VALENCE. — ÉDIFICES PUBLICS
tresse voûte se fait remarquer par son élégance et sa légèreté , nous signalerons, aussi le maitre autel et les beaux vitraux de M.Thevenot de Clermont, des ateliers duquel sortent également ceux de la cathédrale.
Saint-Pierre du Bourg, ancienne collégiale où saint Apolli-
Cathédrale de Valence.
naire fut d'abord enseveli, était bâtie en marbre, pavée en mosaïque, et soutenue par un nombre considérable de colonnes de marbre et de porphyre; pillée et rasée par les protestants en 1567, et plus tard reconstruite, elle n'offre aujourd'hui rien de monumental. On y remarque un beau maitre autel en bois, et, au
DE LYON A MARSEILLE
fond du chœur, un tableau, attribué à Lebrun, représentant saint Jean dans Vile de Pathmos.
Saint-Ruf (xvnr3 s.), appartenait à une célèbre abbaye de chanoines réguliers qui, fondée en 1039 sur le territoire d'Avignon, fut transférée à Valence au xvr9 s., pendant les guerres de religion. C'est aujourd'hui le temple protestant. — L'église de l'ancien couvent des Cordeliers, moderne comme Saint-Ruf, sert de magasin à fourrage. — Notre-Dame de Soyons, dans la Basse- Ville, présente un curieux spécimen du style Pompadour.
Près de la porte septentrionale de Saint-Apolliuaire, on remarque un édifice carré, connu sous le nom de Pendentif. C'est un monument de la Renaissance, érigé et consacré, en 1548, à la sépulture de l'ancienne famille parlementaire de Mistral.
La maison Dupré-Latour, rue Pérollerie, bâtie, dit-on, par François I*r, ofTre un charmant spécimen de l'art à cette époque. Les sculptures de la porte surtout sont fort curieuses. Celles de la frise ont évidemment rapport à quelque scène de galanterie et de vengeance dont l'artiste aura voulu perpétuer le souvenir. Des oiseaux, des autels, des cavaliers, quelques cariatides et d'autres figures étranges ornent les piédestaux.
L'hôtel de la Renaissance ou Maison des Têtes, à quelques pas de la place des Clercs, élevé en 1531, est un des plus curieux édifices du xvie s. L'insouciance ou le vandalisme en ont malheureusement dégradé presque toute la partie inférieure. On vante avec raison les bustes en ronde bosse (Homère, Hippocrate, Aristote, Pythagore, Hésiode, un empereur romain, Louis XI, etc.), qui ont fait donner à cette maison le nom populaire de Maison des Têtes.
Le musée, qui occupe une partie du local de l'ancien grand séminaire, se compose de deux salles principales, celle des tableaux et celle d'histoire naturelle. Parmi les œuvres de sculpture, on remarque la Jeune Captive, de Debay, et, parmi les tableaux, un Ugolin , signé David ; une Elévation de la croix, attribuée à Rubens ; une Jeune Mendiante, d'après Murillo; un Site romantique, de Paul Huet; la Mort de Jeanne Seymour, par Eugène De véria; les Enfants d'Edouard, d'après Paul Delaroche, par Clément; et un beau paysage de Lapito, Vue prise dans le Royans.