‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 113 sur 360 · LYON (PERRACHE · texte numérisé non relu

LYON (PERRACHE

6 kil. de Vaise. — 512 kiL de Paris.

Renseignements généraux.

Omnibus. Des gares aux hôtels, 30 cent. ; avec bagages , 80 cent. — Les bureaux sont établis dans Lyon : rue Impériale près de la place Bellecour; quai d'Orléans, n° 1; port Saint-Clair, n° 20; place de la Platière.

Outre les omnibus spéciaux des chemins de fer, des services réguliers (jour, 25 c. ou 30 c. le dimanche pour quelques lignes, nuit, 50 c.) sont établis depuis longtemps pour l'intérieur et pour l'extérieur de la ville. Le plus grand nombre de ces voitures stationnent sur les quais et les places. Elles correspondent entre elles.

Voitures de place. Un tarif a été imposé aux voitures de place.

De 7 h. du matin à minuit. Minuit à 7 h. du mat.

Course. i«« heure. H. suiv. Course. Heure. Fiacres à 2 chevaux. 1fr.50c. 2fr. »c. lfr.50c. 2fr. »c. 3fr. »c. Coupés ou cabriolets. 1 25 1 50 1 25 1 65 2 50

Les voitures de place sont tenues de conduire, sans augmentation de prix, aux gares des chemins de fer, à l'église de la Mulatière, à la chapelle des Charpennes et au Grand-Camp. Il n'est rien dû pour les bagages qui peuvent se placer soit à l'intérieur soit à l'exiérieur de la voiture. — La première heure se paye toujours entière ; mais les heures suivantes se subdivisent. — Le cheval de renfort pour les montées du Chemin neuf, de la côte des Carmélites, de Saint-Sébastien et de Sainte-Foy, qui se paye 1 fr. 25 c. lorsque ce cheval est pris, est à la charge des voyageurs. Voir, du reste, le tarif, pour les courses à l'extérieur et les autres obligations imposées soit aux cochers soit aux voyageurs.

Hôtels. Grand hôtel de Lyon, au centre de la rue Impériale, à côté de la Banque et en face du palais du Commerce, un des plus beaux hôtels de la France; hôtel Collet, dans la même rue, bon et recommandé ; hôtel de l'Europe, rue Louis-le-Grand ; hôtel de Provence et des ambassadeurs, place de la Charité, en face de la poste; hôtel du Nord, rue Lafont, (sa table d'hôte est estimée) ; hôtel de France, rue de l'Arbre- Sec, etc.; hôtel Beauquis, place Bellecour, n° 20.

Restaurants. Maison Dorée, place Bellecour (très-cher); Bavouxf à

l'Ermitage, place de l'Impératrice, renommé pour les déjeuners; Beauqui s, place Bellecour n° 20 ; Philibert, place de la Charité ; Victor, rue Impériale, en face de la galerie de l'Argue; des Deux-Mondes, rue Impériale, etc. On déjeune et on dîne très-bien aux cafés-restaurants du Rhône, de la Jeune France, de la Perle, de Y Opéra , au Café Neuf de la place Bellecour. On mange d'excellentes matelottes chez la veuve Guy, aux Étroits. Parmi les restaurants de second ordre, nous citerons Grange, place des Terreaux; Chanrion, passage Couderc. — Enfin, on trouve à Lyon un grand nombre de restaurants à prix fixe de 1 fr. 25 c. à 2 fr.: Camille, rue Centrale; Pian, rue Saint-Pierre ; etc.

Cafés. Les meilleurs cafés de Lyon sont les cafés : du Rhône, de la Jeune France, delà Perle, de X Opéra, Neuf, Richelieu, Berthoud, du Théâtre, du Nord, Grand (excellente glace), Cardinal, etc. — Le cafe des Mille colonnes est surtout fréquenté par les militaires. — Les amateurs de déjeuner au chocolat et au café vont de préférence chez Casati et chez Brianchini (rue Bas-d 'Argent). On y déjeune pour 50 cent. — On boit de la bière renommée, et on consomme de la charcuterie non moins estimée au café des États-Unis, près du passage de l'Hôtel-Dieu.

