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CAPA te. EE A the tn tn mr ang Bis P À
D Lo comme si j'avais prévu les dangers que je! courrais sur les côtes de Rhodes à mon retour d'Égypte.
Le port marchand d° Rhodes serait assez sûr si l'on rétablissait les anciens ouvrages quil le défendaient, Au fond de ce port s'élève un mur flanqué de deux tours. Ces deux tours , selon la tradition du pays, ont remplacé les deux rochers qui servaient de base au colosse.
On sait que les vaisseaux ne passaient point entre les jumbes de ce colosse, et je n’en parle que pour ne.
rien oublier.
Assez près de ce premier port se trouve la darse des galèreset lechan- , tier de construction, On y bâtissait alors une frégate de trente canons avec des sapins tirés des montagnes de Pile; cequi m'a paru digne de remarque.
Les rivages de Rhodes, du côté de la Caramanie (la Doride et la Caric), sont à peu près au niveau de la mer; mais lile s'élève dans l’intérieur, et l’on remarque surtout une haute montlagne, aplatie à sa cime, citée par tous les géographes de l'antiquité. Il reste encore à Linde quelques vesliges du temple de Minerve. Camire et
taine de janissaires dégénérés, suffisent pour garder un troupeau d'esclaves soumis. On ne conçoit pas comment l’ordre de Malte n'a jamais essayé de rentrer dans ses anciens domaines ; rien n’était plus aisé que de s'emparer de l'ile de Rhodes: il eût été facile aux chevaliers d'en relever les fortifications qui sont encore assez bonnes: ils n’en’auraient point:été chassés de nouveau; carles Turcs, qui les premiersen Europe ouvrirent
Ja tranchée devant une place, sont maintenant le dernier des peuples dans l’art des siéges.
Je quittai M. Magallon le 25 à quaire heures du soir, après lui avoir
. Jaissé des lettres qu'il me promit de faire passer à Constantinople, par la CGaramanie.
Je rejoignis dans un caïque notre bâtiment déjà sous voile avec son pilote côtier : ce pilote était un Allemand établi à Rhodes depuis plusieurs années.
Nous fimes route pourreconnaitre le cap à la pointe de la Caramanie, autrefois le promontoire de la Chimère’ en Lycie. Rhodes offrait au loin, derrière nous, une chaine de côles bleuâtres, sous un ciel d’or. On distinguait dans cetle chaine deux mon-
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lalyse ont dispa-
ru. Rhodes fournissait autrefois de l'huile à toute l’Analolie; elle n’en à pas aujourd'hui assez pour Sa propre consommation, Elle exporte encore un peu de blé. Les vignes donnent un vin très-bon, qui ressemble à ceux du Rhône: les plants en ont peut-être été apportés du, Dauphiné par les chevaliers de cette langue, d'autant plus nues appelle ces vins comme en Chypre, vins de Commanderie. LAS ER. sr que l’on fabrique à Rhodes des M Rae pes te fés-estimés : quelques toiles grossières, Re dut EAU ; FADpEU SIOSSIEPS, sont, dans ce genre , le Pr Ses te Ë Se nel Ce peuple; dont les co- DNA à SE DApIss el Agrigente, occupe à peine
n coin de son ile déserte, ‘Un agi, avec une cen-
Incident chez Vaga de Kircagach.
:crne. Les cour
tagnes carrées, qui paraissaient taillées pour porter des châteaux, et qui ressemblaient assez par leur coue aux Acropolis de Corinthe, d'Athènes et de Perame.
Le 26 fut un jour malheureux.
, = de .
