, ou onze pouces quatre lignes. Les vingt- sept stades reviennent donc à deux mille cinq cent cinquante toises. Or, la trace de rancienne enceinte de Jérusalem, dans le ])lus grand espace qu’elle puisse embrasser, paroîtra consumer environ deux mille six cents toises de l’échelle prise sur le plan de M. Desbayes. On s’en éclaircira si l’on veut par soi-méme en prenant le compas. Mais remarquez au surplus que, par la mesure de Maundrell, qui ne donne que mille neuf cent soixante au lieu de deux mille, dans le circuit actuel de Jérusalem, ou un cinquantième de moins, l’enceinte dont il s’agit se réduit à deux mille cinq cent cinquante toises, conformément au produit des vingt-sept stades. Ainsi, ayant divisé, pour la commodité du lecteur, la trace d’enceinte de l’ancienne Jérusalem en parties égales et au nombre de cinquante et une , chacune de ces parties prend à la lettre l’espace de cinquante toises , selon la mesure de Maundrell; et le pis-aller sera que quarante- neuf en valent cinquante, selon l’échelle du ])lan.

Mais, dira-t-on, ce nombre de stades étant aussi convenable à la mesure de l’enceinte de Jérusalem, il faut donc n’avoir aucun égard à toute autre indication. Je répondrai que les anciens ont usé de différentes mesures de stade dans des temps différents, et quelquefois meme dans un seul et meme temps. Ils les ont souvent employés distinctement, et sans y faire observer aucune diversité d’étendue. Ils nous ont laissés dans la nécessité de démêler, par de l’application et de la critique, les espèces plus convenables aux circonstances des temps et des lieux. On ne peut mieux faire que de calculer les trente-trois stades de la mesure de Josèpbe sur le pied d’un stade plus court d’un cinquième que le stade olympique , et dont la connoissance est développée dans le petit Traité cpie j’ai publié sur les Mesures itinéraires. 11 semble que le rac-

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courcissemcDt de ce stade le rendît meme plus propre aux es})aces renfermés dans l’enceinte des villes, qu^aux plus jrrands qui se répandent dans l’étendue d’une région ou contrée. La mesure que Diodore de Sicile et Pline ont donnée de la longueur du grand Cirque de Rome ne convient qu’à ce stade, et non au stade olym])icpie. Ce stade s’évaluant sur le |)ied de soixante-quinze toises trois pieds ((uatre pouces, le nombre de trente-trois stades de cette mesure produit deux mille quatre cent quatre-vingt-treize toises deux pieds. Or, que s’en faut-il que ce calcul ne tombe dans celui des vingt-se])t stades précédents? cinquante et quelques toises. Une fraction de stade , une toise de plus, si l’on veut, sur l’évaluation du stade, ne laisseroient, à la rigueur, aucune diversité dans le montant d’un pareil calcul.

On exigera peut-être qu’indépendamment d’une convenance de calcul, il y ait encore des raisons pour croire que l’espèce de mesure soit par elle -meme ap])licable à la circonstance en question. Comme le sujet qu’on s’est proposé de traiter dans cet écrit doit conduii’e à la discussion des mesures hébraïques, on trouvera ci-a])rès, que le mille des Juifs se compare à sept stades et demi, selon ce que les Juifs eux -memes en ont écrit; et que, ce mille étant eom])osé de deux mille coudées hébraïques, l’évaluation qui en résulte est de cinq cent soixante-neuf toises deux pieds huit ])Ouce8. Conséquemment, le stade employé par les Juifs revient à soixante-seize toises moins quelques pouces, et ne peut être censé différent de celui qu’on a fait servir au calcul ci-dessus. L’évaluation actuelle ayant même quelque chose de plus que celle qui m’étoit donnée précédemment de cette espèce de stade, les trente-trois stades du circuit de Jérusalem passeront deux mille cinq cents toises , et ne seront qu’à ([uarante et quelques toises au dessous du premier montant de ce circuit. Mais on peut aller plus loin, et vérifier l’emploi que Josèpbe personnelnellement fait de la mesure du stade dont il s’agit, par l’exemple que voici : au livre xx de ses Antiquités ^ ch. vi.

il dit que la montagne des Oliviers est éloignée de Jérusalem de cinq stades. Or, en mesurant sur le plan de M. Desliayes, qui s’étend jusqu’au sommet de cette montagne, la trace de deux voies qui en descendent, et cette mesure étant continuée jusqu’à l’angle le plus voisin du Temple, on trouve dix-neuf parties de vingt toises, selon que la verge des cent toises , divisée en cinq parties , les fournit ; donc, trois cent quatre-vingts toises; par conséquent cinq stades de l’espèce qui a été produite, puisque la division de trois cent quatre-vingts par cinq donne soixante-seize. 11 n’est point ambigu que, pour prendre la distance dans le sens le plus étendu , on ne peut porter le terme plus loin (|ue le sommet de la montagne. Ce n’est donc point l’effet du hasard, ou un emploi arbitraire, c’est une raison d’usage qui donne lieu à la convenance du calcul des trente - (rois stades sur le pied qu’on vient de voir.