Bains. Du Rhône, très-recommandés; à l'hôtel de Provence; rue du Perra; rue Sala.

Postb aux lettres. Le bureau principal est situé place de la Charité, à l'angle de la place Louis-le-Grand ou Bellecour; le bureau annexe, n° 2, au palais Saint-Pierre. 11 y a en outre 39 boîtes supplémentaires. Le bureau de la poste restante est ouvert de 7 h. du matin à 8 h. du soir, du l,r avril au 30 septembre, et de 8 h. du matin à 7 h. du soir, du 1" novembre au 31 mars. Les dimanches et jours de fête, il est fermé à 4 h.

Poste aux chevaux. Place Louis-Napoléon.

Télégraphie électriqub. Place Impériale.

Journaux. Le Salut public (quotidien), le Courrier de Lyon (quotidien), le Progrès (quotidien), le Moniteur judiciaire (3 fois par semaine), Ylnd ica t eur, Y Entr acte Lyonnais , (le dimanche), Y Argus (2 fois par semaine, etc.), la. Revue du Lyonnais (tous les mois), Y Écho de Fourvières (hebdomadaire).

Libraires. Bohaire, Calamand, Darmet et Guérin, Ducros, Duperret, Girard, Glairon-Mondet, veuve Heine, Josserand, Méra, Méton, Palud, Roux (Antoine).

Les imprimeries de Lyon jouissent d'une réputation méritée. Parmi les plus importantes nous citerons celles de madame veuve Louis Perrin (rue d'Amboise, 6), et M. Vingtrinier (rue Belle Cordière, 14). M. Louis Perrin possédait un riche cabinet de tableaux et d'objets d'art ; M. Vingtrinier est l'auteur de plusieurs recueils de vers.

Situation. — Aspect général.— Population.— Notre-Dame de

Fourrières.

Lyon , la première ville de France après Paris, par son étendue, sa population, son importance politique, son industrie et son commerce, autrefois la capitale du Lyonnais, aujourd'hui le cheflieu du département du Rhône, se trouve située à 170 mèt. audessus de la mer (les parties les plus basses, et à 310 mèt. (les parties les plus hautes), au confluent de la Saône et du Rhône, par 2° 29' long. E., et kb° 46' lat. N. Un décret du 2k mars 1852 a réuni à la commune de Lyon proprement dite ses anciens faubourgs, les communes de la Guillotière, de la Croix-Rousse et de Vaise. Elle se divise actuellement en cinq arrondissements municipaux, et la population de V agglomération lyonnaise, telle est la désignation officielle, s'élève à 318 803 hab.

Depuis 20 ans, Lyon a subi une transformation si merveilleuse, qu'on a peine à la reconnaître : hommes et choses, tout y est changé. La vieille ville a été presque entièrement détruite, et les amateurs n'en retrouveront plus que de rares vestiges dans certains quartiers menacés déjà d'une métamorphose complète. De larges et longues voies de communication ont été ouvertes ou vont s'ouvrir à travers les épais massifs que sillonnaient un trop grand nombre d'allées. Si la rue Centrale a mérité de sévères critiques, la rue Impériale et la rue de l'Impératrice peuvent rivaliser avec la rue de Rivoli. Grâce, en outre, à certaines mesures prises par l'autorité municipale, les usages de la population, jadis si déplorables, se sont beaucoup modifiés, surtout dans certains quartiers.

Pour bien comprendre la position de Lyon, il faut l'avoir examinée du haut du clocher de Fourvières. Jiul ne regrettera le temps employé à cette étude préliminaire. Le panorama de Fourvières vaut à lui seul le voyage de Paris à Lyon.

L'église de Notre-Dame de Fourvières couronne la colline de la rive droite de la Saône, au pied de laquelle s'élèvent la cathédrale, l'archevêché, le palais de justice et la loge du change. De nombreux chemins y conduisent. En gravissant, derrière la loge du change, une rue, ou plutôt un escalier qui monte en

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