Le calme nous arrêta sous le continent Fe Ru se du cap Chélidonia, qui forme la pointe RFO ie es € voyais à notre gauche les pics élevés du Craguss et je me rappelais les vers des poëles sur la froide Lycie. ;
Je ne savais pas que je maudirais un jour les sommels e ce Taurus que je me plaisais à regarder, et que jamais à compter parmi Îles montagnes célèbres dont J'avais aperçu la ants étaient violents et nous portaient en dehors, come nous le réconuümes le jour d’après. Le vaisseau, qui élait
A . L ssâmes la Sur son lest; fationait beaucoup aux ris Le de mite du grand mât et la vérgue de la Roree se ’était un trèsstine: Pour des marins aussi pet expérimentés; C* gränd mälhetr: ét pari ir navi- C'est véritablement une chose surpr efiuhte qu “ Se pipe à guer des Grecs. Le pilôte est assis, les ‘Llss selle our être de la boïithé ; il tient-la barre du gouvernail, de la poupe. niveau avec la main qui la dirige, rase 1 pa séquent aucune Devant ce pilote à demi couché, et qui n’a par A ail ne regarde force, est une boussole quite EUANS Se lé lie sur le pont Pas: À la moindresapparénce de danger, On € Ê e se couche à des caftes françaises et italiennes ; tout I MERE carte, on en plät ventre; le-capitainé à là tête; on examin aitre l'endroit suit les dessins avec lé doigt; on tâche pe Fee n entendre où l’on est; chacun donfié son avis : on finit nes e ee dinèhe 18 à fout té grimoire des Francs; on reploie la carte ii ipe et le voiles, ou l’on fait veñt arrière : alors on repren t PO 4ttehi chapelet; on se recomitiätide à la Providence, à € oUHrols l'événement. Il y a tel bâtiment qui parcourt ainsi ( eux re cents lieues hors de sa rôtte, et qui ahorde % PAL se de d'arriver.en Sÿhie,; mais lout cela n'empêche pas Fe Te danser au premier rayon du soleil. Les MUR St tes sous plusieurs rajiports; que des enfants ainjab es 4 mobilité: qui passaient de la tristesse à la joie avec une extreme mo? hetis à è 3 | 2 artie de ce caractère : neu= les Grecs modernés ont cotiservé une partie ( ontré reux du moins detrouvér dans leur légèreté une ressource contr leurs misères ! it i soir Le vent du nord reprit so cours vers les puit LE Ke sn et l'espoir dé toucher bientôt Au terme du voyage raniina la paelé
des pèlerins. Noite piloté allemand nous annonça qu'au UE
FRET et l'ile de du jour nous apercevrions lé cap Saint-lphane, dans Pile di Chypre, On he ie plas qu'à jouir de la vie. Tous 4 pe furent äpportés sur le pott; on était divisé PER BTOURE 4 PTETÉ envoyait à son voisin la chosé qui manquait à ce de La CHRRURE adopté la famille qui logeait devant moi, à la porte de la t sh du capitäine; élle était composée d’une femme, M RE Jo et d’un vieillard, père de là jeune pèlerine. Ce vieillar Fit plissait pour la troisième fois le voyage de Jérusalem; il n'avait jamais vu de pèletin latin, et cé bon honime pleurait de joie ext me regardant: je soupai dôtie avec cette famille. Je n’ai guère vu de scènes plus agréables et plus pittoresques. Le vent était frais ; la mer, belle: la nuit, Séreine. La lune avait l'air de se balancer entre les mâts ët 8 cordages du vaisseau; tantôt elle paraissait hors des voiles, êt {out 1e navire était éclairé ; tantôt elle se Cachait sous les voiles, et les groupes des pèlerins retilraient dans l'ombre, Qui n’aurait béni la religion, en songedüt que ces deux cents hommes, si héureux dans ce moment, étaient pourtant des esclaves courbés $ôus de joug odieux ? Us alllient au tombeau de Jésus-Christ oublier là gloiré passée dé leur parie ; et se consoler de leurs maux présellts. Et qiie dé douleurs crèles ne déposeraient-ils pas bientôt à la crèche du Sauveur ! Chaque flot qui poussait le vaisseau vers le sain rivage emportait une de nos peines. k | Le 27 au matin, à la grande surprise du pilote, nous nous trouvâmes en pleine mer, et nous n'apercevions aucuue terre. Le calme survint: la consternation était générale. Où étions-nous? étions-nous en dedans ou en dehors de l'île de Chypre? On passa toute la journée dans cette singulière contestation. Parler de faire le point ou de prendre hauteur eût été de 1 hébreu pour nos ie rins: Quand la brise se leva vers le soir, ce fut un autre embarras. Quelle aire de vent devions-nous tenir? Le pilote, qui se croyait entre la côté septentrionale de l’île de Chypre et le golle de Satalie, voulait mettre le cap au midi pour reconnailre la premicre ; inais il fût résulté de là que, si nous ävIOns dépasse l'ile, nous serions allés, pär cette poiute du compas, droit en Egypte. Le capitaine prétendait qu'il fallait porter au nord, afin de retrouver la côte de la Caramanie : c’était retourner sur nos pas : d’uilieurs le veut était contraire pour celle route. On me demanda
Fou Vels notre beféeal ? Les jouissänces de l'atnourle
restaient la nuit sur le
mon avis; car, dans lés cas un peu diffiviles, les Grecs et les Turcs ont tonjours recours aux Francs. Je conseillai de cingler à Vesl: par Une raison évidente: nous c'iôn én dédans où ent de- Hôrs de l’île de Chypre; or, dañis ces deux cas, en courant ab le: vant, nous faisions borné route. De plis si nous étions en dedans de l'île, nous ne pouvions manquer «4 voir la terre à droite du à gauche en.très-peu de temps, soit an cap Anémur en Caramarie} soit au cap Cornachitti en Chypre. N.
doubler la pointe orientale de cette ile le long de la côte de Syrie.
