‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 119 sur 360 · LYON. — SERVICE DES EAUX · texte numérisé non relu

LYON. — SERVICE DES EAUX

une distribution de 20 000 mèt. cubes d'eau par 24 heures, soit 100 litres par jour et par tête d'habitant. La Compagnie peut dès aujourd'hui fournir 30 000 mèt. cubes par jour, et cependant les dépenses, évaluées à 7 millions et demi, n'ont pas dépassé, dit-on, 6 millions et demi.

Le puisard, construit en béton de ciment romain, a été établi, en amont de Lyon , aux Petits-Brotteaux.

Le service se divise en haut et bas. Le bas service est alimenté par un réservoir établi sur le flanc du coteau de Montessuy. Ce réservoir, divisé en deux parties contenant chacune 5000 mèt. cubes , est à 48 mèt. au-dessus de l'étiage.

Un réservoir spécial de 5000 mèt. cubes a été construit en outre au Jardin des plantes pour l'arrosage public. Un des réservoirs du ha,ut service se trouve au sommet du coteau de Montessuy ; il est à 106 mèt.

au-dessus de Tétia^e. Il a une capacité de 6000 mèt.

Un autre réservoir a été établi au sommet de la colline de Fourvières. L'eau est montée de la galerie de filtration dans ces deux bassins par deux machines à vapeur de la force de 170 chevaux chacune. *

La Compagnie a posé plus de 100 000 mèt. de conduits en fonte d'un diamètre qui varie de 0m,60 à 0m,081 et construit 20 000 mètres d'égouts. Elle entretient à ses frais 175 bornes-fontaines, et plus de 700 bouches d'arrosage.

Des fontaines ont déjà été établies sur les places des Terreaux,

Vieilles maisons , à Lyon.

de l'Impératrice , des Célestins, Saint-Michel et de la Croix- Rousse. Des bassins et des jets d'eau décorent la place Bellecour.

Fortifications.

Le système de fortifications qui couvre Lyon et les villes suburbaines se compose de trois parties distinctes : celle de la rive gauche du Rhône, qui entoure la Guillotière et les Brotteaux; celle de la rive droite de la Saône, qui défend l'accès de Vaise, de Fourvières et de Sainte-Foy; enOn celle d'entre Saône et Rhône, qui protège la Croix-Rousse et la ville proprement dite.

La première partie comprend, en allant du nord au sud, le fort de la Téle-d'Or, qui est le plus rapproché du Haut-Rhône ; puis les forts des Charpennes, des Brotteaux, de la Part-Dieu, de Villeurbane, de Lamotte, du Colombier, et enfin celui de la Vitriolerie, situé au bord du Rhône, près du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée. Ces forts, épars dans la plaine, s'élèvent peu au-dessus du terrain environnant; ils ne sont curieux qu'au point de vue de l'art militaire et ne méritent pas une visite.

Entre les Brotteaux et le fort de la Part-Dieu, s'élève depuis 1846, un grand établissement d'artillerie, remarquable par son importance et par son aspect monumental.

La deuxième partie se compose du fort Sainte-Foy, situé près du village de ce nom, des forts de Saint-Irénée, de Loyasse, de Vaise, et de celui de la Duchère, qui occupe une éminence située à l'ouest de la gare de Vaise. Ces ouvrages sont soutenus par une enceinte continue qui commence au-dessus du pont d'Ainay par le fort Saint- Just, contourne le plateau de Fourvières, et se termine sur le rocher de Pierre-Scise.

Ces diverses fortifications, placées dans un terrain accidenté, et dans des positions élevées, dominent les environs de Lyon, et permettent au voyageur, qui a le temps de les visiter, d'admirer de magnifiques panoramas. Du fort Saint-Just surtout la vue est très-belle.

Au fort Sainte-Foy, d'où l'on découvre une plus grande partie du cours inférieur du Rhône, on pourra visiter, avec la permission du commandant, les casemates bases, dont la construction est très-remarquable.

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