Je passe à l’indication de l’enceinte de Jérusalem à quarante stades. L’évaluation qu’on en doit faire demande deux observations préalables : la première, que les auteurs de qui nous la tenons ont écrit sous les princes macédoniens qui succédèrent à Alexandre dans l’Orient; la seconde, que la ville de Jérusalem, dans le temps de ces princes, ne comprenoit point encore le quartier nommé Bezetha , situé au nord du Temple et de la tour Antonia , puisque Josèphe nous apprend que ce fut seulement sous l’empire de Claude que ce quartier commença à être renfermé dans les murs de la ville. Il paroîtra singulier que, pour appliquer à l’enceinte de Jérusalem un plus grand nombre de stades que les calculs précédents n’en admettent, il convienne néanmoins de prendre cette ville dans un état plus resserré. En conséquence du plan qui nous est donné , j’ai reconnu que l’exclusion de Bezetha apportoit une déduction d’environ trois cent soixantedix toises sur le circuit de l’enceinte, par la raison que la ligne qui exclut Bezetha ne valant qu’environ trois cents toises, celle qui renferme le même quartier en emporte six cent soixante-dix. Si l’enceinte de Jérusalem, y compris

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Bezetha , se monte à deux mille cinq cent einquaiite toises, selon le caleiil des vin^jf^^P*^ stades oi'dinaires , auquel la mesure de Maundrell se rapporte précisément, ou à deux mille six cents pour le plus, selon l’échelle du j)lan de M. üeshayes : donc, en excluant Bezetha, cette enceinte se réduit à environ deux mille cent quatre-vingts toises ou deux mille deux cent vingt-quatre au ])lus.

A ces observations j’ajouterai qu’il est indubitable qu’un stade particulier n’ait été employé dans la mesure des marches d’Alexandre , stade tellement abrégé par comparaison aux autres stades, qu’à en juger sur l’évaluation de la circonférence du globe donnée par Aristote, préce])teur d’Alexandre, il entrera mille cent onze stades dans l’étendue d’un degré de grand cercle. On trouvera quelques recherches sur le stade qui se peut ap])eler macédoTiien , dans le Traité des Mesures itinéraires. L’évaluation qui résulteroit de la mesure d’Aristote n’y a point été adoptée à la lettre et sans examen; mais , en conséquence d’une mesure ])articulière de ])ied, qui paroît avoir été propre et spéciale à ce stade, l’étendue du stade s’établit de manière que mille cinquante sont suffisants pour remplir l’espace d’un degré. Ce stade , ])ar une suite de la connoissance de son élément, ayant sa définition avec quelque précision à cinquante-quatre toises deux pieds cinq pouces , les quarante stades fournissent ainsi deux mille cent soixante - seize toises. Or, n’est-ce pas là positivement le résultat de ce qui précède ? Et en rétablissant les trois cent soixante-dix toises que l’exclusion de Bezetha fait soustraire, ne retrouve-t-on pas le montant du calcul qui résulte de la première mesure des vingt-sept stades ?

Qu’il me soit néanmoins permis de remarquer, en passant, que l’on ne sauroit supposer qu’il pût être question en aucune manière de ménager des convenances par rapport à l’enceinte de Jérusalem, dans les définitions qui ont paru propres à chacune des mesures qu’on y voit entrer. Si toutefois ces convenances sont d’autant plus frappantes qu’elles sont fortuites , n’est - on pas en droit d’en

conclure que les définitions memes acquièrent par là l’avantage d’une vérification?

Il reste une mesure de cinquante stades , attribuée à Hécatée. On n’auroit pas lieu de s’étonner que cet auteur, en faisant monter le nombre des habitants de Jérusalem à plus de deux millions, environ deux millions cent mille, eût donné plus que moins à son étendue, qu’il y eût compris des faubourgs ou habitations extérieures à l'égard de l’enceinte. Mais ce qui pouvoit être vrai du nombre des Juifs qui affluoient à Jérusalem dans le temps pascal ne convient point du tout à l’état ordinaire de cette ville. D’ailleurs, si nous calculons ces cinquante stades sur le pied du dernier stade, selon ce qui paroît plus à propos, la supputation n’ira guère qu’à deux mille sept cents toises ; ainsi l’évaluation ne passera que d’environ cent toises , ce qui résulte de l’échelle du plan de M. Desbayes.

En s’attachant à ce qu’il y a de plus positif dans tout ce corps de combinaison, il est évident que la plys grande enceinte de Jérusalem n’alloit qu’à environ deux mille cinq cent cinquante toises. Outre que la mesure actuelle et positive le veut ainsi, le témoignage de l’antiquité y est formel. Par une suite de cette mesure, nous connoîtrons que le plus grand espace qu’occupoit cette ville, ou sa longueur, n’alloit qu’à environ neuf cent cinquante toises , sa largeur à la moitié. On ne peut comparer son étendue qu’à la sixième partie de Paris, en n’admettant même dans cette étendue aucun des faubourgs qui sont au dehors des portes. Au reste , il ne conviendroit peut-être pas de tirer de cette comparaison une réduction proportionnelle du nombre ordinaire des habitants de Jérusalem. A l’exception de l’espace du Temple, qui même avoit ses habitants, la ville de Jérusalem pouvoit être plus également serrée partout que ne l’est une ville comme Paris , qui contient des maisons plus spacieuses et des jardins plus vastes qu’il n’est convenable de les supposer dans l’ancienne Jérusalem, et dont on composeroit l’étendue d’une grande ville.

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