Cet avis parut le meilleur, et hots m'imnes la proue à l’est. Le 28, à cinq heures du nain, à noire &ränile je, nous eûmes con= naissance di cap de Gatte, dans l'île de Chypre ; il nous restait au nord, à environ büit où dix lieues, Altii, nous nous trouviotis en dehors dé l’île;et nous étions datis là vrnie direction de Jaffa. Les courants nous avaient portés au large. vers le sud-oueët. Le vénit lomba à midi. Le caline conti 1 le reste de la jo ir née, et sé prolongea jusqu'au 29: Nous recäqpres à bord trois noue veaux pässägers, deux bergeronnettes ét nne hirondelle, Je né sais ce qui avait pu engager les premières à Guiticrles troupiéaux} quant à là dérnièré, elle allait peut-êlre en Syrie ; et elle venait peut-être dé Frâñce. J'étais bien lénté de lui demander des nouë velles de cé loit paternel que j'avais quitté de Je me räppelle que dans mon enfance je passis des heures en4 lières à voir, avec je ne sais quel blaisit triste, voltiger les hironà dlelles en automne ; üh secret instinct me disait que jé serais VOYa* geur coïhrñe ces oiséäux: Îls se réunissaient à seplembre, dans les jüfics d'un grand ét éris Et exécutant mille éVolulions Sayer leurs ailes ël se tébarer EX e ju pélerinages, Püurquoiy de lous les sütivenits de 1 éxistetice, préférons-nous ceux qui ré? les illusions de la jétnies$é ne se présehtent point avec chere i la éinoiré; nous ÿ tféuvons aû Contraite de l’aridié ou de l’a: mertütne ; mais les plus petites circonstänces réveillent au fond du cœtir 165 émotions du Premier Âge, él toujours avéc un attrait fouveäl. Au bord des lacs de l’Aïnérique; dans un désert inconnu dli ne faconlé tien au Voyageur, dns une terre qui n’a pour elle que là rähideur dé Sà Solitude, üne hirondelle suffisait pour me retracel 188 scèties de premiers Jüuts de ma vie, cornine elle me les à rappélées su la fer de Sÿile, à la vue d’une terre an liqué, relenlissätite de la volx des siècles et des traditions de l’his+ toire! ; | Les Courants Hous rameñdieht mainlehänt sur l'ile de C ous détôtivrimes ses côtes sablonneuses, basses arides. La mythologie avait placé dis ces lie plus riantes (2).
, €t pour descendre ensuité
d étang : là; poussant des ur les eaux, ils semblaient e8
; CLen apparence ux ses fables les
Ipsa Paphum sublimis abit, Sedésque revisit | Læta suas, ubi temiplum ill}; Féntumque Sabæo Thure calent âræ, sertisque rec. atibus halant (4).
[vaut mieux, pour l’île de Chp1 >, s’en tenir à Ja poésie qu'à l'histoire, à moins qu’on ne prenne plaisir à sé räppeler Une dës plus criantes injustices des Romui:3 et une expédition honteuse de Caton. Mais c’est une singulitre chose à se représeliter que les temples d'Amathonte et d’Idulie “onvertis efi moyen âge. Un gentilhomme fran sais était roi de Päaphos, et des barons couverts de ieurs hoqu: ns étaient cantonnés dans les sancluaires de Cupidon et des Grâces, On peut voir dans l'Archipel de Dapper toute l’histoire de CLypre : l'abbé Märiti à fait con: naître les révolutions modernes et l’état actuel de cette ile, encore importante aujourd’hui par sà position.
Le temps élait si beau et Pair si doux, que tous les passagers
pont: J'avais disputé un pélit coin du gail-
lard d'arrière à deux gros caloyers qui né me l’ävaient cèdé
(4) Voyezles Martyrs, liv. xs.
(2) Voyezles Martyrs, liv. xvu,
‘us en serions quities poiié
puis silongtemps(1}:
la fin du mois dé
hypres |
dôfjons däns le
dre.
ea