‹ Itinéraire de Paris à la méditerranéeChapitre 141 sur 360 · VIENNE. — ÉDIFICES PUBLICS · texte numérisé non relu

VIENNE. — ÉDIFICES PUBLICS

tombées des arcades. Les chapiteaux sont byzantins, mais les arcades ogivales de la nef indiquent une époque de transition. M. Mérimée les croit de 1150. Autour de la nef et du chœur, règne une galerie percée d'arcades en ogive. Celles du chœur

Cathédrale de Vienne (Saint-Maurice).

imposent sur des colonnettes gothiques, mais, dans le reste de la galerie, les colonnes sont remplacées par des nervures. Au-dessus et au-dessous de la galerie, dans le chœur, règne une suite de Irises incrustées de mastic rouge d'un effet à la fois bizarre et

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DE LYON A MARSEILLE

gracieux; elles se composent de palmettes, de figures d'hommes et d'animaux entre des enroulements.

A droite et à gauche des nefs latérales s'ouvrent deux portes. A l'intérieur de celle du nord, s'élèvent deux colonnes antiques, torsées et cannelées ; mais les chapiteaux sont modernes. — « A côté, dit M. Mérimée, sont quelques bas-reliefs curieux de la fin du xne siècle ou du commencement du xme. A l'extérieur, quantité d inscriptions sont incrustées dans les murs, quelques-unes du xne siècle. On aperçoit aussi des traces d'anciennes peintures, maintenant presque entièrement effacées. » D'anciens vitraux ornent la fenêtre ogivale de la chapelle Saint- Jacques, à droite. Au-dessus d'une porte qui conduisait au Cimetière des pauvres, se remarque un grand bas-relief, V Adoration des Mages.

Des tombeaux avec inscriptions fort anciennes sont déposés dans la nef. Au milieu du chœur, s'élève un grand autel en marbre, sculpté, à Rome, par Michel-Ange Stollz, au xvmes. A droite de l'autel , se trouve le tombeau de l'archevêque de Montmorin par le même artiste.

Il serait temps qu'une restauration intelligente vint rendre son ancien éclat à cet édifice classé parmi les monuments historiques, car les voûtes sont crevassées et il pleut dans la nef. D'un autre côté, le chevet est flanqué d'un pâté de maisons du plus disgracieux effet. Il serait, du reste, difficile de trouver en France une église plus mal entretenue.

Au delà de la petite place Saint-Féréoî, à l'entrée de la rue des Serruriers, se voient les restes de l'ancienne porte du cloître Saint- Maurice, sur une des pierres de laquelle se lit une inscription romaine.

L'église Saint-Pierre (monument historique), à laquelle on arrive par la rue Saint-Georges, est l'une des plus anciennes des Gaules. Sa fondation remonte au vie s. Le porche est du style roman primitif. Saint-Pierre était primitivement une basilique à une seule nef, large de près de 15 mèt. et couverte en charpente apparente. La disposition de ses murs décorés de deux étages d'arcades portées sur des colonnes de marbre est, suivant M. Bœswilwald, unique en France. La division de l'église en trois nefs avec voûtes en berceaux date seulement du siècle dernier. De

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